08/2006

Résumé (extrait de la quatrième de couverture) : "Le narrateur de Pierre Charras trace le portrait de son père né en 1911. Avec des mots justes et simples, il ressuscite les cartes postales nostalgiques d'un bonheur familial fragile. Il se lance à l'assaut de son enfance comme on gravit une montagne. Il se fait archéologue émotionnel de l'histoire paternelle, comme si les mots pouvaient pallier l'absence."

Avis d'Antigone : Un fils part à la recherche de celui qui lui a donné la vie, en retrouvant le fil de ses souvenirs... Il réussi à se mettre dans la peau, dans les pensées de ce jeune homme qu'il n'a pas pu connaître, puis il regarde ce père, étranger, silencieux, auquel il n'a pas su parler. Ce roman (récit ?!) est plein de charme. J'aime ce titre, d'une douceur infinie, et ces souvenirs délicatement distillés. Je suis, malgré tout, restée un peu en retrait de cette lecture, comme mue par l'impression étrange de déranger, de devenir indiscrète, par trop de voyeurisme. A vous de voir ! Ce livre reste un joli moment de lecture.

Extrait (fin du livre) :

"Je voudrais que mon récit fût une ballade. Non pour jouer sur les mots car il ne s'est jamais baladé, au cours de ses périples, il n'a jamais flâné ; il remontait une piste mystérieuse qui le consuisait à son point de départ ; il s'imposait ce devoir par tous les temps et quel que soit son degré de fatigue, comme d'autres vont à la première messe du matin. Non, je voudrais que ce qui précède fût une ballade car nous en serions maintenant à l'envoi : Prince..., écrirais-je pour m'adresser à lui. Et ce mot est si juste. Il lui va si bien.

Prince...J'aurais voulu tout décrire de toi. J'aurais voulu faire des jaloux. J'aurais voulu que tout le monde sache la chance que j'ai eue..."