10 novembre 2009

Pause lecture...

...car je suis dans le chocolat, et je m'y sens bien. A tout bientôt !

chocolat

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08 novembre 2009

Pour tout dire

pour_tout_direJe n'aurai pour tout dire
Ecrit sur mon chemin
Que mon incertitude
La buée qui recouvrait la vitre
Et peut-être la vitre
Mais jamais la fenêtre
Et jamais le chemin

Paul Vincensini (1930-1985)

Extrait de C'était hier et c'est demain, Anthologie Le Printemps des poètes, Mars 2004

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07 novembre 2009

Un lien étroit

home_wifeDes bourrasques, du gris, de la pluie.

Marie essuya du bout de l’index les traces de buée que la chaleur de son haleine venait de former sur la vitre de son salon. « Quel temps stupide ! » Puis, elle se ravisa et dessina dessous, en trois mouvements rapides, le sourire d’une bouche et deux énormes yeux ronds.

De l’autre côté de l’impasse, son voisin, Paul, venait de sortir de son garage, le dos légèrement vouté.

Elle observa un moment la lourdeur de ses mouvements, alors qu’il déchargeait lentement la camionnette rouge qui encombrait son entrée. « La camionnette de son fils », pensa-t-elle, puis aussitôt « son dos le fait encore souffrir. ».

Elle essuya du revers de la manche son dessin et contempla les tâches brunes de ses propres mains à elle, la fragilité nouvelle de sa peau, cette preuve visible que le  temps filait à toute vitesse vers la fin.

Vingt-cinq ans qu’elle habitait cette impasse, cette maison. Vingt ans qu’elle s'avouait aimer son voisin d’un amour profond et sans issue. Dix ans qu’elle était veuve.

Marie s’était depuis longtemps enlisée dans le confort sans surprises de l’amitié. Tout plutôt que de risquer la souffrance, tout plutôt que de briser le fragile équilibre de leur vie, tout plutôt que de s’entendre opposer un refus, un rejet.

Sur ce principe vain qu’un amour se doit d’être vécu, su, elle avait tenté le tout pour le tout, il y a bien longtemps, un beau jour de juillet. « Je vais quitter mon mari », avait-elle dit à Paul, alors qu’il l’aidait à réparer la roue de bicyclette d’Isabelle, sa fille à elle, tout juste âgée de treize ans.

Elle avait attendu une réaction de sa part, fouillant ses traits, une faille, la justification de ce sentiment d’intimité qui se dégageait d’eux alors qu’ils se tenaient ainsi, penchés ensemble sur le même objet. Elle n’avait pas rêvé, elle n’était pas folle, elle ne pouvait être la seule à éprouver une telle attraction impérieuse.

« Tu es certaine ? Peut-être devrais-tu essayer encore ? Tenter de vous retrouver. Ce n’est sans doute qu’un passage. Pense aux enfants, Marie, ils sont encore si petits… »
Elle n’avait rien pu lui dire de plus. Elle s’était éloignée, repliée sur elle-même, comme giflée.

Et aujourd’hui, vingt ans plus tard, elle était là à l’observer, incapable de bouger, de déménager, alors que ses enfants la pressaient de le faire, incapable de vivre sans l’homme qu’elle aimait. Son meilleur ami.

Le mari de sa voisine.

Gêné par le vent et la pluie, Paul s’adossa un instant à la camionnette de son fils, puis leva les yeux vers elle, l’aperçu, lui fit un signe discret de la main. Sa bouche forma un bonjour muet qu’elle reçu sans sourciller. Comme souvent, son visage paisible à lui, s’immobilisa un temps de plus de trop, ce temps qu’elle savait ne lui appartenir qu’à elle, mais qu’elle ne tentait plus d’interpréter.
Elle recula d’un  pas vers l’obscurité de son salon.

Une main sur sa bouche. L'autre sur le coeur.

© Les écrits d'Antigone - 2009

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05 novembre 2009

Une fois deux, Iris Hanika

unefoisdeux"De toute manière, c'était un tissu de mensonges, dès le début un tissu de mensonges. Simplement parce qu'il avait l'air débile, que par-dessus le marché il louchait, uniquement pour ça j'ai osé m'imaginer qu'il était celui, celui que j'aimerais comme aucun autre et lui moi de même. Mais c'était un tissu de mensonges, un mauvais rêve, cruel et mauvais de la part de ce rêve, de me laisser supposer, envisager que - il y en aurait un, un pour moi toute seule et pour personne d'autre."

Deux personnes se rencontrent, que tout semble opposer, Senta et Thomas. Tous deux ont la quarantaine, l'une tient une galerie et le second est ingénieur système. Coup de foudre dans un café. Evidence. Fusion totale.
Puis, parce que la vie n'est pas si simple, les doutes, la confusion des sentiments, l'éloignement, les quiproquos entrent dans la danse. Jusqu'à briser ce qui avait pourtant si bien commencé ?

"Le chapitre merdique sur l'amour, elle le considérait clos ; elle pensait en avoir fini une bonne fois pour toutes avec ça. On peut bien être heureuse sans homme, ou au moins sans un homme en particulier ! En outre, il y a suffisamment d'autres choses avec lesquelles s'occuper.
On peut aller au ciné, par exemple, ou lire un livre.
On pourrait finir sa maîtrise et avoir son diplôme.
On pourrait aussi aller chez le coiffeur ou apprendre le polonais.
On peut tout faire !
Telle était sa pensée, et elle ne pleura que le samedi chez Alina, mais alors à torrents, quoique sans sangloter."

Racontée brièvement cette histoire d'amour peut sembler banale, déjà vue, monotone. Mais il n'en est rien. En fait, ce livre est tout bonnement jubilatoire.
L'auteure, d'une langue alerte, jamais en repos, nous propulse dans les émois d'une relation amoureuse naissante, inattendue, et nous promène en nous ménageant des petits temps de pause, des digressions, des à-côtés flamboyants, et quelques pleurnicheries désopilantes.
Bien entendu, tout n'est pas parfait. Je lui ai trouvé parfois quelques longueurs à ce récit (explications informatiques obscures sur le métier de Thomas par exemple) et je me suis perdue dans les rues d'un Berlin moderne que je ne connais pas. Cependant, il serait dommage de dénigrer ce petit joyau d'écriture et de passer ainsi en lisière d'un roman foisonnant à la verve légère et tonitruante, espiègle, irrésistible, pleine de surprise. A vous de voir, enfin...de lire ! ;o)
Voilà un voyage bien agréable dans les méandres de l'amour !

Une fois deux a figuré sur la sélection finale du Buchpreis 2008, prestigieux prix littéraire allemand.

bouton3 Note de lecture : 4.5/5

ISBN 978 2 922868 95 1 - 24€ - AOUT 2009

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com ...et comme toujours, le hasard a bien fait les choses. Merci Babélio !

Cuné l'a lu aussi, et nous dit "c'est une histoire d'amour, mais jamais aucune n'a été écrite comme ça."
C'est vrai.

Le billet d'Ecaterina

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04 novembre 2009

En cours de lecture...

images"Ce fut par l'une de ces nuits fougueuses d'août que ses yeux à lui vinrent pour la première fois s'immiscer jusqu'au plus profond de son coeur à elle, le transpercer de part en part. Ensuite, le schéma resta le même : ses yeux surgissaient d'on ne savait où, par dessus la table, de sous les draps ou du trottoir d'en face. En général, ils s'insinuaient jusque dans les moindres contours de son cerveau. Pour soudain jaillir des méandres de son vivier de souvenirs qu'elle avait cru aussi résistant aux intrusions que le plus blindé des blockhaus, ce qui s'avérerait poser un véritable problème, cette incapacité à lui fermer les yeux, à lui, car au moment où elle fermait les siens, les autres se hâtaient de s'infiltrer insidieusement pour couler droit jusqu'à son coeur et plus profondément encore en elle, nageant pour mieux se dissoudre de l'intérieur comme au premier soir de ce mois d'août inouï au cours duquel elle s'était déjà, extérieurement, désagrégée."

Pfff...j'adore...et je me régale.

Extrait de Une fois deux de Iris Hanika.

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03 novembre 2009

Taguée en blanc...

par Cathulu ! Je me suis mise, à l'instar d'Aifelle, en mode recyclage et suis partie en quête de photographies déjà présentes sur mon PC (et pas forcément sur mon blog).
Dois-je ajouter que, chez moi, seuls les appareils ménagers ont tendance à rester blanc, car la famille Antigone aime peindre, la famille Antigone aime recouvrir de nappes, de stickers et de tissus colorés, la famille Antigone est définitivement un peu folle...de couleurs. Je vous ai donc épargné radiateurs immaculés, réfrigérateur étincelant et autres ustensiles quotidiens pas très glamours.

Vous trouverez ci-dessous, en vrac, une boite à thé blanche dont j'aime d'amour le côté rétro, le blanc de ma table de cuisine aujourd'hui recouvert de petits carreaux rouges et blancs (après avoir connu le temps du vert anis qui nous donnait le sentiment incongru et vivifiant de manger dans les prés), un petit oiseau blanc (et bleu) souvenir de Bretagne, un coffre en osier (sous le catalogue violine) que je passe mon temps à repousser du pied (car j'aime que les objets restent à leur place, c'est ainsi), le carrelage de ma cuisine (joliment décoré ;o) doté aujourd'hui d'un entourage gris clair car vacances ont rimé avec coloriage (hum!), l'album de Chris Garneau que j'écoute en boucle (et dans le désordre) et un des romans d'Emmanuelle Pagano... car POL aime le blanc et moi j'aime les romans d'Emmanuelle.

Montages

[Le mode d'emploi de ce tag :
"Il faut taguer en couleur !!! chaque participant doit rester dans la couleur qui lui a été attribuée.
mettre un lien sur votre blog vers celui de votre gentil(le) tagueur (tagueuse)
chercher, trouver, photographier 7 choses que vous possédez chez vous, sur votre blog ou vos photos de vacances et qui ont cette couleur ...
Publier ces photos (montage ou pas) sur votre blog perso
Choisir à votre tour 7 pôôôvres victimes et les taguer"]

Je tague à mon tour Lili en rouge, Bel Gazou en rose, Arlette en vert, Canel en bleu, Théoma en orange, Lily en marron et Annie en jaune !!!

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02 novembre 2009

Contes 1.2.3.4, Eugène Ionesco et Etienne Delessert

contes_1234"C'est un jeu des plus familiers : un père raconte des histoires à sa petite fille. Or le père est Eugène Ionesco, sa fille a l'esprit de la répartie, et c'est Etienne Delessert qui met en scène le tout en images somptueuses." (Quatrième de couverture)

A l'occasion du centenaire de la naissance d'Eugène Ionesco, Gallimard réédite ces Contes pour enfants de moins de trois ans déjà publiés à la fin des années 60 et début des années 70 par des éditeurs New-Yorkais, Harlin Quist et François Ruy-Vidal. On avait alors demandé à Etienne Delessert de proposer le nom d'un écrivain avec qui il pourrait collaborer pour son prochain livre. Il suggéra Samuel Beckett ou Eugène Ionesco, et c'est ce dernier qui accepta la proposition.

Ces récits sont ceux que l'écrivain racontait autrefois à sa fille, Marie-France, en une sorte de jeu théâtral plein d'affection. Eugène Ionesco joue ici le rôle du père et le prénom de Josette est donné à l'enfant.

Etienne Delessert avait déjà en son temps illustré les deux premiers contes, quarante ans après il vient de boucler son travail et de terminer ceux des deux derniers. C'est donc la fin d'une collaboration qui voit le jour avec la sortie de cet album magnifique.delessert03

Tous les matins, selon un rituel bien établi, Josette frappe à la porte de la chambre de ses parents. Mais ceux-ci ont parfois du mal à se réveiller, soit parce qu’ils sont allés au théâtre, au guignol ou au restaurant, ou encore parce que le père, profitant de l'absence de sa femme, a mangé trop de saucisson, de pâté de cochon ou bu trop de bière. Mais la petite fille ne se démonte pas, elle insiste, elle réclame une histoire. Le père de Josette joue donc le jeu, tout en grognant un peu... et chaque conte qui en résulte prend une tournure absurde où imagination rime avec fantaisie, répétition, et où chaque mot pris pour un autre est sorti de son contexte. 

"Alors Josette parle comme son papa lui apprend à parler. Elle dit :
- Je regarde par la chaise en mangeant mon oreiller. J'ouvre le mur, je marche avec mes oreilles. J'ai dix yeux pour marcher, j'ai deux doigts pour regarder. Je m'assois avec ma tête sur le plancher. Je mets mon derrière sur le plafond. Quand j'ai mangé la boîte à musique, je mets de la confiture sur la descente de lit et j'ai un bon dessert. Prends la fenêtre, Papa, et dessine-moi des images."

Cet album est à lire à haute voix, pour goûter au mieux la cadence d'écriture, les répétitions, l'atmosphère de l'univers de Ionesco. Il n'est pas du tout réservé aux enfants de moins de trois ans. Le texte, et ses jeux de mots, ont beaucoup plu à ma grande fille de huit ans. Les dessins ont subjugué mon garçon de quatre ans. A mettre entre toutes les mains, donc, même les plus adultes !
Ce petit plaisir me faisait de l'oeil depuis que j'avais lu un article du Monde prometteur. Ce titre est depuis son arrivée devenu "le livre doudou" de petit dernier.

En partenariat avec  alapage  .

ISBN 978 2 07 061447 9 - 17€ - AOUT 2009

ionescoLa Bibliothèque nationale de France organise une grande exposition consacrée à Eugène Ionesco et à son œuvre.
Si l'exposition célèbre le centenaire de la naissance du grand auteur dramatique et absurde, l'exposition marque aussi la donation faite par sa fille à la Bnf. Ainsi, des pièces originales, des documents rares et précieux reviennent sur la carrière et le travail de cet auteur qui révolutionna l'histoire de la littérature française en fondant le "théâtre de l'absurde" dont les œuvres fondatrices, "La Cantatrice chauve" et "La Leçon", sont mondialement connues.

pourquoi_grandirLe Centre de l’illustration de Moulins présente du mois d'octobre à mars 2010 l'exposition " Pourquoi grandir ?" consacrée à Etienne Delessert.
Peintre, graphiste, auteur, illustrateur, éditeur, créateur de dessins animés… Etienne Delessert compte parmi les grandes figures de l'édition contemporaine pour la jeunesse. Il a illustré plus de 80 livres.

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01 novembre 2009

Froid

La lumière est trop claire pour le temps qu'il fait,
Aiguisée et flexible ou cruellement douce,
D'une lucidité trop agile et trop nue,
Trop subtile de fil et trop lisse de grain,
Et le ciel est trop bleu, d'un azur trop épais
Pour un soleil si haut, rayonnant et heureux.
Lisse comme un acier et blanche comme une arme
Illuminante, illuminée, on ne sait trop
Si son chant invisible et qui perd les ombres
Monte ou descend, s'il anticipe ou s'il retarde ;
Mais quand Novembre vrai nous tombera dessus,
Cette musique en nous radieuse et légère
Laissera sa magie et son parfum d'été
Pour récuser les vents mouillés et les jours gris.

Armel Guerne (1911-1980)

Extrait de C'était hier et c'est demain, Anthologie Le Printemps des poètes, Mars 2004

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31 octobre 2009

Les Vies privées de Pippa Lee, Rebecca Miller

lesviespriv_esdepippalee"Croyait-elle vraiment ce qu'elle disait, que le mariage était une question de volonté ? Oui, réalisa-t-elle avec tristesse, elle le croyait. Après tout ce que Herb et elle avaient traversé ensemble, après tout ce qu'ils avaient perdu pour être l'un avec l'autre (jusqu'à leur âme, peut-être), le mariage se retrouvait être une question de volonté. Cela lui donna envie de déchiqueter le présent insipide, de faire revenir en elle le passé intense, de le dévorer comme un ours fait une razzia dans les provisions d'un campeur. Elle avait envie de sortir en courant du restaurant, d'aller retrouver Herb pour l'embrasser à pleine bouche (elle imaginait son air surpris, abasourdi, lorsqu'elle se jetterait sur lui), d'éclater en larmes, de hurler même - de lâcher enfin prise. Au lieu de cela, elle attendit son sandwich au homard le sourire aux lèvres, en se demandant si elle n'était pas au bord d'une dépression très tranquille."

Pippa et Herb ont décidé de quitter New York et leur vie mondaine pour s'installer dans une luxueuse banlieue "pour vieux". Herb, octogénaire mais éditeur toujours en éveil, est devenu âgé dans le regard de sa femme, qui a une trentaine d'années de moins que lui. Cette installation dans une vie différente, rangée, proche de la mort, perturbe Pippa au plus haut point. Pourtant, elle s'efforce d'être ce qu'elle a toujours semblé être, une épouse et une mère parfaite. Pourquoi a-t-elle donc tant de mal à franchir cette nouvelle étape ? Pourquoi a-t-elle soudain ce sentiment trouble que son passé la rattrappe et l'aspire ? N'est-ce pas simplement pour mieux se retrouver ?

Depuis ma lecture de Lune captive dans un oeil mort, je me doutais que toute installation dans une résidence pour retraités aisés avait des conséquences inattendues. Ici, la surprise ne vient pas seulement du présent, ni des doutes et des phases de somnambulisme de Pippa, ni non plus de l'écriture de l'auteure. Non, l'inattendu vient de l'émotion qui nous submerge, à nos dépends, lorsque le passé de l'héroïne est dévoilé, lorsque Pippa déroule pour nous dans une tranquille simplicité le désordre de sa vie antérieure.

Voici un roman au charme curieux qui laisse en mémoire des traces discrètes mais fermes, comme des petits cailloux, ou des galets ronds, disposés à intervalles réguliers sur le chemin de notre pensée. Il y est question des maux de l'amérique moderne, de la place de la femme dans cette société sclérosée, mais également de libre arbitre, de quête d'identité et de rébellion. Tout pour me plaire, n'est-ce pas ? Il m'a peut-être manqué d'être transportée par l'écriture pour m'en faire un véritable coup de coeur !! Mais, allez, si peu.

"Trish me regarda et eut un geste, un haussement d'épaules qui signifiait : "C'est comme ça, qu'est-ce que tu veux." Je lui lançai un sourire encourageant, l'air étonné.
"Tu vois, nous sommes deux moutons noirs, toi et moi", dit-elle avec un sourire, avant de laisser échapper un petit gloussement rauque et gras. C'était la chose la plus gentille, la plus rassurante que personne ne m'avait jamais dite. Je sentis que j'avais une place quelque part."

bouton3 Note de lecture : 4.5/5

ISBN 978 2 02 097880 4 - 21.50€ - octobre 2009

Un grand merci à Cathulu pour ce prêt savoureux ! Sa lecture - Un livre qui a emmené Cuné au bout de la nuit -

A noter qu'une version filmée sort le 11 novembre au cinéma...

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30 octobre 2009

Cela faisait longtemps...

Voici donc ce que j'aime écouter en voiture, en ce moment, à fond ! Green Day.
Et comme ils ont franchement une tête pas possible dans leur clip (punk attitude, non ?) et bien c'est sans. Juste les paroles, la voix et les "lyrics" comme ils disent, sur Youtube... Ca vous plait ?

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