31 décembre 2009

A l'année prochaine...

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Photos en provenance de - Au fil de - ID Textile - La Marelle -

... je vous souhaite à tous une très belle soirée et une merveilleuse nouvelle année 2010 !!

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29 décembre 2009

Ce qu'il me restera de 2009...

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... ce seront, entre autres, ces quelques livres, oh pas forcément des coups de coeur immédiats. Il m'aura fallu des jours, voire parfois quelques mois, pour me rendre compte de leur impact véritable.

Il y aura eu aussi en tout début d'année mes lectures pour le prix ELLE, ce travail de longue haleine que je n'avais pas connu sous cette forme auparavant, le peu que j'en ai retiré au final question qualité littéraire, le beaucoup que j'en ai puisé amicalement, ma déception de ne pouvoir assister à la soirée qui clôturait l'ensemble et finalement ma quiétude de rester ainsi ... dans l'ombre.

Ce que je retiendrai aussi, ce seront ces quelques pas dans Nantes et au salon du livre de ma région, en bonne compagnie, un départ. De l'amitié qui fait fleurir ma boîte aux lettres et sourire les jours gris. Des conversations dans un café au nom de sphère. Des livres, des livres, encore des livres, et ce sentiment étrange de devoir ralentir le rythme à un moment donné, pour pouvoir mieux le conserver ... L'écriture, qui s'est faite plus rare ici, et que j'aimerais reprendre, plus sereinement.

Allez, 2010 sera très certainement riche en lectures de toutes sortes...et j'ai hâte de continuer à entamer cette PAL qui recèle, dirait-on, de jolis coup de coeur à venir !!

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28 décembre 2009

L'Ombre du vent, Carlos Ruiz Zafon

l_ombre_du_vent"- Eh bien, il s'agit d'une histoire de livres.
- De livres ?
- De livres maudits, de l'homme qui les a écrits, d'un personnage qui s'est échappé des pages d'un roman pour le brûler, d'une trahison et d'une amitié perdue. Une histoire d'amour, de haine et de rêves qui vivent dans l'ombre du vent.
- Tu parles comme la couverture d'un roman de gare Daniel.
- Ça doit être parce que je travaille dans une librairie et que j'en ai trop vu défiler. Mais cette histoire-là est réelle. Aussi vraie que le pain qu'on nous a servi a au moins trois jours. Et comme toutes les histoires réelles, elle commence et finit dans un cimetière, encore qu'il ne s'agisse pas du genre de cimetière que tu imagines."

Un matin, un père emmène son fils vers un lieu secret, caché au fin fond d'une Barcelone tortueuse, le Cimetière des livres oubliés. Il s'agit d'effectuer une sorte de rituel. L'enfant devra y choisir un ouvrage, en prendre soin tout au long de sa vie, et conserver le silence sur l'endroit étrange dans lequel il l'a trouvé. Daniel Sempere choisit un volume au titre évocateur L'Ombre du vent, d'un certain Julian Carax. Sans le savoir, il vient d'emporter avec lui l'objet qui va décider de son avenir et en bouleverser les contours...

heartVous êtes déjà nombreux à être rentrés dans ce roman, vous comprendrez donc aisément l'effet qu'il a pu produire sur la lectrice et l'amoureuse des livres que je suis. A peine y avais-je glissé un oeil, une attention, ma lecture, que j'ai été aspirée par une intrigue captivante telle que plus rien d'autre n'avait soudain d'importance à mes yeux... Il fallait que je sache ce qu'il était advenu de Julian et ce qui allait advenir de Daniel, peu importe la qualité de l'écriture, la musique des phrases ou le nombre de pages. M'est revenu en fait, et encore une fois, avec ce récit le plaisir que l'on me raconte des histoires, et ce n'est pas rien.
Intrigues, policiers sanguinaires, belles jeunes filles éthérées, librairies labyrinthiques, mystères, secrets et autres ingrédients efficaces sont largement distillés dans ce roman dans lequel je vous recommande chaudement de plonger - si ce n'est encore déjà fait - à votre tour. Je vous prédis un voyage décoiffant. Une lecture idéale pour ces quelques journées de vacances... Pfiou.

"Je n'avais jamais entendu mentionner ce titre ni son auteur, mais cela n'avait pas d'importance. La décision était prise. Des deux côtés. Je pris le livre avec les plus grandes précautions et le feuilletai, en faisant voleter les pages. Libéré de sa geôle, il laissa échapper un nuage de poussière dorée. Satisfait de mon choix, je rebroussai chemin dans le labyrinthe, le volume sous le bras, le sourire aux lèvres. Peut-être avais-je été ensorcelé par l'atmosphère magique du lieu, mais j'avais la certitude que ce livre m'avait attendu pendant des années, probablement bien avant ma naissance."

bouton3 Note de lecture : 5/5 - Le Livre de poche - 978 2 253 11486 4

Un grand merci à qui me l'a gentiment offert ! J'ai mis du temps à l'ouvrir enfin...objectif_pal

Quelques lectures parmi d'autres ~ Chez Biblioblog - et chez Blog-O-Book -

Objectif Pal : 6/50

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27 décembre 2009

Antoine Emaz

"allégé dedansantoine_emaz

du coup ce rire rien fou
qui dévale long résonne dans un vide
loin

***

une plongée sans peur
sans résistance interne
une sorte de pente brusque
et ça verse sans fin autour

on ne bouge pas
c'est le reste qui fuit
poussé sur les bords
où l'oeil ne voit plus

une force déblaie on est
dans cette force
on la nomme rire
pour faire court
il n'y a rien de drôle
juste une surprise brusque
d'être sorti de soi

happé par un vide
on le connaît
mais d'ordinaire il est fermé

le rire file dans cette part au-delà
après ce qu'on peut voir
avec les mots

le plus proche serait peut-être
le rire muet des carcasses et leur danse
une sorte de transe
jusqu'à plus rien que la lumière

ce n'est pas tomber à n'en plus finir
il n'y a pas de peur dans ce trajet
cette boucle imprévue ou spirale
jusqu'à la verticale du temps

ensuite ça se défait on voit de nouveau
coaguler les murs
revenir les mots
et l'ordinaire étroit du jour

***

on écrit sur ce retour

au bout du rire
il n'y avait pas de mots
on en est sûr
pas d'images ni de souvenirs

on a seulement été d'un coup
désencombré d'être
comme tout en vrac hors
le linge sale d'une vie."

Extrait de De l'air, édité au Dé bleu, malheureusement indisponible mais vous pouvez retrouver l'auteur dans Cambouis, édité au Seuil en 2009, collection Déplacements.

Co errante en livre des extraits ici

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23 décembre 2009

Taguée bien gentiment...

... par Liliba qui me décerne un Certificat d'amitié si intimidant, me voici toute rougissante et toute embêtée pour désigner à mon tour 7 personnes à qui décerner ce prix. Vous êtes bien plus que 7 à le mériter. Chacune ou chacun à votre manière vous comptez dans ma vie blogosphérique et parfois également en dehors de cette vie là.

Co errante m'avait également demandé 7 vérités à formuler, et j'ai été incapable de rendre ma copie, encore une fois...

Bon, en ce moment, j'ai du mal à suivre...c'est certain, et le chiffre 7 semble me faire perdre tous mes moyens. Je suis très occupée et j'ai beaucoup de travail en dehors de ce lieu si douillet. J'aimerais rendre au centuple les surprises et autres marques d'amitié qui affluent vers moi et le temps me manque...et je le regrette.

Allez, aujourd'hui les vacances commencent...pour quelques jours.

Je vous souhaite d'ores et déjà à tous de très belles fêtes de fin d'année ! Et je vous les souhaite avant tout douces et affectueuses !

Ci-dessous, quelques photos d'étoiles glanées ça et là... et Eddy Mitchell sous son manteau blanc.

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joyeuxnoel

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20 décembre 2009

Miel et Vin, Myriam Chirousse

miel_et_vin"La vie peut être un océan noir d'amères désolations, mais il peut aussi y avoir, au milieu des vagues sombres, des terres bénies où serpentent des fleuves de miel et de vin."

Deux enfants grandissent sans se connaître. heart
L'un, né bâtard, considéré par tous comme un enfant "maudit" créant autour de lui mort et désolation, accèdera tout de même à sa filiation et à son nom en devenant Charles de l'Eperay. L'autre, une enfant trouvée dans les bois, recueillie par une famille noble des environs, deviendra une jeune fille connue sous le nom de Judith de Monterlant.
Ces deux êtres se rencontrent lors d'un mariage, s'attirent avec une violence évidente.
Pourtant, Judith en épousera un autre.
Devenus amants, ils seront pris par les tourments de l'histoire et de la révolution française.

Miel et vin, outre d'être une fresque romantique époustouflante, ainsi que vous le donne (je l'espère) à penser mon résumé, a la particularité d'être parcourue d'une langue riche et originale. Et j'ai aimé en être surprise et en être bousculée... Voici un roman dont il est bien difficile d'expliquer la magie et le pouvoir d'attraction. A-t-on jamais aussi bien décrit les profondeurs de la passion, ce mélange de perte de soi et d'insuportable évidence ? Je suis loin d'être une adepte de romans historiques, et pourtant j'ai été ici happée et tenue en haleine jusqu'au terme d'une écriture pleine de modernité et d'inventivité, et quelle galerie de personnages ! Vous trouverez effectivement dans les pages de Miel et Vin des prêtres tyranniques, des mères éplorées ou maternelles, des enfants à la peau douce, des inventeurs géniaux, des femmes un peu sorcières, un libraire fantasque aux murs de livres, des révolutionnaires passionnés et des nobles accrochés à leurs privilèges...

Myriam Chirousse a pris le parti de donner dans son roman la parole à un des enfants de Judith. C'est donc elle qui raconte l'histoire et ces évènements qu'elle n'a pu connaître, sauf de l'intérieur du corps de sa mère, sauf en supposant une vie antérieure, un regard céleste difficile à concevoir...et c'est un des éléments forts de ce roman, qui vous donne une idée du talent de l'auteure... Et c'est toute la substance, et la richesse, de l'extrait que je vous livre ci-dessous... L'histoire d'une naissance. Chapeau Madame !

"Alors quelque chose m'arrive comme une noyade, comme un engloutissement dans des sables mouvants. Toutes les images du monde qui flottaient devant moi s'estompent l'une après l'autre et je tombe dans un trou sans mémoire. J'essaie de retenir quelques éclats de ce que je peux voir - je suis sur un cheval, je suis grande et je suis brune, je fume des cigares fins dans un salon aux fauteuils capitonnés, un jeune homme déclame de la poésie, on m'appelle comtesse et je distingue un port blanc, des eaux turquoise qui lèchent les roches rouges d'une île ensoleillée, je sens l'odeur des pins et la chaleur, je vois ma vie, des éclats de ma vie, de ce que sera ma vie... peut-être... ou peut-être pas... Je ne sais plus. J'ai mal et j'ai peur. Peut-être que tout n'était qu'un mirage et que je n'ai jamais pu voir ni le présent, ni le passé, ni le futur, ni rien. L'autre monde m'aspire et rien n'y est écrit nulle part. La lumière m'ébl..."

bouton3 Note de lecture : 5/5 (Coup de coeur oblige !)

ISBN 978 2 283 02367 9 - 24.50€ - JUIN 2009

J'en profite pour réduire ma PAL d'un exemplaire (50-5) - Je participe en même temps au challenge des coups de coeur de la blogosphère compilés par Théoma - Ce titre est un coup au coeur de Clarabel et je l'ai lu un peu aussi pour cette raison (donc merci !!) - Keisha l'a lu également et s'est retrouvée dans une ambiance nostalgique, sensuelle et bucolique - 500 pages avalées le temps de dire ouf chez Biblioblog - Une lecture détente pour Kathel qui émet quelques réserves judicieuses - ... n'hésitez pas à me confier vos liens !

Le blog de Myriam Chirousse

Objectif Pal : 5/50 objectif_pal   coeur_vs3

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18 décembre 2009

La petite et la grande

lapetiteetlagrandeSi vous le vouliez, cette petite vie
Que vous menez, qui vous mène
Pourrait être la grande vie
C'est-à-dire la valable vie ;

Si vous le vouliez, cette petite âme
Qu'en vous entretenez et nourrissez
Pourrait être une grande âme
Pareille au cosmos indicible :
Partie du lui
Essence et substance de lui.

Et, si vous le vouliez,
Tout en continuant à les faire,
Tous les gestes de l'existence
Seraient comme beaux
Seraient comme avenus et non nuls
Au lieu d'être entachés comme ils le sont
De la misère qu'ils crient, et de la
Revendication qu'ils comportent.

Si vous le vouliez, le pourriez
Et le monde, au lieu de continuer
Comme il le fait, par l'esclavage accru
De vos efforts, de vos croyances
Et des méticuleux et farouches suicides quotidiens
Le monde, il soufflerait un instant
Et, prenant une autre route, délivré
Il serait autre et soudain vraiment jeune.

Il reprendrait le courant
Accru de votre prix acquitté
Et de votre estime soulevé.

Adrian Matlev (1910-1964)

Extrait de C'était hier et c'est demain, Anthologie Le Printemps des poètes, Mars 2004

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16 décembre 2009

En cours de lecture...

cartes"François distribue. Le verger brûle à l'intérieur de Judith. Un regard noir glisse sur ses épaules comme une lente caresse lui dérobant la vie. Quatre de carreau.
- Cousine, tu n'as pas mieux ?
Non. Et inutile de feindre, elle se moque bien de perdre. Elle joue un autre jeu, dont elle ne sait rien. Elle goûte l'étrange folie qui prive de sommeil les chats la nuit. Il la regarde. Là-bas. Debout. A une vingtaine de pas dans le dos de Philippe de Marbourg, au pied d'un arbre biscornu. Seul, indifférent à tout ce qui s'agite autour de lui. D'ailleurs, rien ne s'agite à son entour. L'air qui l'enveloppe semble aussi infranchissable que la pureté silencieuse des glaces."

Extrait de Miel et vin de Myriam Chirousse aux éditions Buchet Chastel

Je prends le temps de déguster ce pavé ma foi plutôt passionnant...je ne suis pas en pause, mais presque...je suis débordée...je ne suis pas loin.

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12 décembre 2009

Bientôt Noël...

...décoration et fétichisme s'invitent à la maison.

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Et vous, elles ressemblent à quoi vos décorations fétiches cette année ?

Je vous propose ce week-end un petit défi photo, pour se mettre dans l'ambiance...et parce que je suis bien curieuse. Des envies, comme ça, de voir fleurir sur vos blogs du clinquant, du brillant, du festif, des bonhommes rouges à barbe blanche, etc... Si cela vous tente, il vous suffit de mettre un lien vers votre billet en commentaire ! (Finalement, il n'y a plus de délais, c'est pour quand vous voulez...)

Vos décos ~ Canel avait déjà anticipé le défi, et récidive - Emmyne voit Noël en rouge et vert  - Aifelle a glané autour de chez elle du brun et du doré - Flo nous offre des touches de lumière - Hambre a photographié son sapin, son calendrier de l'avent et son chat - Saxaoul inaugure son premier sapin au son du grelot  - Amélie a bravé la chaleur de Nice pour mettre sa maison en esprit de Noël, et elle a bien fait - Un petit tour chez Véronique - L'or des chambres nous emmène dans son village de Noël - Bel Gazou s'est fait surprendre par décembre - Bellesahi a installé ses objets traditionnels au creux de sa maison - Sandrine fait sécher ses bonnets de Noël - Liliba aime son sapin paré de blanc - Chez Val, il neige mais heureusement les rennes sont là pour aider le père-noël ...

Merci à vous !

Et pour tout voir en un seul coup d'oeil, il suffit de cliquer sur ma Liste de partage, c'est par ici.

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10 décembre 2009

Fragments de bleu, Catherine Leblanc

fragments_de_bleu"Quand surgit la haine dans mon amour, ce qui me sauve, c'est qu'elle ne gagne pas. Quand s'installe la fatigue dans mon amour, ce qui me délivre, c'est ma colère. Le seul état que j'ignore, c'est l'indifférence. Toujours, toujours je te cherche, et chaque fois, tu me trouves."

Une femme se penche sur sa vie, sur son amour déjà vieux de trente ans, sur tout ce qui façonne son quotidien au présent et au passé, sur ce temps qui passe, qui fuit et dont on ne retient souvent que des fragments, des souvenirs, des pans de bleu qui éclairent notre route, notre ciel.
On l'imagine la cinquantaine passée. Et elle avoue, sincère, ces luttes laissée sur le côté, les enfants grandis, ces deuils à intégrer...
Elle s'adresse à son compagnon, mais aussi à elle seule, dans un récit intime attentif à l'instant, vibrant.

On pourrait penser que l'auteure élabore seulement dans son roman un constat de vieillesse mais il n'en est rien... Le récit de Catherine Leblanc annonce délicatement les prémices d'une nouvelle histoire, riche de son passé, vive de nouveaux désirs, une vie emplie de la promesse d'un éternel recommencement.

Rédigé comme un journal, Fragments de bleu se lit très agréablement et résonne de quelques échos en soi. J'en ai aimé l'écriture, vraiment, mais j'en ai parfois aussi regretté le manque de densité (ma soif était-elle trop grande ?)...
Malgré tout, je soupçonne cette lecture d'avoir quelques effets à long terme, de laisser sans y toucher des traces de réflexion en mémoire...alors attendons.

"Bien sûr, on pourrait tout recommencer ailleurs, bien sûr. Mais est-ce qu'on écouterait cette musique qui brise nos coeurs ? Est-ce qu'on serait autant pardonnés, délivrés, simplement couchés là, comme des félins sur le sable, avec notre vie rassemblée, à la fin de la chasse, et dans l'été qui traîne un peu ?"

bouton3 Note de lecture : 3.5/5

ISBN 978 2 35754 009 5 - septembre 2008

Merci Cathulu ! - La lecture d'Aifelle - Le site de l'auteure -

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