30 septembre 2011

A Single man

... ou comment Colin Firth peut être aux antipodes de Bridget Jones, parfois.

asingleman

Voici un film réalisé par Tom Ford (issu du milieu de la mode) qui m'a réellement scotchée.
(Sorti en DVD en septembre 2010)

Nous sommes à Los Angeles en 1962. George Falconer est professeur de Faculté. Il a perdu il y a peu son compagnon dans un accident de voiture et a du mal à trouver aujourd'hui un sens à sa vie. Sa meilleure amie, Charley, est toujours là pourtant, tendre et nostalgique, mais il est bien difficile de continuer à aimer après Jim...

D'excellents acteurs, une image léchée, parfaite, très esthétique, un rythme lent mais envoûtant, tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce film un petit bijou. Sensualité et grâce sont au rendez-vous pour aborder le thème de l'homosexualité, mais surtout ceux plus universels de l'amour et du deuil. J'ai aimé.

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28 septembre 2011

En poche...

uneann_e_trang_re"Il faut que j'aie des antennes, que je sois double en permanence, à l'affût du moindre signe, du moindre indice.
Mais ce qui complique la donne est que la fille au pair n'est pas une fille dans une simple situation de travail. On attend d'elle un service rendu mais aussi une présence particulière, une façon d'être, la construction d'un lien, on attend d'elle qu'elle donne de son temps, de sa patience, de son énergie, comme le ferait une grande soeur éternellement bien disposée. On attend d'elle qu'elle mette en scène la touche d'exotisme qui fait la différence, celle pour quoi on l'a choisie et qui valorise la famille par sa présence "si particulière", par son style français inimitable, qu'elle même ignore évidemment."

Ce titre a été un coup de coeur de lecture pour moi lors de la rentrée littéraire 2009 !! N'hésitez pas à le découvrir en petit format.

Mon billet ici

heart J'ai lu - 5.60€ - Août 2011

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27 septembre 2011

Une fille formidable, Mary Wesley

Bonjour à tous ! Allez, je reviens... mais doucement, hein.
(Merci pour vos petits mots. La lecture m'est devenue douloureuse en ce moment... je ne sais pas pourquoi. Je reprends pied peu à peu...)

Il me tardait de découvrir Mary Wesley, après avoir lu tant de billets élogieux sur vos blogs... En bibliothèque, j'ai donc mis le grappin sur un exemplaire disponible, peu importe qu'il soit en gros caractères (ce ne serait pas la première fois)...
Cependant, je ne me doutais pas que la couverture (au charme tout oriental ?!) de ma trouvaille ne correspondrait pas du tout au roman qui se cachait à l'intérieur, ni que l'ouvrage recelait de petits coquilles rayées nerveusement par les lecteurs précédents, ni que le titre que j'avais choisi n'était plus disponible du tout chez l'éditeur...
Pfiou, ça c'est tout moi.

unefilleformidable

Bon bon bon, mais de quoi est-il donc question ? L'intrigue commence à Londres, en 1941, durant les bombardements. Une jeune-fille, Junon Marlowe, environ seize ans, erre dans la ville. Elle vient de laisser au train ses amis d'enfance, deux jeunes gens qui ont profité de ce moment spécial, leur départ pour la guerre, pour abuser lourdement de sa naïveté. Alors que dans la ville règne une atmosphère de folie, un homme distingué lui permet de se réfugier chez lui pour la nuit. Autour d'un whisky, ils noient ensemble leur inquiétude. Son hôte lui remet une lettre de recommandation pour son père, gentleman farmer installé en Cornouailles, puis décède subitement dans son sommeil. Effrayée, Junon s'enfuit, et ne sachant où aller, se rend finalement en Cornouailles où elle fera ainsi la connaissance de Robert Copplestone le père, et de son destin...

Je ne suis pas certaine d'avoir commencé par le meilleur opus de l'auteure tant plébiscitée, soyons honnête, mais ce petit roman au charme romantique, champêtre et désuet, a été une belle manière de remettre le pied à l'étrier du plaisir de lecture... Je n'en garderai pas un souvenir mirifique mais il recèle de beaux portraits, des conversations assez savoureuses et du burlesque en pagaille.

Une lecture à chiner, pour les inconditionnelles... ;)

Emprunté en médiathèque 

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18 septembre 2011

En panne...

enpanne... d'envies de lecture. Non pas que je n'ai pas sous le coude de beaux romans à ouvrir (je m'excuse d'ailleurs auprès de mes prêteuses de tant tarder). Seulement, le plaisir s'est soudain envolé. Souvent, ce sont les coups de coeur qui me laissent chaos (le dernier Brigitte Giraud est vraiment bien à ce propos, vous devriez l'essayer), parfois les déceptions (je devrais renoncer à répondre aux sirènes éditoriales)... Aujourd'hui, il s'agit sans doute de cette rentrée qui me déboussole côté vie privée. Tout va bien, mais j'ai de nouvelles marques à prendre... et tout à coup bien moins à prouver, ce qui est assez déstabilisant en fait.

Bon, bref, une petite pause de quelques jours et je reviens toute réparée. A bientôt !

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17 septembre 2011

Place de Chine, Roland Hélié... Rentrée littéraire 2011

PLACEDECHINEPlace de Chine se veut réceptacle de listes, celles qu'un auteur aurait imaginé, comme un inventaire de ses propres expériences, de ses fantasmes et de ses jeux littéraires.

On note pour éviter l'oubli, l'accumulation rassure. 

Il faut dire que la naissance de l'auteur, déjà, a été une manière de contourner l'histoire, de tromper l'ennemi, de forcer la mémoire. Alors Roland Hélié cherche quelque chose dans ses textes, dans les phases de vies qu'il invente, c'est évident, et les phrases sont belles et le propos poétique, intéressant.

J'ai cependant trouvé l'ensemble pas assez dense...

"Elle est à la retraite depuis cinq mois et elle s'ennuie. Sa maison de Verrières-le-Buisson, trop grande pour elle toute seule, est néanmoins d'une propreté irréprochable. Pour tromper le temps, elle transforme en jeux les gestes banals, quotidiens. Faire chauffer son lait est celui qu'elle préfère. Le surveillant du coin de l'oeil, elle mime la distraction, fait semblant de l'oublier sur le feu, d'être occupée ailleurs. Au dernier moment, pour l'empêcher de déborder, elle se précipite et arrive parfois trop tard. Elle feint la colère mais au fond elle est ravie. Astiquer sa cuisinière lui fera passer la matinée. Elle se demande en épongeant le lait si elle n'est pas folle. Elle ne s'est jamais mariée."

bouton3 Editions rue Fromentin - 7€ - Septembre 2011 

Les autres lectures de la rentrée sont toujours chez Hérisson

L'avis de Liliba - L'irrégulière, plus conquise - Ainsi que Delphine 

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16 septembre 2011

Sortir ses étendards

stgilles1

Allez, une petite photo ramenée de la côte... et je vous souhaite un bon week-end !!

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14 septembre 2011

Pas d'inquiétude, Brigitte Giraud... Rentrée littéraire 2011

pas_d_inqui_tude"Ce fut [...] un début en douceur, sans la violence des mots, une auscultation tout en retenue, et en rentrant tournait dans ma tête la dernière phrase prononcée par le médecin. Plus je remâchais ce pas d'inquiétude, plus ma gorge se serrait. Pas d'inquiétude n'était pas compatible avec sans tarder, le médecin se contredisait, et en même temps je me rassurais, non, rien de plus normal, il voulait juste qu'un spécialiste prenne le relais, son sérieux était réconfortant, il valait mieux envisager les choses à temps."

Pas d'inquiétude raconte l'histoire d'une famille ordinaire, qui vient tout juste de prendre possession d'une maison neuve, dans un lotissement tel qu'il en pousse partout aujourd'hui, après avoir vécu pendant des années dans l'exiguité d'un appartement trop petit pour quatre. Le couple a décidé de garder les finitions pour plus tard, pour eux, par soucis d'économie.
Le rêve est donc là, enfin à portée de main, mais c'est la maladie qui s'invite. Medhi, le plus jeune est atteint d'un cancer. Alors, les travaux attendront, il faut s'organiser, prendre des congés. La mère venant tout juste de commencer un nouveau travail où elle doit faire ses preuves, c'est au père qu'incombe de laisser le sien de côté pour faire face à l'urgence. Le présent prend tout à coup toute la place.

Ce roman est d'un charme discret et profond. Brigitte Giraud excelle encore une fois, après son magnifique Une année étrangère, à se mettre à la place d'autrui. Ici, le narrateur est un homme. D'habitude, en de telles circonstances, c'est la douleur d'une mère qui nous est offerte, placée immédiatement au creux du ventre. Un homme, lui, ne sait pas toujours quoi faire de son inquiétude, il n'a pas les codes, il réagit différemment. Alors il tait sa peur, son infini désarroi et offre ce qu'il peut, sa présence, ses initiatives, et parfois ses maladresses. L'auteure a vraiment trouvé ici dans son écriture le ton juste pour nous en parler. 
J'ai reconnu également dans ces pages l'attitude qui a été la nôtre lors du séjour de Petit Dernier en service de néonatologie par exemple, cette volonté de minimiser l'inquiétude auprès de l'entourage, cette propension à s'isoler autour du noyau étroit et dur que l'on forme soudain. A ce moment là, comme ce qui se passe dans ce roman-ci et que je tairai pour conserver le mystère de la découverte, tout geste de générosité, de compassion sincère, devient terriblement réconfortant et lourd de sens.

Une lecture de rentrée qui mérite vraiment que l'on s'y intéresse.

heart Coup de coeur ! - Editions Stock - 19€ - Août 2011

Les autres lectures de la rentrée sont toujours chez Hérisson

 Sinon, bonne nouvelle, Brigitte Giraud sera au Grand R à deux pas de chez moi... tout bientôt [lien]

Ce titre est dans la première sélection du Prix Médicis

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13 septembre 2011

En cours de lecture...

_crire_famille"Ma femme avait pris en grippe notre existence, et je sentais monter en elle tous les signes de la frustration. En quelques mois, elle avait semblé ne plus se reconnaître, jusqu'à se renier, tenir un discours parfois blessant et suspecter les personnes avec qui elle partageait cette vie, moi en particulier, comme si j'étais responsable de ce qu'elle commençait à ressentir comme un échec. Alors la possibilité d'une maison que nous ferions construire était l'unique issue, la solution pour échapper à un quotidien qui promettait de nous étrangler. Notre quotidien qui, à y penser aujourd'hui, était simplement heureux parce que nous allions bien tous les quatre, mais nous n'avions pas conscience de cette évidence, non, ne nous sautaient aux yeux que l'inconfort et la promiscuité dans lesquels nous vivions."

"Mais nous imaginions que la vie se déroulait selon une ligne droite et que l'avenir serait forcément meilleur, nous pensions que la vie s'améliorait au fur et à mesure, c'est ce que nous observions autour de nous, chacun attendait ce qui allait le libérer, nous pensions que le bonheur était une conquête, une promesse, qu'il arrivait après une suite d'empêchements, après une série d'obstacles, une succession d'espoirs. Il manquait au départ toujours quelque chose, il manquait une voiture, un diplôme, un amour, un enfant, un appartement, un travail, un jardin, il manquait de l'argent, la vie n'était que manque mais le temps allait tout résoudre, allait tout construire, tout simplifier."

Extrait de Pas d'inquiétude de Brigitte Giraud, Rentrée littéraire 2011

(Je suis pour l'instant sous le charme, je l'ai presque terminé.)

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12 septembre 2011

Au cinéma

Bientôt...

Un heureux événement sortira le 28 septembre en salles.
Il est tiré du roman éponyme d'Eliette Abécassis, que j'avais beaucoup aimé lire à l'époque, et qui avait eu le mérite au moment de sa sortie de briser quelques tabous.
En effet, même si donner la vie est merveilleux, il est bon de s'entendre dire parfois que tout n'est pas toujours si rose bonbon (enfin rose layette !) dans le fait de devenir une jeune mère. Cela donne du courage pour les moments moins bons et préserve cette confiance en soi, si nécessaire, et que l'on perd si vite.

Par le réalisateur de Le premier jour du reste de ta vie.

Et puis, j'ai vu hier... Tu seras mon fils

Un film terrible, émouvant. Des acteurs magnifiques et des rôles certainement très éprouvants à jouer. 
Heureusement, l'amour qui unit Martin à sa jeune femme est comme une lumière, une respiration, un coeur qui bat contre l'adversité du père, sa cruauté.
Allez, je n'en dis pas plus ! J'ai été très touchée.

Aifelle est plus bavarde que moi et est la tentatrice.

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11 septembre 2011

Faire sa grenouille

Sauter de nénuphar en nénuphar. Puis, se figer sur une pierre. Pour l'éternité, prendre la pose.

grenouille

Bon dimanche !

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