28 mai 2011

Fragments d'un discours amoureux

fabrice luchini

... de Roland Barthes, lu par Fabrice Luchini, ça n'a malheureusement pas tout à fait le même charme que Stefan Zweig lu par Edouard Baer (autre essai Audiolib). Même si le texte est magnifique, bien entendu. Je l'aime ce texte, je l'ai déjà lu étudiante. J'adore cette décortication clinique des sentiments vue par un auteur exigeant de précision. Mais voilà, Fabrice Luchini ne croit pas toujours à ce qu'il lit, et quand il n'y croit pas on le sent vraiment... On se surprend d'ailleurs à guetter ces petits moments, assez rares et précieux, où la voix fait enfin corps avec les mots. Dommage, dommage, c'est une petite déception...

Merci tout de même aux éditions Audiolib, bien sûr !! J'ai été ravie d'être destinatrice de ce coffret, le format est ici vraiment adapté au texte. Seule la voix de Luchini m'a un peu déçue. Mais je suis peut-être trop exigeante, c'est possible... Petit atout cependant, je viens de me rendre compte que je pouvais écouter ces CD sur mon ordi, un casque juché sur mes oreilles... voilà enfin une solution à l'isolement nécessaire pour profiter pleinement des mots sonores.

A écouter tout de même pour le texte, et les moments divins où la voix du comédien s'envole !

Audiolib - 19€ - janvier 2011

Un petit extrait...

La fiche du CD sur le site Audiolib

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27 mai 2011

Un été sans les hommes, Siri Hustvedt

un_ete_sans_les_hommes

"Bonne vieille Mia, couchée toute seule dans ce grand lit de roi aux vastes espaces vierges, une étendue de draps blancs qu'elle emplit de discours intérieurs et de souvenirs, un tourbillon de mots, de pensées, de douleurs et de chagrins. Mia, mère de Daisy. Mia, mère d'abandon. Ci-devant épouse de Boris. Mais quel dur changement maintenant, toi parti.  O Milton dans la tête. O Muse. O Mia, nigaude rhapsodique, bimbo chialeuse, ne languis plus ! Enroule tes ennuis, essuie tes meurtrissures, envoie balader tes chaussures et chante pour toi-même quelque chanson sotte, toi qui navigues sans roi sur cette grande goélette de lit, pas de reine de pacotille pour toi, Barde à la Face Rieuse, mais un roi."

Boris réclame soudain une pause, après des années de mariage. Mia est sous le choc, d'autant plus que l'objet de la pause se révèle être une maîtresse. Mia est anéantie, une crise de nerfs plus forte que les autres rend même l'hospitalisation nécessaire quelques temps... 
Poétesse de métier, professeure, elle profite pourtant de l'été qui arrive pour aller se reconstruire auprès de sa mère, retraitée joyeuse du Minesota. Elle y donnera des cours de poésie à de jeunes adolescentes, quoi de plus réconfortant ? Mais la vie n'a de cesse de représenter à tous les âges des scénarios déjà vécus. Ce seront en fait les vieilles amies de sa mère, et une jeune voisine mère de famille, qui deviendront pour Mia le support affectueux d'un nouveau départ.

J'aurais aimé aimer ce livre autant qu'il le mérite. Alors que ce roman sans hommes mérite vraiment d'être aimé, soyez-en convaincues ! Il a suffisament de part féministe et de justesse dans la psychologie de ses personnages pour convaincre et forcer la sympathie. Seulement, j'ai été moins sensible aux multiples changements de rythme, d'écriture, de ton, aux multiples digressions qui donnent un peps évident à cette lecture pourtant, que je l'aurais voulu. Tout cela ne m'a pas assez accrochée, tenue. Cependant, Mia est une héroïne irrésistible, pleine d'humour et de ressources. Boris un mufle que l'on adore détester (plus que ne le fait Mia ?). Daisy une fille exemplaire. Et les mamies des rebelles surprenantes. Une simple question de moment, certainement...
Allez, même si ce n'est pas un coup de coeur, ce roman a été malgré tout très agréable. Et on a envie de noter dans tout ce patchwork énergique de biens nombreux passages, c'est évident.
Et puis la couverture est magnifique, non ?

bouton3 Actes Sud - 18€ - Mai 2011

Cathulu a été la tentatrice, et elle souligne avec justesse combien ce roman est à savourer en prenant son temps - Pour Cuné, c'est un coup de coeur - Fashion est bouleversée - Keisha est conquise

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25 mai 2011

"Grandir,

c'est voir revenir ses vieilles peurs... et en rigoler.
Pomelo n'a plus peur de partir. Il découvre que grandir, c'est peut-être dire "au revoir". Et entendre l'"au revoir" qu'on lui dit.
Maintenant, il se sent assez grand pour la grande aventure."

pomelo

Chez les Antigone, on découvre enfin Pomelo, et avec bonheur... Pomelo Grandit est l'album idéal pour tous ceux qui savent que l'année prochaine se profile une étape décisive (l'entrée en CP par exemple). C'est quoi grandir ? On hésite entre envie et crainte... Il faudrait faire très attention à ne pas déborder. Est-ce que grandir c'est arrêter de faire le clown ? Est ce que l'on devra aussi faire des choses que l'on a pas du tout envie de faire ? Grandir, c'est faire des choix. Et de nouvelles expériences.

Oserai-je vous avouer que travaillée moi aussi par quelques craintes en ce moment j'y ai puisé également quelques jolies graines ? Pomelo est adorable.

Editions Albin Michel - 2010

Emprunté en médiathèque

Un éléphant rose rencontré à plusieurs reprises chez Clarabel - Gaelle a confirmé

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23 mai 2011

Objectif Pal de Mai ... A ta place de Karine Reysset

Le soir, sur la plage les pieds dans l'eau, je demandais aux mouettes aux vagues à la lune s'ils ne t'avaient pas vue.

__ta_place

"Si je ne l'avais pas connue, je serais entrée dans les ordres, engagée au service de Dieu, j'aurais porté le voile, posé mes genoux cagneux sur le sol froid et humide d'une pièce sans lumière. J'ai abandonné Dieu, seuls les idiots ne changent pas d'avis. J'ai préféré la vie-vitesse, la chaleur de sa peau, de l'alcool et des flammes, le tourbillon des danses sur la lande, les virées en mobylette, et puis et puis."

Chloé est revenue dans la vie de Cécile de manière fracassante. Un appel d'un centre psychiatrique et c'est tout un passé qui ressurgit dans le quotidien terne et sans joie de la jeune-femme.
Elle n'était autrefois qu'une adolescente pataude et cette amitié d'alors, inespérée, l'a révélée à elle-même, tout semblait possible. A présent, Chloé est prostrée, méconnaissable, incapable de parler de ce qui l'a amenée là, elle a besoin d'aide. Cécile donnera tout pour ramener son amie à la surface, lui insuffler la vie, en mémoire de ce qui les uni, puis séparé douloureusement dans le passé.

Je découvre Karine Reysset. Ce livre était pourtant dans ma PAL depuis bien plus longtemps que Les yeux au ciel, roman plus récent que j'ai beaucoup aimé (coup de coeur de ce printemps même !). Ici, l'intrigue est moins lumineuse, plus douloureuse, plus âpre, mais le contenu est toujours efficace, la palette encore une fois fournie en émotions et réflexions diverses. Karine Reysset excelle dans l'art de camper ses personnages. Ils ressemblent à la vie, je les trouve profondément humains, palpables. Décidément, j'aime cette écriture là. Je deviens adepte, c'est évident.
Me voici conquise par Madame Olivier Adam, je ne m'y attendais pas.

bouton3 Editions Points - 5.50€ - juin 2007objectif_pal_le_retour

Clarabel en parle ici  mais je l'avais noté chez son "2ème chez elle" lors de la sortie poche de ce livre... en 2007, gloups !!  J'ai bien peur qu'il soit aussi dans ma PAL depuis tout ce temps, quelle erreur !

Objectif Pal : 10/12

Pour déposer son billet de mai, c'est par ici.

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22 mai 2011

Mon petit bunker, Marine Bramly

Voilà comment les souvenirs d'une enfance trop flamboyante peuvent empoisonner le présent et réduire les chances du bonheur.

mon_petit_bunker"Les pierres ne deviennent pas de petits fantômes. Rien ne peut pénétrer un roc, tout se brise contre les pierres.
Loin de moi le monde, comprenait-elle ce soir, sur son tapis rond, le dos calé à son canapé, comme vingt ans plus tôt contre le mur de pisé craquelé."

Noah a tout pour être heureuse. Un mécène vient de lui faire confiance en lui commandant trois énormes sculptures pour sa collection, et elle s'est créé en plein Paris un atelier dans lequel elle se sent bien. Cependant, lorsque son mari pénètre dans ce lieu un soir, elle comprend alors combien elle souffre et se sent à l'étroit dans une vie construite en tous points contre le souvenir.
Noah a en effet passé son enfance sur l'île de Gorée, au Sénégal , elle jouait avec les enfants des rues, était heureuse bien sûr, mais le jouet évident et fragile de parents jeunes en quête d'une vie hors normes.

Voici un joli roman, sympathique et vif, qui conte avec un fourmillement de détails intéressants l'enfance d'une petite fille, seule blanche au milieu d'un peuple bardé de codes silencieux, intégrée mais différente.
J'en ai aimé l'ambiance, les questionnements, l'esprit. J'ai cependant trouvé l'écriture assez simple (même si j'ai bien compris que c'était la voix d'une enfant qui s'exprimait souvent). Le tout m'a bien semblé également parfois manquer un peu de densité, friser le conventionnel, surtout lorsqu'il s'agissait de dresser le portrait d'une Noah adulte en rupture. Pourtant, le sentiment de lecture que l'on retient au terme des dernières pages, au final, est plutôt agréable. Les cheveux, blonds et bouclés, du personnage principal volent d'ailleurs encore dans ma mémoire... J'avoue, j'ai aimé cette petite fille maigrichonne qui porte aux nues l'art de la débrouillardise.
Je ne regrette donc pas mon choix, ce titre étant un des ouvrages que j'ai sélectionné pour la dernière opération Masse Critique de Babélio, et celui que j'ai reçu.
Une lecture sur ce que l'âge adulte reçoit en héritage de son enfance.

bouton3  Editions JC Lattès - 18€ - Avril 2011 
Grand merci à Babélio et à l'éditeur !

Marine Bramly était présente lors du Printemps du Livre de Montaigu, en avril dernier. Je n'avais pas choisi son roman alors, mais j'avais retenu son visage sympathique - elle était assise à côté de Fanny Brucker (éditée également chez Lattès) - forte de cette première expérience de lecture plutôt réussie, peut-être découvrirais-je donc un jour Festin de miettes (2008)...

Critiques et infos sur Babelio.com

Attention, sur Babélio, demain, un Masse critique spécial BD !! A vos claviers.

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19 mai 2011

Normalement, normalement...

... ce soir je devais assister à une rencontre. Chloé Delaume donnait une lecture publique.
Mais voilà, mon corps me lâche, je fatigue. Ca y est le mot est lancé, ah là là, ce satané truc que je tiens à distance depuis tant d'années, ce que je déteste quand il me rappelle à son bon souvenir !

Bon, allez allez, tant pis. Un peu de Aaron dans les oreilles... et tout ira mieux. Lisez bien en attendant, chers lecteurs, je ramasse les copies de l'Objectif Pal à la fin du mois !! 

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18 mai 2011

Christophe Alline

Que se passe-t-il donc en ce moment chez la famille Antigone ?
En effet, ce blog vous avait habitué à plus de régularité dans les billets.
Et bien, et bien, si vous saviez... En fait et en bref, je m'occupe à fond de mon autre vie, celle matérielle, des tonnes de papier à remplir (entre autres un dossier Centre de loisirs énorme digne d'un projet sur dix ans, il sera à refaire dans son intégralité l'année prochaine, pfiou !!)... et je me promène, je lis peu, je lorgne sur ce soleil qui revient, je profite de ma famille.

Cet après-midi, nous étions tout de même au milieu des livres, à une rencontre d'illustrateur proposée par notre médiathèque. Christophe Alline se définit lui-même comme un fabricolleur d'images, il est édité chez Didier Jeunesse. J'avais en 1998 acheté Dans Paris pour un neveu, c'était son premier album édité. Aujourd'hui, nous avons craqué pour Elvis (2008) et La ToToMobile qui vient tout juste de sortir... Ce dernier titre reprend la célèbre comptine que nous chantions déjà enfant, vous voyez ? Le petit plus de tout ceci ? Des sculptures superbes et des originaux d'albums (des tableaux en relief que l'illustrateur prend ensuite en photo. Magnifiques !!) exposés depuis le 19 avril dans tout le réseau des médiathèques de ma ville... Christophe Alline manie l'art du recyclage avec brio et inventivité.

christophealline

 Un petit tour dans son univers en passant par là ... http://www.chris-delalune.com
(Sa page chez Didier Jeunesse)

 Le billet d'Emmyne sur Elvis

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15 mai 2011

Ed Feingersh

Un photographe qui savait utiliser la lumière disponible, sans éclairage artificiel... attraper la spontanéité d'un mouvement, en autoportrait caché en bas à droite devant un miroir.

Mes_images39

Crédit photo Getty Images.

D'autres photos ... http://soniceditions.com/gallery/monroe

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Une blonde à Manhattan, Adrien Gombeaud

une_blonde___manhattan"La Marilyn "qu'on n'a jamais vue" est-elle "la vraie" Marilyn ? Celle que l'on voit d'habitude est-elle une fausse ? Ici intervient Norma Jeane. [...] Marilyn serait une façade, un masque, une création glamour, tandis que Norma Jeane serait la personne réelle. Derrière la blonde Marilyn, l'être de lumière artificielle, se cacherait la brune Norma Jeane, l'être authentique, innocent et souffrant. Marilyn éveille le désir. Norma Jeane la compassion. Le fan rêve d'être le seul à passer au-delà du maquillage de la star pour atteindre l'enfant fragile, connaître Norma Jeane quand les autres ne voient que Marilyn."

En 1955, Marilyn débarque à New York. En conflit avec la Fox, elle cherche à changer son image, elle ne veut plus jouer les blondes écervelées. Elle prend des cours à l'Actor Studios et monte avec un ami une société de production dont elle devient la présidente.
Ed Feingersh, lui, est alors engagé par la revue Redbook pour ce que l'on nomme à l'époque une picture story. Il s'agit de suivre Marilyn pendant une semaine, le reportage devra montrer aux lecteurs une vision inédite de la star, celle d'une personne ordinaire, plus femme d'affaire que sex symbol. Mais Marilyn ne perd rien de son aura et de son érotisme, au contraire. Sous le regard du photographe, son éclat est évident.
Ces photos, longtemps perdues, et retrouvées par hasard dans un hangar sont aujourd'hui célèbres. Ce sont sans doute celles qui imprègnent le plus notre mémoire du mythe de Marilyn.
Adrien Gombeaud revient ici sur cette rencontre entre deux personnalités fragiles et lumineuses. Il élabore, à l'aide de témoignages amicaux, le tableau d'un New York en pleine évolution.

J'ai conservé longtemps dans ma chambre d'adolescente une carte représentant Marilyn adossée au balcon d'un immeuble New Yorkais. Elle y paraissait songeuse, elle était belle, mélancolique, contemplative, un peu échevelée, accessible, une cigarette se consumait à ses doigts. Je ne savais pas qu'Ed Feingersh était l'auteur de cette photographie et j'en ignorais encore plus le contexte. J'aimais le grain de cette photo, sa quiétude, en l'observant je crois que j'arrêtais le temps, être une belle femme semblait tout à coup si simple.

Vous comprendrez donc aisément combien ce récit m'a captivé. Ce n'est qu'un angle différent, un autre projecteur braqué sur Marilyn peut-être, mais il permet de mettre également en lumière le backstage, ce qui se jouait autour, cette foule anonyme dont on ignore tout et qui dépend tant du Star System que bien souvent elle s'y consume les ailes.

bouton3 Edtions du Serpent à Plumes - 19€ - 6 mai 2011

Les photographies d'Ed Feingersh seront exposées du 31 mai au 7 octobre 2011 à la photo-galerie de La Maison des Amériques à Paris.

http://www.uneblondeamanhattan.com/portfolio/

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10 mai 2011

Cette main qui a pris la mienne, Maggie O'Farrell

cette_main"Ecoutez. Dans cette histoire, les arbres s'agitent, frémissent, se redressent sous les bourrasques qui soufflent de la mer. A voir leurs branches fébriles, les mouvements impatients de leurs cimes, on a l'impression qu'ils savent que quelque chose va se produire."

Ce sont deux vies de femmes que l'on suit dans ce roman aux multiples voix et souffles d'air. Deux femmes que tout oppose.
Lexie, à la fin des années 50, quitte enfin le Devon pour Londres, elle y deviendra journaliste et la compagne du célèbre critique et marchand d'art, Innes kent.
Dans un Londres plus récent, quarante ans plus tard, Elina vient d'accoucher d'un petit garçon. Cet acte a failli lui coûter la vie. Ted, son mari, la soutient, s'inquiète pour elle, et en même temps semble s'enfoncer lui-même dans des visions angoissantes d'un passé qu'il ne reconnaît pas.

Allez, oubliez très vite la couverture inadaptée de ce roman riche et polyphonique, et le titre mielleux qu'on lui a assigné (pourtant conforme à son titre original anglais ?!)... et entrez dans une intimité de maternité toute fraîche, de féminité combative et de force narrative prenante.
Maggie O'Farrell excelle dans la description des petits détails, c'est son vrai point fort, et nous avançons ici avec elle - et avec délectation - d'objet en objet, de pas en pas, dans un récit puissant qui ne cesse de se heurter aux murs destructeurs des non-dits. J'ai aimé ce qu'elle y mettait de bouleversant, de quelquefois simplement tendre (le souffle de la respiration d'un enfant dans un cou de mère) et par instants de vraiment magique. Mais ce roman n'est pas fait que de détails, il est également fait d'histoires, de destins qui se croisent, de hasards qui n'en sont jamais vraiment. Il évoque avec brio le bouleversement que toute naissance crée dans une famille (redistribution de cartes et de rôles obligent).
Une vraie lecture coup de coeur pour cette auteure qui confirme ainsi tout le bien que j'avais déjà pensé d'elle avec Quand tu es parti !
Me voici contrainte et forcée de noter ses autres titres non lus sur une liste déjà longue comme le bras, damned !

heart Editions Belfond - Avril 2011 - 21.50€

Cathulu a été la tentatrice !!

Sinon, je souhaite un bon anniversaire aujourd'hui à ma petite soeur qui est la maman vaillante de trois garçons plein de vie !!

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