15 décembre 2007

Marché de Noël...

...au Logis de la Chabotterie, en pleine campagne, cet après-midi.

  noel_fiche  collage32

Mon appareil numérique n'a enregistré que ces deux photographies là, à droite !?

Je dois avouer qu'il faisait un peu froid et que l'esprit de Noël n'est pas toujours très présent dans ce type de marchés où se retrouvent quelques artisans locaux, mais cela nous a fait du bien... Et puis, il y avait une crèche et de bien jolis ânes... Nous sommes rentrés avec une bougie, un petit pot de miel et de belles images de campagne ensoleillée plein la tête !

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Une lettre intime

Alors qu’un café brûlant fume doucement sur ma table, je vous écris, crayon levé, une lettre impossible, des mots  intimes, inutiles et silencieux…

Je voudrais tant vous parler des gouttes de pluie, tôt le matin, sur mon pare-brise, des essuie-glaces et de leur danse, bruyante et saccadée. Vous dire le plastique familier du volant, sous mes doigts, sa texture et le son de la radio, jumelés. Vous parler, enfin, de l’entrechat de mes pieds, de cette vigilance constante, et du panneau vers l’Océan, que je ne suivrai jamais.

Je voudrais vous dire, aussi, les livres, l’écriture, et cette encre dans mon crayon levé, asséchée, ce sentiment d’imposture qui paralyse mes doigts, et me fait douter. Vous parler d’eux, peut-être, au détour d’une phrase, de mon père, de l’absence, et de ce que je ne suis pas.

Je voudrais écrire ces mots qui parleraient d’un été qui n’en finit plus de ne pas commencer, de ces nuits trop sombres, et de la lumière de câlins d’enfants, comme des réverbères. Vous dire l’amour, celui que l’on donne et que l’on reprend, celui qui ne s’exprime pas. Vous dire les cris aussi, la fureur et la jalousie, la difficulté d’être douce. Comprendre, par votre lecture, ces chemins que je ne prends pas et ceux, inconnus, que je devrais prendre.

Je voudrais vous décrire tendrement, avec des lettres rondes et ourlées, le goût du café, chaud et voluptueux, qui coule dans ma gorge, à cet instant, et le plaisir retrouvé, mêlé de soulagement, de la course de l’encre sur le papier.

lettreintime

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14 décembre 2007

De la lecture...

    ...par Jean Cocteau.

"Je ne sais ni lire ni écrire. Et quand la feuille du recensement me le demande, j'ai envie de répondre que non.

Qui sait écrire ? C'est se battre avec l'encre pour tâcher de se faire entendre.

Ou bien l'on soigne trop sa besogne ou bien on ne la soigne pas assez. Rarement on trouve l'entre-deux qui boîte avec grâce. Lire est une autre affaire. Je lis. Je crois lire. Chaque fois que je relis, je m'aperçois que je n'ai pas lu. C'est l'ennui d'une lettre. On y trouve ce qu'on y cherche. On s'en contente. On la range. Si on la retrouve, à la relire on en lit une autre que l'on avait pas lue.

Les livres nous jouent le même tour. S'ils ne correspondent pas à notre humeur présente nous ne les trouvons pas bons. S'ils nous dérangent nous en faisons la critique et cette critique s'y superpose, nous êmpêche de les lire loyalement.

Ce que le lecteur veut, c'est se lire. En lisant ce qu'il approuve, il pense qu'il pourrait l'avoir écrit. Il peut même en vouloir au livre de prendre sa place, de dire ce qu'il n'a pas su dire, et que selon lui il dirait mieux.

Plus un livre nous importe, plus mal nous le lisons. Notre substance s'y glisse et le pense à notre usage. C'est pourquoi si je veux lire et me convaincre que je sais lire, je lis des livres où ma substance ne pénètre pas."

Extrait de "La difficulté d'être", Jean Cocteau, Livre de Poche Biblio, 1993

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La liseuse, Felix Vallotton

felix_vallotton_la_liseuse

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13 décembre 2007

Moderato Cantabile, Marguerite Duras

Hier au soir je suis allée à la deuxième séance de l'Atelier livres en poche, sorte de club de lecture, organisé par la Maison Gueffier.

Atelier livres en poche

Voici le livre lu et présenté :

Résumé (extrait d'une critique de Dominique Aury) : "De quel poids le destin pèse-t-il sur ceux qui en sont témoins ? Pourquoi le cri soudain d'une inconnue et la vue de son corps en sang ont-ils troublé si fort Anne Desbaresdes, qui est une femme jeune et riche, uniquement attachée à son petit garçon ? Pourquoi retrourne-t-elle au café sur le port, où le cadavre de l'inconnue s'était écroulé dans le jour tombant ? Pourquoi interroge-t-elle cet autre inconnu, Chauvin, témoin comme elle ? Une étrange ivresse s'empare d'elle, où les verres de vin qu'elle se fait servir, et qu'elle boit lentement, ne sont au mieux que des prétextes. Sur le lieu du crime commis par un autre elle revient chaque jour. Chaque jour elle interroge plus avant, parle elle-même un peu plus longuement. L'enfant joue dehors pendant qu'elle s'attarde. Mais un jour elle viendra seule. Un jour elle aura la réponse. Que cherchait-elle donc ? L'amour de Chauvin ? La mort des mains de cet homme qu'elle désire, et qui la désire, comme l'avait obtenue de son amant la femme assassinée ? Un immense scandale silencieux s'est enflé autour d'Anne et de Chauvin et se résout dans le silence par leurs mains qui se joignent une seconde seulement, les lèvres posées sur les lèvres une seconde. Adieu. Tout est dit."

Avis d'Antigone : J'avais déjà lu ce court roman pendant mes années universitaires. Il m'avait troublé à l'époque, comme tous les romans de Marguerite Duras que j'ai pu lire depuis : des personnages fragiles, sensibles et passionnés, ballotés par une vie qu'ils n'ont pas toujours choisie, avides de rencontres libératrices qui surviennent finalement dans des moments inattendus, voire désespérés. Une deuxième lecture, a réveillé chez moi des émotions différentes car aujourd'hui je suis mère et je pourrais avoir l'âge de cette héroïne perdue dans sa vie. Cette histoire qui me paraissait lointaine se rapproche tout à coup de moi. Mais la comparaison s'arrête là, car il est difficile de comprendre les motivations de cette femme se rendant chaque jour dans ce café et qui semble subir sa vie, comme les faits et gestes de son petit garçon. Symboliquement, il semble que ce premier meurtre, dont le cri a envahi la ville, a ouvert un gouffre dans les rues tranquilles de cette bourgade de province, maritime, un appel d'air de passion et de folie dans lequel deux êtres, ce Monsieur Chauvin et Anne Desbaresdes, déjà fragilisés, l'un par le chômage et l'autre par une sorte de baby blues jamais soigné, vont s'engouffrer et se perdre. Et puis il y a le style de Marguerite Duras, cette impression de ne pas y toucher, fausse, et qui remue toujours en profondeur !

Extrait : "L'homme qui était au bar essaya de caresser au passage les cheveux de l'enfant - celui-ci s'enfuit, sauvagement.

- Un jour, dit Anne Desbaresdes, j'ai eu cet enfant-là.

Une dizaine d'ouvriers firent irruption dans le café. Quelques-uns reconnurent Chauvin. Chauvin ne les vit encore pas.

- Quelquefois, continua Anne Desbaresdes, quand cet enfant dort, le soir je descends dans ce jardin, je m'y promène. Je vais aux grilles, je regarde le boulevard. Le soir, c'est très calme, surtout l'hiver. En été, parfois, quelques couples passent et repassent, enlacés, c'est tout. On a choisi cette maison parce qu'elle est calme, la plus calme de la ville. Il faut que je m'en aille.

Chauvin se recula sur sa chaise, prit son temps.

- Vous allez aux grilles, puis vous les quittez, puis vous faites le tour de votre maison, puis vous revenez encore aux grilles. L'enfant, là-haut, dort. Jamais vous n'avez crié. Jamais.

Elle remit sa veste sans répondre. Il l'aida. Elle se leva et, une fois de plus, resta là, debout près de la table, à son côté, à fixer les hommes du comptoir sans les voir. Certains tentèrent de faire à Chauvin un signe de reconnaissance, mais en vain. Il regardait le quai.

Anne Desbaresdes sortit enfin de sa torpeur.

- Je vais revenir, dit-elle.

- Demain."

Résumé de la séance : Chaque participant de l'"Atelier" a eu sa propre lecture de cette oeuvre là, car l'écriture de Duras laisse la part belle à l'interprétation et à l'imagination. Tous ont aimé, même si il y eut quelques frustrations d'un texte qui peut sembler ne pas en dire assez de prime abord. Mais cette histoire est envoûtante et a séduite les deux protagonistes masculins présents qui n'avaient jamais lu cet auteur et qui vont sans doute à présent continuer de la lire. Une histoire d'amour improbable entre deux êtres différents, issus de deux mondes qui ne se côtoient pas, une histoire de rencontre inaboutie, d'attente. Et un style, épuré, efficace, qui reste dans une focalisation externe, en observateur, et qui émeut, paradoxalement, d'emblée.

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12 décembre 2007

Sur six fragments de Novalis (extrait), Bernard Delvaille

_toile VI - La poésie est le réel absolu. Ceci est le noyau de ma philosophie. D'autant plus poétique, d'autant plus vrai. NOVALIS

Ce caillou au bord de la mer, ce brin d'herbe que tu mords, autant de poèmes. Et ton corps est une ode livrée aux vents marins. Seul, le poème est réel : c'est-à-dire que j'ai créé en le nommant. Tu dis un mot et tu engendres le monde. Une étoile existe que si tu la murmures à mon oreille. Plus tu rêves, et plus la réalité apparaît.

(Tout Objet aimé est le Centre d'un Paradis, éd. Millas-Martin, 1958)

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Mademoiselle parapluie

Mademoiselle Parapluie habite une ville où tous les jours sont gris. Elle vend des fleurs, place du brouillard. Mais dans sa robe de chiffon, elle a le cafard, elle broie du noir. Ses joues sont pâles, ses fleurs se fanent et les passants n'en veulent plus. Par un jour de tempête, le monde se renverse... Et Mademoiselle Parapluie est emportée par le vent à l'autre bout du monde, où l'attend un charmeur d'oiseaux... Quelques mots doux et une valse à trois temps, la demoiselle reprend couleur et sourire. Rêve d'ailleurs, rêve de toujours...

Une bien belle histoire écrite avec des mots fins, délicats. Des pages superbes, aux dessins poétiques, comme des collages, emplis de vent et d'amour. Mes deux enfants ont aimé ces belles pages et ont été happé par la magie du récit. Un très bel album, très esthétique !

Au premier temps de la valse, elle a souri. Au deuxième temps, elle a frémi...

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11 décembre 2007

Bleu

Bleus tes yeux,

Bleu le ciel au dessus de ta tête,

Bleue la mer, au loin, brassée, en son mouvement, fort, régulier.bleu

Tu as choisi cette place, à l'ombre, pour te poser. Tu as raison, ils ne viendront pas te chercher, là, au fond du jardin, au pied de ce mur, près des rosiers. Tu t'es assis sur cette pierre plate, douce, couverte d'une mousse verte, fine et grumeleuse. L'arrière de ton short clair sera sûrement tâché tout à l'heure. Tu te feras gronder.

Tu as six ans, tout juste. Ils ont fêté cet évènement, hier, à grand renfort de musique, de grenadine et de bruits. Tu aurais préféré un baiser.

Bleue la mer,

Bleus les pelles, les râteaux et les seaux.

Tu ne veux pas les suivre, vers la plage, ton corps maigre et pâle, parmi leurs peaux bronzées. Tu les entends remuer placards et valises, à la recherche d'un maillot, d'une crème, d'un jouet, colère et plaisirs étrangement emmêlés.

Bleue la pile de livres, posée à tes pieds.

Tu ne sais pas lire, pas encore, tu apprendras à la rentrée.

Tu aimes à contempler les gravures travaillées de ces vieux livres oubliés.

Bleus tes rêves,

Bleues les fleurs d'hortensia de ta Bretagne aimée,

Bleue la solitude, fragile et précieuse, de ta quiétude, bientôt envolée.

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10 décembre 2007

Dialogue avec mon jardiner

   

Résumé : Un peintre parisien reconnu revient dans sa maison natale, abandonnée depuis le décès de ses parents. Fuyant une situation de couple en rupture, il s'installe dans les lieux, souhaitant repeindre les murs et entretenir le grand jardin. Pour ce faire, il passe une annonce afin de trouver un jardinier. Le premier candidat est un ancien camarade d'école, perdu de vue depuis bien longtemps. Se côtoyant de jour en jour, ils se découvrent une véritable amitié, faite de franchise, d'émerveillement et de simplicité.

Avis d'Antigone : Le film commence par cette image d'une route de campagne, en été, vide de voitures, une photographie qui nous met immédiatement dans une ambiance douce, idéale, et qui m'a évoqué à moi une foule de souvenirs d'enfance. Et puis, il y a cette couleur verte, omniprésente, qui vivifie. Enfin, cette amitié, ces dialogues qui font sourire, puis rire franchement. Que dire, à part que les acteurs sont bons, que cette histoire est belle, bien que simple et que c'est un de ces films qui devraient être prescrits contre la morosité ! Je n'ai pas encore lu le livre, il se trouve que le hasard a voulu que je visionne le DVD en premier, mais je suis certaine que le plaisir sera renouvelé.

Bande-annonce :


Dialogue avec mon jardinier
envoyé par cinemaleclub

Je rassure Arlette, j'ai toujours le livre dans ma Pile à lire. Je le lirai un peu plus tard...

Petite info pour les fans (11/12/07): "120 paysages que je ne peindrai jamais", de Henri Cueco est sorti aux éditions Le Temps qu'il fait en mars 2007 (lien fnac.com).

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09 décembre 2007

Le journal de Virginia Woolf (Arnaud Cathrine et Geneviève Brisac)

Le jeudi 6 décembre, à la Maison Gueffier (La Roche sur Yon), vous le savez, j'ai eu la chance d'assister à deux lectures : premièrement celle de fragments du "Journal de Virginia Woolf" par Geneviève Brisac et Arnaud Cathrine, et ensuite celle d'extraits de "V. W." par Geneviève Brisac (livre écrit en collaboration avec Agnes Desarthe).

                  Journal d'un écrivain         V.W. ou Le mélange des genres

Il ressort de ce moment, passé en compagnie de la mémoire de Virginia Woolf, le portrait d'une femme de génie, souvent en proie au doute, humaine, dense et légère, qui passe de futiles mondanités aux interrogations littéraires les plus sérieuses. Je ne peux vous résumer ici la totalité des propos échangés. J'ai aimé l'évocation de ses doutes, son amour pour l'objet livre, sa peur de voir son journal ou ses lettres happer son flux fictionnel. J'ai aimé sa manière de décrire le style, comme une vague, comme un rythme qui prend le pas sur les mots. J'ai aimé son ironie et son recul, sa féminité, sa sincérité, sa force de travail.

Geneviève Brisac et Arnaud Cathrine ont été des médiateurs parfaits, intelligents et sobres. Un peu avant de me rendre à cette lecture, je me suis rendue compte que j'avais acheté ce journal, un été, il y a quelques temps, qu'il trônait dans ma bibliothèque, et que je ne l'avais jamais lu...

    Arnaud Cathrine                     

J'ai lu La Disparition de Richard Taylor et Les Vies de Luka      Geneviève Brisac (dont je n'ai encore rien lu, mais cela ne saurait tarder !)

Biographie : "Romancière et essayiste, Virginia Woolf est née à Londres le 25 Janvier 1882. Fille d'un des titans malheureux du victorianisme - Sir Leslie Stephen -, elle côtoie dès l'enfance la fleur de l'intelligentsia mondiale et devient l'égérie redoutée du groupe de Bloomsbury. En 1912, Virginia épouse Léonard Woolf et, en 1917, il fondent une maison d'édition, la Hogarth Press, et font découvrir Katherine Mansfield, TS Eliot, Freud, des romanciers français et russes... [...] Victime de dépression chronique, elle met fin à ses jours le 28 mars 1941. Elle laisse [outre ses oeuvres] un nombre considérable d'essais inédits, une correspondance, un Journal, qui paraît après sa mort à l'initiative de son mari."

Léonard Woolf : "J'ai lu attentivement les vingt six volumes du Journal de Virginia Woolf et j'en ai extrait, pour ce volume, tout ce qui relève de son travail d'écrivain. J'y ai incorporé en outre trois autres genres d'extraits : d'abord les passages dans lesquels elle se sert très nettement de son Journal comme d'un instrument lui permettant d'exercer ou de mettre à l'épreuve l'art d'écrire : ensuite des passages qui, sans avoir trait directement ou indirectement à son travail, m'ont paru s'imposer dans ce choix parce qu'ils donnent au lecteur une idée de l'impression immédiate qu'exerçaient sur son esprit telles scènes ou telles personnes ; enfin un certain nombre de passages dans lesquels elle commente les livres qu'elle est en train d'écrire."

Un extrait : "Rodmell, lendemain de Noël

Je trouve qu'une quinzaine de solitude  est incroyablement reposante, et que c'est un luxe presque impossible à s'offrir. Nous avons impitoyablement repoussé toutes visites. "Cette fois-ci, nous serons seuls !" avions nous décidé, et réellement, je commence à y croire. Et puis Annie est très compréhensive. Mon pain cuit bien. Tout serait plutôt enivrant, simple, coulant, efficace, n'étaient mes tâtonnements autour des Vagues. Après beaucoup d'efforts, j'écris deux pages totalement ineptes. J'écris des variantes pour chaque phrase ; je fais des compromis, je lance des balles perdues, je tâtonne, et mon manuscrit finit par ressembler à un rêve de fou. Puis je me dis qu'une seconde lecture me donnera de l'inspiration et je rends au texte un peu de son sens commun. Mais cela ne me satisfait pas. Je trouve qu'il y manque quelque chose. je ne fais aucune concession. Je me concentre sur le noyau. Cela m'est égal si tout est raturé. Et je crois qu'il y a quelque chose là. Je suis tentée maintenant par de plus grandes audaces : par Londres ; les conversations. Une voie frayée plus impitoyablement. S'il n'en sort rien, j'aurai du moins envisagé toutes les possibilités. Mais j'aurais voulu y prendre plus de plaisir. Cela ne me trotte pas dans la tête comme La promenade au phare ou Orlando."

Extraits de l'édition du "Journal d'un écrivain", chez 10/18.

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