30 novembre 2016

Objectif Pal de Novembre ~ Vos lectures

objectif pal

Nous étions quelques blogueurs et blogueuses à être pleines de bonnes résolutions en cette période de post rentrée littéraire... comme celle de réduire notre PAL (Pile A Lire) en ce mois de novembre 2016 !! Vous trouverez les lectures des participantes répertoriées ci-dessous. Je les remercie de leur enthousiasme et j'ai été heureuse de leurs lectures. J'ai partagé cet objectif de novembre avec Anne. L'aventure continue sur mon blog pour les mois à venir mais j'en simplifie le fonctionnement. Les liens seront exclusivement déposés dans le groupe facebook [ici] et seront répertoriés dans un billet bilan en fin de mois sur mon blog.

Samedi, si tout va bien vous connaîtrez les gagnantes du petit jeu...

Les lectures de novembre ...

Tiphanie - Vous parlez de ça de Laurie Halse Anderson - un roman ado sur le rejet à l’école, pas très innovant mais bien traité... [lien vers le billet]
L’armée furieuse de Fred Vargas - un roman policier qui flirte avec le fantastique, des enquêteurs qui sortent de l’ordinaire... [lien vers le billet] 
Après la vague d’Orianne Charpentier - une famille brisée par le tsunami de 2004, un pager turner qui sonne un peu faux... [lien vers le billet]
Le Lys dans la Vallée d’Honoré de Balzac - un grand classique qui peut trouver son écho au 21è siècle, une très belle écriture avec des personnages attachants. A découvrir ou redécouvrir. [lien vers le billet]
Acquittée de Alexandra Lange - le témoignage d’une femme battue qui a tué son mari, un récit poignant mais qui ne m’a pas plus accrochée que ça. [lien vers le billet]

KathelRemonter la Marne de Jean-Paul Kauffmann - un récit de marche à pied bourré de références historiques et littéraires. [lien vers le billet]
Un hiver en enfer de Jo Witek - Un thriller pour ados bien ficelé mais souffrant de quelques petits défauts. [lien vers le billet]
Sans nouvelles de Gurb d’Eduardo Mendoza - Deux extraterrestres candides à Barcelone, très drôle ! [lien vers le billet]
L’ancêtre de Juan José Saer - à la fois un roman d’aventures et une fable philosophique, peut-être un peu trop philosophique pour moi, mais quelle écriture ! [lien vers le billet]
Passeport à l’iranienne de Nahal Tajadod - il faut beaucoup d’humour et d’astuce pour renouveler un passeport à Téhéran ! Une lecture qui fait du bien ! [lien vers le billet]

AifelleEpicure en Corrèze de Marcel Conche - une lecture enrichissante et simple en même temps. Le parcours d'un philosophe attaché à sa terre natale et qui livre ses émotions et ses réflexions sans fard, à la portée de tout à chacun. J'ai beaucoup aimé. [lien vers le billet]
Comme une feuille de thé à Shikoku de Marie-Edith Laval - Un récit de pèlerinage empreint de beauté, que j'avais plaisir à retrouver tous les soirs. Une lecture apaisante. [lien vers le billet]

Mimipinson - Le roman de Bergen (1950, Le Zenith) de Gunar Staalesen - Construire une œuvre au long cours n’est jamais aisé. Il faut savoir tenir sur la durée continuer à susciter l’attention et l’intérêt du lecteur ; ne pas le lasser. Il faut un certain souffle romanesque. La narration m’a paru plus diluée et donc moins consistante. [lien vers le billet]

Reading bibliophileUne sale rumeur de Anne Fine - Anne Fine décrit de macabres rouages familiaux au travers de dialogues piquants où tous les personnages en prennent pour leur grade. C’est triste et jubilatoire à la fois. [lien vers le billet]
Léon et Louise d'Alex Capus - Alex Capus nous livre une histoire d’amour originale où amour n’est pas obligatoirement synonyme de passion ni de possession où la jalousie n’a pas raison d’être et où la raison justement est partout et dont le rôle a été de si bien servir l’Amour. [lien vers le billet]
Idylle avec chien qui se noie de Michael Köhlmeier - petit livre par le nombre de pages, grand livre par les thèmes universels qu’il aborde. [lien vers le billet]
La saison des ténèbres (In the Night Season) de Richard Bausch - un thriller/polar à l’américaine d’une redoutable efficacité assorti d’une réflexion sur des sujets douloureux [lien vers le billet]
Mon frère est parti ce matin de Marcus Malte - un court roman sur la nature humaine qui se mêle toujours de ce qui ne la regarde pas et on se fait avoir allègrement [lien vers le billet]
Mitteleuropa de Olivier Barrot - Mitteleuropa, meine Liebe... [lien vers le billet]
Deux messieurs sur la plage de Michaël Kölhmer - coup de coeur ! [lien vers le billet]

GambadouUne mauvaise fille de Justine Levy - Une confession émouvante sur la complicité et les difficultés de communication entre une mère et sa fille, sur la mort d'une mère et la vie qui continue. Cependant j'ai trouvé ça un peu long. Louise n'arrête pas de se plaindre et du coup cela devient assez rébarbatif. On comprend sa douleur et son écartèlement, mais tant de mauvaises consciences, c'est un peu lourd. Des beaux passages, mais un livre qui ne me restera pas en mémoire. [lien vers le billet]
Les désorientés de Amin Maalouf - Une lecture que j'ai apprécié, tout en la trouvant un peu longue. [lien vers le billet]

EnnaDisparue de Lisa Gardner - Une enquête sur un enlèvement pas aussi improvisé qu’il n’y parait au début. C’est très rythmé, haletant et je dois dire que j’ai dévoré ce roman de 500 pages en un rien de temps ! [lien vers le billet]
Kampuchéa de Patrick Deville - Un livre qui m’a passionné pour tout ce qui concerne la période des Khmers rouges mais que j’ai quand même abandonné car d’autres sujets ne m’intéressaient pas du tout. Dommage. (Dans ma PAL depuis 2012) [lien vers le billet]
Je m’appelle Asher Lev de Chaïm Potok - Asher Lev est un enfant qui vit dans une famille juive très pratiquante et surtout très impliquée dans la libération des juifs de Russie sous Staline. Il a un don et une passion pour le dessin mais son père n’approuve pas. J’ai abandonné ce livre au bout de 140 pages car cela n’avançait pas, j’avais l’impression de toujours lire la même chose. [pas de billet]

AnneCheval de guerre de Michael Morpurgo - Un cheval nous donne une leçon de pacifisme et d’humanité... Un très beau premier roman d’un grand auteur jeunesse. [lien vers le billet]

Jostein - Profession du père de Sorj Chalandon - Dans un récit sobre et sans jugement, Sorj Chalandon montre comment cette spirale de violence peut entraîner un fils sur le mauvais chemin, comment femme ou enfant peuvent subir une folle dictature par peur ou besoin de reconnaissance. Pourtant, le récit reste optimiste avec le bonheur au bout du chemin pour ce fils brimé et le soulagement par la parole pour le fils auteur qui fait face à son enfance. Un roman fort et touchant. [lien vers le billet]
Le bruit des choses qui tombent de Juan Gabriel Vasquez - Avec une écriture fluide et vive, Juan Gabriel Vásquez entretient d’abord le mystère, donnant ainsi une épaisseur à ses personnages, laissant le lecteur découvrir leur passé. [lien vers le billet]

Mrs PepysLes livres prennent soin de nous de Régine Detambel - Un essai sur la bibliothérapie, pas inintéressant, sans pour autant être aussi passionnant qu'il aurait pu l'être. [lien vers le billet]

Dominette - L'Arabe du futur tome 1 de Riad Sattouf - Et voilà, je viens de terminer "L'Arabe du futur 1"un roman graphique de Riad Sattouf dans ma PAL depuis un an. Je ne suis pas une habituée des BD et j'avais une certaine réticence . J'avais grand tort ! C'est l'histoire de Riad (l'auteur) papa syrien et maman bretonne. Il raconte sa vie de petit garçon dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d'Hafez Al-Assad. Belle découverte . [pas de blog]

FlorenceLa maison atlantique de Philippe Besson - un roman psychologique froid, dans lequel s’affrontent un père et son fils, empêtrés pour le premier dans son égoïsme, pour le second dans une haine tenace. [lien vers le billet]

Anna - Le journal de Yaël Koppmann de Marianne Rubinstein -un roman en forme de journal qui fait le grand écart entre Le Journal de Bridget Jones et le Journal de Virginia Woolf.   [lien vers le billet]

LadydoubleHL’étrange Disparition d’Esme Lennox de Maggie O’Farrell - Gros coup de cœur pour ce roman, dans lequel Maggie O’Farrell explore une nouvelle fois le thème des secrets de famille. [lien vers le billet]

Eimelle - Des vérités cachées de Ann Cleeves - un polar assez classique, pour une enquêtrice qui l’est beaucoup moins ! [lien vers le billet]
Repentir de Richard Ste-Marie - un polar artistico-québécois intéressant et dépaysant - [lien vers le billet]
Volkswagen blues de Jacques Poulin - un interessant voyage sur les traces des pionniers, du Canada vers l’Oregon [lien vers le billet]
Trois fois dès l'aube de Alessandro Barrico - une construction originale [lien vers le billet]

Voyage au bout de mes livresLa montagne de Minuit de Jean-Marie Blas de Roblès - Livre très intéressant qui traite du Tibet via la vie très particulière d’un vieux monsieur. [lien vers le billet]

Sylire - Jimmy de Jacques Poulain - A l'occasion de du challenge "Québec en novembre", j'ai sorti ce roman de ma pile à lire, certaine de passer un bon moment, comme toujours avec Jacques Poulin. Hélas, je n'ai pas compris grand chose à cette histoire, que l'on suit au travers des yeux d'un enfant. [lien vers le billet]

MarylineUn été avec Baudelaire d’Antoine Compagnon - Le chroniqueur revient sur le destin de l’œuvre et la figure du poète « maudit », rejeté-condamné avant d’être considéré comme le poète classique et scolaire. [lien vers le billet]

VirginieMon chien Stupide de Fante, Une si jolie petite fille (abandonné pour ennui mais ça compte quand même?) et Broken, de Slaughter, polar parfois trop sanguinolent mais agréable. [billets à venir en décembre]

Mes lectures...

Contre enquête sur la mort d’Emma Bovary de Philippe Doumenc - Un opus original et prenant, à l’écriture classique, qui imagine une suite au roman de Gustave Flaubert ! [lien vers le billet]
Juliet, Naked de Nick hornby - Un roman moderne, attachant, bourré d'humour et de réparties qui claquent, de situations saugrenues et d'espoir ! [lien vers le billet]
Les insurrections singulières de Jeanne Benameur - Une lecture qui donne à réfléchir et emmène son lecteur en voyage (Brésil) [lien vers le billet]

 

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27 novembre 2016

Le dernier amour d'Attila Kiss, Julia Kerninon

ledernier

"Je ne savais rien de l'amour, mais je connaissais son absence [...]"

Nous sommes à Budapest. Attila Kiss a 51 ans et après avoir vécu une vie maritale enfermante au sein d'une famille mafieuse, avoir fait trois filles à sa maîtresse, il vit seul, loin de son ancienne vie. Il est travailleur de nuit dans une usine de poussins et passe ses journées à peindre. Rien ne le disposait donc à rencontrer Théodora, 25 ans, fille d'un célèbre ténor et riche héritière. Et pourtant, tous les deux se rencontrent, s'aiment, d'un amour au début à la fois emprunté et désordonné...

Ce court roman est d'une écriture magnifique. D'ailleurs, j'en ai sciemment ralenti la lecture pour mieux la savourer. Julia Kerninon sait effectivement décrire la rudesse et la beauté des sentiments avec brio. Ses personnages sont imparfaits, maladroits, étonnés, touchants. Ils se font un peu la guerre, sur des questions d'histoire, de vécu, de personnalités. Mais cet amour, quoique impossible, quoique socialement voué à l'échec, gagne. Lire ce petit livre est un petit moment de grâce auquel j'affuble un coup de coeur tendre. J'en garderai de belles images, des décors, et de longues phrases superbes. N'hésitez pas à le dénicher.

Editions Le Rouergue - 13.80€ - Janvier 2016 - Merci ma bibli !!

Une façon intelligente et originale de traiter le sentiment amoureux pour Jostein Une jolie confirmation après la réussite de son premier roman pour motspourmots

24 novembre 2016

En cours de lecture...

heartbis

 "[...] l'amour est une chose sérieuse comme la terre, sérieuse comme nos plaines vides où souffle un vieux chant de guerre, comme nos plaines sous lesquelles sont enterrées plusieurs strates de cadavres, nos marécages, nos steppes, l'amour remonte le cours du temps, il revient aux origines, il réveille les conflits, déterre les haches, il demande de préciser sa loyauté, de déposer une obole sur son seuil avant d'entrer, on ne reste jamais à un seul niveau du temps, aucune unité de lieu, d'espace, l'amour rappelle qu'il y a des frontières et qu'on ne les franchit pas impunément."

Extrait de Le dernier amour d'Attlia Kiss de Julia Kerninon... et comme ce livre est magnifique.

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23 novembre 2016

La légèreté, Catherine Meurisse ~ La BD du mercredi

lalegerete

 "Il me manque quelque chose."

Catherine Meurisse est en retard ce matin du 7 janvier, toute préoccupée par sa relation impossible avec cet homme qui lui manque. Lorsqu'elle débarque à Charlie Hebdo, le drame a déjà commencé, l'inimaginable. Après le choc, il s'agit de continuer à vivre. Mais ce n'est pas si simple, il y a surtout le sentiment d'être morte, elle aussi ce jour là, comme ses amis. Pour continuer, elle traque alors le beau, à Cabourg à la recherche de Marcel Proust, à la campagne, à la Villa Medicis, elle cherche le syndrome de Stendhal. Et elle découvre enfin que la beauté est partout, dans le moindre signe, cette beauté qui sauve, et rend la légèreté de nouveau possible.

Cet album est bien entendu plein d'émotion, mais également d'humour et de grande dignité. La douleur de Catherine Meurisse est intérieure, profonde certes, mais pudiquement mise en avant. Et c'est sa recherche de beauté, de légèreté et de lumière que nous poursuivons surtout. J'ai eu un coup de coeur évident pour cette BD, pour le sujet certes, mais également pour sa mise en page, les dessins, la force de certaines pages. Une lecture... pas aussi légère que le laisse supposer sa couverture.

Editions Dargaud - 19.99€ - Avril 2016 - Merci ma bibli !!!

Lu dans le cadre de la BD du mercredi. Tous les autres liens sont aujourd'hui chez Mo' [clic ici]

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22 novembre 2016

Au programme

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Prendre une année de plus aujourd'hui et la commencer par quelques projets très doux. Cette quatrième saison de House of Cards par exemple. Le kit à pompons sur lequel je lorgnais. Le concert de Julien Doré le 8 mars à Nantes. Et puis mes enfants qui m'offrent des bijoux qui brillent et me prennent pour une maman star !! Depuis le temps que je grandis avec ce blog, et eux aussi. Merci à ma petite famille de m'aimer comme ça, telle que je suis ! Et merci pour tous vos mots doux d'anniversaire sur facebook. Ils étaient très très nombreux. J'en suis toute chose. Merci.

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20 novembre 2016

Les insurrections singulières, Jeanne Benameur ~ Objectif Pal de Novembre

lesinsurrectionsingulieres

 "Le Bresil, j'y étais moi aussi. Enfin."

Antoine sort tout juste d'une rupture amoureuse difficile. Mais revenir vivre chez ses parents n'est pas non plus une mince affaire, une sorte d'humiliation qui le confronte à ses propres choix. Il dort de nouveau dans son lit d'adolescent. Et quel place peut avoir un enfant adulte près d'un couple amoureux et vieillissant ? Et puis, il y a ce travail à l'usine qu'il a pris autrefois, par passivité, alors que sa famille rêvait pour lui de bien autre chose. D'ailleurs, Lusine va mal, et même si Antoine s'est impliqué syndicalement il ressent les limites de ses motivations et du militantisme face à la mondialisation. Partir semble donc LA solution, une urgence. Il y a d'abord l'isolement en Bretagne, loin des siens, et puis cette idée du Brésil, d'aller rechercher au-delà du miroir cette autre face de la concurrence, d'aller voir là-bas, à Monlevade, qui sont ces ouvriers qui prennent le travail des ouvriers de France...

Je suis rentrée dans ce roman de Jeanne Benameur avec surprise, ne retrouvant pas d'emblée son écriture douce et enveloppante. Ici, le style est en effet assez rude, les phrases courtes, comme en mal d'oxygène. Mais cette écriture parle au mieux de l'état d'esprit d'Antoine, obnubilé encore par le corps de Karima, toujours en lisière, en questionnement, sans place définie. Et puis, petit à petit, de jolies choses apparaissent dans la narration, comme ce marché où la mère d'Antoine a un stand, la rencontre avec Marcel le libraire ambulant, le carnet noir du père qui parle de l'usine, la Bretagne, le Brésil, Thaïs... C'est un roman d'une extrême délicatesse, à hauteur d'homme qui touche par sa simplicité même, très photographique aussi, et sensible. Je retiens de cette lecture, après quelques jours, de nombreuses images et des sensations. Une lecture qui donne à réfléchir et qui emmène son lecteur en voyage.

Editions Babel - 8€ - janvier 2013

 

objectif pal

Mes lectures de Jeanne Benameur sur ce blog [clic ici]

L'avis de Lucie - Un coup de coeur pour Sylire - La lecture de Saxaoul - Celle de Noukette - Aifelle a lu ce livre également - ...

Un titre lu dans le cadre de l'Objectif Pal de Novembre [les autres participations ici]

 

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19 novembre 2016

Retrouver le sourire

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17 novembre 2016

Le vide aurait suffi

[Julien] Sinon, pendant ce temps, je lis surtout des BD... et je cherche le prochain album du mercredi. Mais il y aura ce week-end sur le blog tout de même une lecture de PAL. J'ai enfin ouvert un Jeanne Benameur qui trainaît depuis bien trop longtemps sur mes étagères. L'Objectif Pal de novembre remporte un franc succès [clic], je réfléchis à le poursuivre sur la durée... Vous étiez plusieurs à voter oui sur le groupe facebook, alors ce sera certainement oui ;), avec quelques changements et plus de simplicité. 

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16 novembre 2016

Annie Sullivan & Helen Keller, Joseph Lambert ~ La BD du mercredi

anniesullivan

 "Elle m'interroge sur le ciel, le jour et la nuit, l'océan et les montagnes"

Helen Keller devient aveugle et sourde à l'âge de dix-neuf mois, sans doute des suites d'une méningite. Etant sourde, elle ne communique pas non plus par la parole. Nous sommes en 1880, dans l'Alabama. Ses parents sont largement dépassés et font appel à Annie Sullivan, qui est engagée comme gouvernante. Elle vient de terminer ses études à l'Institut pour aveugles. Mal voyante, opérée depuis peu, elle a appris la langue des signes et va tenter de l'apprendre à l'enfant. L'éveil d'Helen Keller est extraordinaire et la petite fille va même faire très vite ses premiers pas dans l'écriture...

J'avais lu dans ma jeunesse l'histoire d'Helen Keller, romancée, un livre qui m'avait fortement impressionnée à l'époque. Les premiers contacts entre Annie et Helen sont en effet assez rudes. L'album dont je parle aujourd'hui a éveillé mes souvenirs de lecture, mais a apporté aussi avec lui un élément très émouvant, la retranscription en image, très réussie, de l'apprentissage de la langue des signes et son effet progressif sur l'imaginaire de l'enfant. L'histoire est très centrée sur le parcours d'Annie Sullivan, les institutions plus ou moins salubres dans lesquelles elle a été recueillie et s'est formée. Mais j'ai surtout été absolument fascinée par le talent narratif de Jonathan Lambert. En effet, l'enchaînement de certaines cases sont d'un impact émotionnel fort. Je ne serais pas allée naturellement vers cette BD, la couverture et les dessins n'étant pas spécialement jolis mais je ne regrette pas d'avoir cédé à la curiosité du thème car c'est indubitablement une lecture coup de coeur !

Édition Ça et Là - 22€ - Octobre 2013 - Merci ma bibli !!

La lecture de Jérome - Quelques détails supplémentaires chez Caro

Les autres liens BD du jour sont chez Noukette ! 

anniesullivan1

 

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15 novembre 2016

Lucie ou la vocation, Maëlle Guillaud ~ Rentrée littéraire 2016

lucieoulavocation

"Elle a raté Normale Sup, elle ne doit pas échouer ici. Pas une nouvelle fois."

Lucie vit la khâgne comme une épreuve, un enfermement, quelque chose de trop grand et d'impossible à vivre pour elle. D'ailleurs, qui est fait pour vivre ça ? Alors, se rendre régulièrement avec son amie Mathilde à la basilique, est une libération, c'est accepter à chaque fois qu'une vague d'amour la submerge. Un jour, elle saute le pas, n'écoutant personne autour d'elle, et surtout pas son autre amie, Juliette. Dieu lui a envoyé un message, elle a la vocation. Elle commence donc une période de noviciat qui s'avère bien différente de ce qu'elle imaginait, dure, implacable, faite essentiellement de sacrifices et d'oubli violent de soi. Accepter les renoncements ne l'empêche pas de parfois céder au doute, surtout alors qu'elle découvre un secret qui l'amène à se demander si depuis le début elles ne serait pas la victime d'une énorme manipulation...

Lire ce roman est quelque chose d'à la fois très violent et d'assez addictif. Je l'ai dévoré. Mais il ne faut pas s'y tromper,  Lucie ou la vocation n'est pas spécialement un thriller. Il est un portrait, gobalement à charge, d'une congrégation. Nous suivons surtout Lucie, et ses premiers pas de novice. Et je dois dire que j'ai eu mal pour elle, à plusieurs reprises. Je me suis demandée si ce récit reflétait la réalité. En parrallèle, il y a l'inquiétude et les réflexions de son amie Juliette, anéantie par cette vocation qu'elle ne comprend pas et certaine qu'elle doit sauver la jeune femme par tous les moyens possibles. Un roman, terminé en pleine nuit, qui m'a laissé une étrange sensation de malaise, de colère et de tristesse. Il n'est pas spécialement un roman que je conseillerai pour ses qualités littéraires mais il pose indubitablement la question de la foi, du prosélitisme et du rôle de l'Eglise dans ses institutions. 

Editions Heloïse d'Ormesson - 17€ - 18 Août 2016

Dérangeant, interrogatif, phénoménal... pour Sabine - Flippant et captivant... pour Nathalie - Captivant et troublant... pour Joëlle

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