jouvence

En pleine conscience j'effleure
Ta présence fugitive
A quand un prochain départ ?
A quand à nouveau ton absence ?

D'un rien tu t'envoles
A peine je me retourne
Et c'est l'évasion

Même là accoudé à ma table
Tu manques
Même ta tête au creux de mon cou
Tu manques

Soulagée d'un sourire retrouvé
Et puis brouilllée embrouillée
Du souvenir des contrariétés
Qui me blessent et te blessent

Nous deux c'est un peu
L'oiseau des mers
Qui aurait épousé un Edelweiss

© Les écrits d'Antigone - 2012