19 février 2012

Ce matin

... à St Gilles Croix de Vie, nous avons fait de drôles de rencontres, profité du retour du soleil, de ce bonheur qu'est un week-end logé entre deux semaines de vacances scolaires, respiré le bon air.
Ces crabes me font penser à La marche du crabe d'Arthur de Pins.

numérique12

Bon dimanche !

 

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18 février 2012

L'envie, Sophie Fontanel

l'enviesophiefontanel"Une personne qui se délivre à l'univers devant elle. J'ai vu des gens à qui cela arrivait à 90 ans. Surtout si je repense à mes années de lycée, je constate que c'était en moi : derrière mon habitude d'obéir, j'avais la pulsion de m'enfuir. Le cours où je n'allais pas, la sève que ce cours séché faisait circuler en moi. C'est affreux de comparer la sexualité à la servitude d'une scolarité."

Lorsque l'on se tient trop longtemps éloigné de ce que notre corps souhaite pour lui-même, il est tout naturel de chercher à le préserver. C'est ce que fait Sophie dans cette histoire pudiquement intitulée "roman". Elle décide un jour d'arrêter toute activité sexuelle avec les hommes. Mais ce qui au départ fait rien moins qu'"un bien fou" s'avère très vite s'apparenter à une "excentricité" honteuse que l'on préfère taire...

De Sophie Fontanel, j'avais énormément aimé Grandir, lu en 2010. Il contait le cheminement d'une femme adulte confrontée à la dépendance d'une mère. J'ai donc pris mon temps pour ouvrir celui-ci, de peur d'être déçue, d'autant que sa sortie à déclenché de nombreux billets sur la blogosphère à l'époque, plus ou moins positifs d'ailleurs. 
Le propos y est effectivement différent, encore plus intime en ce qui concerne le sujet mais plus distant il me semble dans l'écriture. J'en ai aimé personnellement les premières pages, fluides et personnelles, le journal d'une remontée à la surface nécessaire, mais bien moins celles qui s'ensuivent et se contentent de dresser le portrait d'amis ou de proches.
J'aurais aimé ne pas perdre ainsi Sophie Fontanel de vue en cours de lecture... Voici cependant un témoignage courageux sur ce qui reste encore un tabou, l'abstinence sexuelle, quand pour notre société moderne l'absence de toute activité sexuelle épanouie rime encore avec l'image d'une vie tronquée.

Editions Robert Laffont - 17€ - Août 2011

Quelques lectures ... Clara,  Aifelle, Sylire, Keisha, StephieLiliba, Emmyne.  

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09 février 2012

Ce blog se met en pause...

bricolage oiseaux 059... juste pour une petite semaine.

A tout bientôt, et bonnes lectures !

 

 

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07 février 2012

Wallander ...en DVD, saison 1

Et oui, comme vous êtes beaucoup à le savoir déjà, le personnage d'Henning Mankell existe aussi en version série. J'ai emprunté le DVD en bibli, toute heureuse de trouver l'objet là. J'ai regardé les trois épisodes à la suite, j'ai adoré. Kenneth Brannagh est formidable, convaincant, l'ambiance bien rendue, les images léchées, sombres et parfaites. Bref, Wallander, c'est vraiment bien.

Inclus dans la saison 1 : Le guerrier solitaire, La muraille invisible et Les morts de St Jean (tiens d'ailleurs, ce n'est pas dans l'ordre des livres...)

Coffret DVD - Mars 2010 - Merci ma bibli !!

 

 

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05 février 2012

La neige est là !

La preuve en images... et c'est à la demande expresse de Lystig. ;)

famille2

Je n'ai pas besoin de préciser que petit dernier est ravi, le bonnet sur les yeux, et avec sa dernière dent de devant tombée ce matin. Les adultes tentent de ne pas penser à demain très tôt, quand il faudra prendre la voiture... Ci-dessus, notre chemin de balade habituel, juste à deux pas de chez nous, il a habituellement l'allure d'une piste cyclabe... Mes deux hommes ont tout de même croisé des joggueurs que rien n'arrête ! Euh, moi je suis restée bien au chaud à la maison.

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04 février 2012

L'année de la pensée magique, Joan Didion

l'année de la pensée magique"Le mariage, ce n'est pas seulement le temps : c'est aussi, paradoxalement, le déni du temps. Pendant quarante ans, je me suis vue à travers le regard de John. Je n'ai pas vieilli. Cette année, pour la première fois depuis mes vingt-neuf ans, je me suis vue à travers le regard des autres [...]"

Ce livre est le témoignage d'un deuil réel. En 2003, alors que Joan Didion s'apprête à dîner avec son mari, celui-ci s'effondre, victime d'une crise cardiaque. Ils viennent de rentrer chez eux, après avoir rendu visite à l'hôpital à leur fille Quintana, elle-même plongée dans le coma. Joan Didion revient sur cette année étrange et difficile où il a fallu en même temps soutenir sa fille malade, intégrer cette vérité que la vie puisse changer ainsi à tout instant, qu'un être puisse seulement disparaître d'une seconde à l'autre, et se poser les questions essentielles que soulèvent de tels évènements. Tout d'abord celles de l'apitoiement. Et puis comment être seule ? Cesser de penser que le compagnon de toujours puisse revenir ? Comment reprendre le chemin de l'écriture ?

J'ai été très sensible à la manière précise, à la fois détachée et émouvante, de Joan Didion de revenir sur son expérience. Ces moments où elle plonge dans ce qu'elle appelle le vortex, flashs qui surviennent lorsqu'un objet ou un lieu ouvrent la porte aux souvenirs, sont frappants. Je crois que ce roman peut être d'une grande aide pour ceux qui traversent également un tel évènement, le décès d'un proche. L'auteure s'attarde en effet avec compassion et tendresse sur ce que les endeuillés éprouvent. Sans y être confronté, nous pensons réellement et en général, comme elle auparavant, que ce sont les premiers jours qui sont pénibles, qu'être à la hauteur est la réaction appropriée face à la mort, alors que la difficulté provient de l'absence infinie qui s'ensuit et de tout ce qui nous confrontera sans cesse à l'absence et à l'absurdité.

"Nous nous attendons peut-être, si la mort est soudaine, à ressentir un choc. Nous ne nous attendons pas à être littéralement fous, à être la cliente pas difficile  qui croit que son mari va bientôt revenir et avoir besoin de ses chaussures."

Editions du Livre de Poche - 6.50€ -2009

Un très grand livre pour Mango - Merci Cathulu !

Ce texte a été transformé par l'auteur elle-même en un monologue, incarné sur les scènes new-yorkaise et londonienne par Vanessa Redgrave. Et c'est, en France, Fanny Ardant, lors de sa création au théâtre de l'Atelier en novembre 2011, qui donne une nouvelle vie à ce récit. Une mise en scène de T. Klifa. Il semble cependant que cette pièce ne se joue plus à l'heure actuelle. [Un extrait intéressant de l'émission de Taddeï]

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03 février 2012

Il fait un froid magnifique et cruel

borddeloire

C'était déjà vrai lorsque nous avons pris ces photos dimanche dernier en bord de Loire (Ingrandes).

Couvrez-vous bien et bon week-end !

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31 janvier 2012

Nos baisers sont des adieux, Nina Bouraoui

nosbaiserssontdesadieux"Il lui avait fallu du temps avant de se sentir en sécurité auprès d'une femme. Elle venait des hommes comme l'on vient d'un pays."

Ce texte de Nina Bouraoui est un voyage dans les contrées subtiles et mouvantes du désir. Carnet de notes, journal intime, souvenirs, le temps s'emmêle et la chronologie, libre, décide du tableau qui sera donné au lecteur. A lui de deviner vers quelle destination on le dirige subtilement. Il y a Alger, Paris, l'Allemagne aussi, l'enfance et la maturité, la découverte et la confiance...
Des textes courts, parfois juste un paragraphe, où chaque impression, objet, réflexion, fait sens.

Voici une lecture que j'ai commencée avec prudence, n'ayant jamais rien lu de l'auteure auparavant. C'était une découverte, je n'étais pas certaine d'aimer... Et puis, après les premières pages, une fois compris le mécanisme, le fait qu'il fallait se laisser porter par le texte sans lutter, j'ai vraiment aimé. Nina Bouraoui livre une intimité de femme, aussi pudique qu'universelle. Et elle nous conte l'éveil au désir, ses mésaventures et ce qui fait la vie, l'amour.
L'inclination de la narratrice la porte vers les femmes mais chaque amoureux ou amoureuse saura se reconnaître dans l'évocation de ces émois là.
Une lecture où le fond est sublimé par la forme, car l'écriture est belle, surtout lorsqu'elle revient vers l'enfance.

"Je pensais au poids de mon corps sur la terre, puis aux autres corps qui marchaient en même temps que moi, à tous nos souffles, je pensais aux voix qui pouvaient se répondre, je pensais aux mains qui pouvaient se saisir et former un pont imaginaire entre les récifs et les côtes et puis je pensais à toutes les possibilités amoureuses, à toutes les histoires, [...] je pensais alors qu'il ne fallait pas avoir peur de l'inconnu parce qu'il ne fallait pas avoir peur de la vie, qu'elle était là comme un océan autour de moi, dans lequel je nageais pour rejoindre quelqu'un que je ne connaissais pas encore."

Editions J'ai Lu - 6.80€ - Janvier 2012

Une intéressante vidéo sur le site INA pour Un livre, un jour 

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29 janvier 2012

Des livres pour le plaisir

livresenfants

En ce moment, ils aiment et s'esclaffent sur...

Petit dernier (6 ans) - Comment ratatiner les dinosaures ? de Catherine Leblanc et Laurent Garrigue (11€ - Avril 2009)
Vu sur le blog de Catherine Leblanc et déniché en biblio

Grande fille (10 ans) - Le livre qui t'explique enfin tout sur les parents... de Françoize Boucher (10€ - Janvier 2012)
Vu chez Clarabel, puis chez Laure qui a confirmé, et tout de suite acheté (Ouah tu as vu ? Elle a dessiné avec des fluos !!)

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28 janvier 2012

Je t'écris, j'écris... de Geva Gaban

jet'écrisj'écrisIllustrations de Zina Modiano.

"Vendredi
numéro 15

Voilà. Moi je continue à t'écrire parce qu'on a juré.
Mais je suis en colère.
Ou triste.
Ou je ne sais pas, à cause de : pas de lettre. Je suis obligée d'enlever de temps en temps ta bague. Elle me serre trop. Je la mettrai au petit doigt."

Du bord de la mer où elle vient d'arriver en vacances, une petite fille écrit tous les jours à son amoureux, comme ils se l'étaient promis, juré même avant leur départ. Elle numérote ses lettres pour que son destinataire ne s'y perde pas. Mais elle n'obtient pas de réponses, ou si... à peine deux petites cartes.

Ce court roman à hauteur d'enfant est une bien jolie petite perle trouvée dans le cartable de mon fils mercredi. Il est à privilégier pour les plus de neuf ans cependant... Et à conseiller aux amoureux de tous âges.
Ce qui est bien fait ici est cette manière subtile qu'à l'auteure de mélanger un dépit amoureux presque adulte avec des préoccupations d'élève de primaire. Ouf heureusement à cet âge, même si les déceptions sentimentales peuvent être réelles et fortes, l'attention est vite détournée par les petites joies de l'extérieur.

J'ai aimé le lire à haute voix à mes enfants attentifs et intéressés. Pfiou... c'est un joli coup de coeur !

heart  Folio Cadet - 7.70€ - 2002

 

 

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