06 juin 2008

Le retour du livre voyageur

livrevoyageur2

Un siècle de Novembre est rentré au bercail...
...et avec lui, plein de petits mots doux.

Ce livre a visiblement beaucoup ému ses lectrices passagères, et je n'en suis pas étonnée du tout, car ce roman fut un des coups de coeur de mon année de lecture 2007 !!!

livrevoyageur

Il a fait escale chez Ptitlapin, Kloelle, Rennette, Lucy et Tristale (qui n'a pas de blog).

Merci à toutes ! Vos cartes vont rester dans ce livre magnifique et fort, bien précieusement.

Je pense faire voyager deux autres lectures "coup de coeur" très bientôt !!

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05 juin 2008

Lettres à un jeune poète

RILKEheart Je me suis penchée sur Rilke...ou peut-être est-ce Rilke qui s'est penché sur moi, je ne sais plus.
Pourquoi avoir tant tardé à lire ces quelques pages ?

J'avais de ce recueil épistolaire une image déformée, fausse (la faute aux extraits choisis le plus souvent en citations ?).

Je pensais étrangement que ces fameuses "lettres à un jeune poète", jamais lues intégralement, n'étaient qu'une leçon d'écrivain reconnu, censé "décourager" les jeunes poètes (justement) de se lancer, de manière inconséquente, dans l'écriture. Alors qu'il n'en est vraiment rien...

Les lettres de Rilke regorgent, en fait, d'humanité, de douceur et d'"encouragement".
Elles résultent de son intérêt pour un autre jeune poète, apprenti, Franz Kappus qui, alors âgé de vingt ans, décide d'envoyer ses tentatives poétiques à Rainer Maria Rilke et de solliciter son jugement. Débute ainsi une correspondance régulière entre les deux hommes qui durera jusqu'en 1908. Ces dix lettres seront publiées en 1929, soit trois ans après le décès de leur auteur.

Rilke, au cours de sa correspondance, renvoie surtout le jeune poète en herbe Kappus, à sa solitude, seule lieu possible, pour lui, de création et de connaissance de soi.

Je vous livre enfin ces quelques lignes, qui termine sa lettre du 12 août 1904 - elles m'ont touchée au cours de ma lecture (résonnances toutes intimes) et elles m'ont véritablement données envie de lire et de connaître cet auteur plus avant...
"Et si j'ai encore une chose à vous dire, j'ajouterai ceci : ne croyez pas que celui qui cherche à vous réconforter vit sans difficulté parmi les mots simples et tranquilles qui, parfois, vous font du bien. Sa vie est pleine de peine et de tristesse, et reste très en deçà de la vôtre. S'il en était autrement, il n'eût jamais su trouver ces mots."

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De retour...

...heureuse de cette pause, finalement bienvenue
(il est bon de laisser de temps à autre le temps s'écouler sans contraintes),
et heureuse de vous retrouver aussi
(comme l'on retrouve sa maison après quelques jours ou semaines d'absence).livre_et_tasses_rouges

J'en profite au passage pour vous signaler le lancement de la troisième saison du lotobook. Toutes les informations sont sur le blog de Stéphanie, avec une nouveauté à la clé. Vous avez jusqu'au 20 juin pour vous inscrire.
Si par hasard vos étagères peuvent encore accueillir des piles de livres, n'hésitez pas !!

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30 mai 2008

Une petite pause...

...s'impose.
Des livres à lire, des pensées à laisser flotter jusqu'à la rive, du temps à vivre.

book9

Encore une fois, je ne suis pas loin...
A très bientôt !!

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28 mai 2008

Papa loup

PAPA_LOUPIl était une fois deux petits oiseaux qui criaient très fort. Leur papa n'en pouvant plus...

décide de les menacer d'un tas de vilaines choses : leur scotcher le bec, leur arracher les plumes, les jeter par la fenêtre, les enfermer dans le noir, puis finalement de "faire le loup" et de leur faire peur !

Ouf, heureusement, cette histoire se termine par une grosse bataille de chatouillis et de fous rires.

[J'ai beaucoup aimé les réactions très "politiquement incorrectes" et toutes masculines de ce papa oiseau excédé. Une manière très amusante de faire passer un message auprès des tout-petits...]

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27 mai 2008

La palme

Parce que je l'ai d'abord rencontré en lecture (voir ici), puis cité (lire ici), lu (voir ici et ici aussi), et un peu égratigné ...mais que je trouve que quand même...LA PALME (Ouah !)...alors, une petite bande-annonce du film concerné, juste pour marquer le coup. Et bravo !!

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26 mai 2008

Hémicrânie

consigne70

Je sors du garage avec une épouvantable migraine. Une migraine tenace.

J’ai pourtant pris deux cachets ce matin, juste avant d’avaler, bouche crispée, mon grand bol de café. Grave erreur sans doute, une tisane aurait mieux été acceptée par mon réseau veineux en ébullition !

Une migraine à se taper le crâne contre les murs, à se plonger la tête dans l’eau froide de l’étang qui jouxte la maison, à hurler dans l’air frais de cette nouvelle journée, une migraine forte à pleurer, une migraine à détester tout le monde, et moi la première, une migraine à tout envoyer promener une bonne fois pour toutes, comme je devrais le faire parfois, je crois.

Manque d’énergie, de volonté, de caractère.

Je ne suis bonne qu’à ronchonner, qu’à geindre.

Les enfants ont senti tout à l’heure, dans la voiture, sur le chemin de l’école, qu’il valait mieux ne pas piper mot aujourd’hui, juste se taire, contempler la vie par la vitre baissée, attraper son cartable, m’accorder un rapide baiser et s’envoler vers des camarades plus affables. On verra bien ce soir, si je suis d’humeur égale, alors il faudra encore une fois filer dans sa chambre, fermer sa porte, et attendre que l’orage passe.

La porte du garage grince en se rabattant, puis se referme en un claquement sec. Le son vrille mes tympans douloureux. Je contemple, immobile, ma fierté, ma belle maison aux volets verts, baignée de soleil, ses fleurs odorantes, ses massifs impeccables, son allée de cailloux, ma solitude, mon envie de disparaître, ce silence.

Je glisse mes doigts dans mes poches de manteau et en retire trois petites poupées fragiles, colorées, fabriquées de quelques bouts de ficelle et d’un peu d’espièglerie. J’ai posé l’une sur l’autre, hier au soir, les mains qui me les ont offertes.

Comment s’habituer à cet évanouissement des sourires ?

Je sais que cette épouvantable migraine me tiendra encore, un jour ou deux, puis qu’elle disparaîtra, progressivement, comme à chaque fois, avec l’écoulement des heures. Saleté de travail !

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Un texte émis suite à la consigne 70 du site Parole Plurielles. Il fallait s'inspirer de la photo ci-dessus et de l'incipit suivant : "Je sors du garage avec une épouvantable migraine..."

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25 mai 2008

Elle fait les galettes c'est toute sa vie, Karine Fougeray

elle_fait_les_galettesLa mer, la bretagne, le vent, les enfants qui jouent dans le sable, les rêveries au bord de l'océan, la dureté des embruns, de la vie, des amours, la vieillesse, la jeunesse, la paresse, et le sable aussi, les galets, la plage, le passé, le présent, l'avenir...des nouvelles.

J'ai refermé ce recueil avec des sentiments mélangés... En effet, j'ai aimé son style très riche, excellent même, ses métaphores bien trouvées, ses images, l'ambiance générale de la plupart des textes brefs de Karine Fougeray, une ambiance rude, bretonne, très agréable, qui sent le goémon et la texture ferme et lisse des cirés jaunes.
Mais, il m'a semblé que ces nouvelles assemblées étaient d'inégales qualité, que l'ensemble constituait un tout peu homogène, et quelques chutes sont tombées un peu à plat dans l'eau de ma lecture - si je peux m'exprimer ainsi. C'est un peu dommage. Je pense qu'ils n'ont sans doute pas été écrits au tout départ pour se retrouver là, ensemble, dans ce livre, et cela se sent un peu, par moments...
J'ai eu malgré ce sentiment là véritablement du plaisir à lire ce livre, une petite préférence pour le récit qui donne son titre au recueil "elle fait les galettes, c'est toute sa vie" et pour cette histoire, intitulée "à la vase de chocolat" qui m'a forcément retourné les sangs (une femme perd de vue ses deux filles sur une plage et s'imagine le pire !).
Alors voici malgré tout une lecture bien intéressante, qui présage le meilleur pour le dernier titre de l'auteure, Ker Violette, paru aux éditions Delphine Montalant ! A suivre donc, en ce qui me concerne...

Un extrait (de à la vase de chocolat, justement)...
"Je les ai aperçues au loin, accroupies derrière un rocher doré et suçant leur pouce toutes les deux, leurs petites fesses rondes moulées dans les bikinis à pois. Cette gémellité de tendresse m'a atteinte en plein coeur, le ciel a rejoint la terre comme si les cordes qui le tenaient en l'air avaient lâché brusquement et il m'a aplati brutalement comme une crêpe entre les deux.
En basculant mes genoux se sont éraflés et, avant que je ne perde complètement connaissance, j'ai vu naître des rayures carmin sur mes rotules.
Violente, hagarde, transpirante, je me suis relevée d'un bond et j'ai couru vers elle comme une cinglée, en hurlant, en pleurant. Tout à coup mes seins mal soutenus par le triangle du maillot tressautaient douloureusement mais je dévalais la plage à toute allure.
Je n'ai pas prêté attention aux vacanciers qui m'observaient, goguenards, moi, cette furie émergeant d'une sieste sur la plage et se précipitant vers ses gosses comme si on avait voulu les lui enlever, là, sous ses yeux."

bouton3 Note de lecture : 3/5

Le blog de Karine Fougeray

La lecture de Laure, de Lily, de Clarabel, de Katell, de Gawou, de Sylire, de Bellesahi...et j'en oublie, très certainement.

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24 mai 2008

Christian Bobin

christian_bobin"Un poète, c'est joli quand un siècle a passé, que c'est mort dans la terre et vivant dans les textes. Mais quand c'est chez vous, un enfant épris d'absolu, bouclé dans sa chambre avec ses livres, comme un jeune fauve dans sa tanière enfumée par Dieu, comment l'élever ? Les enfants savent tout du ciel jusqu'au jour où ils commencent à apprendre des choses. Les poètes sont des enfants ininterrompus, des regardeurs de ciel, impossibles à élever."

Extrait de La Dame blanche

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23 mai 2008

Masse critique revient...

...laissez vous tenter !!

bab_lio

(pour en savoir plus, cliquez sur la bannière ci-dessus)

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