05 novembre 2008

Dans de la lecture

Cliquez sur l'image ci-contre et entrez dans un monde où règne la poésie...un monde sans fin. dansdelalecture

Le site de la bibliothèque de St-Herblain (44) abrite un drôle d'objet, qui permet de lire des poèmes de manière aléatoire, de naviguer de l'un à l'autre au gré de ses envies, d'en imprimer certains.

Bonne découverte, et bon voyage !

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04 novembre 2008

Zulu, Caryl Férey

ZULULa fille d'un ancien champion du monde de rugby, Nicole Wiese, est retrouvée dans un parc, sauvagement assassinée. Ali Neuman, chef de la police de Cape Town, et accessoirement zoulou, enquête. Nous sommes en Afrique du Sud. Malgré la fin de l'apartheid, tout n'est pas rose dans ce pays, où la violence et le Sida font rage. On suspecte une drogue au cocktail étonnant, on guette les faits et gestes d'une danseuse tribale, on surveille les plages sur lesquelles des orphelins désoeuvrés jouent ou crèvent. Neuman, aidé de ses deux bras droits, Brian Epkeen et Dan Fletcher, vont remuer la boue des townships, des gangs, et découvrir des enjeux secrets, à leurs risques et périls.

Voilà un thriller bien sanglant, écrit sur un rythme saccadé, qui tient en haleine son lecteur et ne le laisse pas en paix.
Parmi quelques images apocalyptiques, j'ai pu apprécier les fausses pistes aménagées, les personnages secondaires fouillés (Claire, Zina, Maia, Ruby...), cette énigme qui s'amplifie et s'envenime. J'ai également souri aux trouvailles verbales de l'auteur, ces adjectifs incongrus, glissés ça et là, qui donnent de la couleur au récit, j'ai aimé l'audace de son écriture. Pourtant, il m'a été difficile d'adhérer complètement au récit tant la violence y tient une place importante. Malgré sa qualité, ce roman m'a peut-être un peu trop malmené, j'ai achevé ma lecture, fourbue, pas très certaine d'avoir envie de retenter le voyage, de sitôt.

Un extrait...
"Le Jardin Botanique était vide à cette heure, l'aube encore un souvenir. Neuman marcha sur la pelouse taillée à l'anglaise, ses chaussures à la main. L'herbe était tendre et fraîche sous ses pieds. Les feuillages des acacias frémissaient dans l'oscurité. Neuman rabattit les pans de sa veste et s'agenouilla près des fleurs.
"Wilde iris (
Dictes grandiflora)", disait l'affichette. Il y avait encore les rubans de la police, qui battaient dans la brise...
On n'avait pas retrouvé le sac de Nicole sur les lieux du crime. Le tueur l'avait emporté. Pourquoi ? L'argent ? Qu'est-ce qu'une étudiante pouvait avoir dans son sac à main ? Il leva les yeux vers les nuages affolés qui filaient sous la lune. Le pressentiment était toujours là, omniprésent, qui lui comprimait la poitrine."

bouton3 Note de lecture : 3.5/5

Un titre lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices BOOKPAGES 2009
Catégorie Policiers

ISBN 978 2 07 012092 05 - 19.50 € - Mars 2008

La lecture d'Amanda : haletant, étouffant, impressionnant...
La lecture d'Enna

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03 novembre 2008

Vous aimez les origamis ?

Oui ? Alors je vous propose aujourd'hui un petit pliage-découpage-assemblage, juste pour le plaisir !!CRIM0005

Je me suis amusée à mettre quelques uns de mes derniers textes en forme et cela donne ceci...

Télécharger le modèle à imprimer en cliquant  ci contre Je_Tu_Nous.
Toutes les explications du pliage sont à consulter sur cette page , sur laquelle j'ai largement chipée l'idée, c'est évident (ne pas hésiter à couper un peu sur le côté si nécessaire) .

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02 novembre 2008

La Ballade de Baby, Heather O'Neill

LA_BALLADE_DE_BABYheart Elle s'appelle Baby. Elle n'a que douze ans. Un père, Jules, encore adolescent et junky, et des chambres meublées miteuses, lui tiennent lieu de foyer. Intelligente et sensible, bonne élève, Baby connaît les pièges des quartiers sombres de Montréal dans lesquels elle traîne. Elle porte un regard tendre et réaliste sur les bandes de gamins qui l'entourent, aime ces adultes en dérive qu'elle contemple tanguer, où ceux plus doux qui l'hébergent un moment. Baby accroche son bonheur aux murs de sa solitude, sait grapiller ici et là des instants de grâce. Elle tombera pourtant, en toute innocence, dans les bras de la "rue"...

J'ai eu un véritable coup de foudre pour ce livre ! Je suis étonnée d'ailleurs qu'il ne s'agisse ici que d'un premier roman tant est maîtrisé, et riche, chez Heather O'Neill, le style, la description et psychologie des personnages, l'univers dans lequel baigne notre jeune héroïne.

Sans trop vouloir m'avancer, voici un auteur de talent qui peut cotoyer sans rougir les plus grands. J'avais envie que cette ballade là ne cesse jamais... Je suis toute disposée à la relire, encore et encore.

Un extrait...
"J'ai couché avec un mec pour cinquante dollars. Ma cousine et moi, on a fait ça dans la rue Ontario. Rien de plus facile. Elle a récolté deux cent dollars en une nuit."
Ne sachant si elle plaisantait ou non, j'ai lâché un bref rire sonore. Ca ne faisait pas le même bruit que d'habitude, on aurait dit que je riais dans une pièce complètement vide. J'étais encore mal à l'aise à l'idée des relations sexuelles. Quand j'ai entendu parler pour la première fois de rouler une pelle, j'ai cru que c'était une chose réservée aux malades mentaux ou, tout au moins, aux gosses qui n'avaient pas réussi à passer au cours moyen.
"Tu veux des détails ?"
Elle a approché son visage du mien, presque à le toucher. Son haleine sentait le tabac et la mort. Soudain, j'ai trouvé quelque chose d'inhumain à cette fille, je me suis dit que, si elle ouvrait la bouche et penchait la tête en arrière, j'apercevrais les rouages du mécanisme interne, un poids suspendu là, par exemple, au lieu des amygdales. Et si elle toussait, en regardant son Kleenex, on verrait des clous et des vis. C'était sûrement pour ça qu'il lui manquait un doigt. Elle avait dû tomber, et le doigt s'était détaché. Tout à coup, je me suis sentie aussi seule que si j'étais le dernier être humain sur toute la planète.
J'ai murmuré que je devais rentrer à la maison, j'ai tourné les talons et je me suis éloignée."

bouton3 Note de lecture : 5/5

Un livre lu dans le cadre du grand prix des lectrices de BOOKPAGES 2009
Catégorie Roman

ISBN 978-2-264-04514-0 - 13 € - 03/2008

Une lecture, trouvée par hasard, chez Pause toujours, auquelle j'adhère complètement. Une autre chez Métro france. Pour ceux qui lisent en anglais, un portrait à lire ici.

heatheroneill

Photo de Kate Hutchinson

Annie a beaucoup aimé aussi
Pour enna, c'est un coup de coeur

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01 novembre 2008

Brooklyn follies, Paul Auster

brooklyn_folliesNathan Glass emménage à Brooklyn. Après une carrière dans les assurances, un cancer (aujourd'hui en rémission), un divorce, il s'apprête à vivre une nouvelle page de sa vie, mais il ne le sait pas encore. Il tombe un jour sur son neveu Tom, dans une bouquinerie. Ce dernier ne ressemble plus tellement au jeune homme prometteur qu'il avait connu autrefois, et pourtant... cette rencontre marquera le début d'une kyrielle d'autres rencontres étonnantes et chaleureuses, et la naissance d'un rêve, celui de "l'hôtel Existence".

J'ai commencé ce roman de Paul Auster avec le sentiment "étrange" de l'avoir déjà lu, quelques bribes retrouvées de "Brooklyn Boogie" sans doute, et puis j'ai vite oublié ce sentiment car non je n'avais jamais lu "Brooklyn follies".
J'ai aimé les personnages de ce récit, de bien jolis caractères que l'auteur sait brosser avec sa tendresse et son respect habituels, j'ai aimé l'ambiance de ce quartier, qu'il décrit comme un "village", j'ai aimé son héros, ce soixantenaire de Nathan Glass bousculé par des péripéties qui l'aident à revivre, j'ai aimé les belles rencontres, hasards et heureux dénouements du récit.
Pourtant, mon avis reste mitigé sur ce livre, car il me semble avoir lu du bien meilleur chez Paul Auster, le style adopté ici peut-être. Le narrateur ne cesse de nous dire "vous allez voir ce qui va se passer, après" et j'ai eu le sentiment que l'écrivain n'avait lui même aucune idée de ce qui allait se passer après, que le roman s'écrivait au fur et à mesure des pages, sans fil conducteur, au hasard des idées, sans plan préconçu et que les évènements annoncés n'étaient en général pas si fantastiques que l'on voulait bien nous le faire croire. Je crois, en fait, détester prodigieusement ce procédé d'écriture là !!
Sans faire ma fine bouche, voici tout de même de l'agréable Paul Auster, et si vous avez aimé "Brooklyn boogie" et "Smoke", vous serez ravis d'y retrouver toute l'ambiance de ces excellents opus.

Un titre lu dans le cadre du blogoclub

bouton3 Note de lecture : 4/5

Un extrait...un monologue de Tom (là où le projet prend forme)
"Je voudrais vivre autrement, c'est tout. Si je ne peux changer le monde, je voudrais au moins essayer de me changer, moi. Mais je n'ai pas envie de faire ça seul. Je suis déjà bien assez seul comme ça et, que ce soit de ma faute ou non, Nathan a raison, j'ai le cafard. Depuis que nous avons parlé d'Aurora l'autre jour, je n'ai pas arrêté de penser à elle. Elle me manque. Ma mère me manque. Tous ceux que j'ai perdus me manquent. Je suis d'une telle tristesse parfois, qu'il me paraît incroyable de ne pas mourir écrasé sous tout ce poids. Mon hôtel Existence à moi, Harry ? Je ne sais pas ce que c'est, ça aurait sans doute à voir avec le fait de vivre avec d'autres, de foutre le camp de cette saleté de ville et de partager la vie de gens que j'aime et que je respecte."

Pour le plaisir...le trailer de Smoke.

Les autres avis du Blogoclub : Papillon a lu Mr Vertigo (de même que Chimère), Sylire a lu La nuit de l'oracle (et nous parle aussi de Brooklyn follies), Katell s'est retrouvée dans son Scriptorium,
Anjelica s'est plongée dans Broolyn follies, ainsi que Alice, Clochette, Florinette, Karine, GSM et Cathe,
Amanda, pour sa part, s'est perdue avec bonheur dans les méandres de Moon Palace.

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