12 novembre 2008

Au bord de l'Oise

auborddeloiseUne page par jour ajoute régulièrement sa petite touche poétique à vos commentaires sur mon blog... Mais il ne fait pas que cela, il écrit aussi.
Il me manquait jusque là du temps pour le lire...au fil de l'eau...et comme un de ses textes Au bord de l'Oise était disponible en Pdf, je l'ai imprimé et lu ainsi. Bien m'en a pris, car cette nouvelle vaut le détour... Une belle écriture, du rythme, une ambiance onirique, un très beau texte.

L'histoire ? Tout commence dans un restaurant, isolé, au bord de l'Oise, tout près. Y dînent une jeune-fille, trois garçons - très différents les uns des autres - et un bébé, prénommée Fleur... Fleur est la fille de Marie, la jeune mère dont les trois garçons sont amoureux - bien entendu - mais c'est compter sans les souvenirs, les fées et les sorcières !

Je vous invite à présent à découvrir ce texte à votre tour, pour le faire c'est par ici : http://www.unepageparjour.com/mes-histoires-compltes.html

(L'illustration est une carte de Misstigri - Merci Bel Gazou !!!)

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10 novembre 2008

OH, Roméo...Merete Pryds Helle

OHROMEO

Laissez-moi vous parler de Juliette et de Roméo...au Danemark.

Juliette n'est pas une jeune fille de 16 ans, mais une jeune femme un peu ronde, célibataire, trentenaire, étudiante en médecine légale. Roméo est chauffeur de taxi, d'origine iranienne, il rêve de devenir médecin. Tous deux souhaiteraient échapper aux traditions et excès familiaux. Le père de Juliette milite pour un groupe d'extrême droite et le père de Roméo s'accroche à de pensantes traditions. Rien ne les disposait à se rencontrer et pourtant ils se rencontrent et s'aiment.

J'aime particulièrement que l'on revisite les tragédies et mythes, surtout lorsque c'est réussi, et c'est ici le cas, du moins de mon point de vue.
Alors, effectivement, notre Bridget Jones de Juliette peut sembler "too much" et le style de l'ensemble trop léger mais, pour une fois, je n'ai pas boudé mon plaisir. L'alchimie fonctionne. Les ingrédients sont là, transformés, l'amour, le conflit entre cousin et frère, la place, le balcon, le poison. J'ai retrouvé dans ce roman, qui me réconcilie un peu avec les auteurs danois, le même décalage présent dans le film "Roméo + Juliette" sorti en 1997, la jeunesse et le beau minois de Léonardi Di Caprio en moins. Un petit roman distrayant à découvrir, chez Gaïa, dont j'aime décidément les pages roses !

Un extrait...
"De son balcon Juliette scrute la place Sankt Hans. Il est six heures et, sur la cuisinière, un poulet mijote dans une sauce au vin blanc et poivrons verts. Sur le Kölnkoncert de Keith Jarrett qu'elle ne se lasse pas d'écouter, elle a dressé la table et allumé les bougies. Roméo a envoyé un SMS : il arrive. Elle a enfilé un pull en laine sur sa robe d'été vert tendre et a monté le chauffage. Son coeur bat la chamade. La lenteur obstinée des secondes lui est insupportable. Roméo n'est encore qu'en chemin, mais elle se sent déjà remplie de lui."

bouton3 Note de lecture : 4/5

ISBN 978 2 84720 126 0 -19€ - 09/08

Et un très large extrait de Roméo + Juliette, rien que pour vous...

Un grand merci à Clarabel pour le prêt !
Pour Cathulu, c'est une déception...mince.

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07 novembre 2008

Un petit bilan provisoire...

...de mon palmares ELLE, au terme de ces lectures d'Octobre pour le Grand Prix des lectrices 2009. Mes trois gagnants personnels, à ce stade des critiques, sont :

LA_BALLADE_DE_BABY    le_ch_teau_de_verre heart                       jusqu___ce_que_mort_s_ensuive

Roman              Document                                    Policier

Déjà deux grands coups de coeur dans cette sélection ELLE, avec La Ballade de Baby et Le château de verre (j'ai également beaucoup aimé l'affaire de road hill house qui reste pourtant en second, pour moi, dans sa catégorie). Me reste à trouver un coup de coeur parmi la sélection policière, n'étant pas très fan du genre, la tâche risque de s'avérer bien rude... A suivre donc, le mois prochain.

(En cliquant sur les couvertures, vous retrouverez mes commentaires !!!)

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06 novembre 2008

L'affaire de road hill house, Kate Summerscale

ROADHILLHOUSEDans la nuit du 29 au 30 juin 1860, chez les Kent, à Road Hill House, grande maison bourgeoise du Wilthshire, Saville Kent, trois ans, disparaît de la nursery. Il est retrouvé, un peu plus tard, égorgé de manière atroce, dans les latrines qui jouxtent la demeure.
L'affaire passionne les médias de l'époque, la rumeur. Un détective de Scotland Yard, Jack Whicher, est dépêché sur les lieux. Il s'avère vite que le criminel ne peut être qu'un habitant de la bâtisse, les volets ayant été ouverts de l'intérieur, oui mais lequel ? Les hypothèses et fausses pistes vont bon train tandis qu'on décortique les indices et questionne les domestiques.

Kate Summerscale ne se contente pas dans son essai de dépecer le crime qui suscita autant de passion et d'effervescence à l'époque, en Angleterre, elle met en lumière et en perspective sa place importante dans l'histoire de la criminalité. Elle évoque la création de Scotland Yard, des brigades de détectives, la mise en place de tout un système d'enquête, qui nous semble si évident aujourd'hui, acquis. L'affaire de Road Hill House est, avec d'autres affaires, à l'origine d'une autre vision du foyer bourgeois, autrefois impénétrable, secrète. Elle est également le fondement, en quelque sorte, des premières intrigues policières, et de cette littérature à énigme qui remportera ensuite de plus en plus de succès.
L'affaire de road hill house brosse par le biais d'un crime domestique tout un pan de l'histoire d'Angleterre, et c'est terriblement passionnant. J'ai plongé avec délectation dans ce pavé foisonnant et riche, avide de connaître le dénouement, intéressée par ces portraits très fouillés des protagonistes proches ou lointains du crime, conquise par l'excellente technique de Kate Summerscale qui sait rendre chaque détail captivant. Ce livre est une réussite.

Un petit extrait...instructif
"Le mot clue [indice] vient de clew, qui désigne une pelote de fil. Il en est venu à signifier "ce qui indique le chemin" en raison du mythe grec dans lequel Thésée utilise, pour ressortir du labyrinthe du Minotaure, une pelote de fil que lui a remise Ariane. Les auteurs du milieu du dix-neuvième siècle avaient encore cette image à l'esprit lorsqu'ils employaient le mot. "C'est toujours un plaisir que de débrouiller un mystère, de saisir ce fil [clue] ténu qui conduira à la certitude", note Elizabeth Gaskell en 1848. "Je crus voir le bout d'un fil rouge", déclare le narrateur dans The Female Detective d'Andrew Forrester (1864). William Wills, adjoint de Dickens, rendit hommage en 1850 à la grande intelligence de Whicher en faisant observer que ce détective trouvait la voie même quand "chaque fil conducteur semble coupé". "Je croyais avoir le fil en main, dit le narrateur de La Dame en blanc dans un épisode publié en juin 1860. Combien j'étais ignorant, alors, des tours et détours du dédale où j'allais encore me fourvoyer !" Une intrigue était une sorte de noeud et une histoire s'achevait par un dénouement."

bouton3 Note de lecture : 4.5/5

Un livre lu dans le cadre du grand prix des lectrices de BOOKPAGES 2009
Catégorie Document

ISBN 978-2-267-01981-0 - 25€ - 05/2008

Lu par Loutarwen, Clochette et Amanda, qui l'ont trouvé passionnant, aussi.
Enna a eu l'impression que se logeaient trop d'éléments dans ce livre, malgré tout intéressant

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04 novembre 2008

Zulu, Caryl Férey

ZULULa fille d'un ancien champion du monde de rugby, Nicole Wiese, est retrouvée dans un parc, sauvagement assassinée. Ali Neuman, chef de la police de Cape Town, et accessoirement zoulou, enquête. Nous sommes en Afrique du Sud. Malgré la fin de l'apartheid, tout n'est pas rose dans ce pays, où la violence et le Sida font rage. On suspecte une drogue au cocktail étonnant, on guette les faits et gestes d'une danseuse tribale, on surveille les plages sur lesquelles des orphelins désoeuvrés jouent ou crèvent. Neuman, aidé de ses deux bras droits, Brian Epkeen et Dan Fletcher, vont remuer la boue des townships, des gangs, et découvrir des enjeux secrets, à leurs risques et périls.

Voilà un thriller bien sanglant, écrit sur un rythme saccadé, qui tient en haleine son lecteur et ne le laisse pas en paix.
Parmi quelques images apocalyptiques, j'ai pu apprécier les fausses pistes aménagées, les personnages secondaires fouillés (Claire, Zina, Maia, Ruby...), cette énigme qui s'amplifie et s'envenime. J'ai également souri aux trouvailles verbales de l'auteur, ces adjectifs incongrus, glissés ça et là, qui donnent de la couleur au récit, j'ai aimé l'audace de son écriture. Pourtant, il m'a été difficile d'adhérer complètement au récit tant la violence y tient une place importante. Malgré sa qualité, ce roman m'a peut-être un peu trop malmené, j'ai achevé ma lecture, fourbue, pas très certaine d'avoir envie de retenter le voyage, de sitôt.

Un extrait...
"Le Jardin Botanique était vide à cette heure, l'aube encore un souvenir. Neuman marcha sur la pelouse taillée à l'anglaise, ses chaussures à la main. L'herbe était tendre et fraîche sous ses pieds. Les feuillages des acacias frémissaient dans l'oscurité. Neuman rabattit les pans de sa veste et s'agenouilla près des fleurs.
"Wilde iris (
Dictes grandiflora)", disait l'affichette. Il y avait encore les rubans de la police, qui battaient dans la brise...
On n'avait pas retrouvé le sac de Nicole sur les lieux du crime. Le tueur l'avait emporté. Pourquoi ? L'argent ? Qu'est-ce qu'une étudiante pouvait avoir dans son sac à main ? Il leva les yeux vers les nuages affolés qui filaient sous la lune. Le pressentiment était toujours là, omniprésent, qui lui comprimait la poitrine."

bouton3 Note de lecture : 3.5/5

Un titre lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices BOOKPAGES 2009
Catégorie Policiers

ISBN 978 2 07 012092 05 - 19.50 € - Mars 2008

La lecture d'Amanda : haletant, étouffant, impressionnant...
La lecture d'Enna

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27 octobre 2008

Qui comme Ulysse, Georges Flipo

a1Nouvelles en partance

Pourquoi part-on ? Pourquoi reviens-t-on aussi, parfois, sur ces lieux dont on a mis tant d'ardeur à oublier la saveur ? Qu'est-ce qu'un touriste ? Et qu'est-ce qu'un touriste qui ne joue pas au touriste ? Un voyageur a-t-il besoin de quitter son chez soi pour voyager ? Rêver, cuisiner, penser n'est-il pas aussi une belle manière de provoquer le voyage ? Voyager, et chercher ailleurs à reproduire ce que l'on connaît chez soi, est-ce réellement "voyager" ?

Le recueil de nouvelles de Georges Flipo suscitent toutes ces réflexions là, et bien d'autres encore.
J'en ai aimé le ton, l'humour. J'ai apprécié les images d'amérique du sud évoquées (Les sources froides), les personnages faillibles (Confiteria Ideal, Une incartade). Ces contes modernes, légers et fins, ont été une agréable bouffée d'oxygène après quelques lectures bien denses. J'ai un peu dérapé sur un ou deux récits frôlant l'onirisme (Et à l'heure de notre mort), mais ai été largement conquise par l'ironie de certains autres (La route de la soie, Rapace).
"Le sentiment d'exil en littérature" est un thème de lecture qui me tient à coeur depuis toujours, Qui comme Ulysse s'inscrit tout à fait dans ce cadre là. Je suis donc heureuse de m'être plongée un bel après-midi d'octobre dans ces histoires "en partance".

Une citation inscrite en incipit, en lieu et place d'un extrait...
"Ne demande pas ton chemin à quelqu'un qui le connaît, tu risquerais de ne pas te perdre..." (Rabbi Nachman de Breslau)

bouton3 Note de lecture : 3.5/5

Retrouvez l'auteur sur son blog : http://georges-flipo-auteur.over-blog.com/

Et quelques liens de lectures ici

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16 octobre 2008

Naissances, Pierre Péju

p_juCe petit livre nous raconte des naissances "singulières", violentes ou joyeuses, toutes synonymes de rupture avec un présent dans lequel, tout à coup, le miracle , celui presque banal d'une "venue au monde", advient : un accouchement dans un camp, pendant la seconde guerre mondiale ; un autre qui tourne court ; ou celui-ci, plus paisible, qui touche le narrateur, la naissance de cet enfant dont il est le père...

Naissances est chargé d'émotions, il relate une vision d'homme, assez juste, sur nos corps de femmes au travail. Il y a du respect, de l'admiration et de la beauté, même dans les moments les plus durs. Comment ne pas être touchée par cette langue, très belle, de qualité, celle de Pierre Péju ? Comment ne pas souffrir auprès de ces femmes dont tout l'être est soumis au besoin impérieux de pousser, d'expulser cette vie qui les rendra mères ? Comment ne pas revivre ses propres accouchements à travers cette lecture ? Alors, même si quelques petits détails m'ont semblé parfois systématiques (processus de la "perte des eaux" par exemple), voici un récit  qui me donne envie de connaître mieux cet auteur à l'écriture si précise et poétique.

Un extrait...
"Voilà, j'écris l'histoire de cette femme d'une vingtaine d'années, arrêtée alors qu'elle est enceinte pour la première fois, et qui s'apprête à accoucher, avant la déportation, dans un camp d'internement français.
Vient un moment où c'est l'écriture elle-même, l'écriture sur sa propre pente qui me conduit au bord de la violence, à la lisière d'une douleur qui a tant de peine à trouver ses mots. S'il y a bien dans l'écriture un désir de dire la "vie courante", une envie d'accompagner le fleuve temps, d'élargir les instants et leur banalité trompeuse, écrire, c'est aussi l'intention obscure de harponner ce qui survient, de harponner ce qui surgit brutalement, vision terrible se dérobant au regard.
Ecrire, c'est vouloir distinguer à travers des mots ce qu'en réalité on ne peut voir : naissance et mort, apparition et disparition fulgurantes des êtres. Perpétuité de ces catastrophes."

bouton3 Note de lecture : 4/5

Merci à Kloelle de m'avoir fait ce joli cadeau, juste avant une dérobade qui, je l'espère, ne sera que provisoire...

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13 octobre 2008

Nos séparations, David Foenkinos

foenkinos

"Je pense à Iris qui fut importante tout de même, à Emilie aussi, à Céline bien sûr, et puis d'autres prénoms dans d'autres pénombres, mais c'est Alice, toujours Alice qui est là, immuable, avec encore des rires au-dessus de nos têtes, comme si le premier amour était une condamnation à perpétuité." (extrait cité en quatrième de couverture)

Alice et Fritz se rencontrent, se quittent, se retrouvent, Fritz trompe Alice, Alice le quitte, ils vivent leurs vies, séparément puis à nouveau, se retrouvent...

Une grande première partie de ce septième roman de David Foenkinos (auteur du Potentiel érotique de ma femme) m'a semblé rempli de poncifs, un couple, un adultère, des préoccupations de trentenaires gâtés... Et puis, tout à coup, au beau milieu de l'ouvrage, le récit prend un second souffle et devient intéressant, un brin surréaliste, Fritz se découvre une vocation de vendeur de cravates et sillonne la Bretagne, devient un personnage de roman.

Mais commençons par le début... Alice et Fritz s'aiment mais passent leur vie à se séparer. Lui, est salarié chez Larousse. Elle, a des parents conservateurs. Les collègues, les amis, la famille les diviseront régulièrement. Les évènements se vivent du point de vue du jeune-homme (il n'est d'ailleurs pas toujours évident d'éprouver de la sympathie pour ses frasques, mais le personnage est attachant) et se prolongent dans le temps. Alice est à peine décrite, elle ne semble être qu'une poupée un peu superficielle et ne prend de la profondeur qu'en fin de roman.
De beaux seconds rôles, quelques anecdotes croustillantes...je suis ressortie de cette lecture partagée entre enthousiasme et déception, ce qui ne m'arrive pas souvent. Je vous laisse donc vous faire éventuellement votre propre idée à votre tour !!

bouton3 Note de lecture : 3/5

ISBN 978 2 07 012225 7 - 16€ - 10/08

Un grand merci à Nicolas de chez AuteursTV !!


David Foenkinos
par auteursTV

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11 octobre 2008

Remember me, Claire Delannoy

remembermeAna ne sait plus qui elle est. De Paris au Québec puis à la Californie elle cherche désespérément à renouer les fils improbables du souvenir, du présent et de l'identité. Ce qu'elle pressent, c'est que son passé n'est pas des plus recommandables. Ses voyages fréquents, son corps tatoué, les réminiscences qui la traversent, la peur qui est en elle ne présagent rien de bon. (extrait de la quatrième de couverture)

Ana nage dans une réalité floue. Elle côtoie son quotidien, en quête de souvenirs, mais ne se souvient de rien. Des inconnus la reconnaissent, l'interpellent, elle se sauve. J'ai eu beaucoup de mal à comprendre la raison du mutisme de ce personnage au tout départ du récit, l'intérêt de n'avouer à personne sa perte de mémoire... Puis les souvenirs émergent, les aveux aussi, les trahisons et les perversions, et le récit prend de la consistance, trop tardivement peut-être ? Entre boîtes de nuit (le fameux Remember me), médias, monde de la nuit, organisations humanitaires et vrai/faux amis, Claire Delannoy nous plonge dans un univers aux contours bien indécis.
Malgré une écriture très belle, et malgré de jolis moments, ce court roman m'a laissé, un peu, sur le bord de la route...chiffonnée !

Un extrait...
"Elle nage une dernière fois jusqu'à l'île au beau milieu du lac, elle sait maintenant comment l'aborder, éviter les sangsues qui se nichent dans la glaise, l'eau est boueuse et douce à la peau, elle s'assoit sur un rocher bien plat et absorbe le paysage, sa gravité, son silence. Elle s'est laissée aller, ce que dit Henry, ne pas toujours retenir et brider, s'abandonner puis se reprendre. Elle a recouvré toutes ses capacités, tout ce qui était endommagé, et cette mémoire en creux dont elle appréhende tout surgissement, elle doit apprendre à en éviter les débords, la panique que provoque chaque visualisation. Bloquer tout ressouvenir, tout ce qui s'apparente à une forme de transe. Ne pas couler dans la séduction de l'image, son extraordinaire présence. C'est une attirance prodigieuse et maléfique à quoi il faut résister."

bouton3 Note de lecture : 3/5

ISBN : 978 2 7561 0142 2 - 16€ - septembre 2008

La lecture de Clarabel, qui a beaucoup aimé, qui en parle avec plus d'enthousiasme que moi, et me l'a prêté, merci !!!

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08 octobre 2008

Le fiancé de la lune, Eric Genetet

lefianc_delaluneArno Reyes a quarante ans, une vie amoureuse en demi-teinte, et un travail qui le conduit aux quatre coins du monde. Il est donc tout disposé à tomber amoureux lorsque son regard tombe sur Giannina "visage pâle, perruque rose, comme Scarlett Johansson dans Lost in Translation". Arno se croit dans un film, séduit par sa belle, chanteuse de Jazz à succès.
Le quotidien, la paternité, la grisaille du réel sauront-ils préserver ses sentiments ?

Séduite par la lecture de Clarabel et par cette jolie couverture, je ne me suis pas méfiée des mots "intrigue guère originale", romantique que je suis !! Alors, en effet, ce petit livre est court, écrit de manière "scintillante", moderne, et peut attendrir, mais quelle déception... Je suis sortie de ma lecture, pas très convaincue par ce que je venais de lire, un brin désappointée, il faut bien le dire... Oh mince, dommage.

Un extrait...
"Quand je me suis réveillée ce jour de décembre, une chanteuse de jazz chantait à la radio. Je ne me sentais pas très bien. Je tremblais de froid. Giannina n'était pas près de moi. J'imaginais que quelque chose d'effroyable était arrivé. Puis, comme chaque matin, j'ai allumé mon portable.

SMS
Je t'attends au jardin du Luxembourg. Je t'aime. G.

J'avais roulé la fenêtre de ma 403 ouverte pour sentir l'air frais, pour expulser la fumée de ma cigarette.
Dans Paris.
C'était un moment de perfection."

bouton3 Note de lecture : 2/5

ISBN : 978 2 35087 087 8 - 15€ - Août 2008

Merci Clarabel pour ce prêt !! La lecture de Cathulu.

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