29 août 2009

Lire 7 livres de la rentrée littéraire, je peux y arriver...

..., enfin je crois, j'ai donc décidé de participer au Challenge 1% littéraire de Levraoueg.

challenge_du_1_litteraire_20091

Les titres déjà lus :

Olivier Sebban, Le Jour de votre Nom

Isabelle Condou, La Perrita

A suivre... ;o)

Pour info, Ouest France parlait de ce défi et de quelques unes d'entre nous hier par ici, et ça m'a fait tout drôle...

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Sept vies - DVD

sept_vies

Ben Thomas est agent du fisc. Vivant seul dans une grande maison en bord de mer, il semble hanté par des secrets, mais aussi par la mort d'une femme, sa femme. Que cherche-t-il à réparer ? Pourquoi harcèle-t-il certaines personnes, sept au total, toutes victimes d'un handicap, d'une maladie ?
A priori, suivant un plan bien précis, il n'avait pas prévu de tomber amoureux, mais qui le prévoit...

Avec ce film, vous vous poserez des questions, vous serez émus, chamboulés... En bref, aucune raison de s'en priver. Les acteurs, beaux et excellents, donnent à cette intrigue à énigmes toute sa force...et pour tout vous dire, j'ai pleuré comme une madeleine.

La bande-annonce...

Plus d'infos sur ce film

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28 août 2009

Le Jour de Votre Nom, Olivier Sebban (Rentrée littéraire 2009)

lejourdevotre_nomLe jour de votre Nom, Olivier Sebban

« Il pensa à sa maison incendiée, son précédent départ, ses deux fils abandonnés. Une coïncidence monstrueuse. Il ne voulait pas comparer. Pas au moment de prendre la fuite. Il y avait quelque chose d’indélébile inscrit au fond de chaque homme, une peur plutôt qu’une lâcheté qui les rendait calamiteux. Son père, avant lui, s’était débattu par inquiétude. Crainte de devoir endurer la contrariété du changement. Il fixa la lisière des fougères sous les arbres. Il plongea sa main droite dans la poche de son pantalon et rencontra la présence familière d’un carnet, le journal de sa sœur qu’il transportait avec lui depuis le Cabo de Ajo. Main droite, main de l’amour. »

Alvaro fuit l’Espagne fasciste, contraint par la colère d'un beau-père envers un beau-fils qu'il considère comme ingrat et rebelle, abandonnant pour cela sa femme et ses deux fils. Dans sa poche, est précieusement enfoui un carnet dont les pages ont été remplies de l’écriture de sa sœur Esther. Au creux de ces lignes, des révélations sur leur père, sur son passé, sur leur nom de famille, Diaz, un nom qui ne leur appartient pas, emprunté, faux, dissimulant une autre histoire, un autre pays, une autre vie.
Les mots d’Esther réveillent dans le cœur d’Alvaro des démons et des questionnements qui le poursuivront jusque sur les routes de France, en ce début de deuxième guerre mondiale. Il connaîtra au cours de son errance les camps, le travail silencieux et abrutissant des fermes, la résistance, et l’obligation constance de se cacher toujours, de fuir, de survivre et de réparer.

Le jour de votre Nom est un roman intéressant, mêlant de manière originale la Guerre d’Espagne, période toujours restée un peu obscure pour moi, et ce que l’on connaît de mieux des années 39/45, les camps, les exodes, la résistance. A l’aide d’un immense flash-back, et tout en s’appuyant sur le fil du récit d’Esther qui révèle les secrets de leur père, ce livre nous raconte principalement le périple d’Alvaro, emblème des réfugiés que les guerres ont jeté sur les routes d’Europe en cette époque troublée.
Les divers points de vue et sauts dans le temps que l’intrigue recèle m’ont demandé à la lecture quelques efforts de concentration, surtout au tout début du récit, le temps de faire connaissance. Ils m’ont semblé positionner  le lecteur dans un état de confusion assez inutile. Cela dit, j’ai apprécié l’écriture d’Olivier Sebban. J’ai appris beaucoup en lisant ce roman et quelques pans de l’Histoire avec un grand H se sont soudain éclairés devant moi. J’ai malgré tout de plus en plus de mal à apprécier scènes de tortures et détails sanglants qui parsèment bon nombres d’intrigues aujourd’hui…dommage.

bouton3Note de lecture  : 3/5

ISBN 978 2 02 099963 2 -21,50€- 08/2009

« Ce blog a décidé de s'associer à un projet ambitieux : chroniquer l'ensemble des romans de la rentrée littéraire ! "
Merci à Babélio !

         et au site   chronique_de_la_rentree_litteraire

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26 août 2009

La Perrita, Isabelle Condou (Rentrée littéraire 2009)

laperritaheart Plon – 294 pages

La Perrita (en espagnol) signifie « petite chienne » ou « chienne bien aimée ». La Perrita dans le roman d’Isabelle Condou est une femme, une prisonnière, celle qui va donner naissance à l’enfant tant attendue, celle qui va hanter les pensées de Violetta (bourgeoise gâtée à qui rien ne doit manquer, surtout pas la possibilité d’être mère, au risque de s’arranger avec une conscience de toutes manières versatile).

Mais reprenons le fil du récit là où il commence…

Nous sommes en Argentine, en 1996, deux femmes préparent une fête. Elles attendent toutes les deux une jeune-fille, la même. Celle-ci va avoir 18 ans. Pour l’une, Violetta, la jeune-fille se nomme Malvina, elle est l’enfant qu’elle s’est appropriée, qu’elle a volée à cette femme, La Perrita , allongée sur son lit d’hôpital, le visage boursouflé de coups et d’ecchymoses. Pour la seconde, Ernestina, cette enfant est Rose, la petite-fille dont elle n’espérait plus l’existence, née de son fils disparu, enlevé, séquestré, tué, et d’une belle-fille au regard si bleu, si pénétrant, si doux, qu’elle ne verra plus jamais, elle non plus. Les deux femmes, au fil de leur préparations, se remémorent leur jeunesse, leurs attentes, leurs désillusions, leurs drames. Tout les oppose. Seule une enfant perdue dans son histoire réunit ces deux univers, symbolisant chacun une Argentine coupée en deux, blessée, malmenée par son passé.

Je suis tombée en amour avec l’écriture d’Isabelle Condou bien avant d’ouvrir ce livre-ci. Tout a commencé en 2007, avec la découverte de son roman la Solitude de l’aube (2006)  où la singularité de son style, sa voix particulière, le talent avec lequel elle semblait construire un univers, se l’approprier, le rendre  réel m’a frappé. J’ai continué mon parcours avec la lecture de Il était disparu (2004),  roman qui m’a également beaucoup plu. Chez Isabelle Condou, il est beaucoup question de disparition, d’attente, d’amour, de groupe, de fêlures et de distances, d’Histoire. La Perrita ne déroge pas à la règle, et ce n’était pas pour me déplaire. Malgré quelques difficultés, dans les première pages, à appréhender d’emblée les personnages – on passe d’une maison à une autre, d’une histoire à une autre –, je me suis glissée avec plaisir, et très rapidement, dans un univers argentin qui nous devient très vite familier, proche, sensible. Isabelle Condou a en effet, cette capacité fine de partir du corps, de la terre, des gestes quotidiens, des salissures et des faiblesses, pour nous raconter des histoires où l’amour règne, mais aussi la beauté, la grâce et l’héroïsme. Elle interroge par la même occasion nos propres faiblesses, nos incertitudes, nos manquements. Voilà donc encore un grand roman d’une auteure qu’il me semble urgent de lire, et de découvrir bien plus largement ! On aime ici Ernestina, Juan, Elena, et tous les personnages fêlés qui hantent le roman, et on voudrait avoir ce pouvoir-là de lecteur de préserver ce qui peut l’être, de les serrer –rien qu’une fois – dans nos bras. Un très beau moment de lecture.

« Rangés dans un placard, il y avait aussi les cadeaux de Noël que Juan et Elena n’avaient jamais ouverts. Et puis au fond d’un tiroir, le plus bas du buffet, se cachait le disque d’une berceuse de grand-mère qu’Ernestina s’était promis d’écouter au repas de baptême, et rien qu’à passer devant le buffet, maintenant, quelque chose à son oreille grinçait. Partout dans l’appartement elle se heurtait au souvenir d’un avenir qui n’avait pas eu lieu. Le vide tenait tant de place qu’elle pouvait le toucher, où qu’elle posât les yeux. Elle le sentait sur sa peau, dans ses oreilles et jusqu’au-dedans de la bouche, que ça ressemblait aux prémices d’un amour à naître. Ni les curés, ni les sorcières ne mentent, il y a bien une vie après la vie puisque l’absence prend corps dans la maison, comme un ventre qui gonfle et que l’on caresse, et qui donne l’envie de s’asseoir à attendre, sa propre mort, sans doute. Mais quelque chose lui interdisait de s’asseoir. Un fol espoir. Celui que peut-être l’avenir n’était pas tout à fait mort, que l’on y attendait son petit-enfant. De cet espoir, elle ne démordait pas. »

bouton3   Note de lecture : 5/5

ISBN 978 2 259 20765 2 - 20€ - 08/09

(Ce blog a décidé  de s'associer à un projet ambitieux : chroniquer l'ensemble des livres de la rentrée littéraire !  Vous retrouverez donc aussi cette chronique sur le site Chroniques de la rentrée littéraire qui regroupe l'ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l'opération. Pour en savoir plus c'est ici.)

En partenariat avec Ulike - Ma chronique sur le site

La lecture de Cathulu - Celle de Cuné -

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24 août 2009

Quelques photos...

...du Calvados (un reste de vacances)...pour patienter jusqu'à mon retour, mercredi.
A bientôt !

calvados

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23 août 2009

Les radis bleus, Pierre Autin-Grenier

les_radis_bleus"Le temps qu'il faut  pour faire une phrase ! S'imaginer capable d'en faire une chaque jour ... Délire d'orgueil ! Folie de poète, peut-être..."

Et c'est cette entreprise folle que Les radis bleus retracent, un an de pensées, d'éclats et d'anecdotes...

Se loge dans le journal poétique de Pierre Autin-Grenier beaucoup de mélancolie, car il y est question assez souvent de fin de vie et de douleur. On devine, au détour d'une page, la perte d'un enfant sans doute ; le désir en tous les cas d'une vie retirée, paisible.
Malgré quelques répétitions de thèmes, dues certainement au genre utilisé, j'y ai également trouvé de bien jolis morceaux d'écriture, des réflexions sur l'utilité des poètes et de la poésie aujourd'hui, de l'ironie.
L'exemplaire que l'on m'a judicieusement prêté est truffé de petits bouts de papier !!

Quelques extraits seulement...(parce qu'il faut bien choisir !)

"Jeudi 3 février - Saint Blaise - Toute la nuit cent mille réveille-matin ont marmité à gros bouillons dans ma tête pour mieux m'empêcher de dormir. Au lever, me voici pire qu'une charette de chiens.
Je me régale de toutes ces choses effroyables et bien atroces qui brinquebalent dans ma caboche, pensant en tirer profit pour une page, un poème, une note...
L'heure de la feuille blanche me trouve le crâne creux, vidé de toute émotion. Je connais !... Insaisissables, les bandits voleurs de mots sont venus qui ont tout emporté !"

"Mardi 29 mars - Sainte Gwladys - Il y a comme quelque chose d'inépuisable et d'inachevé dans tout poème. Quelque part un mot console et épouvante, surprend parfois ; mais toujours fait signe et nous appelle. Invite à poursuivre l'immobile voyage.
Surgit soudain l'idée du sang, sans qu'on puisse l'attribuer en bonne raison au poème seul. Ou bien s'exhale une odeur ancienne de buanderie, qu'accompagne aussitôt le souvenir fragile de vieilles lessiveuses en ferblanterie. D'autres fois, c'est un ciel du même bleu que la nostalgie qui doucement se découvre, et vous porte à rêver...
Ainsi le lecteur affranchi peut-il prendre sa propre part à l'existence même du poème. Parce que loin de contraindre et d'enfermer dans le mot, la poésie - toujours - tient les portes de la vie larges ouvertes."

"Dimanche 3 avril - Pâques - Jamais nous ne mettons de nappes sur la table. Toujours nous la tenons bien cirée, brillante et lisse. C'est dommage, parfois, cette absence de nappe. En en soulevant un coin on pourrait en effet facilement voir, par en dessous, les jours passer."

"Dimanche 23 octobre - Saint Jean - Oh là là!..." (ma préférée parce que inattendue ;o))

"Vendredi 25 Novembre - Sainte Catherine - Rien n'est plus simple que le linge qui sèche sur le fil tendu entre le cerisier et l'acacia. La mésange qui se pose, légère, à côté des serviettes à carreaux rouges et bleus a tout compris. Et la voilà qui s'envole avec le vent faisant un instant vraiment bouger la vie.
Le front contre la vitre, l'oeil loin au-delà, on prend ainsi l'exacte mesure du temps. Toute gesticulation devient vite dérisoire quand on sait le discret travail de l'arbre, l'infinie persévérance des hautes herbes, l'ombre qu'il faut encore au jour pour lentement devenir la nuit.
Ils ne savent pas, ceux qu'une telle sagesse porte à sourire, quelle rare patience réclame chaque aube nouvelle et que vouloir forcer l'allure ne mène jamais nulle part."

"Samedi 31 décembre - Saint Sylvestre - Minuit, je jette un truc complètement cassé dans un lit en cage de fer et finalement le truc y trouve un sommeil qu'il voudrait sans réveil. C'est moi."

Sa bibliographie et un texte à lire sur remue.net - On peut l'entendre et le voir sur le site du Matricule des Anges

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22 août 2009

Comme des enfants

Parce que je trouve les paroles répétitives à l'excès, et que malgré tout, j'aime.


Coeur de Pirate "Comme des enfants"
envoyé par coeur-de-pirate. - Regardez la dernière sélection musicale.

Excellent samedi à tous !

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21 août 2009

L'allure de Chanel, Paul Morand

l_allure_de_chanel"Voilà en deux mots, pourquoi je ne vous dirai pas comment on fait une robe : je n'ai jamais été une couturière. J'admire infiniment qu'on sache coudre : moi, je n'ai jamais su ; je me pique les doigts ; d'ailleurs aujourd'hui, tout le monde sait faire des robes. Des messieurs ravissants, et qui ont échoué à Polytechnique, savent en faire. De vieilles dames branlantes savent en faire ; elles ont tenu l'aiguille toute leur vie ; ce sont des personnages éminemment sympathiques.
Moi, je suis toute le contraire. Je suis une personne odieuse et j'espère que ces propos sincères seront goûtés." (extrait)

Paul Morand, qui fut un des proches de Chanel, reprend ici la teneur des conversations qu'il eut avec elle, notées sur des "feuillets volants à en-tête du Palace de Badrutt", autrefois. C'est donc un récit à la première personne qui nous est restitué, avec cette sensation agréable d'un phrasé libre. Mademoiselle Coco raconte son enfance chez ses tantes, en Auvergne, ses rencontres avec les hommes de sa vie, notamment Boy Capel qui l'encouragea à ouvrir sa première boutique de chapeaux rue Cambon à Paris. La modiste nous parle aussi, beaucoup, outre de mode, des excentricités féminines, de ses succès et de ses amitiés célèbres (Picasso, Stravinsky,...).

J'ai aimé cette lecture où Chanel apparaît sans fard, odieuse à sa manière effectivement, utilisant parfois la langue de bois et des ellipses volontaires. J'ai retenu qu'elle aimait les livres, le travail et les gens, d'une façon très particulière.

Par contre, ayant regardé avec intérêt cette série là, qui retraçait sa vie, quelques détails m'ont particulièrement troublés, des divergences assez énormes dans l'élaboration de sa biographie par exemple. Dans la série, elle n'avait pas été élevée chez ses tantes, mais dans un orphelinat, et elle y avait rencontré une amie qui la suivrait toute sa vie, participant avec elle à la construction de son empire. Dans cette version-là, elle savait coudre, aussi... Très troublant. Voilà sans doute la conséquence de ce qu'elle nomme à un moment donné dans le texte de Morand, qui me semble plus proche de la vérité, le "on dit"...une légende qui se crée hors d'elle, et peut-être hors de la réalité de sa vie, également.

Ce livre est donc peut-être la plus fine manière d'aborder le mythe Chanel..en toute simplicité.

bouton3 Note de lecture : 4/5

Folio - 6€ - 04/09

Un grand merci à Nanne pour le prêt ! - Par ici son billet très complet

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20 août 2009

L'Irlandaise, G Pascal et J Pavot

l_irlandaiseEva O'Connell est à la recherche de son oncle Richard, dont elle a pris le caractère rebelle et déterminé. Elle n'est qu'une jeune irlandaise de 19 ans lorsqu'elle débarque en Amérique, en pleine guerre de sécession, dans un monde inconnu, viril, fait de violence et de sang...

Ce n'est plus un secret, M Sylvie est très impliqué dans cette BD, que je suis heureuse d'avoir eu l'occasion de lire grâce à Sylvie, et à Nanne... Merci !

Pour moi qui aime Bourgeon, et ses Passagers du vent, ce fut un plaisir de trouver dans les pages de cet album une ambiance familière et de constater quelques points communs entre les deux personnages féminins, Isa et Eva, cette même manière de se vêtir de vêtements masculins, de bouder et de ne perdre son sang froid dans aucune occasion. Lorsque j'étais adolescente, Eva était un peu la femme que j'aurais aimé devenir...(pas vous?) La femme que je suis est bien différente. Cela dit, restent gravées en moi quelques traces de mes lectures enfantines, faites d'îles au trésor, de corsaires et d'autres aventurières en jupon...mais bon, je m'égare. Cette BD a donc été un moment de lecture savoureux, et comme vous pouvez le constater, rempli de réminiscences.

Ambiance western chez L'Irlandaise donc, tout commence dans l'atmosphère sombre d'un saloon. La présence d'Eva, son apparition en haut des marches, ne laisse personne indifférent. Qui est cette fille ? Un homme à moustaches semble plus particulièrement lui chercher querelle. Sa condition d'Irlandaise lui sauvera la mise, encore une fois, comme elle lui avait sauvée la vie lors de sa rencontre avec Brian. Mais pourquoi son oncle Richard a-t-il disparu ? Pourquoi le recherche-t-elle ? Suite aux prochains épisodes...j'ai hâte !

Un deuxième tome est en préparation, qui m'a l'air bien magnifique, à voir par ici : http://gillespascal.blogspot.com/

ISBN 978 2 916347 16 5 - 12€ - OCT 2007 

La lecture de Nanne - Celle de Florinette 

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19 août 2009

Les encombrants, Marie-Sabine Roger

les_encombrants"Les pires, ce sont ceux qui arrivent de loin. Ils viennent trois fois l'an et se croient tout permis, ils font des réflexions, ils sonnent pour un rien. Il faut venir régler le lit, le fauteuil, le chauffage.
Ils vous toisent d'un air suspicieux, prétentieux. Rien ne va jamais bien.
Ils ont de ces questions... Il mange au moins ? On le fait marcher tous les jours ? Il sort dans le jardin ? Mme Lemasson a envie de leur dire : Si ça vous soucie tant, gardez-le donc chez vous !
Mais pas de risque, non ! Les vieux sont encombrants, ils ont des exigences. Ils prennent trop d'espace et de vie. Et de temps.
Non : on les place en maison, pour qu'ils soient bien soignés, bien à l'aise. Bien loin." (extrait)

J'ai acheté ce petit livre en bouquinerie l'année dernière (sans lire le résumé), attirée par la couverture, le titre et la maison d'édition. Le nom de l'auteure, aussi, me disait vaguement "quelque chose". Il faut dire que La tête en friche, le dernier roman de Marie-Sabine Roger, a reçu un bon accueil et a été sélectionné notamment par "l'été des libraires 2009". Ceci explique sans doute cela. Je n'avais aucune idée du sujet de l'ouvrage...oserais-je dire que je pensais lire un court roman parlant de déménagement ?!
Il s'avère que ce livre est en fait un recueil de nouvelles, ayant comme thème principal, vous l'aurez sans doute compris, les personnes âgées - ces fameux "encombrants". On y parle de solitude et de déchéances, mais aussi de ces petits arrangements et de ces mesquineries qui entourent le troisième âge au quotidien. D'une ironie implacable et d'une cruelle lucidité, elles sont d'une grande qualité.
Il y a cette femme seule que des petits enfants viennent voir en coup de vent si peu souvent, cette garde de nuit qui maltraite les pensionnaires dont elle a la garde, ce vieux monsieur qui perd la tête et se retrouve dans le jardin d'une traductrice désoeuvrée, etc... J'ai beaucoup aimé les parcourir, et je suis certaine à présent de continuer à lire cette auteure de talent. Avouons malgré tout que l'on ressort de ces sept courts textes avec une envie folle de ne pas vieillir (mais contre cela on ne peut pas faire grand chose !) et de ne surtout pas aller s'enfermer en foyer logement... Heureusement, deux textes relèvent l'ensemble d'une touche d'optimisme assez irrésistible, ouf, on en avait bien besoin.

bouton3 Note de lecture : 4/5objectif_pal

ISBN 978 284420 541 4 - 14€ - 03/07

Une lecture à l'ombre du cerisier - et une autre chez Encres vagabondes - Chiffonnette l'a lu aussi - La librairie Mot à mot fait un récapitulatif des ouvrages de l'auteure...

Défi "Objectif Pal" 1/50

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