icicava"Difficile de savoir exactement à quel moment les choses commencent à renaître. Peu importe, l'essentiel étant qu'elles renaissent. D'une façon ou d'une autre. Dans la boue. La nouvelle lumière du soleil. Les protéines. Les cendres. Les larmes."

Ema et le narrateur s'installent dans une maison bringuebalante qu'ils tentent de retaper. On apprend petit à petit qu'elle appartenait au père du jeune-homme et qu'un drame s'y est déroulé, faisant fuir sa mère et ses deux enfants au loin.
Pour l'instant, aucun des membres du couple ne travaillent, enfin si ils travaillent, à se reconstruire, se retrouver, retrouver les souvenirs d'un passé d'avant les sept ans du garçon devenu grand.
Ema apprend la langue des signes, soigne un petit rongeur, s'épanouit sous les yeux de son compagnon. La vie est douce, sereine, authentique, présente enfin, et elle transpire par toutes les pores de leur peau qui change et s'aguérit.

Ce petit roman de Thomas Vinau est beau, dans sa douce et naïve simplicité apparente. Il explore des thèmes qui me sont chers comme la lenteur, la vie d'une rivière, le regard que l'on porte sur l'autre, la renaissance, la reconstruction.
J'y ai croisé cette lumière particulière qui éclaire parfois les romans que l'on aime.

Une lecture de rentrée, délicate et poétique, qui mérite son joli coup de coeur !

Editions Alma - 14€ - 16 Août 2012 - Coup de coeur !!

Anne l'avait lu la première et m'a incitée à l'ouvrir

challenge2012

 

 

 

Challenge 1% rentrée littéraire 2012 : 1/7
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