18 décembre 2011

Allez hop hop hop, on se met en mode Noël !

J'adore !!

LARADIODESBLOGUEURS

 

Leiloona regroupe nos titres de fête, et c'est [par ici].

Pour s'en mettre plein les oreilles et chanter à tue-tête  !!

 

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17 décembre 2011

La vierge froide et autres racontars... en BD

laviergefroidebdD'après Jorn Riel.
Par Gwen de Bonneval et Hervé Tanquerelle.

"Il se trouve qu'il en va ainsi en Arctique : jamais on ne rejette une idée à priori, primo parce que cette idée pourrait, à y regarder de plus près, se révéler intéressante, secundo parce qu'on y voit toujours l'occasion de longues conversations et de discussions instructives entre chasseurs."

Aussi jubilatoire que sa version romanesque (lue ici en 2008), La vierge froide et autres racontars - version BD - a le charme de l'absurde et de l'onirisme brut. En effet, au pays du froid, des hommes et de la solitude, on ne perd pas une occasion de se divertir, de se raconter des histoires ou de passer du bon temps, et cela donne au lecteur des scènes assez cocasses. Les chasseurs de l'Arctique vivent dans des cabanes perdues, aiment par dessus tout les visites, se tiennent compagnie deux par deux, et accordent à la parole un pouvoir énorme.
J'ai encore une fois adoré l'univers de Jorn Riel, et je me demande bien pourquoi je n'ai pas persévéré avec cet auteur à l'époque où je l'ai croisé pour la première fois (en 2008 donc), c'est tellement bien.

Editions Sarbacane - 23€ - Octobre 2009- Merci ma bibli !! heart

laviergefroidegaia

Gaïa a repris un des personnages de cette BD pour illustrer sa nouvelle couverture du recueil de nouvelles en mars 2011, quelle bonne idée !

Une tentation contractée chez Mango.

 

 

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13 décembre 2011

Lumière

lumierenoelUne petite tache brille entre les paupières qui battent. La chambre est vide et les volets s'ouvrent dans la poussière. C'est le jour qui entre ou quelque souvenir qui fait pleurer tes yeux. Le paysage du mur - l'horizon de derrière - ta mémoire en désordre et le ciel plus près d'eux. Il y a des arbres et des nuages, des têtes qui dépassent et des mains blessées par la lumière. Et puis c'est un rideau qui tombe et qui enveloppe toutes ces formes dans la nuit.

Pierre Reverdy - in Plupart du temps

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12 décembre 2011

C'est Noël à la maison !

 noel

Aujourd'hui, je vous montre mon chez moi embelli sur une route tracée par Un autre endroit  hier...
Leiloona se propose elle de recenser nos décos de Noël !
Cette année, nous avions décidé de ne rien acheter de nouveau et de fabriquer nous-même les éléments supplémentaires qui nous faisaient envie... Les blogueuses déco du net sont vraiment généreuses et diffusent largement leurs astuces et des tutos bien pratiques. J'ai, par exemple, découvert le site How About Orange qui dans son billet nous offre aussi quelques idées d'étiquettes cadeaux très chouettes ! 

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11 décembre 2011

Des corps en silence, Valentine Goby

descorpsensilence"Les rideaux assortis aux coussins. Elle aurait dit ça en premier, avec une tendresse atroce, si on lui avait demandé ce qui n'allait pas entre elle et Alex : les rideaux assortis aux coussins."

Deux femmes, à un siècle de distance, assistent au terme de l'amour. L'une cherche encore à séduire celui qui part, qui était pour elle l'amant absolu, sans lui son corps n'est plus rien, sans son regard elle n'existe plus. La seconde a décidé la rupture, armée de sa fille de cinq ans elle erre sur la parvis de La Défense, comment aimer encore Alex alors qu'il est devenu pour elle un petit garçon et un étranger ?

Dans Des corps en silence l'écriture de Valentine Goby reste sensuelle et forte, telle que j'en conservais le souvenir depuis mes lectures de L'Echappée ou de Qui touche à mon corps je le tue. Cependant, l'attrait en est resté là pour cette fois. Les histoires racontées ne m'ont pas séduites et le parallèle recherché entre deux femmes que tout semble opposer ne m'a pas convaincue, trop artificiel sans doute... Petite déception, donc, mais ce n'est que partie remise.

Editions Folio - 4.60€ - Septembre 2011

Clarabel est du même avis - L'avis d'Anne (des mots et des notes) dont c'était le première découverte de l'auteure 

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Muette

feuillessoufflerventAmi

Ma parole n'est plus que l'ombre d'elle-même
Devant toi elle a perdu ses armes
Pour consoler

Tel que toujours tu es
Miroir silencieux de ce qui m'agite
Paroi sur laquelle je me heurte et rebondi

A peine lèves-tu un sourcil de ponctuation
Que d'un mouvement de tête tu tournes la page
Et te referme

Ami

La clé est le temps
 Et le souffle du bonheur présent
Le tourbillon dans lequel tu peux
Réinventer ta vie

© Les écrits d'Antigone - 2011

Allez... aujourd'hui, c'est un poème de mon cru. Cela faisait longtemps. Il faut bien justifier de temps en temps son titre de blog. Bon dimanche !!

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10 décembre 2011

Camille Laurens

camille laurensComme je vous l'annonçais discrètement en blog-it, j'ai assisté à une rencontre toute en douceur et en finesse hier au soir avec Camille Laurens au sein de ma bibliothèque municipale, conversation animée par Eric Pessan.

Il y a été question bien entendu de la polémique qui l'a mise il y a quelques temps sur le devant de la scène contre Marie Darrieussecq, de la rupture qui en a découlé avec son éditeur des débuts, POL, mais surtout d'écriture... Camille Laurens nous a expliqué combien elle est dans ses livres, sans y être, car pour elle ce sont toujours des romans qu'elle écrit, elle y tient. Il y a ce qu'elle dit, mais également tout ce qu'elle tait et cette part là est plus importante que ce que l'on croit. Car en effet, on l'accuse bien souvent de déballage, mais c'est ce que l'on reproche aussi plus largement à l'autoficition. Camille Laurens a une idée très forte de ce qu'est la littérature, celle du moi en particulier, elle a cité Leiris ou Hervé Guibert. Son passé de professeur de Lettre Modernes y est sans doute aussi pour quelque chose...

J'ai connu pour ma part l'écrivain via Dans ces bras-là qui m'avait beaucoup émue lors de ma période fac, et bien entendu par Philippe, qui m'avait encore plus touchée, évidemment. Difficile pour elle alors quelques années plus tard d'imaginer que l'on puisse faire de ce drame là un thème d'écriture à traiter. Mais bref, n'en parlons plus.

C'est une auteure dont j'aime la musique des mots et dont j'ai envie d'oublier la présence médiatique dont elle même a décidé de jouer, en sortant en novembre 2011 un livre intitulé Les fiancées du diable, enquête sur les femmes terrifiantes, elle qui semble avoir suscité malgré elle la peur sur un plateau de télévision (réflexion d'un autre invité). Cette remarque est à l'origine de ce livre d'art mettant en avant la femme dans ce qu'elle a de plus terrible, Romance nerveuse ayant par ailleurs permis d'exorciser le reste.

Lors de cette rencontre, le point librairie a été dévalisé, je n'ai donc pas pu acheter Romance nerveuse comme je l'espérais, mais je le lirai très certainement, plus tard... Les fiancées du diable, beaucoup plus cher (c'est ce que l'on appelle dans le métier de libraire Un beau livre), semble vraiment intéressant. A suivre... donc.

lesfiancéesdudiable  romancenerveuse

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07 décembre 2011

Les Amandes amères, Laurence Cossé

lesamandesam_res"Fadila peut bien avoir été découragée par le fait qu'elle n'a pas été admise à suivre un cours d'alphabétisation, elle n'a pas baissé les bras pour autant. Elle a un immense désir de normalité (elle veut savoir lire comme tout le monde. Etre analphabète est plus qu'un handicap, c'est une honte) et un grand besoin d'autonomie (dépendre tout le temps des autres est pénible). Elle ne demande ni aide ni assistance, au contraire, elle voudrait avoir les moyens de se débrouiller seule."

Fadila n'est plus très jeune, licenciée de son précédent emploi, sa fille a sollicité le quartier pour lui trouver des heures de repassage. Edith l'a embauchée, et lui propose un jour de lui apprendre aussi à lire et à écrire. La tâche s'avère complexe, lente et délicate, ce qui semble acquis un jour ne l'est plus le lendemain et Edith peine à trouver une méthode efficace et adapatée au cas de Fadila, élevée sans scolarité au Maroc. De fil en aiguille, les deux femmes apprennent à se connaître, un climat de confiance se crée. Entre les maladresses d'Edith et les difficultés de Fadila, c'est un drôle de ballet fait de lettres, de numéros et de liens familiaux complexes auquel il nous est donné d'assister.

Voici un livre sur lequel je n'avais aucune attente particulière et qui m'a beaucoup plu. Peut-être parce qu'en ce moment, avec petit dernier en CP, je suis sensibilisée à l'apprentissage de la lecture, peut-être. En tous les cas, loin d'être ennuyeux ce lent cheminement hors de l'analphabétisme - le lettre à lettre remplacé de temps en temps par le chiffre à chiffre - est véritablement prenant. J'y ai pensé en dehors de mon temps de lecture de ce roman. Je trouve que la vie de Fadila, faite de multiples blessures, permet vraiment de relativiser nos petits tracas quotidiens. La motivation d'Edith peut bien sembler parfois hors norme allez, mais peu importe ici. C'est une lecture qui ouvre le regard.

heart Editions Gallimard - 16.90€ - Août 2011 - Coup de coeur ! - Merci ma bibli !!

Une tentation contractée chez Cathulu pour qui ce roman est "un récit sobre et plein d'humanité" -

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05 décembre 2011

On n'écrit pas qu'on manque de rien, qu'on est heureux, que tout va bien

 

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04 décembre 2011

Tout passe, Bernard Comment

tout passe"Que reste-t-il d'une vie ? Qu'est-ce qui, une fois éliminés les parce que quoique donc en effet néanmoins, reste d'une vie ? De la subtile tessiture d'une vie ? Très peu de choses. Quelques moments forts, trois, quatre, cinq. Vingt peut-être, dans les existences trépidantes. On vit, au jour le jour, dans l'exagération des petits évènements, j'ai fait ceci, pas fait cela, et telle démarche à entreprendre, et du retard à rattraper, des urgences à résoudre, des engagements à honorer, mais au décompte final, rien ou si peu de toutes ces années, et même décennies, qui restera."

Dans les nouvelles de Tout passe, le temps s'est arrêté, et le passé n'est plus qu'un agrégat d'évènements parfois indécents souvent révolus qui n'ont pas prise sur un présent aujourd'hui vide de sens. Les personnages de Bernard Comment sont plus ou moins âgés, ont eu des enfants, des amours, la passion du livre, ou connu le succès, mais peu importe... à l'heure où l'auteur écrit ces lignes qui cloueront pour toujours leur destin plus rien ne compte que l'état de flottement dans lequel ils se retrouvent.

Voici un livre dont j'attendais beaucoup, j'aime les nouvelles, et puis il a eu un prix ayant déjà récompensé des auteurs aimés. Pourtant, malgré ses qualités littéraires évidentes, je dois avouer qu'il m'a au final un peu déçue. J'en ai apprécié l'écriture, très fine, mais moins cette ambiance déprimante, sombre et fataliste, qui parcourt les divers petits récits. De plus, et même si il est agréable que pour une fois une nouvelle ne présente pas sa chute en dernière phrase de façon systématique, quelques indices supplémentaires à l'intrigue m'auraient parfois permis de simplement comprendre... loin du dénouement obscur et esquivé qui nous est souvent présenté. Zut et flûte. Vous y trouverez cependant, pour les adeptes, de bien jolies ambiances glauques et solitaires, et des rideaux démodés tirés sur des meurtres silencieux.

Christian Bourgeois éditeur - 13€ - Avril 2011 - Merci ma bibli !!

(Prix Goncourt de la nouvelle 2011)

Une tentation contractée sur le blog de Enfin livre 

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