13 mars 2016

Rue des livres

rennesmontage

Rencontre de blogueurs et blogueuses hier à Rennes à l'occasion du festival Rue des livres. Pour ma part, cela a été l'opportunité de rencontrer enfin Enna, Gambadou, Claire (A propos des livres), Géraldine, Sylire, Sandrine, CanelYvon et sa femme Nicole. Gambadou avait organisé des navettes entre la gare et le festival (merci pour cette organisation !!). Comme je suis arrivée très tôt, j'en ai profité pour voir un ami (à qui je fais un petit coucou ici) et qui m'a conduite le matin sur les lieux. Petit moment de flottement à l'arrivée quand je me suis rendue compte que je ne connaissais visuellement qu'assez vaguement celles que j'allais rencontrer pour la première fois. Je pensais repérer facilement un groupe de filles (ah ah) et aussi qu'on me repérerait facilement avec mon écharpe orange (ah ah aussi, couleur en réalité grandement répandue). Ouf heureusement, Sylire m'a reconnue grâce à une photo mise dernièrement sur facebook. Nous avons ensuite déjeuné en pizzeria et c'est ce qui est magique avec les blogs, avec le fait que nous nous connaissons déjà, les conversations sont faciles et l'éventuelle gêne de la première rencontre s'envole rapidement. Ensuite, quelques unes d'entre nous sont allées écouter Sorj Chalandon, auteur intéressant et plein d'humour. Il était question surtout de son dernier livre, Profession du père, qui raconte son enfance, avec la distance nécessaire pour lui du roman... Il faudra que je le lise. Puis, Canel m'a entraînée à la découverte de Hubert Ben Kemoun. J'ai acheté La fille seule dans le vestiaire des garçons pour ma fille, mais j'ai en fait commencé le roman hier dans le train du retour (elle ne m'en voudra pas). Plus tard, je suis retournée voir l'auteur en compagnie d'Enna (nous nous sommes bien amusées). Toutes les deux, nous avons gâté nos fils avec un exemplaire de la revue Pop Corn (Star war for ever). Petit dernier était plongé dedans très tard hier soir (passionnant apparemment). Oh, il y a eu aussi ce mur couvert de post-it (coups de coeur de lecture), les photos de groupe rigolotes, des papotages... tout ce qui fait une rencontre réussie en somme.

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09 mars 2016

Nuit de septembre, Angélique Villeneuve

nuitdeseptembre

 "Le mot suicide, sifflant, corrosif, qui glisse et coule et partout se déverse en rongeant les peaux et les os."

Ce petit livre qui tient dans une main signifie beaucoup. Il est le récit qu'Angélique Villeneuve a voulu faire après, après la perte du fils. Il ne s'agit pas de parler de lui, pas vraiment, mais surtout du parcours de la douleur en soi et du chemin de la vie, qui prennent les mêmes routes. Après cette nuit de septembre, dont elle continue d'être sidérée, s'enchainent les rencontres pour ce livre qui a du succès, le quotidien. Elle vient parfois s'asseoir dans cette chambre dans laquelle il a décidé d'arrêter, et le temps passe, les objets changent de place, subrepticement, les premières fois après l'évènement s'accélèrent. Tous ces moments sans lui sont pourtant à vivre. Ça va aller, se dit-elle. Mais ils sont étonnants et doucement violents, muets, ces moments, et non ça ne va pas aller réellement tous les jours. Il manque quelqu'un dans le creux de la paume, dans le creux des hanches, il y a une présence, invisible et vibrante, où se niche toute la souffrance. Comment savoir que faire de soi après cette perte qui n' a pas de nom dans la langue française... comme un déni d'existence.

Je lis beaucoup en ce moment sur le sujet (les livres arrivent ainsi), ce récit m'a également touchée en plein coeur. Surtout qu'il m'est arrivé d'échanger plus personnellement avec Angélique Villeneuve et que j'ignorais tout de cette nuit de septembre. Alors ce livre est tombé comme une bombe sur mes genoux. J'espère avoir trouvé les mots pour en parler, j'espère que vous le lirez, parce que je crois très fort au pouvoir de l'écriture mais qu'il ne fonctionne jamais autant que quand les mots écrits sont lus. L'auteure délaisse ici son style habituel de romancière pour fouiller plus profondément dans l'intime, et chaque phrase interpelle, arrache son petit lambeau de tristesse, tout en laissant petit à petit, page après page, entrer de plus en plus la lumière. 

Editions Grasset - 14€ - mars 2016

Sur ce blog... Un territoire, Les fleurs d'hiver, Yeu à la bouche, Le festin de Citronnette

La lecture de Cathulu

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08 mars 2016

Fragments d'un discours amoureux

Barthes

 

Commencer un livre avec cette citation en incipit...

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07 mars 2016

Kermesse au paradis, Birgit Weyhe

kermesseauparadis

 "J'ai un drôle de travail à faire pour ma classe, un arbre généalogique..."

A la mort de sa grand-mère, Birgit constate qu'il ne lui reste que quelques objets, des photos, et qu'elle a oublié de poser des questions sur sa famille. Comment alors pouvoir aider sa fille Paula à faire son devoir pour l'école, cet arbre généalogique qui est un véritable casse-tête ? Elle décide donc de contacter sa mère sur le sujet, les proches encore vivants, de collecter des documents et d'inventer le reste... Le résultat est foisonnant, riche et absolument passionnant. Surgissent alors des personnalités féminines hautes en couleur, des amours impossibles, des grossesses non désirées, des débâcles, des couples qui se déchirent et tout un tas de violences et traumatismes cachés, Munich, Berlin et le parcours de ses grands-parents à travers une Allemagne tourmentée. Une chronique familiale riche, intime et épique, qui balaye aussi le XXème siècle.

J'ai pris cet album sur la foi de sa couverture (je suis un peu influençable question tricot) mais l'intérieur ne correspond en rien à cette charmante réparation de laine. L'histoire que nous conte Birgit Weyhe est sombre, elle déterre les pires heures de l'histoire allemande donc, et elle ne laisse aucune place à la mièvrerie. Kermesse au Paradis est de ces romans graphiques que j'aime lire... parce qu'il regarde la vie en face avec ses défauts et ses saletés, sans tabous, et qu'il nous fait grandir. De plus, j'apprécie toujours l'inventivité graphique, le jeu des images, la force de la mise en page au service de l'histoire qu'elle raconte. Ici, j'ai été servie, car le noir bave allègrement sur les pages, alterne finesse du trait et désordre, pour suivre les émotions de l'auteure et des personnages. C'est un album très réussi.

Editions Cambourakis - 22€ - Octobre 2013 - Merci ma bibli !!

 

kermesse-1kermesse2kermesse-3

 

06 mars 2016

Certains dimanches de grands vents

Songer
certains dimanches
pleins de poussière
et de lumière
à s'ouvrir le ventre
du sol au plafond
pour aérer à l'intérieur

Extrait de Juste après la pluie - Thomas Vinau - Alma - 2013

http://etc-iste.blogspot.fr/

dimanche

Il y avait des poèmes à cueillir dans ma bibliothèque hier... 

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05 mars 2016

[Kokoro], Delphine Roux

kokoro

 "On a reconstruit le théâtre.
Les gens, semble-t-il, n'ont plus peur des fantômes."

Koichi tente de survivre depuis des années au décès de ses parents, il n'avait alors que douze ans. Des deux enfants du couple, il semble être celui qui a traversé ce deuil le plus difficilement. Sa soeur aînée Seki, peu présente, le houspille à l'occasion et l'encourage régulièrement à se bouger davantage. Koichi travaille en bibliothèque, mène une vie étroite dans laquelle il y a simplement un peu de place pour les visites à sa grand-mère et des douceurs culinaires. La vie suit son cours régulier, Seiki est loin, inatteignable dans son quotidien parfait, avec son mari et ses filles, ses responsabilités dans la ville, tandis que Koichi végète. Cependant, un jour Koichi apprend que sa soeur ne va pas bien, il sait alors qu'il est temps de se réveiller...

Ce livre est empreint d'une douceur mélancolique, japonaise et subtile, toute en retenue, agréable et touchante. L'écriture fragmentaire de Delphine Roux est idéale ici pour exprimer l'éveil à la vie d'un jeune homme retenu jusque là dans sa chrysalide, et dont les ailes de papillon ne demandent qu'à se développer. J'ai beaucoup aimé lire ce roman, sans en faire pour autant un coup de coeur. Après ma lecture précédente, il m'a sans doute manqué ici de la force, de l'émotion, et d'être transportée davantage par l'écriture de l'auteure pourtant extrêment fine et juste.

Editions Philippe Picquier - 12.50€ - Août 2015

 Un premier roman intimiste au ton juste pour Laure - Une belle découverte pour Clara - Une petite merveille pour MicMelo - Une magnifique découverte pour Jérome - Un premier roman émouvant, fragile et délicat comme les ailes d’un papillon pour Noukette - Une très belle rencontre pour Leiloona - Juste exquis pour Sabine - Il y a des papillons aussi pour Isabelle dans cette lecture...

02 mars 2016

Pull pull pull laine laine laine

Pictures5

[Petit point tricot] Je viens de terminer un pull bleu clair (destiné à ma fille) et je commence un pull bleu marine (pour moi et pour l'été), toujours adepte du tricot, de la relaxation que le mouvement provoque, toujours fan de We Are knitters. C'est un site où tout est malheureusement un peu cher, mais les promotions sont fréquentes et les explications super claires (ce que j'apprécie vraiment). Sinon, pendant ce temps, je lis [Kokoro] de Delphine Roux, un tout petit livre de chez Philippe Picquier, où se mêlent l'écriture fragmentaire, les fantômes et le Japon. Il n'était pas facile facile de sortir de ma lecture précédente... bouleversante.

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