18 octobre 2008

Un joli monde à visiter

lestoilesd_Azhttp://lestoilesdaz.canalblog.com/

...un monde en noir et rose, des petites filles espiègles, une atmosphère de contes de fées...

En fait, j'ai craqué, en naviguant au hasard des liens sur les photographies de ces 4 beaux enfants là, et je me suis retrouvée, par voie de conséquence, sur ce joli blog photo là, aussi.

Donc, aujourd'hui, un post tout en douceur !! Bon voyage !

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17 octobre 2008

Il y a longtemps que je t'aime

ilyalongtempsquejetaime

Juliette est accueillie par sa soeur Léa, après 15 ans de séparation. Elle sort de prison.
Léa lui ouvre sa maison, sa famille, son coeur, mais beaucoup de confiance et de patience seront nécessaires pour que Juliette lui confie enfin ses secrets...

Attention émotion !
Ce film réalisé par Philippe Claudel m'a profondément émue. J'aime Kristin Scott Thomas, j'étais donc déjà partiellement conquise. Mais voilà que le jeu d'Elsa Zylberstein m'a également touchée, son regard...et puis il y a l'histoire, ce secret, l'ambiance de la maison, ces personnages...
Mais pourquoi les critiques ont elles été si sévères ? Ce film est magnifique !
Une photo, très belle, et une bande-annonce pour se faire une idée...tout en écoutant la BO du film !!

Il y a longtemps que je t'aime - Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein


F-A Il y a longtemps que je t'aime

Le site du film : http://www.ilyalongtempsquejetaime-lefilm.com/


Découvrez Jean-Louis Aubert!

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16 octobre 2008

Naissances, Pierre Péju

p_juCe petit livre nous raconte des naissances "singulières", violentes ou joyeuses, toutes synonymes de rupture avec un présent dans lequel, tout à coup, le miracle , celui presque banal d'une "venue au monde", advient : un accouchement dans un camp, pendant la seconde guerre mondiale ; un autre qui tourne court ; ou celui-ci, plus paisible, qui touche le narrateur, la naissance de cet enfant dont il est le père...

Naissances est chargé d'émotions, il relate une vision d'homme, assez juste, sur nos corps de femmes au travail. Il y a du respect, de l'admiration et de la beauté, même dans les moments les plus durs. Comment ne pas être touchée par cette langue, très belle, de qualité, celle de Pierre Péju ? Comment ne pas souffrir auprès de ces femmes dont tout l'être est soumis au besoin impérieux de pousser, d'expulser cette vie qui les rendra mères ? Comment ne pas revivre ses propres accouchements à travers cette lecture ? Alors, même si quelques petits détails m'ont semblé parfois systématiques (processus de la "perte des eaux" par exemple), voici un récit  qui me donne envie de connaître mieux cet auteur à l'écriture si précise et poétique.

Un extrait...
"Voilà, j'écris l'histoire de cette femme d'une vingtaine d'années, arrêtée alors qu'elle est enceinte pour la première fois, et qui s'apprête à accoucher, avant la déportation, dans un camp d'internement français.
Vient un moment où c'est l'écriture elle-même, l'écriture sur sa propre pente qui me conduit au bord de la violence, à la lisière d'une douleur qui a tant de peine à trouver ses mots. S'il y a bien dans l'écriture un désir de dire la "vie courante", une envie d'accompagner le fleuve temps, d'élargir les instants et leur banalité trompeuse, écrire, c'est aussi l'intention obscure de harponner ce qui survient, de harponner ce qui surgit brutalement, vision terrible se dérobant au regard.
Ecrire, c'est vouloir distinguer à travers des mots ce qu'en réalité on ne peut voir : naissance et mort, apparition et disparition fulgurantes des êtres. Perpétuité de ces catastrophes."

bouton3 Note de lecture : 4/5

Merci à Kloelle de m'avoir fait ce joli cadeau, juste avant une dérobade qui, je l'espère, ne sera que provisoire...

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15 octobre 2008

Parfois..., Emma Dodd

parfoisVoici un coup de coeur familial !!

heart

"Parfois tu es gai. Et parfois tu es triste.
Parfois tu es doux. Mais parfois, terrible... etc...

[...] Mais quoi que tu fasses ou dises,
Cela ne change rien.
Je t'aime."

Un très bel album, des images superbes, des pages qui brillent... Ce petit livre a un charme fou, presque irrésistible, et permet de dire des mots doux à ses enfants...Il a fait l'unanimité à la maison (même auprès de M Antigone, c'est dire !!) !!

ISBN : 978 2 226 17381 2 - 12.90€ - 2007

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14 octobre 2008

H comme ...

...Peter Handke et sa femme gauchère.

lafemmegauch_re                     lettre_h

Peu d'auteurs lus intégralement dans cette lettre là... Homère, Nancy Huston et quelques autres... J'ai choisi ce titre plus particulièrement car "la femme gauchère" est exactement le genre de livres que j'aimerais savoir écrire.

Un petit morceau de la quatrième de couverture...
"Sans raison", sous le coup d'une illumination qu'elle n'expliquera pas, la femme de ce récit demande à son mari de s'en aller, de la laisser seule avec son fils de huit ans. La voici désormais "libre", bien que le mot, trop grand, trop précis, ne soit pas prononcé, ni pensé peut-être."

Un passage...
"Chez elle la femme se tint devant le miroir et se regarda longtemps dans les yeux ; non pour se regarder,  mais comme si cela était une possibilité de réfléchir en paix sur soi-même.
Elle commença à parler à haute voix : "Pensez ce que vous voudrez. Plus vous croirez pouvoir parler de moi, plus je serai libre à votre égard. Parfois, il me semble que ce qu'on apprend de neuf sur les gens n'a déjà plus de valeur. A l'avenir, si quelqu'un m'explique comment je suis - et fût-ce pour me flatter ou me rendre plus forte -, je n'admettrai plus une telle insolence." Elle étendit le bras, un trou se découvrit dans le pull-over sous une aisselle ; elle y glissa un doigt."

Encore une fois, cette question : à quel auteur vous fait penser cette lettre H ? Les réponses en commentaire et en images ci-dessous (merci à vous !!) :

       

   

    ...

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13 octobre 2008

Nos séparations, David Foenkinos

foenkinos

"Je pense à Iris qui fut importante tout de même, à Emilie aussi, à Céline bien sûr, et puis d'autres prénoms dans d'autres pénombres, mais c'est Alice, toujours Alice qui est là, immuable, avec encore des rires au-dessus de nos têtes, comme si le premier amour était une condamnation à perpétuité." (extrait cité en quatrième de couverture)

Alice et Fritz se rencontrent, se quittent, se retrouvent, Fritz trompe Alice, Alice le quitte, ils vivent leurs vies, séparément puis à nouveau, se retrouvent...

Une grande première partie de ce septième roman de David Foenkinos (auteur du Potentiel érotique de ma femme) m'a semblé rempli de poncifs, un couple, un adultère, des préoccupations de trentenaires gâtés... Et puis, tout à coup, au beau milieu de l'ouvrage, le récit prend un second souffle et devient intéressant, un brin surréaliste, Fritz se découvre une vocation de vendeur de cravates et sillonne la Bretagne, devient un personnage de roman.

Mais commençons par le début... Alice et Fritz s'aiment mais passent leur vie à se séparer. Lui, est salarié chez Larousse. Elle, a des parents conservateurs. Les collègues, les amis, la famille les diviseront régulièrement. Les évènements se vivent du point de vue du jeune-homme (il n'est d'ailleurs pas toujours évident d'éprouver de la sympathie pour ses frasques, mais le personnage est attachant) et se prolongent dans le temps. Alice est à peine décrite, elle ne semble être qu'une poupée un peu superficielle et ne prend de la profondeur qu'en fin de roman.
De beaux seconds rôles, quelques anecdotes croustillantes...je suis ressortie de cette lecture partagée entre enthousiasme et déception, ce qui ne m'arrive pas souvent. Je vous laisse donc vous faire éventuellement votre propre idée à votre tour !!

bouton3 Note de lecture : 3/5

ISBN 978 2 07 012225 7 - 16€ - 10/08

Un grand merci à Nicolas de chez AuteursTV !!


David Foenkinos
par auteursTV

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12 octobre 2008

Duffy...Warwik Avenue

Décidément, je suis fan... Bon dimanche !


Duffy - Warwick Avenue
envoyé par Duffy-official

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11 octobre 2008

Remember me, Claire Delannoy

remembermeAna ne sait plus qui elle est. De Paris au Québec puis à la Californie elle cherche désespérément à renouer les fils improbables du souvenir, du présent et de l'identité. Ce qu'elle pressent, c'est que son passé n'est pas des plus recommandables. Ses voyages fréquents, son corps tatoué, les réminiscences qui la traversent, la peur qui est en elle ne présagent rien de bon. (extrait de la quatrième de couverture)

Ana nage dans une réalité floue. Elle côtoie son quotidien, en quête de souvenirs, mais ne se souvient de rien. Des inconnus la reconnaissent, l'interpellent, elle se sauve. J'ai eu beaucoup de mal à comprendre la raison du mutisme de ce personnage au tout départ du récit, l'intérêt de n'avouer à personne sa perte de mémoire... Puis les souvenirs émergent, les aveux aussi, les trahisons et les perversions, et le récit prend de la consistance, trop tardivement peut-être ? Entre boîtes de nuit (le fameux Remember me), médias, monde de la nuit, organisations humanitaires et vrai/faux amis, Claire Delannoy nous plonge dans un univers aux contours bien indécis.
Malgré une écriture très belle, et malgré de jolis moments, ce court roman m'a laissé, un peu, sur le bord de la route...chiffonnée !

Un extrait...
"Elle nage une dernière fois jusqu'à l'île au beau milieu du lac, elle sait maintenant comment l'aborder, éviter les sangsues qui se nichent dans la glaise, l'eau est boueuse et douce à la peau, elle s'assoit sur un rocher bien plat et absorbe le paysage, sa gravité, son silence. Elle s'est laissée aller, ce que dit Henry, ne pas toujours retenir et brider, s'abandonner puis se reprendre. Elle a recouvré toutes ses capacités, tout ce qui était endommagé, et cette mémoire en creux dont elle appréhende tout surgissement, elle doit apprendre à en éviter les débords, la panique que provoque chaque visualisation. Bloquer tout ressouvenir, tout ce qui s'apparente à une forme de transe. Ne pas couler dans la séduction de l'image, son extraordinaire présence. C'est une attirance prodigieuse et maléfique à quoi il faut résister."

bouton3 Note de lecture : 3/5

ISBN : 978 2 7561 0142 2 - 16€ - septembre 2008

La lecture de Clarabel, qui a beaucoup aimé, qui en parle avec plus d'enthousiasme que moi, et me l'a prêté, merci !!!

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10 octobre 2008

Enfin veuve

enfin_veuve_1Tout commence sur une plage, une femme court un écouteur sur les oreilles. Elle chante, très fort et très faux. Son mari l'aperçoit, la récupère et la sermonne, elle avait oublié qu'ils étaient invités par des amis le soir même. Chez elle, elle cherche ses affaires partout, son portable est rangé parmi les torchons. Alors, on commence à se demander si tout va bien pour elle...et puis on se rend compte que l'on se trompe. Anne-Marie a juste la tête ailleurs, auprès de son amant, loin de ce mari odieux qu'elle n'aime plus et qu'elle supporte, à peine. Lorsqu'il meurt, accidentellement, elle n'éprouve aucun chagrin et découvre que sa vie peut prendre un tour enfin heureux. Mais c'est compter sans la protection étouffante de son fils et de sa famille...

A l'instar de Bel Gazou, j'ai beaucoup aimé ce film, qui m'a semblé peut-être moins "parfait" que Je vous trouve très beau mais très agréable. Il a pour lui le mérite du romantisme et de l'humour, les acteurs sont excellents (Michèle Laroque est une actrice que j'aime de plus en plus regarder jouer). Encore une fois, Isabelle Mergault titille les tabous de notre société, ici le droit des séniors à l'amour, le droit de refaire sa vie à tout moment. En effet, quoi de plus choquant que d'écouter ce fils bêtifier sa mère, vouloir la protéger malgré elle, alors qu'elle ne rêve que de s'enfuir avec son amant, enfin libre ! Une comédie tendre, un bien joli moment, plein de légèreté !

Pour une fois, ci-dessous, le making of du film...

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09 octobre 2008

Au dessous, c'est l'enfer *

audessousElle devrait la raconter, l'histoire.
Ce serait plus facile, elle pourrait l'oublier, ensuite. Ce qui est dit ne revient plus. Elle le sait. Pour les souvenirs, elle a la mémoire courte, pas pour les secrets.

Elle commencerait par décrire les difficultés du moment, celles qui l'avaient amenée à faillir. La mauvaise humeur, invitée dans son couple, la dureté des jours, sa dureté à lui. Et puis cette précarité de tout qui détruit la douceur petit à petit.

Elle se souviendrait de Harry et de Sally, de ce film de midinette, du jour où elle y a pensé, du jour où elle s'est demandé qui était son meilleur ami, à elle, s'il existait une autre issue possible, dans sa vie. Du jour où le visage de l'autre s'est soudain interposé entre elle et tous les actes du quotidien.

Elle clamerait qu'elle ne s'est rendue compte de rien, que tout s'est insinué en elle, contre son gré, entre ses mots méprisants à lui, et le regard affectueux de l'autre. Elle mentirait, un peu.
Elle avouerait timidement qu'elle aimerait que tout reprenne sa place initiale, que les amis restent les amis, et les amants, les amants. Elle mentirait, encore.
Elle accrocherait sur vous des yeux perdus, en quête de réponses.

Elle ajouterait alors que maintenant tout va bien, que la paix est revenue entre lui et elle. Elle afficherait une sérénité fragile, vous assurerait qu'elle finira bien par l'oublier, l'autre, qu'il n'y a pas de raisons.

Pendant ce temps là, le plissement de ses phalanges, sur sa jupe, nieraient nerveusement, à rebours, tous ses propos un par un.

Elle se tairait, soudain.

* Titre emprunté au dernier roman de Claire Castillon.

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