so long luise"Cette histoire avec l'anglais, j'y reviens, il ne s'agit pas tout à fait d'un mensonge si on y regarde bien. D'accord j'ai fait croire que, etc., et on m'a décerné des prix auquel je n'avais pas droit, strictement parlant. Mais enfin, j'avais réellement besoin de ce détour, de cette langue-de-traduction sans quoi je n'aurais rien pu dire.
[...] Disons qu'un double filtre ou bien le doublage d'une artificialité par une autre était mon recours pour faire saisir la naïveté d'une sensation et le travail de langue s'y afférant, sans que ni la naïveté ni le travail ne s'annule ou ne pèse.
And fuck the purists and their sel-sufficiency."

Au terme de sa vie, une femme écrivain rédige son testament pour celle qui partage son existence depuis des années, Luise, artiste peintre.
Reconnue pour ses écrits, cette vieille dame n'est pourtant pas comme les autres, on apprend au fil de sa plume combien tout cela n'est que poudre aux yeux, combien son parcours fut en fait un flamboiement et le règne d'un monde imaginaire foisonnant...

Autant l'avouer d'emblée, j'ai été assez déstabilisée par l'écriture de ce roman très particulier. Au tout départ, le propos se mêle d'anglais et passe du coq à l'âne. Alors soit, bien sûr, on le comprend puisque l'on suit les pensées d'un personnage haut en couleur. Puis, la beauté de certaines pages ennivre tellement que l'on a envie de continuer et de s'engloutir dans les mots de Céline Minard. Puis encore, des lutins prennent le pouvoir, et on ne sait plus tellement ce qui se passe réellement alors les pages se tournent... un peu vite.
Une lecture qui m'a laissée assez désapointée, et intriguée.

Editions Denoël - 17€ -Août 2011

Jubilatoire pour Cathulu (Merci !!) - On aime ou on déteste pour Keisha 

Une des raisons pour lesquelles je me suis accrochée est également que Céline Minard viendra le 15 décembre au Grand R/Maison Gueffier (La Roche sur Yon) à 19h pour une lecture d'Olimpia, et que je compte bien assister à ce moment, afin de la comprendre un peu mieux.