04 juillet 2009
Un simple petit plaisir ici peut faire beaucoup là-bas
Max Havelaar- la Robe avec Mademoiselle Agnès
03 juillet 2009
La semaine dernière...
...j'ai passé une journée entière sur l'Ile d'Yeu, en bonne compagnie. Malheureusement, je n'avais pas mon numérique sur moi. Vous n'avez donc ci-dessous de cette journée là réellement que mes bras. Pour le reste, j'ai chipé des photos ici.
Tout cela pour vous dire que c'était une journée magnifique, et que je crois que j'y suis toujours un peu... Bon week-end !
02 juillet 2009
Lune captive dans un oeil mort, Pascal Garnier
"Oui, c'était comme de vivre en vacances, à la différence près que les vacances avaient une fin alors qu'ici il n'y en avait pas. C'était un peu comme s'ils s'étaient payé l'éternité, ils n'avaient plus d'avenir. Preuve qu'on pouvait s'en passer."
Ils sont deux couples et une femme, seuls au milieu d'autres maisons toutes semblables -mais vides-, à s'être installés dans une résidence paradisiaque pour retraités aisés, en recherche de tranquillité, de confort, de sécurité, au sud de la France.
Seulement, l'euphorie de l'arrivée cède très vite à l'ennui et à un huis clos tendu qui trouvera son apogée un soir de pleine lune...
Je découvre Pascal Garnier avec ce petit livre savoureux à l'humour noir, doté également d'une causticité raffinée plutôt agréable.
Difficile d'en dire plus long au risque d'en dire "de trop", difficile également de ne pas vous le conseiller.
L'écriture de ce monsieur là a su retenir mon attention défaillante avec talent. Il était compliqué pour moi d'enchaîner d'autres lectures suite à une "lecture coup de coeur" telle que "L'année brouillard". Voilà qui est fait. Un régal !
ISBN 978 2 84304 465 6 - 16.5€ - JANV 2009
Incoldblog en parle bien plus longuement -Lu par Cathulu - Amanda l'a trouvé presque trop court - Elfe adore Pascal Garnier et je la comprends - Pour Véro c'est également une bonne surprise -
30 juin 2009
De la photographie...
"Nous prenons des photos parce que nous ne pouvons accepter que tout passe, nous ne pouvons accepter que la répétition d'un moment est impossible. Nous menons un combat continu contre notre propre mort imminente, contre le temps qui transforme les enfants en cette autre espèce, de moindre intérêt : les adultes. Nous prenons des photos parce que nous savons que nous allons oublier. Nous allons oublier la semaine, la journée, l'heure. Nous oublierons les moments les plus heureux. Nous prenons des photos par orgueil, poussés par ce désir de voir le meilleur de nous-mêmes préservé. Nous craignons de mourir sans que les autres sachent que nous avons vécu."
Extrait de L'année Brouillard de Michelle Richmond
29 juin 2009
L'année brouillard, Michelle Richmond
"La seule chose dont je sois certaine, c'est que j'ai perdu Emma et que je dois la retrouver. La seule issue acceptable est la suivante : Emma, de retour à la maison, indemne. Mais tout ce qui conduit à cette issue recherchée, les étapes déterminantes par lesquelles je dois passer pour y arriver demeurent pour moi un mystère."
Abby, photographe, se promène avec Emma, six ans, sur une plage de San Francisco, Ocean Beach. Emma est la fille de l'homme qu'Abby aime et qu'elle doit épouser dans quelques semaines, Jake. Abby est heureuse parce qu'elle sent qu'ils forment déjà, à eux trois, une famille, que la petite commence à l'aimer un peu. Emma plonge ses mains dans le sable, à la recherche de coquillages tandis qu'Abby promène son regard de photographe sur la plage.
A un moment donné, elle détourne son regard de l'enfant pour observer le cadavre d'un bébé phoque. Oh à peine quelques secondes. Mais lorsque ses yeux balayent de nouveau la plage à la recherche de la silhouette familière, la fillette a disparu. Où est Emma ? Avec ténacité, et malgré les découragements de son entourage, Abby ne cessera de chercher, de creuser sa mémoire, et de tenter de réparer...
Me voici encore aujourd'hui sur ce blog avec un livre "coup de coeur", un livre dans lequel je me suis plongée avidement... Et pourtant, il s'agissait ici de se confronter avec cette peur ancestrale qu'est celle de la perte d'un enfant. Quand cette enfant a de plus le même prénom que la sienne, l'angoisse est décuplée et la lecture un peu masochiste. Mais j'ai bien fait, vraiment, de me faire un peu peur. J'ai pris énormément de plaisir à cotoyer Abby, à parcourir avec elle longuement Ocean Beach, à la recherche d'indices. J'ai aimé sa manière de voir le monde, ses remises en question, sa certitude absolue qu'elle allait retrouver l'enfant, la ramener à son père, vivante. Une lecture toute en émotion, à fleur de peau, qui crée des échos en soi, de toutes sortes, malgré soi. N'est-ce pas, réellement, tout ce que l'on demande à un livre ?
Ah oui - aussi - voici une lecture pendant laquelle je me suis dit, voilà comment j'aimerais écrire, exactement, et ce n'est pas si courant. Je salue donc aussi la traduction de Sophie Aslanides, qui y est sans doute pour quelque chose.
"Je veux qu'elle revienne, et le désir crée la substance à partir de rien. Je me souviens du moment où j'ai contourné le mur de béton, certaine de la trouver là. Je le voulais tellement que j'ai construit une image, et cette image était frémissante de vie : Emma accroupie, en train d'attendre derrière le mur, le seau jaune calé entre ses genoux. Quand je suis arrivée et que je n'ai pas trouvée Emma, j'ai senti la réalité me frapper comme un coup de fouet en plein visage, et, avec elle, une terreur si intense qu'elle me fit plier en deux, l'estomac retourné."
ISBN 978 2 283 02363 1 - 25€ - AVRIL 2009
D'autres lectures...
Clarabel l'a trouvé bougrement scotchant - Kathel (lettres expres) a eu un coup au coeur - Cuné ne l'oubliera pas de sitôt - Cathulu a beaucoup aimé aussi, cette réflexion sur le temps et la mémoire...
28 juin 2009
Aujourd'hui...
...il est question de ces petits riens qui font battre le coeur, sur un tag de Leiloona (merci !) et une idée de Gio (qui collecte nos petites phrases).
La mission est la suivante :
Je dois associer une image aux propositions qui suivent.
1. Choses qui font battre le cœur
La présence de ceux que l’on aime, certains regards, être réconfortée au creux d’une épaule
.
2. Choses qui font naître un doux souvenir du passé
Le souffle du vent dans des feuilles d’arbre, le calme et le silence, une brise qui frôle doucement la nuque
3. Choses qui ont une grâce raffinée
Certains tissus précieux, l’harmonie, la blancheur
4. Choses qui gagnent à être peintes
La mer, la lumière changeante qui joue sur les paysages
5. Choses qui donnent une impression de chaleur
Des coussins, des couvertures, des livres
6. Choses embarrassantes
Les incompréhensions, les gaffes, les paroles coincées dans la gorge
7. Choses qui emplissent l'âme de tristesse
Les difficultés du quotidien, les pertes, les absences
8. Choses qui sont les plus belles du monde
Les joues de mes enfants, leur rire
9. Choses qui semblent pures
L’amour que l’on nous donne simplement, le grand air, l’eau qui s’écoule d’un torrent
10. Choses que l'on a grande hâte de voir, ou d'entendre
La voix de ceux que j’aime, qu’elle soit amoureuse ou amicale
11. Choses qui donnent confiance
Se sentir aimée, se sentir vue, être appréciée
12. Choses vénérables et précieuses
La sagesse et l’écoute, l’écriture
Je tague à mon tour Bel Gazou, Anne (quand elle sera revenue) et Gambadou, si elles le souhaitent...
27 juin 2009
Coup de foudre à Rhode Island - DVD
Comment résister à une intrigue où tout commence dans une librairie ? Et bien, il s'agit de ne pas résister, justement, et de se laisser bercer par les démêlés sentimentaux de personnages bien sympathiques. J'ai aimé l'ambiance de cette maison familiale, les regards échangés, les enfants dans les jambes, la promiscuité, l'impossibilité de dire...l'humour de ce film. A découvrir !
L'histoire ? Dan, chroniqueur dans un journal, vit seul avec ses trois filles depuis que sa femme est décédée. Lors d'une escapade dans une librairie, il rencontre une femme dont il tombe instantanément amoureux. Mais les femmes parfaites sont rarement libres, c'est bien connu...et de là à ce que celle que Dan a rencontré apparaisse chez ses parents, pour Thanksgiving, aux bras de son propre frère, il n'y a qu'un pas.
25 juin 2009
Celle de ma vie - Celle de mes rêves...
"Tomas est écrivain. Il attend désespérément la sortie de son premier livre. Pour l'heure, il transpire sur un scénario de bande dessinée pour un ami. Elsa, sa femme, est peintre. Pour "réussir", elle estime devoir fréquenter la faune artistique locale et son lot de critiques, galeristes et petits marquis de cocktails d'expos, milieu qu'exècre Tomas. Il trouve refuge dans le fantasme d'une femme idéale et inspiratrice, forcément splendide... Elle lui apparaît en rêves depuis qu'il s'est offert une curieuse petite plante verte rabougrie." (quatrième de couverture)
Depuis quelques temps, j'essaie de renouer avec le genre bande dessinée, délaissé par moi depuis longtemps déjà, par je ne sais quel hasard, et je me rends compte avec plaisir que l'offre a bien évolué. J'aime beaucoup les petits opus oniriques tels que celui-ci qui fleurissent dans les bacs actuellement, ils ont un petit quelque chose de poétique et de charmant qui me plaît énormément.
Ici, à l'aide d'un graphisme en noir et rouge, très évocateur, on nous parle de création, de la difficulté d'être en couple, de l'art moderne...
Il y a beaucoup d'humour, d'air et de mouvements dans cet album, qui a reçu le prix de la meilleure bande dessinée portugaise en 2001 au Festival d'Amadora.
ISBN 978 2 35212 004 9 - 16.50€ - FEV 2008
La fiche du livre sur bedetheque.com
23 juin 2009
Ecrire...
"J'ai toujours eu un peu de mal à parler et à dire le fond de ma pensée. Je préfère écrire. Il me semble alors que les mots deviennent très dociles, à venir me manger dans la main comme des petits oiseaux, et j'en fais presque ce que j'en veux, tandis que lorsque j'essaie de les assembler dans l'air, ils se dérobent."
Phrase extraite de Le rapport de Brodeck de Philippe Claudel, qui est curieusement pour moi un abandon de lecture...je n'ai pas réussi à dépasser les 50 premières pages, à m'intéresser à l'histoire, je n'ai pas insisté, étrange, dommage.
22 juin 2009
Epinglée et taguée...
...par Saxaoul et Bellesahi !
Et voilà que je me prête au jeu...
La règle à suivre est la suivante : écrire 8 souhaits - écrire à quoi font penser dix mots donnés plus bas - dire un petit mot sur sa(ses) tagueuse(s) - taguer 8 autres personnes et les prévenir.
En 1er souhait : avoir envie que tout s'allège...
En 2ème : que les personnes que j'aime, que je cotoie au quotidien soient heureuses, en bonne santé, épanouies, etc...
En 3ème : que j'arrive, un jour peut-être, à écrire quelque chose qui en vaille vraiment la peine, qui se tienne...avoir ce talent-là, même une seule fois.
En 4ème : pouvoir rire, toujours, dans les bras de mes enfants...même quand petit dernier fera trois têtes de plus que moi et que ma grande fille sera une femme.
En 5ème : souhaiter vivre encore des dizaines de vies différentes, mais calmement sans souffrances...que la vie ne se fige pas un jour dans un lieu choisi et moi avec.
En 6ème : conserver cette forme physique que je tiens en ce moment, qui me permet de faire ce que je veux (ou presque), tenir la fatigue par la bride, la maîtriser, le plus longtemps possible.
En 7ème : dix mille choses qui ne peuvent se raconter ici...m'être le plus fidèle possible oui, sans doute, et une chambre à soi (à moi), à l'occasion...
En 8ème : avoir encore très longtemps au moins 8 souhaits à souhaiter...ne pas être en manque d'avenir et de projets.
Et les fameux dix mots, annotés...
Blog : fenêtre / Prix : cher / Croix : religieuse / Scrap : compliqué ;o) / Création : passion / Bonheur : vie / Enfant : câlins / Passion : amour
J'ai été taguée par Bellesahi dont la maison aux volets bleus avait d'abord attiré mon regard, puis la diversité de ses billets, heureuse aujourd'hui de la voir si active, si enthousiaste et débordée.
J'ai été taguée également par Saxaoul, chez qui je suis allée faire un tour la première fois suite à un envoi de livre voyageur, que je n'ai plus lâchée depuis, et dont je suis heureuse d'avoir suivi les premiers pas de maman dernièrement, épatée que je suis aussi de sa capacité à lire autant en de telles circonstances !
Je tague à mon tour 8 personnes : Arlette, Goelen, Liliba, Lucy, Rennette, Karine, Elfe, Anna Blume...si vous passez par là et que le coeur vous en dit !

































