04 janvier 2008

Chat suffit !

chatsuffit

Mon chat m’énerve…

Ce soir, il a décidé, pour des raisons que j’ignore, de faire de moi sa proie. Je n’y couperai pas.

Mon chat est un acrobate. Il s’étire avec grâce, agrippe mon jean de ses griffes, et hésite à enfoncer, sans ménagements, ses petits clous dans ma cuisse. Je le vois bien tenter d’attirer, par tous les moyens, mon attention défaillante. Mais, je résiste. Si il le pouvait, si je le laissais faire, il poserait son derrière proéminent et velu sur le cahier que je griffonne, là, juste devant son nez. Tout est bon, dans sa petite tête de félin têtu, pour obtenir un câlin, même les positions les plus inconfortables.

Je suis assise sur le canapé, les jambes repliées. Je tente de me lover dans mon inspiration, sans grand succès. Du plat de la main, je repousse, loin de moi, le corps chaud et ronronnant de cet animal-sparadra, à la tendresse débordante, qui m’envahit petit à petit. Il roule lourdement sur le côté, avec affectation.

Mon chat est un comédien. Le voilà qui me boude, à présent, les oreilles aux aguets. Il guette de ma part, une faute d’inattention, qui lui permettrait de, subrepticement, se glisser sous mon bras, pour quelques minutes, avant que je ne le chasse de nouveau. Ce chat est un fin limier, il connaît son heure, celle des enfants et du mari endormis.

Sortant finalement de sa bouderie, aussi vaine que feinte, il lève enfin la tête et jette un œil sur les lignes raturées qui remplissent ma page, et parlent de lui, à son insu. Il pointe son fin museau en avant, semble vaguement contrarié et dégage, à mon grand étonnement, une sourde, mais évidente, désapprobation.

Mon chat m’énerve...

Pour un peu, il me ferait croire… qu’il a appris à lire.

Posté par LESECRITS à 08:35 - - Permalien [#]


03 janvier 2008

La chenille qui fait des trous, Eric Carle

Voici le coup de coeur de Théo (2 ans...et demi !)

Dans la lumière de la lune, un petit oeuf repose sur une feuille. Un beau dimanche matin, le soleil se lève et POP ! une minuscule chenille sort de l'oeuf. Elle a très faim.

Vous me direz, encore une histoire de chenille qui devient un beau papillon ! Et vous aurez raison.

Oui, mais voilà, cette chenille est bien gourmande et fait de véritables trous dans ce bel album (si si !), la coquine. Elle nous apprend même les jours de la semaine, et à compter jusqu'à 5 ! Vous ne me croyez pas ? Et bien, allez voir !!

Posté par LESECRITS à 08:49 - - Permalien [#]

02 janvier 2008

Lotobook

pagaille_livresJe me suis inscrite à un jeu intéressant chez Stéphanie !

En septembre 2007, elle avait lancé une loterie de livres inspirée de celles des bookcrossers. Suite à un tirage au sort, Tamara, la gagnante, a reçu 78 livres, un marque-page personnalisé et quelques autres surprises.

Le principe de cette seconde édition reste le même ( je n'avais pas participé à la première) :
Chaque participant s'engage à envoyer un livre de poche (d'occasion ou pas) au gagnant (c'est donc le "prix" de son ticket de participation). A partir du tirage au sort, il aura 15 jours pour envoyer le livre.

Un tirage au sort aura lieu afin de désigner 2 gagnants :
- Le gagnant en or qui sera l'heureux destinataire de tous les livres des autres participants
- Le gagnant cactus qui recevra le livre du gagnant en or.
Le gagnant en or ne saura donc pas qu'il a gagné jusqu'à ce qu'il reçoive plusieurs colis :)
Le gagnant cactus aura la consolation de recevoir tout de même un livre.

Inscriptions jusqu'au 16 février. Le tirage au sort aura lieu le 24 février 2008.

Tous les renseignements sont ici : lotobook.

Posté par LESECRITS à 09:01 - - Permalien [#]

Mon beau miroir

monbeaumiroir

Essaye de te concentrer.

Je ferme les yeux très forts, les mains sur l’émail froid du lavabo de la salle de bain. En face de moi, le miroir. Je ne le vois pas. Pour l’instant, les paupières closes, des lumières doucement orangées valsent devant mes yeux.

Ouvre-les à présent.

La clarté éblouissante de l’après-midi, tout ce blanc, m’aveugle un moment. Mon reflet dans le miroir n’a pas changé. Toujours ce visage que je ne reconnais pas, pourtant le mien, si éloigné du visage gracile et pâle dont je m’attends parfois à croiser le regard.

A l’intérieur, je suis belle.

J’ai quinze ans. Mon corps ne me ressemble pas. Combien d’années me faudra-t-il attendre encore pour que quelqu’un pose un regard tendre sur ma bouche, y dépose un baiser, caresse mes cheveux ?

La semaine dernière, une lointaine connaissance a dit à ma mère : « Vous avez vraiment une belle fille, Madame. » Cet homme-là ne parlait pas de moi... J’étais là, transparente, même pas laide, ordinaire.

A l’intérieur, je suis belle.

Qui le verra ?

Posté par LESECRITS à 08:19 - - Permalien [#]
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01 janvier 2008

La Vierge froide et autres racontars, Jorn Riel

club

Voici le roman lu pendant les fêtes, pour le Club de lecture des blogueuses, qui m'a fait passer un très bon moment...mais n'anticipons pas !

Au fait, je vous souhaite encore une fois une bonne année 2008 !!

Résumé - Quatrième de couverture (critique de Michèle Gazier pour Télérama) : "Cap sur le Groenland avec Jorn Riel, écrivain baroudeur et conteur malicieux. De son long séjour en Arctique il a rapporté des anecdotes, des récits, des "racontars". En un mot, des histoires d'hommes seuls sur une terre glacée où le soleil, l'hiver, se couche très longtemps. Ces rudes chasseurs ont d'étranges faiblesses, des tendresses insoupçonnées, des pudeurs de jeunes filles et des rêves d'enfants. Les solitaires s'emplissent de mots tus et , ivres de silence forcé, ils quittent parfois leur refuge pour aller "se vider" chez un ami. Ces nouvelles de l'Arctique ont la rudesse et la beauté du climat qui les suscite. Souvent râpeuses, toujours viriles, parfois brutales, saupoudrées de magie et de mystère, elles nous racontent un monde où la littérature ne se lit pas mais se dit, où l'épopée se confond avec le quotidien, où la parole a encore le pouvoir d'abolir le présent et de faire naître des légendes."

heart  Avis d'Antigone : Je ne pensais pas ressentir autant de plaisir à lire ces "chroniques du froid" car la couverture de ce livre ne m'inspirait guère et je ne suis pas friande, d'ordinaire, de ce type d'univers. Mais quelle surprise délicieuse que cette lecture ! Ces racontars "cocasses" et drôles, souvent gravement profonds, toujours décalés et philosophiques, ont été un régal ! Dans la solitude de l'hiver arctique, la parole a un pouvoir énorme, celle de sauver les hommes, et un prix, comme n'importe quel bien précieux. Alors, le dire s'échange, se vend, se troque et son absence peut se vivre comme un drame car dans cette solitude du Groenland elle a autant de poids que l'air que l'on respire. A lire !!

Extrait : "Tournée de visites

...où Herbert en viendrait presque à préférer Lodvig quand il fait la gueule...

Une violente envie d'entreprendre une tournée de visites envahit Herbert. Ce genre de chose peut vous tomber dessus n'importe quand dans l'année, mais choisit le plus souvent l'hiver, quand l'obscurité bloque toute perspective aussi bien dans la tête des bonhommes que dehors. Assumer seul l'absence d'Alexandre lui était pénible. Herbert trouvait que la solitude était totale après le décès du coq, même s'il lui restait encore la compagnie du chien Pjosker. Il s'abandonnait à de sombres méditations et commençait à avoir des palpitations en entendant des bruits qu'il ne pouvait pas immédiatement identifier. C'est à ce moment-là qu'il commença à entrevoir des formes là où, de toute évidence, il n epouvait rien y avoir. Il avait l'impression qu'on l'observait, qu'il était sous surveillance dès qu'il mettait le nez dehors. Une nuit qu'il était couché sous la tente, il entendit chuchoter. La situation était grave. A cela un seul remède une tournée de visites."

Merci aux "blogueuses" pour cette découverte !!

Posté par LESECRITS à 17:44 - - Permalien [#]
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La vierge froide et autres racontars, Jorn Riel

club

Voici le roman lu pendant les fêtes, pour le Club de lecture des blogueuses, qui m'a fait passer un très bon moment...mais n'anticipons pas !

Au fait, je vous souhaite encore une fois une bonne année 2008 !!

Résumé - Quatrième de couverture (critique de Michèle Gazier pour Télérama) : "Cap sur le Groenland avec Jorn Riel, écrivain baroudeur et conteur malicieux. De son long séjour en Arctique il a rapporté des anecdotes, des récits, des "racontars". En un mot, des histoires d'hommes seuls sur une terre glacée où le soleil, l'hiver, se couche très longtemps. Ces rudes chasseurs ont d'étranges faiblesses, des tendresses insoupçonnées, des pudeurs de jeunes filles et des rêves d'enfants. Les solitaires s'emplissent de mots tus et , ivres de silence forcé, ils quittent parfois leur refuge pour aller "se vider" chez un ami. Ces nouvelles de l'Arctique ont la rudesse et la beauté du climat qui les suscite. Souvent râpeuses, toujours viriles, parfois brutales, saupoudrées de magie et de mystère, elles nous racontent un monde où la littérature ne se lit pas mais se dit, où l'épopée se confond avec le quotidien, où la parole a encore le pouvoir d'abolir le présent et de faire naître des légendes."

heart  Avis d'Antigone : Je ne pensais pas ressentir autant de plaisir à lire ces "chroniques du froid" car la couverture de ce livre ne m'inspirait guère et je ne suis pas friande, d'ordinaire, de ce type d'univers. Mais quelle surprise délicieuse que cette lecture ! Ces racontars "cocasses" et drôles, souvent gravement profonds, toujours décalés et philosophiques, ont été un régal ! Dans la solitude de l'hiver arctique, la parole a un pouvoir énorme, celle de sauver les hommes, et un prix, comme n'importe quel bien précieux. Alors, le dire s'échange, se vend, se troque et son absence peut se vivre comme un drame car dans cette solitude du Groenland elle a autant de poids que l'air que l'on respire. A lire !!

Extrait : "Tournée de visites

...où Herbert en viendrait presque à préférer Lodvig quand il fait la gueule...

Une violente envie d'entreprendre une tournée de visites envahit Herbert. Ce genre de chose peut vous tomber dessus n'importe quand dans l'année, mais choisit le plus souvent l'hiver, quand l'obscurité bloque toute perspective aussi bien dans la tête des bonhommes que dehors. Assumer seul l'absence d'Alexandre lui était pénible. Herbert trouvait que la solitude était totale après le décès du coq, même s'il lui restait encore la compagnie du chien Pjosker. Il s'abandonnait à de sombres méditations et commençait à avoir des palpitations en entendant des bruits qu'il ne pouvait pas immédiatement identifier. C'est à ce moment-là qu'il commença à entrevoir des formes là où, de toute évidence, il n epouvait rien y avoir. Il avait l'impression qu'on l'observait, qu'il était sous surveillance dès qu'il mettait le nez dehors. Une nuit qu'il était couché sous la tente, il entendit chuchoter. La situation était grave. A cela un seul remède une tournée de visites."

Merci aux "blogueuses" pour cette découverte !!

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