08 octobre 2016

L'Objectif Pal est de retour !!

objectif pal

Et oui ! ;) Mais avec lui quelques changements...

1) Tout d'abord, je pars dans cette aventure avec Anne de Des mots et des notes que je remercie pour sa proposition et surtout de continuer chez elle le challenge, pour elle-même, depuis que je l'ai délaissé, faute de temps. Je suis ravie de cette collaboration.
2) L'Objectif Pal n'aura lieu cette fois-ci que sur un mois, nous avons choisi Novembre, après le flot de la rentrée et avant l'effervescence des fêtes.
3) L'inscription au challenge, validé par le premier lien déposé pour l'Objectif, vous permettra de jouer pour un petit colis surprise, une sorte de Trophée de Lecteur de PAL

Allez, c'est parti ! Je prends officiellement avec ce billet les inscriptions pour l'Objectif Pal de Novembre 2016. Vous pouvez également déposer votre inscription chez Anne sous son billet [clic ici]. Nous essaierons que chaque blog reflète autant que possible l'avancée du challenge. Un groupe dédié a été créé sur Facebook [clic ici]. Dans la mesure du possible, merci de déposer vos liens dans le document Facebook. Si vous n'êtes pas sur FB et ne voulez pas l'être, déposez vos liens soit chez moi soit chez Anne, et nous nous chargerons de les inscrire sur le document. Les mises à jour seront faites en fonction de nos emplois du temps respectifs.

Notre proposition pour ce challenge - qui a déjà fait ses preuves - est de prélever un titre de sa PAL ("Pile A Lire" pour les petits nouveaux). Il s'agit donc, pour que le challenge puisse garder tout son sens, de ne pas prendre des titres acquis après janvier 2016, empruntés en bibliothèque, les nouvelles acquisitions. Merci de respecter ce principe.

affichehergeok

Nous mettrons en place prochainement un autre billet sur lequel vous pourrez poster, en commentaire le titre et le nom de l'auteur de votre lecture de Pal de Novembre, ainsi que le lien vers votre billet, à tout moment et à votre convenance. J'aimerais également beaucoup que vous rajoutiez à tout ceci un petit commentaire tel que "coup de coeur", "déception", "bonne surprise", etc... à vous de voir, merci !! Le billet sera réédité fin Novembre avec vos liens et en une sorte de petit bilan. Quelques jours plus tard nous effectuerons le tirage au sort dont je vous parlais plus haut.

Le challenge peut tout à fait être ouvert aux non-blogueurs, et lecteurs de nos blogs, si ils le souhaitent. Dans ces cas là, merci de bien vouloir être un peu plus prolixe en commentaire en ce qui concerne votre avis sur le livre concerné (2-3 lignes), pour que votre participation au tirage au sort puisse être validée !!

L'exposition Hergé au Grand Palais du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017 m'a inspiré ce retour. Bon Objectif !!

Participants : Eimelle - Tiphanie - Aifelle - Kathel - Maryline - Sylire - Estellecalim - Jostein - Gambadou - Arieste - Lady Double H - Florence - Mimipinson - Chantal -  Mrs Pepys - Enna - CK - Anna - Dominette - Virginie - ...

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05 octobre 2016

Home is where it hurts

[Grosse émotion que cette chanson en début du dernier Xavier Dolan] D'ailleurs, j'ai bien l'intention d'en acquérir la Bande Originale ainsi que le texte (pièce de théâtre de Jean-Luc Lagarce). Et tandis que je me passe en boucle les chansons phares du film depuis la semaine dernière, je lis molécules de François Bégaudeau. Et puis et puis, j'ai décidé de participer au comité de lectures BD de ma bibliothèque (en plus des romans), parce que lire des BD me manque... et que je suis sûre d'avoir ainsi plein de beaux albums à vous présenter ici. De toutes les façons, Octobre sera encore un mois à surprises (enfin plutôt Novembre), bref... préparez-vous !

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04 octobre 2016

Un roman anglais, Stéphanie Hochet

unromananglais

"On est toujours reconnaissant envers les gens qui ne s'effarouchent pas devant la part de soi qui sombre."

Nous sommes en 1917, la guerre fait rage en Europe. Des jeunes gens ne cessent de tomber dans les Flandres. Réfugiés dans le Sussex, loin des dangers de Londres, Anna et sa famille tentent de continuer à vivre normalement. Edward est horloger, et Anna souhaite reprendre ses travaux de traduction. La présence du tout jeune Jack l'empêche de se concentrer. Le couple cherche donc une garde d'enfant et Anna est spécialement séduite par la proposition écrite d'une certaine George. Anna s'enflamme à l'idée de connaître une femme portant ce prénom qui ouvre son imagination, sans se douter qu'il s'agit en réalité d'un jeune homme. George s'occupe admirablement de l'enfant, qui l'adore en retour, apaise à la fois Anna et dérange Edward... Comment ce dernier va-t-il supporter plus longtemps que sa petite famille soit ainsi transformée par la présence d'un tiers aussi séduisant ?

Ce roman à l'atmosphère très anglaise et désuète, feutrée, cache bien son jeu. En effet, peu à peu, dans ce récit, les non-dits et faux-semblants s'effritent devant la personnalité lumineuse et tranquille de George et les personnages qui gravitent autour prennent de l'épaisseur et du relief. C'est Anna qui observe et étudie les signes, les détails. Elle est peu à peu consciente que son regard change, qu'elle peut se considérer à l'aune des changements plus profonds qui bouleversent la société anglaise de l'époque, et notamment le rôle des femmes. Elle laisse ses tourments s'exprimer. Un très juste et fin petit roman qui sait aussi émouvoir, serrer le coeur et donne brutalement des envies de liberté et de sincérité. 

Editions Rivages - 17€ - mai 2015 - merci ma bibli !!!

J'ai repris cette année ma participation au comité de lecture de ma bibliothèque... Mes lectures seront toutes regroupées sous ce tag là [participe présent].

 

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03 octobre 2016

Mon coeur en hiver ~ atelier d'écriture

neige-vincennes-kot

J'ai mis le doigt sur l'endroit où se situe ma douleur. J'ai mis un doigt sur toi. Aujourd'hui je voudrais essayer. Etre certaine que tu me rejettes. Cette fois-ci. Je voudrais que tu m'accordes cela. La rupture. Celle qui brisera enfin ce qui nous lie. Mettre mon coeur en hiver. Toi comme mort. Et le vide tout autour. J'ai bien tenté. A plusieurs reprises. De me défaire de ce fil, ta présence qui s'enroule et serre mon torse, mes tempes, en vain. Tu restes là. Avec ta constance, ton sourire en coin. Présent malgré moi. Présent partout où je suis. Hier, la neige a recouvert ce parc que tu connais, où parfois je te croise. Et je suis restée saisie, envahie par le blanc, la pureté du silence, cette respiration. L'hiver était là, déjà en octobre, et il me chuchotait qu'il était temps. J'ai mis le doigt sur les touches de mon téléphone. Je compose ton numéro sans hésiter. Par coeur. Et je reçois ta voix incertaine comme un cadeau doux dans le creux de mon oreille. Ton salut comme une écharpe de laine qui retomberait légèrement sur ma gorge. Trouver la force. La violence qu'il faut pour briser le sortilège. Te donner des armes. Mentir si il le faut. Tu as l'air si heureux de me parler. Cette distance affectueuse que tu mets en tout. Cette toute petite boîte dans laquelle tu me tiens. Ces parois rugueuses contre lesquelles je me cogne et me blesse. Tes silences. De mon problème tu es la solution. De ma douleur je ne veux plus. Je te livre mon mensonge, le plus gros. Et il est épais et lourd ton souffle au bout du fil, coupant. J'attends le bruit qui annoncera la fin. J'attends que l'amour que je te porte se brise à mes pieds. Enfin. Et tu déglutis, prononce mon prénom, lentement. Ta parole hésite et cherche. Mon prénom encore, dans ta bouche, dans ce fil de téléphone qui nous relie. Mon mensonge qui s'évapore. Ta manière à toi de rebondir sur mon avant dernière phrase, celle qui ne démêlait rien, qui n'avait pas d'importance. Et puis ce A demain. Tu as trié d'un revers de certitude le déraisonnable et le certain, fais un noeud avec le lien qui nous lie, et serré très fort. Je raccroche, garde l'impression terrible que tu tiens à moi et que j'ai seulement ajouté un tour à ce fil qui serre à présent mes poignets, ensemble.

© Kot - Ma participation à l'atelier d'écriture de Leiloona... une photo quelques mots [clic]

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02 octobre 2016

Je n'ai pas dansé depuis longtemps, Hugo Boris

jenaipasdansedepuislongtemps

"Il sent qu'il y a autre chose, qui lui interdit de se satisfaire des hypothèses que son imagination élabore pour lui."

Nous sommes en URSS, juste avant le chaos et les chamboulements qui ont entraîné la dissolution de l'Union soviétique. Ivan a été retenu parmi de nombreux postulants pour être le premier homme à rester plus de quatre cents jours en orbite autour de la Terre. Il va donc bientôt partir pour la station Mir. Il est cosmonaute, mais surtout médecin, ses taches seront donc différentes des pilotes qu'il accompagne. Père de deux enfants, Ivan est depuis toujours quelqu'un de très sûr de lui, et de ses performances. Pourtant, très vite, alors que les trois hommes cohabitent dans la station, Ivan commence à ressentir des maux liés à l'apesanteur [voir wikipedia ici] qui peuvent menacer son équilibre mental et la réussite de sa mission.

Je ne pensais pas être capable d'apprécier un récit traitant d'un tel sujet, le voyage dans l'espace. Et je ne serais pas allée naturellement vers ce livre si je n'avais pas décidé de faire confiance les yeux fermés à Hugo Boris après ma lecture de Police et du Baiser dans la nuque. Bien m'en a pris, car même si dans ce roman-ci l'écriture est plus classique, voire technique, la trame en est terriblement addictive, et le lecteur se prend très vite de passion pour l'univers restreint de cette station qui subit quelques soubresauts et incidents. Et puis, il y est surtout question de l'âme humaine, des décisions et des choix que l'on prend et qui engagent notre vie, de notre propension à prendre des risques et à accepter notre fragilité comme une force potentielle... Un excellent roman, qui regorge de très belles scènes.

Editons Belfond - 20 € - Janvier 2010 - Merci ma bibli !!

 

Le billet de Sébastien qui souligne la faculté d'Hugo Boris à nous surprendre - La lecture de Sophie Adriansen !

hugoboris-001

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01 octobre 2016

Juste la fin du monde

Et parfois je vais au cinéma... voir des films qui me touchent, filmés par un Xavier Dolan qui ferait une belle figure masculine d'Antigone, des films où la caméra est au plus près des visages, des émotions et de la sueur. Et parfois aussi, dans ces films, la musique est tellement forte quand elle s'invite par surprise, tellement là au bon moment, qu'elle emporte avec elle un morceau de coeur... Bon week-end !

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27 septembre 2016

Petit pays, Gael Faye ~ Rentrée littéraire 2016

petitpays

"J'avais beau espérer, le réel s'obstinait à entraver mes rêves."

Nous sommes au Burundi, au début des années 90, Gaby vit avec sa petite soeur Ana, et ses parents, dans un quartier préservé réservé aux expatriés. Le père de Gaby est français, sa mère est rwandaise. Les journées passent doucement, tout est paisible et doux. Gaby passe son temps libre avec une bande de copains, tous habitants de la même impasse. Mais peu à peu, le quotidien change. Les parents de Gaby se séparent, la famille rwandaise de sa mère commence à craindre pour sa vie, et le vent de démocratie qui a engendré les dernières élections au Burundi s'avère être un feu de paille.

Gaël Faye explore dans ce premier roman un monde disparu, fait de moments simples, avant que l'Histoire ramène chacun à son identité ethnique, détruise et sépare. La violence (et quelle violence !) s'insinue dans un univers d'enfant espiègle et innocent, et c'est cette intrusion qui serre le coeur du lecteur, alternativement balancé entre le sourire et les larmes. Mais la tragédie est là, et elle ne laisse pas le choix. Il faudra bien protéger sa vie, fuir en France, se rendre compte que le passé ne reviendra plus. J'ai beaucoup aimé le ton léger de ce livre, qui n'empêche jamais de comprendre ce qui se passe en arrière plan via les conversations des adultes, et la multitude de personnages qui l'habite. Je décerne une mention spéciale à la bibliothèque de Madame Economopoulos et aux instants de tendresse disséminés ici et là... Une lecture de rentrée indubitablement marquante.

Éditions Grasset - 18€ - 24 août 2016

Ce roman a reçu le Prix Fnac 2016 - Lu dans le cadre du challenge Premiers romans... et du challenge 1% rentrée littéraire...

68premieresfois            

 

Badge Lecteur professionnelLu sur ma liseuse grâce à NetGalley

25 septembre 2016

Dimanche

En ce moment, je passe mes dimanches en compagnie de Wallander, à regarder le replay sur Arte de la quatrième et dernière saison, et ça ressemble un peu au bonheur. Bon dimanche !

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24 septembre 2016

Le Sanglier, Myriam Chirousse ~ Rentrée littéraire 2016

lesanglier

 "C'est l'amour, se dit-elle. Tout ce qui nous arrive, c'est l'amour. Cette absurdité, c'est l'amour."

Christian et Carole doivent aller déjeuner chez Mamivette, la grand-mère de Carole. Nous sommes samedi, le jour où ils quittent le Plateau, ce coin reculé où ils logent, dans une vieille bicoque, pour faire leurs courses dans le grand centre commercial de la ville la plus proche, quand même à deux heures de route. Le réveil a été difficile, la nuit mauvaise, et dès le début tout part de travers. Carole a envie de faire pipi un quart d'heure après leur départ, Christian a peur d'un rien, s'énerve. En revenant sur le parking du centre commercial, Carole constate qu'elle avait mal fermé sa portière de voiture. Cet incident va déclencher chez Christian des réactions incontrôlables. A quel moment Carole a-t-elle donc perdu le fil de cette journée ?

De Myriam Chirousse, j'avais lu avec passion Miel et vin, en son temps un gros coup de coeur de lecture. Il me tardait donc de lire son nouvel opus de rentrée. Et je ne suis pas déçue car encore une fois c'est un gros coup de coeur ! Pourtant, ce titre est très différent de la fresque qu'elle nous avait précédemment donnée à lire. Ici, l'action se déroule sur une journée, nous sommes la plupart du temps dans le huis clos d'une voiture, où se joue un dialogue entre deux personnages. L'espace temps, les lieux, l'atmosphère, tout est très resserré, et je dirais même oppressant. Et c'est là que Myriam Chirousse est talentueuse. Elle nous tient du début à la fin sur la même note aiguë de tension, qui tranche avec la banalité terne d'un samedi ordinaire à courir les magasins. Ne passez pas à côté, ce livre est génial !

Editions Buchet Chastel - 14€ - 25 août 2016

Coup de coeur aussi chez A Bride abattue - A consommer sans modération pour Clara ! - La lecture de Sandrion qui rencontre bientôt l'auteure.

22 septembre 2016

Rester en vie, Matt Haig ~ Rentrée littéraire 2016

resterenvie

 "La dépression est peut-être un prix sacrément élevé pour s'éveiller à la vie, et tant qu'elle a le dessus sur vous, rien ne semble valoir la peine de le payer."

Alors qu'il est dans un des lieux les plus propices à la fête et à la joie, à Ibiza avec son amie Andréa, Matt a une crise d'anxiété et de dépression phénoménale. Il n'a que 24 ans et c'est le début d'une grande lutte avec ce "chien noir" qu'il faut à présent apprendre à apprivoiser.

Rester en vie est le récit de la dépression qui a terrassé autrefois Matt Haig, mais aussi du combat quotidien de l'écrivain qu'il est devenu pour mener avec ce compagnon indésirable une vie normale. Dans ce livre, l'auteur explique très bien à quel point ce mal peut atteindre tout le monde, et n'importe qui, que personne n'est à l'abri. Outre sa propre histoire, il nous raconte celle de personnages célèbres qui ont su chacun à leur tour, transformer cet handicap en art, talent ou qualité. Le tout est plein d'un optimisme joyeux étonnant, de courage et de générosité, il n'est absolument pas larmoyant et défaitiste. Il donne goût à la vie, justement, en donnant quelques clés pour mieux vivre, voir, savoir ce qui compte réellement, faire de ce fardeau qu'est la dépression un atout et avoir envie de rester en vie

J'ai aimé ce titre, de nombreuses phrases ont fait écho en moi, et puis il y a ces très belles pages sur le pouvoir de la lecture, si réconfortantes. Matt Haig sait dire combien fuir dans les livres n'est pas se perdre mais au contraire se donner une chance de se trouver enfin. Matt Haig reste dans ce récit un écrivain, il ne livre pas un guide de survie mais bel et bien une magnifique réflexion sur notre façon d'être au monde. Ce livre a fait battre mon coeur à plusieurs reprises, par sa sincérité, et ses réflexions pertinentes. Je l'ai lu avec une grande émotion cet été et il est pour moi un gros coup de coeur de cette rentrée !

Editions Philippe Rey - 18€ - 22 septembre 2016

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