29 juillet 2009

Ce blog se met en mode...

livre_chaise...vacances.

Il en a grand besoin.

Farniente, balades, voyages, et peut-être même soleil, seront au programme dans les jours prochains.

Je vous retrouve dans une quinzaine, des lectures plein les poches !!

Prenez soin de vous, et à bientôt !

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28 juillet 2009

On n'empêche pas un petit coeur d'aimer, Claire Castillon

claire_castillon"Ca ne va pas, c'est comme ça. Au début, j'ai cru que ça passerait, j'ai tenu les voiles et soufflé le vent, il suffisait de l'aimer, mais ça fait des années, et ça ne cessera jamais, la boue est montée. Il lui arrive, quand même, le temps d'une respiration, de lâcher un merci. Alors, c'est moi que les amis décident de soutenir. Il va mieux, il va bien, tu ne trouves pas, et toi, tu tiens ? Je leur réponds d'un bruit, de ventre, de gorge, d'affamée."

Autant vous le dire tout de suite, pour qu'il n'y ait ni quipropos ni équivoques, ce titre n'est pas une jolie histoire de sentiments ni de douceurs, cette couverture n'est pas la représentation photographique d'une caresse amoureuse, ce titre est en fait un recueil de nouvelles et est à proprement parler irréversiblement atroce, dans l'évocation des thèmes qu'il aborde et dans les violences, folies et hystéries, qu'il sous-entend ; et pourtant, pourtant, j'ai vraiment beaucoup aimé le lire.

Une petite explication s'impose ! Premièrement, Claire Castillon a une écriture extrêmement séduisante, rapide et efficace. Elle excelle dans l'art de la pirouette finale, grand ressort du style "nouvelles". Deuxièmement, il m'arrive assez rarement pour le souligner de rire au milieu d'une lecture, ce que j'ai fait en lisant ces textes, et ce à maintes reprises (des témoins confirment), même si le rire est parfois jaune, il est irrésistible et évident. Troisièmement, l'humour noir de ces histoires, un genre en soi, est poussé à un tel paroxysme qu'un certain détachement à la lecture se fait d'emblée...permettant d'apprécier le talent de l'écrivain et la symbolique de ces tableaux sentimentaux, conjuguaux ou non, où l'amour ne fait pas que du bien, loin de là.

Quelques histoires ? Une femme attend son époux sur le quai d'une gare une valise à la main, dérisoire - une autre fige son mariage et son époux dans un prisme guindé qui ne ressemble à rien - un homme se pose des questions au seuil d'un évènement qui mériterait autrement toute son attention - une jeune-fille fauche le mari de sa mère - etc...

bouton3 Note de lecture : 4/5

978 2 253 12258 6 - 5€ - SEPT 08

Une fiche sur un site non-officiel dédié à l'auteure - Véro a également été séduite - Clarabel a aimé, mais pas à la folie

 

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27 juillet 2009

Le bateau du soir, Vonne van de Meer

lebateaudusoir"Les propriétaires de Duinroos souhaitaient-ils que les vacanciers oublient le temps ? Cela existait-il, une durée propre aux îles, un emploi du temps déterminé par l'arrivée et le départ du bateau, par les marées, la météo, et ceux-ci devaient-ils tout bonnement s'y soumettre ?"

Ce titre est la suite Des invités de l'île, que j'avais lu il y a quelques temps déjà.
Nous retrouvons avec plaisir dans le deuxième opus de la trilogie de Vonne Van der Meer cette Maison des Dunes, Duinroos, dans laquelle des vacanciers hétéroclites se succèdent en attente de calme, de mer et de repos, de Mars à Septembre. La même femme de ménage - une femme de ménage pas comme les autres - veille toujours sur la bonne tenue de la maison et du livre d'or.... Rien n'a changé. Seul peut-être l'escalier en bois blanc a-t-il été repeint, oui. Et il semble manquer quelques pages au cahier posé en évidence sur la table basse, peut-être. Rien n'a changé, et pourtant rien ne semble être vraiment comme l'été précédent...

J'avais un souvenir lumineux du premier tome, souvenir que je n'ai pas conservé dans ce deuxième tome, que j'ai trouvé beaucoup plus mélancolique et sombre. Parmi les locataires du lieu, il y a des retours, des seconds séjours, des mal-êtres, du trouble, des doutes, et pas mal de séparations. Tout cela est un peu triste. Et pourtant, l'écriture - ou la traduction - est toujours aussi belle, et le charme du récit agit sur soi, malgré soi. Alors ? Alors, si on entreprend comme moi un second voyage vers Vlieland, il faut s'attendre à ce que la vie nous rattrappe, malgré le doux murmure des vacances, il faut s'attendre à être plongé dans quelque chose qui colle un peu aux doigts, comme cette dernière barbe à papa que l'on mange, un peu vite, un peu mal, juste avant de reprendre le bateau du soir, le dernier, celui qui ramène vers le continent.

bouton3  Note de lecture : 3.5/5

ISBN 9782264045690 - 7.40€ - 07/08

Cathulu nous annonçait en mai dernier la sortie du troisième tome prévu pour le 20 Août ! - N'hésitez pas à me communiquer vos liens de lecture sur ce titre, je n'ai étrangement rien trouvé... ;o(, et je suis preneuse.

21h19 : la belle lecture de Tania, merci !!!

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26 juillet 2009

Absence

absence(ce texte est un texte de fiction, toute ressemblance, etc...)

Tu es absent, en voyage, et je dois t'inventer, inventer ta présence pour réussir à te garder là, dans ma vie, réel.
Tu es avec une autre, et c'est avec elle que tu fais des projets, que tu pars en vacances, l'amour aussi.
Pas avec moi.
Je résiste ce soir contre cette sensation absurde, et vive, que tu n'es finalement pas parti, que tu n'as pas pu. Que tu vas monter les escaliers tout à l'heure. Qu'elle y est allée seule, sans toi, là-bas.
Ce geste, que tu as fait vendredi dernier, ôter ton alliance, me montrer combien elle était large, me regarder dans les yeux en effectuant ce mouvement, pourquoi ?
J'attends tes pas. J'attends que ta silhouette apparaisse derrière ma porte. Je t'attends.
Et cela ne sert tellement à rien, et cela me paraît si insensé, que j'en suffoque lentement et profondément de tant de bêtises.
Tiens, et si je l'écrivais, là, maintenant, que tu es là, pas parti, pas avec elle, et que je vais te voir, tout à l'heure, bientôt. Peut-être qu'effectivement tu m'apparaîtras, comme par magie, pas parti, pas avec elle, avec moi, ici.
Peut-être.

© Les écrits d'Antigone - 2009

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25 juillet 2009

Le dîner de moules, Birgit Vanderbeke

led_nerdemoules"[...] là, nous avons raconté pas mal d'histoires, assis tous les trois autour de la table pendant qu'il n'arrivait pas ; nous nous sommes aussi demandé pourquoi nous supportions tout ça. Cette question, mon père se la posait souvent aussi quand il était d'une humeur pourrie, il disait la plupart du temps je ne peux pas supporter ça ; tout de même, c'est de la tyrannie, on préfère ne pas avoir de vraie famille que d'en avoir une comme celle-là [...]."

Le ton vous est donné. Tout, pourtant, démarre assez doucement dans cette histoire, par la préparation familière d'un plat de moules, censé être l'apothéose d'une journée réussie. Le père va rentrer tout à l'heure, fier de la promotion qu'il a obtenu. La mère, et ses deux grands enfants, un garçon et une fille, l'attendent. On sent très vite une certaine opression à suivre le fil des pensées de l'aînée, celle qui raconte les évènements. Le style est vif, rapide, bourré de virgules, assez peu pourvu de points. Le souffle de la lecture est tendu, presque difficile à tenir mais colle parfaitement à ce qui est de moins en moins sous-entendu : le père attendu, mais dont on espère finalement qu'il n'arrivera pas, fait régner sur son foyer une tyrannie implacable, au nom de cette sacro sainte idée qu'il s'est faite, une réalité qui n'existe pas, celle d'une "famille parfaite".

"Ce qui manque à l'un, l'autre en a à revendre, disait-il, et tout compte fait, ce n'était pas si grave que ça pour moi, mais pour mon frère, qui était aussi le plus jeune, c'était plutôt grave. Mais c'était peut-être pour ma mère que c'était le plus grave, parce qu'elle devait veiller à ce que nous soyons une vraie famille, et ce n'était sûrement pas facile, car l'idée que mon père se faisait d'une vraie famille était précise, mais imprévisible parce que impénétrable, et aucun d'entre nous, surtout pas ma mère, ne comprenait cette logique [...]."

Ce roman de Birgit Vanderbeke est sorti en Allemagne en 1990. Il traite avec un humour féroce, et un détachement douloureux, de ce qui se terre parfois au sein des foyers, derrière les facades lisses du paraître, de la violence. Il remet en question l'idée que l'on peut se faire nous aussi, bien souvent, d'une "vraie famille" idéale, cette idée enfermante en soi, peu constructive. Une lecture qui remue, qui questionne et qui ne nous laisse en repos qu'avec les dernières lignes ! Pfiou...

"[...] seule ma mère a quelquefois dit vous devez aussi voir le bon côté des choses, vous devez voir aussi ce que votre père a de bon, et ensuite elle a dit, il faut quand même avoir de la compréhension ; mais ce soir-là, notre compréhension nous a quittés, elle est partie et n'est jamais revenue, nous avons dit, pourquoi toujours nous, et qui a de la compréhension pour nous [...]"

bouton3 Note de lecture : 4.5/5

ISBN 2 234 05239 4 - OCT 2000

Un grand merci à Anne !

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23 juillet 2009

The Reader - cinéma

DavidKrossKateWinslet

Impossible de passer à côté de ce film, dont j'attendais la sortie depuis un long moment déjà... J'avais lu, il il y a de cela quelques années Le liseur de Bernhard Schlink (un très bon souvenir de lecture), ce film en est l'adaptation cinématographique, plutôt réussie.
Que vous dire, mis à part que Kate Winslet y est magnifique (Oscar de la meilleure actrice mérité), et il n'y a pas d'autres mots, autant par son jeu que par sa manière d'être avec son corps, gracieuse et disgracieuse, forte et fragile. Ayant pratiquement moi-même l'âge de son personnage (un peu plus en fait), voir évoluer cette femme avec ses rides et ses lourdeurs, sa beauté, m'a étrangement rassénérée. L'acteur qui joue l'amant adolescent (David Kross) est également impressionnant et surprenant, tout en hésitations, maladresses et passions... J'ai passé un très bon moment de cinéma en leur compagnie, l'image "lêchée" est sublime, les acteurs - donc - excellents (Nicole Kidman prévue pour le rôle aurait été moins crédible, il me semble), la montée en puissance assez bien faite. Alors, allez-y, courrez-y...on y parle également du pouvoir de la lecture et de l'impact de l'écriture sur le destin d'une vie, ce qui est évidemment pour nous intéresser, non ? Un film qui laisse le spectateur chaos, pour le moins !

L'histoire ?
Alors qu'il se terre sous le porche d'un immeuble, malade, Michaël, quinze ans, est soigné par une femme et reconduit chez lui. Il n'aura de cesse, ensuite, de croiser de nouveau sa bienfaitrice et deviendra son amant. Hannah, qui vit seule dans un petit appartement meublé, reste pourtant mystérieuse, se cachant derrière un rituel immuable. Elle souhaite que le jeune-homme lui fasse la lecture à haute voix. Un jour, elle disparaît sans explications. Des années plus tard, c'est au cours d'un procès auquel il assiste en tant qu'étudiant en droit que Michaël retrouve sa maîtresse, sur le banc des accusés.

Plus d'infos sur ce film

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22 juillet 2009

Tout d'un blog

toutd_unblog"Un jour, c'est arrivé d'un coup, j'ai créé un blog ! Contaminée par l'air du temps, je me suis surprise à rêver que, moi aussi, je pourrais écrire sur l'écran du monde. Ecrire et être lue dans un même élan, je n'osais l'espérer, moi qui jusqu'alors n'avait confié mes textes qu'à mes tiroirs. J'avais envie de parler et j'espérais qu'on m'écoute, j'avais envie d'écrire et je me prenais à rêver qu'on me lise..." Extrait de la quatrième de couverture

Ce livre nous conte la véritable histoire de la création et de la tenue au quotidien d'un blog, dit "personnel", et ce grâce à l'expérience d'une véritable blogueuse nommée Coumarine.
Coumarine, je l'ai rencontrée au travers du blog collectif d'écriture Paroles Plurielles, blog dont j'ai aimé suivre les consignes, sur lequel j'ai eu du plaisir à déposer des textes, blog dont j'ai regretté assez rapidement la mise en sommeil compréhensive (La blogosphère est chronophage, tout le monde le sait, surtout pour qui tente d'écrire...).

Nous retrouvons dans son recueil les diverses étapes par lesquelles nous sommes tous passés, inévitablement. Cet élan inattendu qui un jour nous a donné l'impulsion de créer son "chez soi" virtuel. Cette inquiétude de n'avoir rien d'intéressant, rien d'attirant à dire, pour des lecteurs de passage, qui ne font effectivement au début que "passer". Cette exaltation quand la fréquentation dépasse soudain les dix visites par jour, quand quelqu'un un jour nous laisse enfin un commentaire, le premier... La vie d'un blogueur ou d'une blogueuse c'est cela aussi, de l'enthousiasme, de la saturation, de l'euphorie, de la jalousie, des questionnements, des retours sur soi...du bonheur également (rencontres, échanges, rires, papotages, encouragements, etc...), mais pas que. Que dire, n'est-ce pas, de toutes ces inventions diaboliques que sont les statistiques, les classements et autres agréagateurs, ou encore de ces "netvibes" ou de ces "google reader" censés nous faciliter la vie...!! (Je vous vois sourire derrière votre écran, si si). Que dire de la tentation d'être dans la lumière, au risque de se perdre, des mesquineries, des fâcheries jetées sur la toile (parce que derrière chaque écran, c'est la vie qui poursuit sa route), désagréments dont la blogosphère littéraire semble fort heureusement préservée...
Que dire de l'anonymat ? Coumarine s'est retrouvée un jour confrontée à sa réalité d'animatrice d'ateliers d'écriture, de mère de famille. Elle était démasquée. Alors ensuite, comment parler librement ?

"Tout d'un blog raconte l'expérience qui a transformé ma vie et qui me renvoie aux questions des relations entre les espaces intimes et publics. Et si nous étions aujourd'hui surexposés pour résister à l'effacement des individus ? Le blog est une piste, une aventure, une position."

Ce livre m'a permis de retrouver mes attentes du début, de me rapprocher de mes premières envies...de prendre du recul. Un grand merci, donc, à Coumarine !! 

http://coumarine.canalblog.com/

ISBN 978 2 87003 489 7 -12€ - 2008

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20 juillet 2009

"Je lui ai dit :

"Je t'aime", les yeu_clabousserx dans les yeux, on rêve... Je rêve !... Mais qu'est-ce qui me prend ?
Je ne lui ferai pas porter les valises qu'il n'aura pas à porter. Je voyage léger. J'ai fait le tri. Mes demandes ne seront pas celles d'une petite fille. Non pas parce que je ne l'écoute plus, mais parce qu'après lui avoir rendu la parole à cette petite fille, après l'avoir longuement écoutée, après avoir dialogué avec elle, nous sommes tombés d'accord elle et moi pour laisser vivre à l'adulte que je suis devenue une jolie histoire d'amour sans l'ombre des blessures, des carences survenues pendant l'enfance.
Ensemble, nous avons repéré les coups reçus et établi une sorte de carte. Je l'ai consolée et j'ai poursuivi le chemin après lui avoir certifié qu'elle n'avait pas résisté pour rien, promis que ma vie de grande personne serait à la hauteur de l'ambition et du courage dont elle avait fait preuve.
C'est ainsi que, depuis un certain temps, je marche dans la vie, façon poupées russes, avec, à l'intérieur de moi, de petits personnages qui changent de taille et quelquefois de couleur, animée de l'exigence d'une petite fille formidable à qui j'ai fait une promesse."

Extrait de Vue sur mer, Annie Lemoine

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19 juillet 2009

Vue sur mer ~ La vie d'avant, Annie Lemoine

vue_sur_mer"Comment sait-on qu'une histoire d'amour est morte ? Quand l'un est mort. Ou avant. Pas toujours lorsqu'on le dit. Lorsque l'un le dit. Pas toujours lorsqu'il y en a une autre. Seulement, quand il n'y a plus d'amour, d'amour fait à deux, fait de deux amours mêlés.
Je vais t'aimer longtemps. J'espère qu'il me reste un long temps de vie. J'ai une ambition d'immortalité pour cet amour tout neuf." (Vue sur mer)

Un homme, une femme, un hôtel. Une histoire qui commence sans amour puis qui se termine avec.
Un homme dont l'épouse l'attend, chez lui, avec son enfant. Une femme, peut-être incapable de vivre l'amour, ou pas. On ne sait pas, on devine que cette fois-ci, pourquoi pas...

Annie Lemoine écrit avec son ventre, ou semble en tous les cas le faire. Difficile - donc - de rester insensible au charme de son récit malgré les quelques étrangetés stylistiques qu'elle se permet (une focalisation externe, un choeur, commente les faits et gestes des protagonistes, comme si l'on était au théâtre). J'ai aimé découvrir son univers littéraire par le biais de ce court roman. Il m'a semblé y déceler l'influence de Marguerite Duras, ou en tous les cas une similitude d'ambiance et d'effet recherché...

lavied_avant

"Pamela, je me demande si je ne joue pas contre moi, si je ne roule pas vitres ouvertes, insouciant et gai, vers la souffrance. [...]
Pamela, je suis comme tout le monde. L'amour provoque les mêmes effets secondaires à tous.
L'euphorie, la légèreté et, très vite, le manque quand on n'a plus sa dose. Quand l'image a disparu. Quand les sens ne sont plus repus. Quand on ne peut plus tendre la main et serrer une cuisse, un bras ou déposer un baiser au coin des lèvres.
Pamela, je ne t'ai jamais vraiment embrassée mais je sais exactement comment nous nous embrasserions et le souvenir de ce baiser qui n'a pas encore eu lieu m'anéantit." (La vie d'avant)

Elle, elle est fidèle. Elle s'appelle Pamela. Lui, il lui envoie des messages, des coups de téléphone, des propositions, il l'attend. Il n'attend qu'elle. Elle, elle tente de mettre fin à ses jours, pourquoi ? Lui, il est là, pour elle, il sera toujours la pour elle, il le sait, il l'aime. L'autre, celui avec qui elle vit lui a demandé, comme un service - à lui - de passer du temps avec elle. Comment refuser ?

L'écriture de ce roman-ci m'a beaucoup touchée, plus que celle du précédent. Annie Lemoine se met ici dans la peau d'un homme, un homme qui aime, avec une certitude absolue, qui a toutes les patiences, et les impatiences, d'un amoureux transi. Et la manière de l'auteure de lisser le récit dans ce texte, de le faire avancer, est assez émouvante et forte. Un joli récit.

bouton3 Note de lecture : 3.5/5

Ces deux romans sont également disponibles dans une version poche, unique, la version dans laquelle je les ai lus, pour tout vous dire, mais la couverture est tellement moins belle que j'ai lui ai préféré celles-ci pour illsutrer mon propos aujourd'hui... Mon exemplaire a été dédicacé lors de cette journée là - un excellent souvenir ;o) - et nous y avions rencontré, Anne et moi, une Annie Lemoine agréable et souriante, sensible, toute à l'image de son écriture...finalement.

ISBN 978 2 290 00157 8 - 5.60€ - 2007

Ce qu'Annie Lemoine dit de La vie d'Avant

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De retour...

a2emmaAujourd'hui, ma grande fille a 8 ans, et je m'aperçois qu'elle est déjà une jeune-fille... Je le vois dans cette manière qu'elle a à présent de se tenir, dans sa volonté - nouvelle - de s'attacher les cheveux, d'être belle, de jeter, parfois l'air de rien, un regard en biais au garçons qui croisent son chemin.
La bouille de bébé qu'elle avait encore à 6 ans (voir la photo de gauche) a disparue lentement au cours de son année de CE1...ainsi ils grandissent, sans doute.
Je crois que j'ai hérité d'un sacré petit bout de femme, volontaire, fragile et sensible...toute en explosions et mouvements, pas vraiment sage. Je crois que je suis, indubitablement pourtant et pour toujours, fière d'elle.

Alors, bon anniversaire, ma puce ! Ta maman.

...

Par ailleurs...un petit mot à propos de ma pause...
Me tenir loin des blogs cette semaine m'a été profitable, je ne vous le cache pas...
Cela fait quatre ans que je blogue à présent...et je ne suis pas prête d'arrêter, je vous rassure. Je pense que j'ai trouvé encore une fois un second souffle, vers encore plus de douceur, de mots et de littérature...si cela vous convient ;o). 
Merci mille fois pour tous les gentils mots que vous avez déposé ici en m'attendant...et trêve de retour sur soi à présent, allez, continuons de parler sur ce blog de livres et d'écriture, c'est mieux !

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