24 juillet 2017

La vierge en bleu, Tracy Chevalier ~ Objectif Pal de juillet

laviergeenbleu

Tu as souvent de belles surprises avec tes lectures des Editions du Quai Voltaire... C'est ce qui a donc orienté ton choix de lecture de PAL de ce mois-ci. Et bien t'en a pris, car cette lecture de La Vierge en bleu a été effectivement très agréable. Tu avais déjà beaucoup aimé A l'orée du verger, du même auteur, mais tu as été très surprise que - cette fois-ci - l'intrigue se déroule en France, et en partie de nos jours. En effet, Ella Turner vient de débarquer des Etats-Unis pour s'installer, avec son mari, dans une petite ville de province. Elle ne peut pas exercer son métier de sage-femme ici (il lui faut passer une équivalence) et peine à s'intégrer (la barrière de la langue est trop forte) tandis que Rick s'épanouit dans son nouveau poste. Elle entreprend alors des recherches sur ses ancêtres, encouragée par son professeur de français, afin de se sentir un peu plus chez elle dans ce pays. En effet, avant d'émigrer aux Etats-Unis, sa famille se nommait Tournier, et venait vraisemblablement de ce coin de France, comme le lui apprend un lointain cousin Suisse. La jeune femme est loin d'imaginer à quel point cette quête va bouleverser sa vie… En parallèle, Tracy Chevalier nous conte l'histoire des ancêtres d'Ella, des huguenots à la vie rude, obligés de s'enfuir en pleine guerre de religion, quatre siècles plus tôt, et notamment celle d'Isabelle, à la chevelure flamboyante, prénommée La rousse, et facilement accusée de sorcellerie. Isabelle est fascinée depuis l'enfance par ce bleu associé à la vierge Marie, un bleu interdit parmi les siens, un bleu source de malheur… Et justement, à des siècles de distance, Ella fait de nombreux cauchemars (surtout depuis qu'elle a décidé d'avoir un enfant), où ce bleu est très présent… Et toi lectrice, tu as retrouvé dans ce titre la part de mystère et de féminité que tu avais aimé (par exemple) découvrir dans des lectures telles que Le Coeur cousu de Carole Martinez ou Acquanera de Valentina D'urbano. Et puis, ce titre fourmille de rebondissements assez inattendus et de personnages secondaires attachants, tels que ce bibliothécaire qui se passionne pour la quête d'Ella, et semble tombé sous son charme, ou bien ces cousins suisses qui accueillent la jeune femme quelques temps. Tu as retrouvé également quelques paysages de Lozère, et notamment cette ville de Mende, un peu sombre, et si peu représentative esthétiquement de ce beau département. Une très belle lecture, que tu recommandes chaudement.

Editions du Quai Voltaire - Novembre 2004

objectif pal

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14 juillet 2017

Un été à quatre mains, Gaëlle Josse

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Le dernier gardien d'Ellis Island a eu un franc succès dans ton réseau de bibliothèques l'an passé... si bien que Gaëlle Josse a été invitée à venir rencontrer ses lecteurs au mois d'octobre cette année en Vendée ! Et toi aussi tu avais beaucoup aimé cette lecture [clic ici], si bien que tu es ravie aussi de cette opportunité et que tu as décidé de lire ses autres titres avant... Un été à quatre mains vient tout juste de sortir en librairie, et imagine un épisode de la vie de Frantz Schubert, l'été qu'il a passé en compagnie de la famille Esterhazy, membre de la Haute aristocratie viennoise, en résidence estivale en Hongrie. Le compositeur, qui connaît de grandes difficultés financières, a été recruté pour donner des leçons de musique aux deux filles du couple, et distraire également les invités de passage. Mais l'amour s'en mêle. Effectivement, Marie et Caroline ont bien grandi depuis que le jeune homme les a vues la dernière fois, et c'est Caroline, discrète, sensible et plutôt douée, la cadette, qui accroche surtout le regard du musicien. Il se passe quelque chose entre eux cet été de 1824, qui changera la vie des deux protagonistes. De retour à Vienne, toute l'oeuvre de Frantz Schubert ne parlera désormais que de la jeune fille, et de cet amour impossible. Il lui dédiera au final un morceau à quatre mains, souvenir d'un moment ainsi partagé, et d'une main brièvement abandonnée... Et toi, tu as aimé plonger ainsi dans un épisode de l'Histoire, être confrontée à des amours désuètes et codifiées d'une autre époque, sensibilisée à la musique de Frantz Schubert que tu connais peu, et se rendre compte de toute la douleur de ce que l'interdit engendre, surtout lorsqu'il est vécu dans le huis clos d'une maison. Tu as eu le sentiment de rentrer dans une nouvelle à la Stefan Zweig, sans doute parce qu'ici aussi la violence des émotions se heurte à la carapace des apparences, comme souvent chez lui, et qu'elles en profitent pour fendiller douloureusement les armures...

Editions HD - mars 2017

03 juillet 2017

Lux, Maud Mayeras

lux

Tu n'es pas une grande lectrice de thrillers... mais tu aimes en ouvrir de temps en temps, pour changer. Celui-ci t'attendait depuis un petit moment déjà dans ta PAL urgente (hum !) avec sa couverture intrigante et son titre mystérieux... Il était donc grand temps de plonger dans ses pages... Antoine débarque à Ceduna, dans les terres arides du sud de l'Australie un beau jour de 2016. Vingt ans auparavant, c'était avec sa mère malade qu'il avait atterri sur les lieux, venant de France. Un drame avait alors eu lieu pendant son court séjour, son ami Hunter avait été assassiné, presque sous ses yeux par son père, choqué de les avoir trouvés tous les deux à moitié nus dans la chambre de son ami. Sa mère était morte quelques jours plus tard, et le jeune homme alors rapatrié en France. Antoine est revenu pour se venger, pour tuer les époux Redshaw. Mais rien ne va se dérouler réellement comme prévu, un tsunami dévaste la région, et la réalité s'avère bien plus complexe qu'Antoine le croyait... Le voilà effectivement à un moment donné, en route, au coeur des terres australiennes, pour une Réserve secrète, accompagné d'un jeune militaire déserteur, d'un vieil aborigène un peu fou, et en quête de la soeur de Hunter, Lark... Et toi lectrice, tu as trouvé à ce roman quelques maladresses ou plutôt quelques manques de fluidité qui ont gêné ta lecture, au départ, puis tu as été embarquée, intriguée, décontenancée. Au final tu as été plutôt heureuse d'avoir ouvert ce livre, qui a le mérite de ne pas s'enfoncer dans la facilité. Avec Lux, on frôle sans cesse la fin du monde, et Maud Mayeras a le talent de nous montrer à la fois la complexité des sentiments humains, et nos fragilités. Et il y a des scènes d'une très grande force visuelle.

Editions Anne Carrière - octobre 2016

Lu aussi par Plume de Cajou

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28 juin 2017

Zorglub, la fille du Z, Munuera (Tome1)

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Parfois, tu te laisses un peu emporter par ton enthousiasme... et là justement, avec cette BD, tu n'étais pas très certaine de ton choix, lorsque tu as cliqué sur cette couverture pour la recevoir contre une critique chez Babelio. Pourtant, tu avais été intriguée et amusée par le résumé. Et effectivement, le style du dessin, souvent utilisé dans des albums humoristiques, n'est vraiment pas ce que tu préfères, pas assez réaliste pour ton goût. Il est d'ailleurs spécifié en quatrième de couverture que Zorglub est l'antagoniste le plus méchant, le plus mégalo et le plus maladroit de Spirou et Fantasio, ce que tu ignorais. Ta culture BD recèle quelques grosses lacunes, t'es-tu dit ensuite en effectuant quelques recherches. Mais pour ta décharge, tu n'es pas fan de Spirou et Fantasio. Cependant, dès les premières pages, tu as aimé la vivacité des dialogues, la personnalité de cette petite jeune fille de 16 ans qui tente vainement de vivre une vie normale. Et que le rythme des cases décoiffe très très vite la lectrice que tu es... Sur la première planche, Zandra sort du cinéma avec son petit ami André, quand soudain une lumière se braque sur le jeune couple en train de s'embrasser. Le père de Zandra, du haut de son vaisseau, veille sur sa fille, interrompt le doux rendez-vous des jeunes tourtereaux et - dans son euphorie et sa crainte - crée dans la ville un monstrueux bazard. Zandra est furieuse contre lui, contre ce qu'il est - une sorte de savant fou qui vend ses trouvailles au meilleur offrant -, et lui conjure d'arrêter ses agissements et de la laisser tranquille... Mais on ne raisonne pas si facilement un savant fou et les évènements vont s'enchaîner - et les révélations se révéler - sans que Zandra puisse réellement comprendre ce qui lui arrive... Soyons clairs, l'armée n'a pas l'intention de laisser Zoglub s'approprier certains investissements. Et avant de pouvoir discuter tranquillement de leur relation, le père et la fille vont devoir s'allier pour mieux combattre l'ennemi. Tu as beaucoup pensé au Zombillénium d'Arthur de Pins en lisant cet opus, à cet humour mêlé de tendresse qui change de tes lectures habituelles, et qui fait parfois aussi du bien. Tu as aimé te laisser un peu décoiffer par ce livre, rencontrer une jeune adolescente avec ses préoccupations d'adolescente. Puis, tu as passé l'album à ta fille, qui l'a lu d'une traite...

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Editions Dupuis - Juin 2017

Ceci est ta BD de la semaine, tous les autres liens sont chez Mo' aujourd'hui

Un album lu pour l'opération Masse critique BD de chez Babélio

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18 juin 2017

L'heure anglaise, Julie Wolkenstein ~ objectif PAL de juin

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Tu as cherché dans ta PAL (vielle Pile A Lire) un roman qui pourrait coller au thème du mois anglais... et tu es tombé sur ce livre, qui n'a d'anglais en définitive que le titre, puisque l'auteure est française. Mais peu importe, tu as décidé que tu avais envie de plonger dans cette heure anglaise malgré tout, c'est donc ta petite contribution au challenge... Nous sommes en juillet 1911, dans la campagne anglaise, et Edward Sanders s'apprête à prendre le train pour Londres, comme tous les matins, pour se rendre à l'étude où il travaille. Sur le quai, il reçoit un télégramme lui annonçant qu'un désagrément oblige l'étude à le prier de rester chez lui aujourd'hui. Edward est désappointé, et part se promener le long de la rivière, puis rentre dans son foyer en catimini, s'allonge sur le lit conjugal, tout cela sans prévenir sa femme, ni sa famille, occupée à organiser une réception de fiancailles le soir. Edward occupe ce moment hors du temps à revoir le fil de sa vie et se laisse bercer par la poésie et les lumières du jour. Pendant ce temps, Susan, son épouse, se rend elle à Londres par le train suivant, pensant surprendre son époux à son bureau, l'inviter à déjeuner et en profiter pour lui révéler une future naissance. Tous les deux se manquent donc, et se retrouvent le soir sans rien raconter de ce qu'ils ont fait, laissant en suspend cette journée particulière qui a réveillé les fêlures et les joies du passé... Et comme il était doux pour toi lectrice de te promener aux bras de ces deux êtres ancrés dans leur époque mais perméables aux bruissements de ce qui les entoure. L'écriture de ce roman est précieuse et délicate, et se déguste comme un roman proustien. La force des sentiments, des passions, affleure seulement à la surface. Et tu as aimé ce contraste entre le calme apparent des protagonistes, leur réserve, et la forte émotion que la chute d'un simple bout de papier par exemple, une photographie, la vue d'un foulard, peut provoquer au plus profond d'eux. Une belle sortie de PAL !

Editions Folio - octobre 2006

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11 juin 2017

Plage Sainte-Anne, Joëlle Sancéau

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Tes envies d'été et de légèreté commencent à véritablement poindre leur nez... et quoi de mieux alors que de se plonger dans un roman qui t'emmène directement à la mer ? Les petites cabines sur la couverture de ce livre sont une invitation manifeste à fouler le sable de la Plage Sainte-Anne. Et justement, Simon vend des chichis sur cette plage. Le jeune homme est bien loin de ses études d'ingénieur et de son milieu aristocratique. Mais cela lui convient, bien au contraire. Il ne voudrait certainement pas être ailleurs pour l'instant. Affublé d'un T-Shirt à message, méconnaissable, c'est un plaisir pour le jeune étudiant d'observer les habitués, et les us et coutumes de chacun. Il a notamment repéré très vite la famille Le Doyen, et la jeune Louise, plongée dans ses livres, qu'il finit par aborder. Accepter d'être courtisée n'est pas évident pour Louise, qui a vécu il y a peu un accident et vit mal ses séquelles. Elle a du mal à marcher, et une de ses jambes porte des cicatrices qu'elle juge affreuses. Pourtant, les deux jeunes gens s'apprécient très vite, dialoguent avec vivacité... et devront apprendre à lâcher prise pour donner une chance à leur idylle. Autour d'eux gravitent des adultes plus âgés, affublés de leurs enfants et petits enfants, qui eux aussi profiteront de l'été pour affirmer leurs intentions et leurs choix. Et toi tu as passé un délicieux moment en compagnie de tous ces gens qui t'ont semblé vivants, comme si tu venais tout juste de les croiser au marché... Tu as eu plaisir à les retrouver plusieurs soirs de suite. Un bien joli rendez-vous. Et un roman à la fois léger et profond, émouvant, bruissant de bienveillance et d'été, qu'il ne faut pas hésiter à glisser dans son sac de plage... Tu recommandes chaudement.

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Editions du 38 - juin 2017

Saxaoul l'a lu aussi

Et bravo à Albertine/Joëlle qui fréquente régulièrement l'atelier d'écriture de Leiloona !

06 juin 2017

Le passé aux trousses, Rebecca Scherm

lepasseauxtrousses

Tu as choisi ce roman par hasard au milieu des titres proposés par le dernier Masse critique de Babelio, sur la foi de son résumé alléchant, et tu ne le regrettes pas... Tu apprends dès les premières pages de ce livre que Alls et Riley vont sortir de prison, à Garland, et que Grace, réparatrice clandestine d'objets d'arts à Paris, redoute cet évènement. Ils sont tous les deux ses anciens amis, sont encore très jeunes, et ont été condamnés pour un cambriolage qui a mal tourné. Peu à peu, tu comprends pourquoi la jeune fille s'est décidée à quitter son Tenessee natal, sa communauté, et ce qui la reliait à chacun. Grace détient un lourd secret, et le poids de la culpabilité d'avoir été à la fois amoureuse, manipulatrice, menteuse et elle-même aussi voleuse. La construction de ce roman est assez originale et fine pour un premier roman car c'est la première fois que tu remarques cette manière de procéder, quand le présent explique peu à peu les silences du flash back... Cela donne un effet de suspens assez efficace.  Et tu as beaucoup aimé t'installer parmi cette bande de jeunes confrontés, dans une petite ville sclérosée des Etats-Unis, à la fin de l'adolescence, comprendre très vite que leurs illusions étudiantes, leurs espoirs d'un avenir brillant et surtout leurs fantasmes allaient les faucher en plein rêve. Si vous aimez les histoires d'amitiés, mais aussi celles à la Bonnie and Clyde et que l'art soit présent à foison dans les pages d'un livre... ce roman a toutes les chances de vous plaire ! A glisser sans hésiter dans son sac de plage...

Editions Stock - mai 2017

Lu dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babelio

babélio

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29 mai 2017

Les Primates de Park Avenue, Wednesday Martin

lesprimatesdeparkavenue

Par où commencer avec ce récit qui n'est pas un roman ?... Oui parce qu'il n'est pas un roman (donc), et pas si léger que sa couverture le prétend (et en même temps si), et que ce n'est pas si facile de le résumer sans omettre tout un tas d'éléments intéressants... Premièrement, tu dois préciser d'emblée que Wednesday Martin se positionne dès les premières pages de ce livre en tant que chercheuse et anthropologue avide de comprendre le nouveau cadre de vie dans lequel elle a l'intention d'élever ses fils, soit le quartier le plus huppé de Manhattan, l'Upper East Side... Mouais avais-tu alors envie de penser... lorsque l'argent coule à flot les problèmes de certaines paraissent seulement briller un peu plus au soleil... et puis (chère Wednesday) personne ne t'a obligée à quitter le sud de Manhattan, plus ouvert, pour ce quartier aux codes et aux coutumes si enfermantes !! Si ?... Bref. En réalité, l'intérêt de ce livre réside surtout dans le regard porté sur cette société de mères auquelle se heurte la narratrice dès les débuts de son fils à l'école maternelle... Et tu as été saisie d'y retrouver toutes les difficultés que tu as rencontré toi même, alors toute nouvelle dans ton quartier, lorsque tu es arrivée avec ta fille toute petite (sautillante et pas toujours obéissante) dans ton école pourtant classée ZEP, avant de comprendre que les regards fuyants des autres mamans signifiaient simplement que tu n'habitais pas le bon immeuble... Ces bonjours sans réponse, ou ces regards qui te demandaient comment tu osais leur adresser la parole... Cette hiérarchie dont tu n'as pas maîtrisé au premier abord l'organigramme, cette erreur de vouloir discuter avec les pères (souvent plus avenants) et le regard foudroyant récolté ensuite dans ton sillage... Tous ces codes pour lesquels il faut l'avouer tu n'as jamais été très douée, offusquant sans doute plus qu'à ton tour les autres mères parfaites avec ton peu de considération pour la cuisine (entre autres) et toutes ces petites choses qui font que la vie d'une mère atteint son apothéose sociale (avec des escalades énormes quand vient le temps des anniversaires, ou des fêtes scolaires) et que son intérêt finit par ne plus tourner qu'autour de sa progéniture ... Et pourtant tu en as passé du temps avec la tienne, de progéniture... Et c'est donc là que Wednesday a commencé à réellement t'intéresser. Pas vraiment quand elle a cherché à dénicher le dernier sac à la mode (et surtout très très cher), ni quand elle t'a raconté en détail sa garde robe ou ses soirées burlesques entre copines. Mais quand elle a relié tout ce comportement humain et hautement féminin à celui de primates, et qu'elle t'a fait comprendre que ces codes... ceux auxquels justement tu n'avais pas voulu jouer... régissaient bien des milieux. 

Editions Globe - avril 2017

Keisha l'a lu aussi

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25 mai 2017

Le Saut oblique de la truite, Jérome Magnier-Moreno

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Quel cadeau de recevoir un livre de Jérôme Magnier-Moreno... ! L'enveloppe est déjà un délice en soi et nous met dans l'ambiance de cette gare en Corse, également dessinée en couverture par l'auteur. (Tu ne peux pas montrer l'enveloppe, quel dommage, car ton adresse y apparaît). Tu as aimé cette réception, assez inhabituelle, et l'objet livre, vraiment réussi. Tu remercies l'auteur pour cette délicate attention et son enthousiasme généreux. Le décor est planté. Et nous attendons aussi près de cette gare, avec le jeune narrateur de cette histoire toute simple, son ami Olivier qui ne viendra pas, le laissant seul découvrir une Chambre d'hôte toute proche, et un peu lugubre, et le sentier du GR20 le long duquel il a bien l'intention de pêcher, malgré la défection de son ami. Ce très court roman est à vivre, à l'instar de son personnage, comme une parenthèse corse... où se mêlent descriptions du paysage, réflexions sur la vacuité du monde, souvenirs d'une mère disparue depuis peu et désirs masculins. Tu dois dire que tu es restée assez désarçonnée par quelques scènes, et que tu aurais aimé sans doute approfondir un peu plus tout ce qui a amené ce jeune architecte à l'endroit où il se trouve, avec son sac à dos fétiche. Ce titre a beaucoup plu sur la blogosphère et tu es bien embêtée de dire que de ton côté tu es sans doute un peu passée à côté de l'humour et du pétillement du texte... cela arrive. Tu renvoies donc tes lecteurs vers le billet tentateur du blog Les couleurs de la vie, beaucoup plus positif [clic ici]... et tu souhaites bon vent à ce roman qui va très certainement trouver ses lecteurs !

Editions Phébus - mars 2017

Jostein l'a lu aussi

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24 mai 2017

Wake up America T3, Lewis & Aydin & Powell

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Tu avais lu avec un grand intérêt les deux premiers tomes de cette série... il était donc pour toi évident de découvrir ce troisième et dernier tome. La trilogie Wake up America relate l'histoire de John Lewis. John Lewis a eu un rôle déterminant dans la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis. A la tête du SNCC (Student Nonviolent Coordinating Committee) entre 1963 et 1966, il en est devenu un des "Six grands leaders". Il a participé étudiant à des protestations non violentes dans des restaurants de Nashville, a joué un rôle dans les "voyages de la liberté" qui s'opposaient à la ségrégation dans les gares routières du Sud. Il a été arrêté, a subi des violences. Enfin, il a été un des principaux orateurs du défilé historique de Washington en août 1963. Encore une fois tu salues la grande qualité graphique de cet album dont les planches sont en noir et blanc. Les dessins sont très expressifs, les plans inventifs et différenciés, au service d'un récit très instructif mais parfois aussi assez exigeant. Tu as trouvé quelques longueurs à ce dernier tome. John Lewis, à l'origine de ce projet, a eu à coeur de n'omettre aucun détail de sa lutte et le résultat en est un témoignage vivant, peut-être un peu lourd mais essentiel. Tu as aimé le clin d'oeil fait à Obama sur quelques pages... et tu images oh combien son accession au plus haut poste des Etats-unis a du être une victoire et un soulagement pour tous ces gens qui ont lutté pour seulement pouvoir glisser un bulletin de vote dans une urne, entrer dans des magasins, des restaurants, un bus, etc... Le bulletin de vote est l'instrument le plus puissant jamais inventé par l'homme pour combattre l'injustice, et ce témoignage est là pour ne jamais l'oublier.

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Editions Rue de Sèvres - février 2017

Ceci est ta BD de la semaine, tous les autres liens sont chez Mo' aujourd'hui

Une lecture commune avec Enna [clic]

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