jeudi

Alors que l'automne bat son plein de feuilles mortes et de fruits délicieux (quoique de proportions étranges)... Sinon, pendant ce temps, je lis Comme dans un film de Regis de Sa Moreira et aussi Un foyer de Julie Lamiré. Et oui, en même temps, simultanément. Une fois n'est pas coutume. Tout cela parce qu'hier j'ai pris le train, et j'ai alors commencé le deuxième sur ma liseuse... moins lourde à transporter que le premier roman/pièce de théâtre. Rendez-vous hier au CHU de Nantes, pour démarrer un autre suivi concernant ma myopathie. Etape importante, une démarche que j'ai eu pour autant beaucoup de mal à faire. Toujours cette histoire de maladie invisible sans évolution ni remède, qui amène à douter de son bon droit de se plaindre, ou de consulter, alors qu'une cicatrice sur mon bras gauche atteste pour toujours qu'une biopsie a eu lieu, un diagnostic posé (mais tellement tard, si tard que j'ai intégré malgré moi le qualificatif de feignante... ça aussi pour toujours). Rendez-vous important donc, mais seulement une première étape. La confirmation qu'il n'existe aucun remède possible. Et savoir qu'il faut continuer à se débrouiller comme ça, avec ce corps moins capable. Entendre se dire encore une fois combien mon affection est bénigne, je ne serai jamais en fauteuil roulant (tant mieux non ?). Entendre se dire aussi que j'ai bien fait de mettre en place un dossier de prise en charge du handicap (?). Dans le discours du corps médical, avoir l'impression de tenir sur la pointe d'un seul pied sur une poutre. L'équilibre ne tient qu'à moi, à la force de mes bras tendus. Mais qui est là quand je tombe ? Bon, j'ai compris. Bilan génétique à venir, pour poser entre autres l'hérédité, les choses, avoir des traces à montrer, prouver. Je remercie ceux qui ont pensé à moi hier, d'avoir été là... vous étiez une ribambelle de petits coeurs que je traînais dans mon sillage. ;) Même si je dois avouer que j'ai eu du mal à maintenir à chaque minute le bouleversement. Parfois, il faut seulement se dire... aujourd'hui tout va bien.. et demain est demain. Tant que je tiens. Bon jeudi !