31 janvier 2008

Livre voyageur

livrevoyageur                              belle_m_re

Alors que je reçois aujourd'hui "Belle-mère" (merci Gambadou ! merci Florinette !), je me permets de vous rappeler que les deux livres ci-dessous sont toujours à votre disposition en livre voyageur !!

cochon_d_allemand    heart    un_si_cle_de_Novembre

(cliquer sur les couvertures pour plus de détails)

Liste des lecteurs -

Pour "Cochon d'allemand" : Gambadou, Kloelle, Elfe, Loutarwen,

Pour "Un siècle de Novembre" : Ptitlapin, Kloelle, Rennette

N'hésitez pas à vous inscrire !!   

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Carson Mccullers (1917-1967)

"Un écrivain écrit parce qu'un besoin intérieur le pousse à transformer son expérience (souvent inconsciente) en quelque chose d'universel et de symbolique"

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30 janvier 2008

Des livres pour dessiner, changer de robe et gagner des concours

Quelques livres ayant retenu l'attention de mon comité de lecture junior (2 ans et demi et six ans) :

(Textes et dessins de Anthony Browne) - Ourson est poursuivi par des chasseurs. Heureusement, son crayon magique fait vivre des objets et des animaux qui l'aideront à se sauver des fusils de ces affreux personnages... Les petits lecteurs remarquent tout d'abord les dessins de petit ourson puis s'aperçoivent en seconde lecture des trésors que réserve cette forêt magique où les plantes sont en forme de bouches, chapeaux et autres inventions burlesques.

(Textes et dessins de Kayako Nishimaki) - "Un morceau de tissu blanc est descendu du ciel gonflé par le vent. J'ai pris ma machine et j'ai cousu. Tac tac tac, le tissu est devenu une robe... Une robe couleur de pluie, une robe couleur de nuit, une robe couleur du temps..." Des dessins extrêmement colorés, une robe magique, la pluie, le vent, des oiseaux, le ciel, des étoiles. Un livre attirant par ses couleurs, léger, qui laisse un peu de soleil au fond des yeux...

(Brigitte Minne/Marjolaine Pottie) - Ce matin, la ferme est en folie, chacun a décidé que son derrière était le plus beau de tous. Pour départager les vantards, les vaches, qui sont sages, décident d'organiser le concours du "plus joli derrière", c'est compter sans ces têtes de linottes qui ne pensent qu'à se chamailler... Forcément, quand on parle de derrière aux tout-petits, ils adorent. Si en plus cela se termine en pagaille générale, c'est gagné ! Un vainqueur sera tout de même élu par mesdames les vaches (un concours est un concours) mais je ne vous dirai pas qui fini cette histoire, une couronne sur la tête (une fin est une fin) !!

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29 janvier 2008

Les clés

  Assise sur un banc public, son sac à main serré sur ses genoux, elle attendait, le regard dans le vide. Il faisait froid. Et l’automne faisait voler les couleurs chaudes de l’hiver à venir, par grandes rafales poussiéreuses, autour d’elle. Elle ne bougeait pas. Une feuille, au rouge chatoyant, un peu plus  mutine que les autres, en profita pour se déposer délicatement sur son manteau brun, juste à l’emplacement du cœur. Elle frissonna.

De l’autre côté de la rue, là-bas, il y avait cette porte en verre qu’elle n’osait franchir. Elle avait rendez-vous, et elle était en retard. Tout à l’heure, juste à la descente du bus, ses jambes s’étaient dérobées sous elle, elles ne la portaient plus. Alors, elle s’était assise sur ce banc, pour se reposer, et pour réfléchir un peu, tenter de reculer cet instant où le carillon de l’entrée de l’agence immobilière scellerait son destin, pour toujours.

Lui revenaient des images d’elle et de lui dévalant les marches de Montmartre, son rire en cascade, leurs doigts enlacés… Lui revenaient des images de bonheur et de déceptions mélangées…

Il ne savait rien de tout cela, ne connaissait pas cet endroit, ni son départ, ni cette petite maison qu’elle s’apprêtait à louer. Il ne savait rien d’elle. C’est pour cela qu’elle le quittait, pour retrouver la liberté de sa solitude, pour éviter de continuer de la partager, avec lui.

Dans un mouvement brusque, elle se décida enfin et se leva. La porte vitrée fit un bruit de carillon lorsqu’elle la poussa, familier, elle était déjà venue. « Bonjour, je suis madame M., je viens chercher mes clés et faire l’état des lieux. Je suis désolée, je suis un peu en retard. »

Le jeune homme qui l’accueilli était celui qui lui avait fait visiter l’endroit il y a quelques jours. A la vue de sa cliente, son visage s’éclaira d’un large sourire, un brin commercial. Elle se demanda si il l’avait aperçu sur son banc tout à l’heure, si il la prenait pour une vieille folle. Son regard ne trahissait rien, ses mains cherchaient fébrilement son dossier. Enfin, avec le même sourire accroché au visage, et un air de victoire adolescent, il lui donna solennellement les clés de la maison.


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28 janvier 2008

Jean Anouilh, la fin du purgatoire ?

Tel est le titre de l'article que Le magazine des Livres consacre à l'auteur d'Antigone, ce mois-ci.

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J'aime particulièrement cet auteur de Théâtre, qui n'a pas écrit que la pièce "Antigone" ou "Le Voyageur sans bagages", beaucoup étudiés. Considéré comme un auteur de Boulevard, il a souvent été méprisé. Il n'est sans doute aujourd'hui pas assez joué, et trop méconnu. Cet article atteste-t-il d'un retour en grace qui coïnciderait avec la sortie de ses oeuvres en Pléiade ? Je le souhaite car j'ai pour ma part souvent beaucoup ri, et été émue, en lisant ses pièces, et son théâtre recelle des trésors de répliques, oubliées.

Il a classé de son vivant ses pièces par thèmes : quatre pièces grinçantes, quatre pièces noires, quatre pièces roses, quatre pièces brillantes, trois pièces costumées. On ne trouve aujourd'hui que quelques titres disponibles et encore édités, chez Folio ou dans les éditions de la Table Ronde. Il faut fouiller les étals des bouquinistes pour avoir le bonheur de trouver ses autres pièces...

"La Vie de Jean Anouilh (1910-1987) se raconte exactement comme celle de grands dramaturges comme Molière. On commence à narrer l'enfance puis vient le succès et tout à coup, il ne s'agit plus de l'homme mais de son oeuvre : on enfile les titres en racontant ce qu'ils contiennent et le succès ou l'insuccès qui leur revient." (accroche de l'article du Magazine des Livres - Janvier/février 2008)

Son théâtre vient de sortir dans la bibliothèque de la Pléiade, en deux tomes.

      

Et un extrait d'Antigone, pour le plaisir...

"Comprendre... Vous n'avez que ce mot-là dans la bouche, tous,

depuis que je suis toute petite. Il fallait comprendre qu'on ne

peut pas toucher à l'eau, à la belle eau fuyante et froide

parce que cela tache les robes. Il fallait comprendre qu'on ne

doit pas manger tout à la fois, donner tout ce qu'on a dans ses

poches au mendiant qu'on rencontre, courir, courir dans le vent

jusqu'à ce qu'on tombe par terre et boire quand on a chaud et

se baigner quand il est trop tôt ou trop tard, mais pas juste quand

on a envie ! Comprendre. Toujours comprendre. Moi, je ne veux pas

comprendre. Je comprendrai quand je serai vieille. (Elle achève

doucement.) Si je deviens vieille. Pas maintenant."

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27 janvier 2008

La passion selon Juette, Clara Dupont-Monod

juette heart

L'histoire : Juette est née au XIIème siècle, à Huy, une petite ville de l'actuelle Belgique. Elle est une enfant solitaire et rêveuse, que les travaux de couture n'intéresse pas, et qui se raconte des histoires de chevaliers et de belles dames en robes blanches. Son seul ami et confident est Hugues de Floreffe, un prêtre. Il l'écoute, tente de répondre à ses interrogations de jeune fille et reste sous le charme de cette vive intelligence, pure et différente. Pour faire taire cette enfant insoumise, ses riches parents la marie dès 13 ans, à un homme de leur condition. Juette vit ce mariage comme un viol quotidien de son être. Elle sera mère, puis veuve, cinq ans plus tard. Juette deviendra alors cette femme qui dit non, au mariage, aux hommes, au clergé corrompu.

Mon avis :  Je ne savais pas si cette histoire me plairait. Je ne suis pas très friande, d'ordinaire, des romans historiques et voilà que je me suis laissée happer par ce roman, à deux voix (celle de Juette puis celle de Hugues, alternativement) et par ce personnage, on ne peut plus extraordinaire, qui a de grandes ressemblances avec le personnage d'Antigone (interprétation toute personnelle). Ce roman là est moderne par son ton, très fort par l'intensité des émotions ressenties, très empreint de liberté. Dans un contexte historique compliqué, alors que l'église "des gros ventres" assoie par la violence sa suprématie face aux idées nouvelles des Cathares, cette jeune fille insoumise sait trouver une force singulière dans sa foi et imposer le respect. Une lecture à ne pas râter !

Extrait : "C'est l'histoire du chevalier à la Rose..." Je la récite en caressant les pierres. Mes histoires sont revenues. Elles sont intactes. Majesté des mots, plus grands que l'obscurité. Je n'ai pas besoin de bibliothèque. Mes histoires attendaient, simplement. Il ne faut pas être inquiet. Les choses qu'on aime finissent toujours par nous appartenir. J'espère qu'Hugues le sait."

Les lectures de Clarabel, Valérianne, Gambadou, Florinette

Une vidéo

 

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Ce matin...

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La passion selon Juette, Clara Dupont-Monod

juette heart

L'histoire : Juette est née au XIIème siècle, à Huy, une petite ville de l'actuelle Belgique. Elle est une enfant solitaire et rêveuse, que les travaux de couture n'intéressent pas, et qui se raconte des histoires de chevaliers et de belles dames en robes blanches. Son seul ami et confident est Hugues de Floreffe, un prêtre. Il l'écoute, tente de répondre à ses interrogations de jeune fille et reste sous le charme de cette vive intelligence, pure et différente. Pour faire taire cette enfant insoumise, ses riches parents la marie dès 13 ans, à un homme de leur condition. Juette vit ce mariage comme un viol quotidien de son être. Elle sera mère, puis veuve, cinq ans plus tard. Juette deviendra alors cette femme qui dit non, au mariage, aux hommes, au clergé corrompu.

Mon avis :  Je ne savais pas si cette histoire me plairait. Je ne suis pas très friande, d'ordinaire, des romans historiques et voilà que je me suis laissée happer par ce roman, à deux voix (celle de Juette puis celle de Hugues, alternativement) et par ce personnage, on ne peut plus extraordinaire, qui a de grandes ressemblances avec le personnage d'Antigone (interprétation toute personnelle). Ce roman là est moderne par son ton, très fort par l'intensité des émotions ressenties, très empreint de liberté. Dans un contexte historique compliqué, alors que l'église "des gros ventres" assoie par la violence sa suprématie face aux idées nouvelles des Cathares, cette jeune fille insoumise sait trouver une force singulière dans sa foi et imposer le respect. Une lecture à ne pas rater !

Extrait : "C'est l'histoire du chevalier à la Rose..." Je la récite en caressant les pierres. Mes histoires sont revenues. Elles sont intactes. Majesté des mots, plus grands que l'obscurité. Je n'ai pas besoin de bibliothèque. Mes histoires attendaient, simplement. Il ne faut pas être inquiet. Les choses qu'on aime finissent toujours par nous appartenir. J'espère qu'Hugues le sait."

Les lectures de Clarabel, Valérianne, Gambadou, Florinette

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26 janvier 2008

Deux livres voyageurs !

livrevoyageur

Cela me trotte dans la tête depuis longtemps, j'ai très envie de partager avec vous ces deux livres !!

cochon_d_allemand  heart  un_si_cle_de_Novembre (cliquer sur les couvertures pour plus de détails - j'espère que ça marche !)

Ils sont tous les deux parmi mes coups de coeur de l'année 2007 !

Je vous les propose donc tous les deux aujourd'hui en "livre voyageur", à l'instar de Florinette, sur son blog. ( Je suis pour ma part sur la liste des futures lectrices de son livre "Belle-mère", de Pujade-Renaud.)

Si cela vous intéresse de les lire, il vous suffit de vous inscrire en commentaire, puis de m'envoyer vos coordonnées sur ma messagerie (voir à droite "contacter l'auteur"). Vous pouvez vous inscrire pour les deux livres, ou pour un seul des deux. Cette offre est réservée aux blogueurs et blogueuses (sauf exceptions, je pense à Françoise qui vient de temps en temps sur ce blog)... Le principe est d'envoyer le livre, après lecture, au blogueur suivant, dans l'ordre de la liste d'inscription qui sera mise à jour ci-dessous, au fur et à mesure. Voilà !! :

Liste des lecteurs -

Pour "Cochon d'allemand" : Gambadou, Kloelle,   

Pour "Un siècle de Novembre" : Ptitlapin, Kloelle

(Je tiendrai, bien sûr, chaque participant au courant de la progression des livres et des coordonnées du destinataire attitré.)

N'hésitez pas à vous inscrire !!   

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Testament

Voici un texte émis suite à la consigne 62 du site Paroles Plurielles.

Il fallait s'inspirer de la photo ci-dessous et de l'incipit suivant : "Mes bien chers frères..."

les_hommes__delvaux_

"Mes bien chers frères, vous vous demandez sans doute pourquoi je vous ai réuni, justement aujourd’hui, ici, tous les cinq. Vous vous en doutez certainement, l’heure est grave car rien ne pourrait me résoudre à vous éloigner de vos familles, de vos affaires si prenantes, de vos maisons, s’il n’y avait urgence et malheur, à venir.

Je suis votre aînée, et je vous ai vu naître et grandir, chacun. J’ai espéré, longtemps, qu’une sœur arrive parmi vous, vienne me tenir compagnie dans ma chambre, serre ses petits bras contre les miens. J’ai rêvé, longtemps, de douceur.

Et puis voilà qu’après avoir été fille unique et sœur, je suis devenue plus tard, bien malgré moi, votre mère.

Je ne regrette rien, lorsque je vous vois si bien installés dans la vie, si paisibles.

Je ne regrette pas ma jeunesse à veiller sur vos adolescences turbulentes. Je ne regrette pas ces soirées, vos fronts penchés, studieux. Je regrette, parfois, le silence après chacun de vos départs et cette maison à présent vide de rires et de cris, austère.

Je ne vous demanderai pas pourquoi vos enfants n’ont jamais franchi le seuil de cette porte. Je ne vous demanderai pas si ma solitude vous fait honte après vous avoir servi. Là n’est pas la question, ni l’urgence. Je n’ai plus de temps pour gémir.

Vous me voyez bien fatiguée, je le suis. Vous trouverez dans le tiroir de ce meuble – derrière toi, Arthur ! - une lettre qui explique tout, ce que l’on écrit d’ordinaire, dans ce type de situations.

Je sais que vous saurez faire ! Vous voilà si sérieux à présent.

Mes bien chers frères, soyez rassurés, il n’existe pas de secrets inavoués dans ce grand corps de femme qui vous fait face, ni dans cette maison. Je laisserai tout en ordre.

J’emporterai avec moi mes désirs, mes lectures et mes pensées…tout ce qui fait une femme, tout ce que vous ignorez."

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