Les lectures d'Antigone ...

04 mars 2015

Parfois, je compense...

... en achetant des livres pour mes enfants. Et bizarrement, ça marche aussi. Compliqué de trouver un titre pour petit dernier qui a des goûts de grand mais qui reste un petit lecteur. Grande fille s'est lancée elle dans la série des Coeur et a déjà dévoré Coeur cerise (les couvertures sont gourmandes non ?).

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01 mars 2015

Skim, Tamaki et Tamaki

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 "Aurais préféré plâtre noir, mais ai dû prendre blanc de base à la place.
Trouve points de suture carrément plus classe que fracture.
Aurais dû tomber sur bouteille de bière."

Le ton est donné d'emblée pour cette BD que je voulais découvrir absolument après mon coup de coeur pour Cet été-là, des mêmes auteures. Et je n'ai pas été déçue par cette seconde découverte, et ce nouveau duo amical et adolescent. Il manque peut-être de la grâce, celle qui m'avait profondément touchée dans l'autre album, les dessins sont peut-être moins beaux aussi, mais quel talent ! 

Nous retrouvons ici Kim et Lisa, deux collégiennes, à la fois un peu coincées et gothiques, intéressées par la sorcellerie et les arts divinatoires. Elles regardent de loin le chagrin de Katie, délaissée par un petit ami qui finira par se suicider. Son désespoir les atteint peu tant elles sont elles-même déjà perdues dans leurs propres émotions. Et puis, pour Kim, il y a cette relation étrange avec Melle Archer, le professeur de lettres, qui ne veut rien dire, et puis tout à la fois, et qui donne des remous dans le ventre. Est-ce que c'est ça l'amour ?

Un album doux amer à découvrir.

Casterman - 14.50€ - 2008 - Merci ma bibli !!

Cuné la tentatrice ! 

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26 février 2015

Parce qu'il faudrait...

... oser changer, avancer, arrêter de craindre les obstacles. Ce serait bien. [Petite pause réflexive]


OSE, CHANGE par coach-michel

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23 février 2015

Ma colère (atelier d'écriture)

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Ma colère a cessé. Je la cherchais tout à l'heure. Elle m'aurait été bien utile pourtant, je voulais crier sur toi, te faire entendre raison. Parfois, tu m'agaces avec tes certitudes, tes bêtises. Mais non, elle avait disparu. Je me suis retrouvée toute bête devant toi, les bras ballants, tout sèche, avec ma colère apaisée, et cette drôle de sensation dans le corps, ce désir de tempérance que je ne me connaissais pas. Toi même tu a été surpris, tu étais prêt à batailler un peu, parce que tu aimes ça, me titiller, me faire sortir de mes gonds. C'est un jeu auquel nous jouons souvent. Et puis à la fin, j'ai en général envie de te gifler, ou de pleurer. Je ne sais pas à quoi te servent mes énervements, si tu les attends vraiment, pourquoi tu les provoques. Je n'en suis pas fière. Ils se terminent souvent par ton sourire en coin, et mes plates excuses, comme si tu n'avais aucun tort, et moi la faute de ne pas savoir tenir mes transports, et garder mon sang froid. Un jour, ça finira mal notre histoire. Mais hier, j'ai rêvé de toi. C'était la première fois. Il y avait de la neige partout, nous étions dehors, et nous nous disputions encore pour des broutilles. Je ne sais pas comment c'est arrivé mais il y a eu un drame, un accident, j'étais blessée, toi peut-être mort, et la police est arrivée. Je me suis réveillée troublée. Je ne voulais pas de ça, de cette sensation que je pouvais te perdre. C'est sans doute ce qui a tué ma colère tout à l'heure, l'a tuée dans l'oeuf. Un rêve, comme de l'eau jetée sur le feu de mon agacement. Et il était si amusant aussi, ton air décontenancé. Nous avons observé tous les deux ta phrase cinglante se perdre dans l'atmosphère. Je crois que j'ai ri un peu, tu as rougis violemment. Il y avait de la neige au dehors, quatre policiers se tenaient dans l'allée qui séparent les immeubles du centre d'affaires où nous déjeunons souvent. J'ai senti la chaleur de l'apaisement envahir mon esprit, et j'ai aimé ça je crois. Je t'ai bousculé un peu pour que tu t'assoies près de moi, mon plateau contre le tien, dans cette cafétéria qui est notre rendez-vous régulier. Un jour je te le dirai mon frère - mais pas aujourd'hui je savoure ma petite victoire -, à quel point je t'adore.

Une photo (de Romaric Cazaux), une inspiration, et au final un texte... tout ça pour l'atelier d'écriture de Leiloona [clic]. Bon, cette fois-ci, je ne suis pas très certaine de mon texte quand même... Je précise qu'il est sorti tout droit de mon imagination, et en plus je n'ai pas de frère.

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21 février 2015

People talk to me

[Parce que j'ai vu Hunger Games 1 hier... et que j'ai étrangement aimé] Sinon, pendant ce temps, je lis Maudits de Joyce Carol Oates, tandis que la présence d'Anne-Véronique Herter (Zou !) [clic ici] m'incite à me rendre au Printemps du livre de Montaigu fin mars, alors que je pensais le bouder cette année... la vie des blogs et des rencontres !! ;) Autrement, je planche sur le prochain atelier d'écriture de Leiloona... Vais-je réussir à écrire un texte satisfaisant ? Verdict lundi matin très tôt. Bon week-end !

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18 février 2015

La Gaieté, Justine Lévy

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 "Ce qui est important c'est de tenter et réussir le coup une deuxième fois. Quel coup ? Toujours le même, mon obsession, ma hantise, le barrage contre le Pacifique de la tristesse héritée, la machine à pomper, siphonner, évacuer les chromosomes de chagrin venus du passé. Je déteste les familles, je déteste les gens qui sont fiers de leur famille, et veulent à tout prix que ça se sache, je déteste les arbres généalogiques, les lignées, les souches, les dynasties et, si je les déteste, si je m'arc-boute contre cette sorte de fierté qui parfois m'aguiche aussi, c'est parce que je sais que c'est par là que tout le mal arrive, le goût de la vinasse, le parfum de la mauvaise tristesse, les règles numéro 2 avec leur fatigue terrible dont je ne veux pas pour mes enfants. Stop.  On arrête tout. On fait un garrot. Un gros pansement. On bloque la propagation du virus. Il y a ceux qui se sentent menacés par les étrangers, les Roms et tout ça, pour moi, ce qui menace Angèle et Paul c'est l'inverse : l'extraction, l'ascendance, l'hérédité, l'atavisme, tous ces trucs dégueulasses dont je veux les libérer et dont j'ai juré une fois pour toutes qu'ils ne passeront pas par moi."

J'ai lu les précédents romans de Justine Levy à rebours [clic ici]. J'ai découvert ainsi son histoire particulière, principalement ses relations compliquées avec sa mère, belle, camée et négligente. Son père traverse ses écrits également, bien sûr, et puis il y a ses ex, son amoureux, le père de ses enfants, etc... Il est une chose certaine, que Justine Levy soit un personnage public ne m'intéresse pas, qu'elle pratique l'auto-fiction non plus. Je ne lis pas ses livres de cette manière. Je prends simplement plaisir depuis plusieurs titres à grandir avec son personnage miroir, Louise. J'aime la sincérité crue, sans artifices, de l'écriture de cette jeune-femme qui tente avec courage d'atteindre la normalité malgré un désordre intérieur apparent, et toujours à l'affut.
Dans La Gaieté, Justine Levy se complaît dans une maternité à la fois terrifiante, envahissante et réconfortante. Elle a décidé en effet dès la naissance de son aînée d'être gaie, de ne pas laisser la tristesse s'incruster dans cette nouvelle vie, dans cette nouvelle famille qu'elle a construite avec son compagnon Pablo. Ce n'est bien entendu pas si simple, un combat quotidien, elle fait de leur appartement un rempart coloré et joyeux, mais parfois le passé rend des visites impromptues et Louise entend dans sa voix des intonations familières et maternelles. Comment s'en sortir ? En s'appuyant très fort sur les bons moments vécus, sur l'amour qui l'entoure, et sur son compagnon, sur le père qu'il est naturellement, parce que c'est solide, un garçon.
Un intime et sensible moment de lecture.

Editions Stock - 18€ - Janvier 2015

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17 février 2015

En cours de lecture...

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 "[...] j'adore cette nouvelle vie de mère de famille un peu débile mais résignée, les jours cousus les uns aux autres par l'habitude et la routine, je me voue tout entière à mes enfants, je les tiens fort dans mes bras, je les tiens fort par la main, et bien sûr qu'eux aussi me tiennent et qu'ils m'empêchent de tomber, de vriller, bien sûr qu'eux aussi me rassurent, me comblent, me protègent et me procurent cette joie bizarre, assez proche de la tristesse peut-être, parce que je vois bien que ce n'est plus seulement de l'amour ça, au fond, c'est de l'anéantissement."

Extrait de... La Gaieté de Justine Levy

 

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