talons

Si il le faut j'y retournerai
Dans l'antre qui sait épouser mon corps
Tant pis si je demeure étrange
Tant pis si je ne ressemble pas à celles
Qui dansent sur des hauts talons
Dès que l'été darde sa chaleur

Fidèle à moi-même je m'éclipse déjà
Quêtant l'oubli comme une évidence
Une conclusion familière

Tu as su être différent
Bouleverser mes multiples remparts
Provoquer la rencontre
Et j'écris gauchement en réponse
Ce poème un peu pâle en forme de merci

© Les écrits d'Antigone - 2012