08 novembre 2012

Déluge, Henry Bauchau

déluge"Pendant des jours, des semaines, des mois, nous peignons à côté de Florian, non pas avec ses mains d'or, mais avec ses yeux d'aigle ou d'ange, le déluge, notre planète et sa courte histoire."

Florence s'est installée dans le sud de la France pour raisons de santé. Elle rencontre là-bas, et de manière fortuite, en se promenant sur le port, un peintre dénommé Florian, un peu fou et talentueux, qui s'empresse habituellement de brûler ses toiles dès qu'elles sont terminées. Etrangement, ces deux êtres que tout sépare s'attachent l'un à l'autre. Florian a besoin de l'attention de Florence, et cette dernière a le sentiment qu'elle peut guérir à le cotoyer. Le duo sera vite rejoint par un groupe d'amis qui accompagneront le peintre dans l'élaboration de sa plus grande toile...

Honnêtement - autant le dire tout de go - j'ai préféré lire le Antigone d'Henry Bauchau, ou ses autres titres mythologiques, tellement plus forts, que ce titre là (mais je suis forcément partisane, il faut croire qu'avec lui je suis restée bloquée en mode Oedipe & Co). 
Le fait qu'il soit question de peinture dans ce roman m'a pourtant beaucoup plu. Henry Bauchau excelle à nous conter l'ivresse de la création. Cette oeuvre que le petit groupe construit peu à peu paraît bien extraordinaire, et même assez iréelle, mais son élaboration hypnotise. Elle ressemble à la manière traditionnelle qu'ont certaines couturières de créer un patchwork, scènes de vie par scènes de vie. Et puis, il est question finalement d'un mythe, celui de Noé, et à ce jeu là je suis souvent facilement conquise...
C'est une lecture où l'amitié paraît aisée et la vie meilleure, et où les sentiments sont bons. Pourquoi s'en priver ?

Editions Babel - 7.70€ - 2 Novembre 2012 - Pioché en grand format en bibli !

Un beau billet sur Enfinlivre

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04 novembre 2012

Des vies d'oiseaux, Véronique Ovaldé

desviesdoiseaux"Le bonheur privé ordonnait et conférait du sens à sa vie, Paloma était son seul système de repères et sa balise, elle se rendait compte du danger de cette unique lorgnette, et elle en ressentait une étrange douleur amoureuse (une sorte de chagrin qui opresse la poitrine, mais un chagrin délicieux parce que exclusif, un chagrin qui vous dit combien vous êtes vivante et combien ce que vous aimez vous est précieux) [...]."

Le lieutenant Taïbo est appelé sur les lieux d'étranges cambriolages.
Tels de dignes héritiers de Boucles d'Or, des jeunes gens semblent squatter les villas de la région pendant l'absence des propriétaires, se contentant d'occuper leurs lits et de vider leurs réserves de nourriture. Mais rien n'est dérobé.
Vida, une des victimes de ces occupations clandestines, comprend très vite qu'il s'agit de sa fille Paloma et de son jeune amant Adolfo. A la recherche de la vérité, et d'une part d'elle-même oubliée, elle se rendra vers les recoins dissimulés de son enfance, à Irigoy, loin de la vie figée qu'elle mène depuis son mariage avec le brillant Gustavo...

Voici un joli roman de Véronique Ovaldé. Les premières lignes de cette lecture m'ont plutôt étonnées, me donnant le sentiment d'être entrée de plein fouet dans une intrigue policière. Et puis non. Parce que Véronique Ovaldé ne peut se contenter de poursuivre les principes d'un genre, nous voici ensuite propulsés dans le quotidien d'une desperate housewife qui se morfond depuis que sa fille adolescente a quitté le nid. Pour enfin se laisser bercer par une fable qui donne à l'amour un A majuscule, aventureux et imprudent.
"Si tu voulais des garanties, ma douce, il fallait acheter un toaster"

Une lecture vivifiante et lumineuse. J'ai beaucoup aimé.

Editions de l'Olivier - 19.30€ - Août 2011

Quelques avis parmi vos nombreuses lectures ... Un roman ovaldien pour Amanda "Même si Des vies d'oiseaux manque - un peu - de contenu, il n'en reste pas moins un joli conte où les mots ont la part belle et les images continuent de flotter bien après la dernière page tournée." - C'est un coup de coeur pour Liliba qui a adoré - Tout simplement beau pour Clara - Theoma est plus mitigée mais n'a pas résisté au charme de l'écriture - Pour Cathulu, on ne peut qu'être fasciné par ce roman chatoyant - Une petite déception pour Gambadou -

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31 octobre 2012

Ferme les yeux, Amanda Eyre Ward

fermelesyeux"J'ai le sentiment bizarre d'avoir laissé quelque chose, ou quelqu'un, sur le divan de Jane Stafford. Une petite fille. Une poupée. Une part de moi-même, ou quelque chose d'aussi impalpable."

Lauren a la trentaine, et alors que son frère Alex part en Irak elle est contrainte de regarder enfin dans les yeux le traumatisme de son enfance. Il y a des années, son père a été condamné à la prison pour le meurtre de leur mère. Les enfants dormaient dans une cabane au fond du jardin et leurs parents étaient seuls à la maison. Son frère est pourtant persuadé de l'innocence de ce dernier et est toujours resté en contact avec lui. Lauren lutte sans cesse contre des crises de panique alarmantes et un épais brouillard qui l'empêche d'accéder aux évènements de cette fameuse nuit. De plus, elle apprend soudain la disparition de son frère dans une explosion, sur le lieu où il exerçait ses activités auprès de Médecins sans Frontières. Gerry, son fiancé, la presse de réagir et de reprendre l'enquête d'Alex.

Il est précisé en quatrième de couverture que ce roman a été courronné par le Grand Prix des Lectrices de ELLE USA, et je dois dire que j'en ai beaucoup aimé la lecture. La personnalité de Lauren, qui se bat contre elle-même et pour se souvenir, est très attachante et m'a beaucoup touchée.
Bien que l'énigme soit assez convenue, les pages se tournent avec frénésie et envie, celle de savoir si l'apaisement est au bout de la route pour chacun...
Une lecture délicate et très prenante.

Editions Buchet Chastel - 20 € - Mars 2012 - Merci ma bibli !!

Clara a adoré !!

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29 octobre 2012

Ca t'apprendra à vivre, Jeanne Benameur

catapprendraavivre"Il y avait eu l'ambre qui brûlait au fond de chaque couleur. Cuivre et parfum. Henné tatoué en très petits dessins aux talons, au creux des paumes des femmes.
De la lumière éclatée partout. Même dans le mat. Jamais de terne.

Ici, c'est le sombre.
Dehors il pleut ou c'est pareil."

En 1958, une petite fille arrive en métropole, à La Rochelle, après avoir vécu ses premières années en Algérie, choc des contrastes et de l'exil. Depuis toujours, elle se sent différente, la fille d'une mère blonde mariée à un gardien de prison arabe, son père. Dans sa fratrie de quatre enfants, elle est la plus jeune et elle se sent seule, mal aimée, laissée de côté pour diverses raisons, manipulée plus que calinée.

Ce court roman de Jeanne Benameur nous conte le récit d'une enfance où chaque souvenir semble avoir laissé une trace désagréable dans l'esprit de la narratrice. Il n'est pas forcément intéressant de connaître la part autobiographique de ces lignes, mais il est étonnant de lire un écrit de Jeanne Benameur où sa lumière habituelle a tellement de mal à percer le brouillard terne du quotidien. Je me suis questionnée, j'ai été troublée, peinée pour cette petite fille visiblement malheureuse, essayant de faire coïncider avec le livre l'image que j'avais conservée de l'auteure suite à une rencontre...
Une lecture épineuse.

Editions Babel - 6.50 € - Avril 2012 - Merci ma bibli !!

Jack l'a lu aussi 

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21 octobre 2012

Nouvelles contemporaines ~ Delphine de Vigan, Timothée de Fombelle et Caroline Vermalle

nouvellescontemporainesCe recueil de nouvelles entre dans le cadre des Instructions Officielles du programme de français de 3ème, préconisant l'étude de "nouvelles porteuses d'une regard sur l'histoire et le monde contemporain". Trois auteurs sont réunis ici, Delphine de Vigan (No et moi, Rien ne s'oppose à la nuit), Timothée de Fombelle (Tobie Lolness) et Caroline Vermalle (L'avant dernière chance).

* Delphine de Vigan imagine une enfant si intelligente qu'elle croit que son coeur est devenu sec à force de compter. C'est une belle histoire, sensible et fraîche.

* Timothée de Fombelle explore au travers de sept courtes nouvelles d'une grande efficacité la dureté du réel, même enfantin. La seule règle qu'il avoue se donner au détour d'une phrase est "de laisser une échappée, un espoir, un trait de lumière". J'ai été bluffée par l'écriture de cet auteur.

* Caroline Vermalle apporte toute son humanité et son sourire doux à ses deux récits. Le premier met en scène un manège qui a le don mélancolique de recycler les souvenirs. Le deuxième nous permet d'accompagner un père, déménageur de métier, dans ses démarches pour sortir sa fille de sa détresse. J'ai été très touchée par ce dernier récit qui m'a remué le coeur !

Ce petit livre de poche est une belle surprise, on ne pense pas spontanément trouver une telle qualité d'écriture dans une collection qui s'adresse en quatrième de couverture aux jeunes adultes (quelle erreur !). Le format est souple, brillant et agréable au toucher, il participe largement au plaisir de lecture.

Je remercie Caroline Vermalle (que j'avais rencontrée en 2010) et Hachette Livre pour l'envoi !

"Aspiré par cette conversation qui réchauffait tout le carrousel, le vieil homme éteignit l'ampoule ordinaire qui pendait au plafond. Alors la nuit tomba sur une amitié toute neuve, sur les premiers pas et les derniers tours, sur tous les départs et toutes les arrivées, et sur les rizieres radieuses de l'autre côté du temps."

http://carolinevermalle.blogspot.fr/

Editions du Livre de Poche - 4.95€ - avril 2012

Stephie a été séduite  - Leiloona est heureuse de sa lecture ! - Saxaoul aussi ! 

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20 octobre 2012

Cartons, Pascal Garnier

cartonspascalgarnier"Il lui restait une bonne petite heure avant que les Déménageurs bretons viennent porter le coup de grâce à dix ans d'une vie si parfaite qu'on aurait pu la croire éternelle."

Brice déménage seul, car sa femme Emma ne donne plus de nouvelles depuis des lustres, elle est partie en reportage en Egypte et son hôtel a sauté. Mais Brice ne croit pas à la disparition de la femme qui partageait sa vie, personne n'a retrouvé son corps. Ce déménagement vers une maison à la campagne était son idée à elle. Brice est désemparé avec tous ces cartons à déballer et cette nouvelle maison qu'il ne sait pas vraiment comment prendre. Fort heureusement, dans le petit village dans lequel il s'est installé, tout le monde est plutôt sympathique, on vient à sa rencontre, un chat tout d'abord et puis Blanche, une jeune-femme bien énigmatique qui l'enveloppe rapidement de son attention bienveillante...

Roman inédit et posthume de Pascal Garnier, ce petit opus est un petit régal.
Comme toujours chez l'auteur, le familier rencontre à un moment donné la noirceur mais ici avec talent et grâce. On frôle même par moment le gothique, ce qui est assez amusant.
On compatit facilement aux émois du déménagement, au déni d'une disparition inexpliquée et à tout ce que Brice fait pour retrouver sa sérénité parmi des cartons qu'il n'a plus très vite envie d'ouvrir.
Une lecture de qualité.

Editions Zulma - 17.50€ - Février 2012 - Merci ma bibli !!

Encore une réussite pour Kathel - Un style parfait pour Emmyne -

J'avais adoré Lune captive dans un oeil mort et moins aimé La Théorie du panda 

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10 octobre 2012

Décharges, Virginie Lou-Nony

Décharges"Tenir !
On n'a que ce mot à la bouche depuis deux ans. Ou faire comme si. [...] Tenir en suspension dans une parenthèse, entrer dans les critères de Pôle emploi, se faufiler dans leurs procédures, avancer dents serrées sur le fil de leurs formations. [...] On tient comme les boxeurs, K.-O. debout.
On tient sans avoir l'impression de tenir, on a oublié qu'on tient. D'avoir décroché tous les deux un contrat, d'entrevoir le renouvellement nous paie de tout."

Eva et Manuel sont des exilés de l'intérieur, de ceux qui voyagent au coeur de l'hexagone pour fuir la perte de leur emploi et trouver "autre chose", le CDI étant le St Graal convoité, si hypothétique et si difficile à obtenir.
Eux, après avoir lutté dans le Sud contre le pouvoir d'actionnaires anonymes qui ont fermé leur usine, sont partis dans le Nord pluvieux avec leur trois enfants. Tandis que Manuel s'enferme dans sa passion pour la vidéo, Eva, devenue aide soignante s'attache aux patients abîmés du centre de rééducation dans lequel elle travaille. Elle tombe plus particulièrement sous le charme de Gabriel qui a la beauté des anges mais l'immobilité du tétraplégique qu'il est devenu après son accident.

Voici un roman dont l'écriture, et le thème, m'ont profondément touchée. Virginie Lou-Nony sait trouver des mots sensibles pour exprimer la souffrance, elle sait effleurer l'émotion sans y tomber lourdement. J'ai aimé son langage, de grande qualité, et j'étais toute prête à faire à ce livre une petite place à côté de mes coups de coeur. Mais la fin de Décharges, en pirouette, m'a un peu trop désarçonnée...
Malgré cela, ce récit à la voix élégante est une belle lecture, forte, l'histoire d'un amour impossible, décrit comme une lumière au milieu du chaos.

Editions Actes Sud - 18€ - Février 2012 - Merci ma bibli !!

http://lou-nony.litteratures.fr/

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05 octobre 2012

Que nos vies aient l'air d'un film parfait, Carole Fives

quenosvies"Longtemps, j'ai pensé que les autres étaient heureux, qu'ils n'avaient pas de problèmes. Que tout se déroulait facilement pour tout le monde. Je me croyais seule à être mal, je me sentais différente, maudite. C'était très violent. C'est plus tard que j'ai commencé à ouvrir les yeux et à voir que la vie, pour personne, n'était un conte de fées comme je l'avais cru."

Nous sommes en plein dans les années 80, avec la montée de la gauche, les sous-pulls qui grattent, Lio. La vie est en couleurs mais aussi en noir et blanc, et la femme libérée de Cookie Dingler s'invite dans la cour de récréation. Les couples commencent à divorcer. Ils sont encore peu nombreux. La justice prend facilement le parti de la mère lorsque les enfants demandent à rester avec elle. Dans cette histoire, c'est le petit frère qui en fait les frais face à une mère un peu fragile et une famille soudain décomposée...

Caroles Fives nous immerge dans notre enfance avec talent grâce à des petites touches réalistes disséminées ici et là et qui ont tout pour faire l'effet madeleine de Proust désiré. J'ai pour autant eu du mal à adhérer à l'histoire racontée par l'auteure. Je n'ai cessé d'être ici dans le détachement, un écart sans doute lié au style choisi qui ne m'a pas touché, trop léger pour mon goût. Malgré ce bémol, la culpabilité de la grande soeur, et quelques belles phrases, ont su susciter chez moi des frissons d'émotion.
Une lecture en demi-teinte.

Editions Le passage - 14€ - 23 août 2012

Un coup de coeur pour Clara ! - Et pour Cathulu ! -  A lire pour Lucie !

challenge2012

 

 

 

Challenge 1% rentrée littéraire 2012 : 6/7
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LIO-AMOUREUX SOLITAIRES

 

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03 octobre 2012

Beau parleur, Jesse Kellerman

beau_parleur_jesse_kellerman_deux_terres"Le charisme est une chose mystérieuse et puissante. J'en possède en quantité limitée et le peu que j'ai ne fonctionne que sous certaines conditions très particulières. Une certaine frange de femmes intelligentes et fortes têtes me trouvent attirant. [...] Eric avait une arme bien plus efficace qui coulait dans ses veines, une arme à laquelle n'ont pas accès les simples mortels dans mon genre."

Joseph Geist est dans une impasse. Sa petite amie vient de le mettre à la porte, sa thèse de philosophie n'avance plus depuis des lustres (d'ailleurs sa directrice de thèse le déteste et vient de le virer du département) et il ne peut attendre aucun soutien de sa famille. Alors, il décide de répondre à une annonce, "Interlocuteur souhaité pour heures de conversation. Pas sérieux s'abstenir.", et tombe sur une vieille dame assez mystérieuse et fort intéressante qui lui ouvre peu à peu les portes de sa maison. Tout pourrait aller au mieux enfin, dans le meilleur des mondes possibles, si Alma n'avait une maladie très douloureuse qui la clouait au lit des jours entiers, et un neveu irascible et intéressé, Eric...

Dans ce thriller psychologique de Jesse Kellerman, l'ambiance est au tout début assez feutrée. Nous suivons notre anti-héros Joseph Geist dans les méandres d'une fin de vie universitaire à Harvard, difficilement gérable matériellement. La rencontre avec Alma semblant être heureusement la solution à tous les problèmes du personnage principal, le lecteur respire soudain avec aise et s'ennuie presque un peu. Puis, tout bascule dans l'horreur lorsque entre en scène Eric, le neveu, qui suggère à Joseph d'abréger les soufrances de sa grand tante.
Bien qu'ayant aimé chaque partie individuellement, j'ai trouvé un trop grand écart entre les deux rythmes narratifs de ce roman à la forme pyramidale assez visible, qui m'a laissé au final un sentiment plutôt désagréable. Je lis peu de romans noirs, alors mon impression a sans doute été provoquée intentionnellement par l'auteur qui déconstruit finalement avec brio dans sa deuxième partie tout ce qu'il a construit au tout départ, mais lire ainsi aussi ouvertement le canevas d'un récit n'est pas toujours marque de plaisir de lecture pour moi.
Il conviendra donc de retenir pour les adeptes du genre que Beau parleur est un thriller où des personnages à la David Lodge sont confrontés à la folie et que dans ces cas-là toute horreur, et/ou perte de contrôle, devient possible.

Un grand merci aux Editions des 2 terres !! - 21€ - 3 octobre 2012

challenge2012

 

 

 

 Challenge 1% rentrée littéraire 2012 : 5/7
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26 septembre 2012

Ce que cache ton nom, Clara Sanchez

cequecachetonnom"Jusqu'à présent, j'avais été dans l'ignorance de tout cela et, si je n'étais pas venu passer quelques jours à la plage, j'y serais encore. Mauthausen, Auschwitz. J'avais entendu très souvent ces noms, mais ils étaient à des années-lumière de moi, aussi loin qu'Orion, perdus dans un passé qui n'était pas le mien. Je les avais maintenant à un mètre de moi, parfois à quelques centimètres de mon visage."

Sandra est enceinte et elle est venue passer la fin de l'été dans la maison de vacances de sa soeur. Une occasion pour elle de faire le point sur sa relation avec le père du futur enfant et sur sa vie en général. Sur la plage, elle fait la connaissance d'un couple de personnes âgées et est invitée à rentrer peu à peu dans leur intimité. Ils se prennent d'amitié pour la jeune-fille qui rêve soudain à un avenir différent...
Mais les apparences peuvent être trompeuses. Et c'est ce que lui apprend Julian, un vieil homme venu à sa rencontre. Malgré son grand âge, il n'a pas renoncé à son rôle de chasseur de nazis. Les Christensen, les nouveaux amis de Sandra, sont dans son oeil de mire...

J'ai beaucoup aimé ce roman, son ambiance assez douce, son sujet intéressant. Il m'a tenu en haleine avec dextérité. Les personnages sont très bien campés par l'auteure, ils nous paraissent facilement vivants et sensibles, attachants. L'évolution psychologique de Sandra qui perd peu à peu sa naïveté est d'ailleurs très réussie, ainsi que l'évocation de la quête de Julian qui transforme avec élégance ce récit en thriller. Dommage que la fin soit un peu molle, mais elle ne gâche en rien le plaisir de lecture ressenti auparavant.
Une bonne lecture de rentrée à la fois profonde (par son thème) et légère (par sa grâce).

Un grand merci aux Editions Marabout ! - (Prix Nadal 2010) - 19.90€ - 26 septembre 2012

Mango a aimé aussi - Un très bon roman pour Pimprenelle !

challenge2012

 

 

 

 Challenge 1% rentrée littéraire 2012 : 4/7
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