15 juin 2012

En cours de lecture...

manque"La sensation de manque ne vous laisse pas un instant de répit, jamais - elle ne peut pas, ne devrait pas nous lâcher, cette sensation, puisqu'il manque effectivement quelque chose.
Cela n'est pas négatif en soi. Cette part manquante, ce passé manquant, peuvent constituer une ouverture plutôt qu'un vide. Ils peuvent devenir une entrée autant qu'une sortie. Ils sont une preuve fossilisée, la marque d'une autre vie, et même si cette vie vous sera à jamais inacessible, vous pouvez suivre sa trace du bout des doigts, à l'endroit qu'elle aurait pu occuper, et du bout des doigts, apprendre une nouvelle forme de braille.
Les marques sont là, des zébrures saillantes. Lisez-les. Lisez ces blessures. Récrivez-les. Récrivez ces blessures.
C'est pour cette raison que je suis écrivain - je ne dis pas que j'ai "décidé" de l'être ou que je le suis "devenue". Ce n'était pas un acte volontaire ni même un choix conscient. Pour éviter la trame serrée du récit de Mrs Winterson, je devais être capable de faire mon propre récit. Mi-réalité mi-fiction, voilà les ingrédients qui composent une vie. Et comme dans l'espionnage, il s'agit d'une légende, d'une couverture. J'ai rédigé mon issue de secours."

Extrait de Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? de Jeannette Winterson - Mai 2012

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10 juin 2012

Lettres d'Agathe, Nathalie Ferlut

lettres d'agathe"J'aime pas quand les gens sont gentils avec moi.
Surtout parce que je sais qu'ils vont se rendre compte que moi, je ne sais pas être gentille, avec personne, sauf un peu avec François...
Quand on est gentil avec moi, je fais vite l'idiote pour avoir la paix, et en général, ça marche bien. La vérité, c'est qu'au fond, je ne suis pas gentille : moi je le sais, et maman aussi..."

Agathe écrit à sa mère, alors que celle-ci est morte depuis longtemps, pour tenter de vivre au mieux son présent. Elle revient sur sa naissance d'après guerre, sur leur relation douleureuse, tente de comprendre cette indifférence marquée à son égard, une différence de traitement, visible et pourtant tue par l'entourage, entre elle et ses deux frères. Elle sait qu'elle a été non désirée, maltraitée de manière insidieuse, victime de désamour. Et puis, il y a cette découverte faite après la mort de cette dernière, cette vérité étonnante sur l'enfant présente sur une photographie, conservée comme un trésor par son frère François et chipée par Agathe avant son départ sur Paris... Mais comprendre est-il pardonner ?

Voici une BD, toute en émotion, que j'ai aimé lire, tout en pensant à Une autre fille d'Annie Ernaux et à tous ces récits de femmes blessées par la froideur et la violence verbale de mères mal aimantes. Cet album exprime avec talent l'horreur subtile de cette éducation, qui marque à vie, ainsi que l'handicap qui poursuit ces enfants à l'âge adulte, et combien ils se sentent coupables, de tout, et tentent malgré tout de donner sa chance au bonheur.

Editions Delcourt - 14.95€ - Avril 2008

Une lecture enthousiaste de Laure - Géraldine recommande chaudement  - Le billet d'In cold blog qui a aussi lu avant Annie Ernaux !

lettresd'agathe

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03 juin 2012

La reine des lectrices, Alan Bennett

lareinedeslectrices"La lecture avait suscité en elle une passion telle qu'elle n'en avait jamais connue auparavant et elle dévorait les livres à une vitesse ahurissante - même si, en dehors de Norman, nul ne s'en apercevait vraiment.
Elle ne parlait d'ailleurs de ses lectures à personne, encore moins en public, sachant qu'une passion aussi tardive - si sincère soit-elle - risquait de l'exposer au ridicule. [...] A son âge, à quoi bon ? auraient pensé les gens. Pour elle, cependant, rien n'était plus sérieux et elle éprouvait à l'égard de la lecture le même sentiment que certains écrivains envers l'écriture : il lui était impossible de s'y dérober."

La Reine des lectrices est une oeuvre de fiction, toute ressemblance etc... Mais n'est-ce pas le meilleur jour qui soit pour ouvrir ce livre que celui de son jubilé dont j'écoute à l'instant la retransmission en fond sonore à la télévision ?

Voici un livre assez charmant qui imagine la reine des anglais se prenant à plus de quatre-vingt ans d'une passion aussi subite que surprenante pour la lecture. Tout commence alors qu'elle tombe un mercredi sur le bibliobus de Westminster, elle emprunte un livre puis un autre et s'enclenche un mécanisme et un plaisir qu'elle n'imaginait pas. Elle réalise alors tout le temps perdu, ces auteurs rencontrés auparavant sans les avoir lus, et que cet engouement est sans fin. La vie de la reine change, ses préoccupations également, et l'entourage commence à s'inquiéter, à intriguer pour retrouver une normalité plus rassurante. C'est compter sans la persévérance et l'inflexibilité de cette petite femme volontaire qui mène son monde avec fermeté.

Une lecture, bien agréable, qui partage notre goût immodéré pour la lecture.

Editions Folio - 4.20€ - Mai 2010

Un livre beaucoup lu sur la blogosphère qui compte 333 avis sur Babélio

Un grand merci à Véro l'encreuse pour ce cadeau !!

Pour rester dans l'ambiance, je pense enchaîner ce soir avec Le Discours d'un roi... qui nous conte l'histoire de son père.

Le Discours d'un Roi : bande annonce VOST

 

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02 juin 2012

Un renard à mains nues, Emmanuelle Pagano

unrenardamainsnues"Maman détestait surtout consommer, et même les livres elle ne voulait pas les acheter. Le seul bien matériel qui coûtait bonbon à la maison était un ordinateur et nous y avions tous une session privée pour nos propres conneries, révolutions, créations, informations. Il ne fallait pas dire à maman pour les variétoches piquées sur internet, mais je crois qu'elle s'en doutait, de nos coeurs de midinettes. De nos tentations. Se divertir elle ne voulait pas en entendre parler, mais elle nous laissait faire du moment que c'était à peu près en cachette, et que nous avions conscience que ces choses qui se laissent regarder, ces choses qui se laissent lire, c'est juste pour du jeu."

Un renard à mains nues est un recueil de nouvelles, mais d'un genre bien particulier, encore jamais croisé jusque-là. Certaines de ces nouvelles ont auparavant été publiées ailleurs mais toutes ont été retravaillées ou remaniées. Ce qui est particulier est cette manière de croiser et de re-croiser des personnages au fil des textes. Le point de vue change avec le narrateur, des morceaux d'histoires sont conservés, d'autres réutilisés partiellement, et c'est comme si le lecteur était spectateur du travail d'écriture d'Emmanuelle Pagano. C'est une approche étonnante et passionnante d'un genre souvent trop galvaudé...

J'ai aimé retrouver cette auteure que j'aime dans ce livre-là, très dense, généreux. Son univers y est intact, il commence à m'être familier. Je m'en sens proche. Moins crue et sensuelle que dans ses précédents romans, la vie y est pourtant, et de la même manière, à proximité de la nature, parfois cruelle, physiquement rude, remplie de personnages en marge, de rencontres et de sensibilités lumineuses.

Je connaissais déjà Le guide automatique ou La maison-message. J'ai beaucoup aimé La décommande, qui conte l'histoire d'une femme invitée par erreur à un mariage et que la noce expulse avec impolitesse.
La lecture de ces nouvelles demande du temps et également de la disponibilité d'esprit, celle que l'on retrouve avec bonheur pendant les vacances par exemple... Lire Emmanuelle Pagano est toujours un moment privilégié, et assez unique, je suis heureuse d'ajouter ce livre à ma bibliothèque.

"Les personnages de ces nouvelles ne se trouvent pas au milieu du récit, ils restent dans les marges, ils se tiennent au bord de leurs vies, de leur maison, de leur pays, ils marchent au bord des routes, à côté de leur mémoire, à la lisière de l'ordinaire et de la raison, comme il leur arrive de faire du stop : au cas où on s'arrêterait pour les prendre, je les ai pris dans mon livre." E. Pagano.

Editions POL - 19€ - Avril 2012

Un billet de L'Express assez bien fait par ici - Et un autre sur le site de TV5

La fiche du livre et d'autres liens sur le site de l'auteure

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24 mai 2012

L'album de Milo, Carolyn Parkhurst

albumdemilo"Je pense à Bettina, dans ce restaurant au dernier soir de son existence, tout juste fiancée, le coeur brisé. Si j'avais été présente dans la vie de Milo d'une façon significative, aurais-je fait quelque chose pour empêcher que cet instant se produise ? J'imagine une réalité alternative, dans laquelle je prends d'autres décisions et où ces quatre années de brouille n'existent pas."

Octavia Frost est écrivain. Elle s'est mise en tête dernièrement de reprendre les fins de tous ses livres, de les remanier, de leur donner ainsi une nouvelle vie. Elle appelera ce recueil l'abum de nulle part, un moyen avoué de retenter un lien desespéré vers son fils Milo, chanteur à succès d'un groupe de rock, qu'elle n'a pas vu depuis des années.
Mais tout se précipite. La petite amie de ce dernier est assassiné dans leur villa et Milo est accusé. Octavia s'envole vers lui, certaine que sa présence aura une utilité...

Mêlant thriller et virtuosité stylistique, Carolyn Parkhurst produit un roman sur la perte, et la force des liens familiaux. Et voici ce qui m'a surtout intéressé dans cet opus, bien plus que la retranscription des fins de romans remaniées par Octavia.
La quête de cette mère, avide des moindres signes d'amour de son fils est touchante, ainsi que sa manière sincère de regarder son passé en face. La mort accidentelle de son mari et de sa petite fille autrefois ont été le fil ténu qui a parcouru toute son oeuvre jusque ici mais elle est soudain prête à envisager un avenir différent, incluant Milo et son monde.
Une lecture, douce et maternelle, qui n'oublie pas d'être aussi captivante.

Editions Philippe Rey - 21.50€ - Avril 2011

D'autres lectures... Cathulu la tentatrice - Cuné - Amandaun coup de coeur pour Lucie !

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19 mai 2012

La croisière d'ultime espérance, Alain Keralenn

alainkeralenn"Dissuader Kenji et Samir d'agir en prouvant que leur entreprise n'avait pas de sens : voilà ce à quoi elle allait s'attacher."

Marie se rend au Japon, juste après le séisme qui a dévasté une grande partie du pays. Consultante française en matière de déchets nucléaires, en charge de la certification d'une cargaison qui ira bientôt rejoindre l'Europe pour retraitement, elle est accueillie à son arrivée par un jeune japonais attachant, Kenji, pour lequel elle éprouve tout de suite beaucoup de sympathie. Ils resteront en contact.
Ce dernier est ami avec Samir, un chrétien d'Iraq. Tous les deux vont entraîner la jeune femme dans un complot qui mènera le trio jusqu'à Valparaiso...

Voici un premier roman très prometteur. En effet, malgré quelques défauts de rythme et de fluidité, de vraisemblance également parfois, il est doté d'une belle écriture et d'une intrigue assez prenante. J'ai été très agréablement surprise par ce titre moi qui n'accepte aujourd'hui de recevoir des livres qu'avec une grande circonspection. Je ne regrette pas d'avoir dit oui cette fois-ci et je remercie l'auteur pour sa confiance.
Ce qui m'avait intéressé ici est la modernité et l'originalité du sujet, très réactif face à l'actualité, et puis l'albatros de la couverture avait terminé de me convaincre.

Le contenu de ce livre aux allures de roman d'espionnage est documenté et son style sûr. Quelques scènes sont même très visuelles et fortes. J'espère lire encore Alain Keralenn !

Editions France-Empire - 19€ - Février 2012

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18 mai 2012

Le bel âge - Désordre t1, Merwan

lebelage1 lebelage

"Qu'est-ce que t'écris ? Les mémoires d'une jeune fille dépassée ?"

Dans la pure ligne du Dans mes yeux de Bastien Vives (ils ont d'ailleurs déjà travaillé ensemble [clic]) ou dans celle des Autres Gens, le feuilleton créé par Thomas Cadène, voici donc Le Bel Age de Merwan qui promet de devenir à son tour une série addictive.
Si je vous en parle ainsi c'est que j'ai aimé ce premier tome qui conte l'histoire de trois jeunes filles en période de rupture, Violette, Lila et Hélène. Toutes trois ont à peu près 23/24 ans, elles sont en collocation ou plus ou moins en couple, en études ou en travail précaire. Et Merwan les prend là, juste à l'instant où leur jeune vie bascule, s'enlise ou cherche un sens.
Est-ce donc réellement le bel âge ? On peut en douter en parcourant ces vignettes qui rappellent également le trait épais du Polina du même Bastien Vivès cité précédemment.
Une excellente BD et un premier tome qui m'a mis l'eau à la bouche. Vivement les autres !!

Editions Dargaud - 14.99€ - Janvier 2012 - Merci ma bibli !! 

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16 mai 2012

Je voulais te dire, Louisa Young

jevoulaistedire"Et mes motivations à moi ? Ah, oui, échapper à la grande honte d'avoir reçu une éducation particulière de la part d'un garçon. Permettre à Mr et Mrs Waveney de refuser à leur fille l'homme qu'elle aime. Prouver que j'étais un homme, alors que ce n'était clairement pas le cas. Bon Dieu, quelles raisons de se vautrer dans le sang et la souffrance ! Et quelle est ma motivation maintenant ? Faire mon possible pour aider les gars à ne pas devenir fous et gagner la guerre..."

Riley a eu la chance de bénéficier très jeune d'une éducation assez éloignée de son milieu d'origine. Un artiste l'a pris sous son aile et en a fait son aide. Mais ce qui l'instruit d'un côté va le détruire d'un autre. Jamais il ne pourra épouser celle dont il est l'ami depuis sa plus tendre enfance, l'autre élève de Sir Alfred, Nadine. C'est alors qu'éclate la première guerre mondiale. Riley s'engage, pensant oublier là-bas ce qui les éloigne. Il y trouvera bien plus, en passant trois ans dans les tranchées de Flandres, et y perdra une partie de son visage. A son retour en Angleterre, voulant épargner Nadine, il fera tout pour la repousser, sans qu'elle puisse connaître la vérité. Elle partira alors vers la France en tant qu'infirmière, en colère et bouleversée, ignorant tout de la gravité des blessures de celui qu'elle aime.

Voici un roman qui m'a largement tenue en haleine. Les personnages sont attachants et l'histoire originale. Je voulais te dire est de ces opus qui savent nous raconter des histoires, sans grandes figures de style. Ce livre ferait certainement un très bon film.
C'est à la fin d'un monde auquel on assiste dans ces pages. Et les désillusions sont grandes, les remises en question nécessaires. La vie est soudain reconnue comme fragile et précieuse, et à vivre plus intensément, en vérité. J'ai aimé les diverses réflexions qui parcourent le livre, elles donnent un sel évident à l'intrigue, renforcant également la matière des protagonistes.
Il est assez rare par ailleurs que soit évoqué de manière romanesque ces gueules cassées de 14-18 dont l'image est toujours si terrible à imaginer. Les chirurgiens plastiques de l'époque accomplissaient leurs premiers pas, des miracles techniques et humains sur lesquels Louisa Young revient longuement et avec justesse.

Une lecture sur la guerre et ses absurdités, qui a par ailleurs la grande force de donner foi en l'amour et en l'humanité. N'hésitez pas à l'ouvrir ! Il s'en est fallu de peu que je le rajoute à mes coups de coeur !

Editions Baker Street - 21.50€ - mai 2012 

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14 mai 2012

Les mains libres, Jeanne Benameur

lesmainslibres"Il voulait remettre dans ses mains le livre qu'il ne peut pas lire et qu'il se passe quelque chose.
Et elle avait fait ce que plus personne n'avait fait pour lui depuis sa mère. Elle lui avait lu l'histoire.
Le jardin, ce ne pouvait être qu'à elle qu'il le devait.
Il y a dans le monde des jardiniers invisibles qui cultivent les rêves des autres."

Madame Lure a une vie solitaire dans son petit appartement. Son mari, grand lecteur, est décédé depuis longtemps. Autrefois, il est allé en Afrique. Elle à présent voyage aussi, mais seulement en pensées, via des brochures touristiques qu'elle se procure régulièrement auprès d'une agence de voyages. Un jour, sa vie bascule. Elle rencontre Vargas. Son regard est attiré par les mains du jeune homme alors qu'il vole une tablette de chocolat. Elle le suivra jusqu'au campement de nomades où il séjourne avec sa tante et son grand-père. Le lendemain, elle dépose un livre près de chez eux, sur une pierre. Et c'est le début d'une histoire de livres, de lectures et d'amitié...

Voici un bien joli titre de Jeanne Benameur. Il n'est pas celui qui a ma préférence dans son oeuvre, ma préférence allant sans doute aux Demeurés. Mais on retrouve dans ce roman les thèmes qui sont chers à l'auteure, comme le nomadisme (voir aussi Les reliques), la relation mère/fille (Laver les ombres) et plus largement comment l'apprentissage des mots, du langage, de l'écriture peuvent devenir des vecteurs essentiels de communication et d'union entre des êtres que tout sépare. Au contraire de la méconnaissance qui isole. Les mains libres est un roman qui croit fortement au pouvoir des livres et en cela il est très beau. Je suis peut-être restée un peu insensible à l'histoire, moins touchée cette fois-ci mais Jeanne Benameur sait parler directement à nos émotions, profondes et enfouies, et ouvre l'esprit... toujours, et voilà pourquoi j'aime la lire... souvent.

Editions Folio - 5.95€ - Janvier 2006 - Merci ma bibli !!

Tout Jeanne Benameur sur ce blog - Un coup de coeur pour Clara ! - La lecture aussi enthousiaste de Géraldine ! 

 

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03 mai 2012

En ce moment, je lis...

... Je voulais te dire de Louisa Young. C'est un livre, édité chez BakerStreet, qui sortira en librairie le 16 mai. Malgré son style assez commun, je passe un très bon moment en compagnie de ce roman. Comme quoi, j'aime toujours autant que l'on me raconte des histoires. Mon billet bientôt !

Dernièrement, j'ai commandé deux petites merveilles chez Zü, mais chut c'est pour un cadeau, pour quelqu'un que j'aime... j'espère qu'elle sera contente !

Et puis, ma fille (10 ans) découvre enfin le plaisir de la lecture... Elle vous présente ci-dessous les deux titres qui ont su trouver un chemin vers elle ses derniers temps : La machine à noeuds de mots d'Arthur Ténor et Le Drôle de Noël de Scrooge d'après l'oeuvre de Charles Dickens. Elle a pouffé, elle avait hâte de les terminer et en même temps aurait voulu qu'ils soient plus épais, je confirme ils lui ont plu.

mai2012

Parfois, la vie peut s'avérer bien douce.

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