29 mai 2011

J'ai testé... "Faire un livre à partir de son blog"

Cela m'a pris, comme ça, un week-end. Il faut dire que j'avais vu cet article du site Les agents littéraires, Faire un livre à partir de votre blog, vous y avez déjà pensé ? Puis ma lecture des Autres gens #01 (premier extrait du blog collectif BD du même nom) a terminé de me convaincre. J'avais envie d'essayer. Hop hop hop, un petit tour sur The Book Edition, du copiage, du collage, de la mise en page, de la validation, et voilà le résultat.

livre

Petites précisions, si l'aventure vous tente aussi : la création est gratuite, vous pouvez n'acheter qu'un seul exemplaire de votre oeuvre si vous le souhaitez et arrêter là, et puis vraiment... l'objet est parfait. (La parution sur le catalogue public est également optionnelle)

Je ne suis pas mécontente du tout de cette démarche, tout narcissique qu'elle soit, j'en ai conscience. Elle me permet d'ajouter un petit tome supplémentaire à ma rubrique "Les écrits d'Antigone" version papier, et de poser ces textes-là enfin... Je dois dire aussi que je ne crois plus depuis bien longtemps à l'aventure de l'édition, en ce qui me concerne, et que écrire est devenu pour moi une histoire toute personnelle et intime, que je partage tout de même avec vous à l'occasion. Et puis, je ne m'interdis pas d'ajouter un jour un tome 2 à ce premier numéro.

Voici ce que j'ai mis en quatrième de couverture, et qui me semble résumer au mieux ce petit geste papier.

Pourquoi ce livre ?
Pour garder une trace, parce que l’écrit semble plus vrai sur papier, pour ne pas oublier, pour éviter que tout disparaisse dans le grand tout du net, pour partager avec ceux que j’aime.
Parce que Tu est une autre.
Pour écrire autre chose…

Pour accéder à la fiche du livre sur le site TheBookEdition [cliquer ci-dessous].

Le livre Les écrits d\'Antigone # 01


Sinon, je partage avec vous, en ce jour de fête des mères, le mot trop drôle de mon petit garçon joint à son cadeau collier de nouilles...
"Maman-Fleur, tu es trop jolie.
J'aime bien quand tu m'emmènes camper."
Je crois que derrière tout cela se cache un message subliminal, car il est bien entendu que nous ne sommes encore jamais partis camper ensemble. ;)

Posté par LESECRITS à 11:04 - - Commentaires [25] - Rétroliens [0]
Tags :


03 novembre 2008

Vous aimez les origamis ?

Oui ? Alors je vous propose aujourd'hui un petit pliage-découpage-assemblage, juste pour le plaisir !!CRIM0005

Je me suis amusée à mettre quelques uns de mes derniers textes en forme et cela donne ceci...

Télécharger le modèle à imprimer en cliquant  ci contre Je_Tu_Nous.
Toutes les explications du pliage sont à consulter sur cette page , sur laquelle j'ai largement chipée l'idée, c'est évident (ne pas hésiter à couper un peu sur le côté si nécessaire) .

Posté par LESECRITS à 06:02 - - Commentaires [13] - Rétroliens [0]
18 septembre 2008

A imprimer...

Je me suis rendue compte que je n'avais pas inséré quelques fichiers, présents dans mon ancien blog, dans ce blog-ci. Voici donc, un petit fascicule à imprimer - cadeau du site Un endroit - de quelques textes écrits il y a quelques temps... 047_Coll_Bandoneon_On_vous_ment_C_Antigone_1_ (cliquer sur le titre ci-contre).

BOOKPENCIL

Si ça vous chante !

Pour découvrir les autres bandonéons à télécharger, il s'agit de jeter un oeil par ici.

Bonne journée et bonne lecture !!

Posté par LESECRITS à 06:31 - - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
Tags :
22 octobre 2007

Un tout petit livre !

Tous les textes de la catégorie "A propos du livre" ont été publiés dans un tout petit livre...

Toutes les infos ici [fiche du livre]

A présent, vous allez trouver sur ce blog mes autres textes. Je vais tenter une sorte de classement, forcément un peu arbitraire, mais à tendance thématique...

Et, bien sûr, j'aimerais qu'ils soient un jour édités, illustrés, qu'ils aient un avenir, ces textes !

Mais bon.

Ils ont déjà, au présent, la grande chance de vous avoir comme lecteurs, et c'est déjà beaucoup.

Alors, merci beaucoup, et bonne lecture !

Antigone

Posté par LESECRITS à 09:40 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
21 octobre 2007

Secrétaire

secr_taire

Journée de septembre

Dans cette pièce exigüe, je suis secrétaire. Sur mon bureau se côtoient crayons, téléphone , ordinateur, fax et dossiers colorés.

Efficace, organisée, je trie, je classe, je copie, je cachette.

A dix heures, je remplis la cafetière. Ma tasse en main, je fais le tour des bureaux, j'embrasse, je serre des mains, je souris. Je distribue le courrier.

Dans cette petite pièce, au deuxième étage, j'ai vue sur rien. Moi et la photocopieuse, nous nous entendons bien.

Parfois, quelqu'un entre, me parle, crée un bourrage papier, râle et s'en va.

Parfois, aussi, quelqu'un s'attarde un peu.

Dans ce bureau minuscule, j'ai souvent envie de ne plus être secrétaire.

Le soir, en tirant la porte, lumières et tiroirs refermés, je reprends mon envol.

Car, hors de cette pièce, mesdames et messieurs, je suis papillon.

Posté par LESECRITS à 09:37 - - Commentaires [8] - Rétroliens [0]


20 octobre 2007

Si je devais...

passage_pommeraye...écrire un roman, je commencerais par fermer les yeux, un moment.

Je sais qu’il apparaîtrait presque aussitôt, mon personnage.

La jeune fille se tiendrait d’abord de dos. Je ne verrais d’elle que ses cheveux châtains, souples et longs, son lourd manteau brun et sa main, nerveuse et blanche tenant une clé. Elle fermerait alors la porte de son appartement, au cinquième étage, dévalerait l’envolée de marches qui mène dans la rue et je verrais enfin son visage, dissimulé sous une frange épaisse. Je déciderais de noter cette expression sur mon carnet à spirales : « ses yeux, grands et changeants, lui mangeaient le visage ».

Il y aurait des ruelles pavées, Nantes, le quartier Bouffay, le vendeur de marionnettes. Il y aurait de la pluie, fine et légère, comme une évidence. Les rues grises s’habilleraient de parapluies colorés. Elle mettrait sa capuche, mon héroïne, se souciant peu de son image. Elle serrerait ses bras autour de son torse, peut-être un peu trop maigre. Elle aurait froid mais elle se sentirait bien.

Elle s’engouffrerait alors dans le passage Pommeraye. Les miroirs lui renverraient son reflet, par mégarde. Elle ouvrirait une autre porte et disparaîtrait, sans prévenir, dans les entrailles de la ville.

Posté par LESECRITS à 08:54 - - Commentaires [9] - Rétroliens [0]
Tags :
19 octobre 2007

Elle écrit

Elle écrit le matin. Elle écrit le soir.

tasse15Elle écrit, pour conjurer le silence. Elle écrit, pour oublier la pluie.

Elle écrit, pour survivre, pour que chacun de ses mots éloigne la douleur, pour poser sa douce pierre sur le chemin étroit du bonheur.

Elle écrit des mots tendres, pour faire taire les voix assassines, pour panser ses blessures et fermer les portes du malheur.

Elle écrit malgré le temps qui court, sans savoir où elle va.

Elle écrit au présent, pour cadenasser le passé.

Elle écrit pour ses enfants, pour apprendre à les regarder, pour leur enseigner la vie.

Elle écrit pour elle.

Elle écrit pour demain.

Posté par LESECRITS à 08:50 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
Tags :
18 octobre 2007

Petit plaisir minuscule

brin_d_herbe

S'allonger dans l'herbe, les yeux dans les nuages.

Le bruit du vent dans les feuilles des bouleaux bercent doucement mon après-midi.

Je cherche du regard le brin d'herbe folle qui aura ma préférence. Lorsque enfin je l'ai trouvé, je le grignote doucement. Son sucre doux a un goût d'été.

Les bras en croix, je sens la terre respirer sous moi. Des yeux, je suis la course des nuages, et je me sens si petite. Une poussière.

Un jour, je saurai peut-être tous les "pourquoi" et les "comment". Je me sentirai utile. J'aurai des personnes à aimer.
J'aurai oublié les plaisirs minuscules et tous les brins d'herbes mâchouillés de mon enfance.

Posté par LESECRITS à 08:52 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags :
17 octobre 2007

A bicyclette

Zip !
J'appuie sur la pédale.
Zip ! Zip ! Re-zip !
Ca y est , je suis partie.

bicyclette

Ma bicyclette file sur l'asphalte, l'air plaque mes vêtements contre ma peau, le soleil joue avec les feuilles des arbres. Tout est calme.
Je m'éloigne de la maison. Je prends le chemin qui coule vers la rivière. De petits cailloux volent dans mes rayons, dans un bruit de carillon. Je passe la passerelle étroite et je suis de l'autre côté, du côté des possibles.
J'accélère. Des vaches répondent mollement à mon salut joyeux. Je connais les itinéraires. Je sais qu'il faut éviter le chien noir du village après le virage, passer derrière la maison aux volets bleus, rouler sur les poutres en béton au-delà du ruisseau et suivre le chemin de terre, jusqu'au carrefour.

Je ne suis jamais allée plus loin. Je n'ai jamais pu. Je me suis toujours arrêtée là, pour crier de rage, en silence, regarder le jour tomber doucement sur la campagne, et rêver.

Au retour, je fais parfois une halte près de la rivière, sur le guet. Je regarde l'eau glisser, emporter vers la mer ses alluvions, mes doutes et mes espoirs.

Posté par LESECRITS à 09:29 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
16 octobre 2007

Secret diary

Là où tout commence !

secret_diaryJe saute du car comme un bouchon de champagne. Heureusement, le trajet ne dure que cinq minutes, serrée que je suis contre la porte vitrée, un coin de cartable enfoncé dans le dos.
C’est seule que je pénètre dans mon impasse, laissant derrière moi un groupe de jeunes gens qui disparaissent au coin de la rue.
J’attends un instant avant d'entrer. Je sais que mes parents ne m’ont ni vue ni entendue arriver. Je savoure ce petit moment où je me rejoins. A l’intérieur, il y a du bruit et si peu de place pour s’isoler.
Quand j’entre enfin, la cuisine sent le café. Je pose mon cartable et me déchire un morceau de pain,  que je dévore avec avidité, semant des miettes un peu partout. Ma mère, occupée à repasser un tas de chemises, répond à mon salut.
Dans la chambre que je partage avec ma sœur, je prends le petit cahier rose que l’on m’a offert pour un anniversaire, celui qui ferme avec une petite clé dorée, celui avec un clown triste sur la couverture, et j’écris :
« Aujourd’hui, je t’ai croisé trois fois, et tu m’as souri ! »
Je referme le petit cahier que je cache soigneusement. Tout à l’heure, je le relirai tranquillementavant de me coucher, je regarderai ma sœur endormie, j’aurai peur qu’elle ne se réveille, je regretterai peut-être d’avoir écrit ces mots, mais je saurai au fond de moi que ce n’est qu’un début, que je continuerai…

Posté par LESECRITS à 09:19 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]


  1  2