30 juillet 2010

Objectif Pal 2ème - Marche à suivre

Ma proposition est cette fois-ci de s'astreindre à un titre par mois, soit 12 livres de août 2010 à juillet 2011, en intitulant pourquoi pas ce rendez-vous mensuel Objectif Pal du mois de... à vous d'adapter la chose à votre convenance !! Pour ma part, je pense ne pas prendre en compte les titres empruntés entre temps en bibliothèque, les nouvelles acquisitions ou les titres parus à partir de août 2010 (qui entrent eux de plein fouet dans le challenge 1%).Vous trouverez dans ma colonne de droite une catégorie de lecture de Pal mensuelle visible, enfin je l'espère ;o)... (ex : Lectures - Objectif Pal de Septembre).
Le support en sera un billet flottant que je mettrai en place dès le début de chaque mois, et sur lequel vous pourrez poster, en commentaire le titre et le nom de l'auteur de votre lecture de Pal mensuelle, ainsi que le lien vers votre billet, à tout moment et à votre convenance. J'aimerais également beaucoup que vous rajoutiez à tout ceci un petit commentaire tel que "coup de coeur", "déception", "bonne surprise", etc... à vous de voir, merci !!
Le billet sera réédité avec vos liens et en une sorte de petit bilan, à chaque fin de mois sur ce blog.

Pour moi, c'est plus pratique et plus fluide, et pour vous je l'espère plus souple. Cela vous convient ?

Pour mieux comprendre, n'hésitez pas à consulter les commentaires du bilan de septembre :
http://antigonehc.canalblog.com/archives/lectures___objectif_pal_de_septembre/index.html

Pour l"instant, tout cela fonctionnne "comme sur des roulettes" !! Merci à vous !

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29 juillet 2010

Un temps fou, Laurence Tardieu

untempsfou"Depuis que je vous ai revu, depuis qu'à nouveau vous vous tenez là, à la lisière de ma vie, sans que ni vous ni moi ne sachions ce qui va advenir de nous, si proches et si loin encore l'un de l'autre, après vous avoir tant attendu, tant de jours, tant de nuits, découvrant ce que c'était d'attendre quelqu'un, l'attendre dans sa tête, l'attendre dans son corps, devenir cette attente, ne pouvant me résoudre à ce que vous ayez été qu'un éclat dans ma vie, quelques minutes de saisissement qui m'auraient fait entrevoir un royaume que j'ignorais, puis plus rien, depuis que votre présence si proche me fait éprouver pour la première fois combien le désir d'un homme peut faire vaciller une vie, l'anéantir, la pulvériser, bouleverser un corps, l'assoiffer, et qu'à cela il semble qu'il n'y ait pas de limites, aucune limite [...], depuis que vous êtes là, à nouveau, des souvenirs ressurgissent."

Maud a rencontré un homme un soir de fête. Assis tous les deux dans un coin, ils se sont dévorés des yeux, reconnus, désirés. Six ans plus tard, un coup de fil et la voix de l'homme à nouveau au téléphone fait renaître l'attraction chez la jeune-femme, écrivain et maman d'une petite Marie de six ans. Ils se revoient, pour un projet cinématographique, et s'aiment cette fois-ci pour de bon, physiquement, pleinement. Mais leur vie est occupée, ailleurs, dans le réel ...et la vie, justement, invente parfois ce que nous n'avions pas su imaginer.

J'avais eu pour un précédent livre de l'auteure, Rêve d'amour, un énorme coup de coeur de lecture, un sentiment naturel devant un roman ainsi mené tout en émotion heurtée, en talent si évident. Il était question de rechercher une mère à travers la voix de l'homme qu'elle avait aimé, en secret. L'écriture de celui-ci m'a laissée un peu plus dubitative, peut-être trop de fluidité dans les phrases, presque un sentiment de facilité. Cependant, la palette de sentiments que Laurence Tardieu développe dans son récit m'a beaucoup touchée, malgré les défauts de son texte. J'en garderai certainement des traces.
Après une première partie exaltée, une seconde moitié, moins haletante, plus raisonnée, donne heureusement une profondeur et un relief bienvenu à l'histoire qui permet de refermer ce livre avec une grande sérénité.

Une lecture passionnée, qui sait parler - malgré mes réserves - avec justesse du désir féminin et de l'attachement.

bouton3 Note de lecture : 3.5/5 - Ldp - 6.50€ - mars 2010

Sébastien souligne la platitude du style et je rejoins son avis - Laure, quant à elle, nous parle de la délicatesse de Laurence Tardieu et voilà que je suis d'accord aussi - Pour Clarabel, c'est beau et parfois un peu long- Véro décrit très bien l'ambiguité de cette lecture - Leiloona est du même avis...

Je vous laisse quelques temps...à bientôt !

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28 juillet 2010

Vu hier au soir...

Les regrets, un film avec Yvan Attal et Valéria Bruni-Tedeschi.
Hasard ou coïncidence, ce DVD - sorti en février 2010 - est un mix assez troublant de mes dernières lectures Sept ans de Peter Stamm ou Un temps fou de Laurence Tardieu que je termine...
A voir, pour brûler de passion ;o).

Mathieu Lievin, 40 ans, architecte parisien, prend la route pour rejoindre la petite ville de son enfance où sa mère vient d'être hospitalisée en urgence. Dans la rue, il croise Maya, son amour de jeunesse, qu'il n'a pas revue depuis quinze années. Accompagnée d'un homme et d'une petite fille, elle ne lui adresse pas la parole. Deux heures plus tard, le téléphone sonne dans la maison familiale : c'est Maya qui l'invite à venir la retrouver chez elle. Il hésite un court instant puis accepte... (Synopsis par allociné)

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27 juillet 2010

En cours de lecture...

untemps"Je me suis levée. J'ai marché, pieds nus, jusqu'au salon. J'ai ouvert la fenêtre. La nuit était tiède. J'ai senti, sur mon visage, le souffle de l'air, et c'était comme une caresse, longue, et lente, et apaisante. J'ai pensé à vous qui n'aviez jamais pris mon visage entre vos mains. J'ai pensé à votre bouche, à vos yeux, à vos mains. J'ai essayé de les revoir. Je n'y parvenais pas : vos traits se dérobaient à moi. C'était douloureux."

Extrait de Un temps fou de Laurence Tardieu, Editions Stock
(Pour l'instant, malheureusement, je ne retrouve pas dans ce roman le style tant aimé auparavant, dans Puisque rien ne dure et Rêve d'amour...)

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25 juillet 2010

Sept ans, Peter Stamm

sept_ans"Je me suis assis au bord du lit, me suis frotté les yeux, honteux de mes pensées. Lorsque Iwona m'a effleuré le dos, j'ai sursauté et me suis levé d'un bond. Elle m'a dit qu'elle avait prié pour que je lui adresse la parole. Elle s'était déjà assise plusieurs fois non loin de moi dans ce Biergaten, mais je ne l'avais jamais remarquée. Ça m'a fait froid dans le dos. La pensée qu'Iwona m'eût choisi avait quelque chose d'inquiétant. Pourquoi moi ? Elle m'a donné aucune réponse. Il faut que je parte, ai-je dit rapidement. J'ai noué mes lacets dans l'escalier."

Alors qu'Alexander est au terme de ses études d'architecture et qu'il s'apprête à suivre une voie toute tracée, sa rencontre avec une jeune polonaise effacée, et laide, va contre toute attente bouleverser sa vie.
C'est pour répondre à un défi de groupe qu'il l'aborde, et pour suivre une fascination sulfureuse et inexplicable qu'il va la revoir. Pourtant, près de lui il y a la sublime et parfaite Sonia qui ne demande qu'à partager sa vie. Après un séjour à Marseille, il lui demande de l'épouser. De retour à Munich, ils s'installent ensemble et concrétisent leur projet d'agence. Cependant, Iwona reste présente dans les pensées d'Alexander, et lorsque sept ans après leurs premiers échanges une lettre fait son apparition, l'attachement étrange qui le lie à la jeune-femme le pousse à la contacter.

Ce roman à l'ambiance très allemande, a un charme dérangeant et prenant. Et pourtant, Alex, l'anti-héros de cette histoire, dont on suit pas à pas les mouvements et les aveux, ne s'avère pas être un personnage très sympathique à la lecture. Il trompe tout le monde. Il abuse sans grande culpabilité d'une jeune-femme sans défense, amoureuse, bigote, laide, sans-papiers, qu'il semble ensuite ne pas se soucier de laisser sans nouvelles.
Là où l'auteur fait preuve de talent c'est en nous démontrant combien l'humain est fait de cela, d'une certaine médiocrité, d'une méchanceté latente, mais aussi d'une infinie complexité de sentiments et d'actes. Aucun des protagonistes de cette épopée amoureuse n'est sans défaut ou failles, ils nous ressemblent un peu sans doute mais ce n'est pas ce que l'on a envie de croire ou d'entendre.

Une lecture distrayante et inquiétante qui traite avec dextérité de la dépendance amoureuse, et souligne avec brio les travers humains.

bouton3 Note de lecture : 4/5 - Christian Bourgeois éditeur - 18€ - Février 2010

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24 juillet 2010

Envie de...

... m'asseoir avec toi - et eux - au bord d'une rivière.

envie_de

(Et création ainsi d'une mini-rubrique, avec du tout et du rien...juste une envie de, de temps en temps.)

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22 juillet 2010

Caos calmo ... en DVD

caos_calmoSuite à la mort brutale de sa femme - survenue alors qu'il en sauvait une autre sur une plage, plus loin - un homme décide de rester devant l'école de sa fille le jour de la rentrée. Pendant plusieurs jours, des semaines, il navigue entre sa voiture, le banc du square, le café du coin, il surveille la fenêtre de la classe de son enfant, travaille sur place, reçoit ses collègues, sa famille, ses amis et finit par serrer beaucoup de monde dans ses bras...

Vous connaissiez sans doute déjà cette histoire, pour l'avoir lue ou repérée en version roman. Après avoir lu le livre il y a quelques temps, m'est venue dernièrement l'idée de visionner le film à son tour.
D'ores et déjà, je peux vous dire qu'il est au plus haut point fidèle au roman, donc de ce côté là, aucune surprise. J'ai par ailleurs trouvé Nanni Moretti très crédible dans le rôle, et la petite actrice assez formidable. chaoscalme
Alors bien sûr l'action évolue à un rythme très lent, et le spectateur peut se demander (pour qui n'a pas lu le livre) où tout cela va nous mener au final, toute cette attente et ces circonvolutions autour d'une place. Et bien à briser ce chaos calme inexplicable qui a pris possession du personnage, et à comprendre finalement que lorsque quelqu'un décide de s'arrêter soudain, cela crée bien du mouvement alentour... Cela m'avait échappé côté papier. Une interprétation qui m'a finalement touchée bien plus en profondeur que le roman dont il est tiré, pour une fois...comme quoi.

Sorti en DVD en juin 2009 - LdP Février 2010

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19 juillet 2010

Ma grande fille...

...a eu neuf ans aujourd'hui. J'attends avec impatience les vacances. Mon modem s'est transformé en box. Et je suis un peu débordée. Mais je lis, si si. A partir d'aujourd'hui, je suis là...en pointillés.

bookrose2

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18 juillet 2010

Famille, tracas et Cie, Laurie Colwin

famille_tracas_et_cie"Sa vie intérieure était divisée en trois parties : elle était maintenant une femme mariée, et avec son mari, Theodore Cornelius Parker, elle créait une entité connue sous le nom "le Couple". C'était comme un musée rempli de conversations au petit déjeuner, de disputes sur l'endroit où a été rangé le trousseau de clés supplémentaire, de dîners, de séances de cinéma, de douches prises ensemble, de projets communs. Pour le meilleur et pour le pire, et pour l'embarras général. Il fallait prendre des décisions : essayer de concevoir un bébé au début de l'été - décision commune. En fin de compte, un bébé apparaîtrait, et Jane Louise aurait une section mentale supplémentaire, un quart de son esprit consacré à "l'Enfant". Ils auraient alors une entité à eux appelée "la Famille"."

Jane Louise vient d'épouser Teddy. Et même si son mari est le plus charmant des conjoints, elle ne cesse de se poser des questions existentielles sur leur couple, son travail dans une maison d'édition, leurs familles, leurs amis. Il faut bien dire que malgré des apparences lisses, Jane Louise est entourée de personnages rocambolesques comme ce collègue Sven, obsédé par les femmes, ou son amie Edie, traiteur, confectionneuse de gâteaux mirifiques, qui voudrait bien imposer à sa famille l'homme de sa vie. Malgré ses doutes, la vie de Jane Louise suit un cours assez limpide. Peut être était-il simplement nécessaire d'accepter l'inattendu et la joie de la vie ?

Voici un livre à l'attrait irrésistible qui a bien répondu à mes attentes dès ses premières pages, même si j'ai fini - à la longue - par m'ennuyer des tergiversations de Jane Louise et de ses inquiétudes. Et pourtant, il y a beaucoup à picorer dans les histoires de Laurie Colwin, encore une fois. Ici, le voile des illusions est soulevé et il apparaît enfin à Jane Louise en fin de roman que le bonheur peut être là où on ne l'attend pas, que ce n'est pas forcément nécessaire de tant y réfléchir, qu'il peut exister en dehors de la norme et des conventions, dans la simplicité des actes et des sentiments. Vous y trouverez également beaucoup de réflexions judicieuses sur la famille, belle-famille, relations amicales, etc...

Une lecture qui vaut par la galerie de ses personnages, son ambiance élégante et sa causticité fine.

bouton3 Note de lecture : 4/5 - Le Livre de Poche - 6.50 € - Mai 2009

Comme moi, Clarabel est accroc au style Colwin mais ce titre n'est pas son préféré - Une petite bio/biblio-graphie de l'auteure chez Florinette

objectif_palObjectif Pal : 50-10

(Préparez vos calculatrices, si tout va bien, à date anniversaire, en août, L'objectif Pal fera ses comptes !!)

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16 juillet 2010

J'aime

c'est évident - et pourtant,bleu
j'aime - souris un peu, tu t'inquiètes,
sois rassuré, ni passion ni outrage -
idée absurde, infidèle,
lis les mots que mes lèvres prononcent -
écoute - crois.
après viendra le moment, pour tomber et douter

j'aime - apprends à l'entendre -
comme si c'était une musique tendre - ovale - voltigeante,
comme si demain n'était pas blessé -
dormir sans le regard des étoiles la lune y a déjà pensé,
lis dans mon regard combien rien n'est grave
tu chuchotes des mots fous,
tiens le rebord du monde il ne vacille pas

direction nulle part, j'aime -
tu ne crains rien,
jeter sur l'herbe ce qui plait,
et plier sous soi son corps et ses jambes -
absurde, il y a de la fuite dans ce jeu,
utilise le peu de l'été -
sois la branche qui cherche le ciel, pour voler,
urbaine et tranquille est la ville qui soutient tes pas -
lis dans ses creux les scènes qu'elle t'envoie,
t'échappe la texture des mouvements -
carresse alors la surface,
pour avancer il suffit parfois de tanguer,
apprendre à m'attendre ne sert à rien

bruime, rupture, tempête
tambourine l'eau qui s'écoule du toit,
libérée elle s'écrase sur le bois,

j'aime -
dommage que dure le bruit,
dommage que les nuages fassent pluie -
tu aurais préféré grand soleil,
la vie est plus forte version bleu -

j'aime,
tu maudis les chemins - la voie qui m'a conduite jusqu'ici,
les libellules savent se cacher parmi les brousailles,
tu n'as pas besoin d'air pour les disperser -
le temps des saisons n'est plus,
titubent aujourd'hui l'eau, le ciel et tes bras.

© Les écrits d'Antigone - 2010

Encore un petit morceau du travail effectué lors de l'atelier d'écriture déroulé le premier week-end de juin. Il s'agissait cette fois-ci de suivre un canevas, celui des lettres soulignées et de la ponctuation utilisée, canevas d'un autre poème dont nous n'avons rien su au final, ce n'était pas l'objet. Nous avions du temps devant nous, mais quelle épreuve difficile et quelle surprise de voir ce que l'esprit va ainsi chercher, plus loin. Voilà qui est très intéressant. A essayer chez soi pour ceux qui aiment les défis !!

Sinon, n'hésitez pas à aller lire Bleu, la maison message, par Emmanuelle Pagano, une nouvelle inédite publié sur Le Monde des livres d'hier.

Posté par LESECRITS à 20:45 - - Commentaires [6] - Permalien [#]