16 avril 2008

Fleurs de printemps

collage51

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Belle Margot (Un conte d'été par Eric Rohmer)

margotDes envies de mer, d'été, de nonchalance...et de vous parler de ce film que j'affectionne particulièrement...
Oh, et puis non...voici juste quelques paroles tronquées de
Santiano (Hugues Aufray) et un extrait...pour simplement vous en suggérer l'ambiance...

C'est un fameux trois-mâts fin comme un oiseau.
Hisse et ho, Santiano !
Dix huit nœuds, quatre cent tonneaux :
Je suis fier d'y être matelot.

Je pars pour de longs mois en laissant Margot.
Hisse et ho, Santiano !
D'y penser j'avais le cœur gros
En doublant les feux de Saint-Malo.

On prétend que là-bas l'argent coule à flots.
Hisse et ho, Santiano !
On trouve l'or au fond des ruisseaux.
J'en ramènerai plusieurs lingots.

Un jour, je reviendrai chargé de cadeaux.
Hisse et ho, Santiano !
Au pays, j'irai voir Margot.
A son doigt, je passerai l'anneau.

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15 avril 2008

Le Sixième crime, Sébastien Fritsch

sixi_me_crimeJe vais vous parler aujourd'hui du livre de Sébastien qui sort demain en librairie.
J'ai eu la chance inattendue de l'acquérir en avant première, lors de mon périple sur Bordeaux, et de le faire dédicacer par l'auteur lui-même !!!

Lex, un talentueux écrivain francophone, vit en reclus depuis plus de quarante ans dans un hameau perdu de la Drôme provencale. Aucun journaliste n'a jusqu'à ce jour réussi à percer le mystère de son identité et de ses motivations. Mais quel sera son attitude face à un commandant de la police judiciaire ? Car, à présent, il s'agit de crimes, et de crimes atroces, à priori inspirés par d'obscurs polars écrits par un auteur inconnu, disparu aujourd'hui, Etrangement, tous les chemins de l'enquête mènent à Lex, et Jérôme Babalnic compte sur l'auteur pour l'aider à résoudre le mystère des cinq derniers meurtres, et si possible éviter l'exécution du sixième.

Pour tout vous avouer, je craignais de ne pas aimer ce livre - je lis en effet très peu de romans policiers - et j'avais peur de devoir dire que je ne l'avais pas aimé (voilà qui m'aurait bien fâché avec Sébastien). Mais quel soulagement, car le roman de Sébastien est excellent ! Voici une intrigue "littéraire" à multiples tiroirs, énigmes et jeux de mots, qui m'a promenée comme une débutante, à la manière peut-être de certains Agatha Christie. La force du récit tient dans le huis clos tendu entre les personnages, dans cette impression confuse de labyrinthe générée par les mutiples portes, chambres et pièces décrites, et dans cette chute inattendue qui m'a fait sourire. Et quelle apparente facilité d'écriture ! A découvrir donc, et à lire, sans bouder son plaisir.

Extrait : "Pour ma part, je suis persuadé que vous faites erreur, rétorquai-je vivement, comme pour contrebalancer ce retour de confiance de mon interlocuteur. Le meurtrier ne pouvait pas vous tuer plus tôt : cela n'était pas conforme à son plan. Mais maintenant qu'il a assassiné un J, un A, un C, un O et un B, il peut passer à la suite : le L de Lieberman. Et c'est pour cela que, comme je disais en arrivant hier, j'ai besoin de vos lumières : vous devez me dire comment va se produire le sixième crime."

 

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14 avril 2008

Un amour d'été

J’ai rencontré Boris il y a aujourd’hui dix ans. espadrilles

Je me souviens très bien de cet été là, du camping foisonnant, de la plage et de cette cuisine improbable, au goût craquant de sable, que nous mijotions en silence, mon amie et moi, sur un réchaud de fortune.

Nous partagions, avec Emeline, pour ces quelques jours de vacances, une tente igloo deux places au confort spartiate. Un rituel journalier s’était vite instauré. Nous prenions notre douche matinale assez tard. Nous laissions l’eau couler longuement sur nos peaux dorées, tout en discutant à travers les parois ajourées des sanitaires désertés. Puis, un petit déjeuner rapide au creux de l’estomac, nous prenions le chemin de sable qui mène à la mer, une simple serviette nouée autour de la taille. Les heures passaient ainsi, lentement, bercées par le rythme régulier des marées.

Les garçons se sont installés près de nous l’après-midi du sixième jour. Très vite, ils nous ont proposé de sortir avec eux, le soir.

Je l’ai trouvé beau, sous la lumière des spots, les lunettes calées sur le haut de sa tête. Il m’a embrassée, longuement, sur le slow lancinant de l’été.

Alors que je regarde le Boris d’aujourd’hui, affalé sur le canapé du salon, alors que je me regarde, moi, avec ce Tee-shirt sale, les cheveux gras, prête à m’élancer aux premiers cris de notre enfant nouveau-né, me vient parfois, furtivement, la pensée de ce qu’il serait advenu de moi, si j’avais détourné la tête à ce moment-là, s’il n’était resté…qu’un amour d’été.

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13 avril 2008

Filaplömb

En cliquant de lien en lien, je suis tombée sur ce site éditeur très joli
(cliquer sur l'animation ci-dessous pour parcourir le site et compulser le catalogue):

Les petits livres qu'on emporte pour qu'ils vous emportent
Recommandé par des Influenceurs

Filaplömb édite des nouvelles courtes, 8 références à ce jour, et donne aux lecteurs la possibilité de donner leur avis de lecture directement sur leur site.

La curiosité aidant, et comme j'aime particulièrement les nouvelles et tout ce qui peut les mettre en lumière, j'ai acheté le titre Florence de Jean-Louis Ruffel, pour essayer :

Le résumé : Le narrateur suit une femme dans une chambre d'hôtel, entre attirance et répulsion...mais rien ne se déroulera comme prévu.RuffelFlorence

Cette courte nouvelle qui se termine dans l'étrange (je laisse le suspens) n'était pas tout à fait ce à quoi je m'attendais... Je pense que je me suis laissée influencer par l'image de couverture un brin angélique que vous pouvez contempler ci-contre, mais je ne suis pas pour autant déçue par mon initiative car l'écriture de Jean-Louis Ruffel est belle.
Le petit ouvrage est de qualité, avec une mise en page jolie et une typo agréable. Ce serait donc franchement dommage de ne pas se laisser tenter par un autre titre de cette collection !!!

Un extrait : "Elle s'était assise sur le bord du lit, les yeux tournés vers la fenêtre sans rideau. Il se dirigea vers le lavabo. Il ouvrit le robinet. L'eau se mit à couler violemment à grands jets bruyants et saccadés. Dans le miroir jauni, il voyait le visage de Florence de biais, son buste un peu voûté et la pointe d'un sein. Elle ressemblait à l'un de ces mannequins de plastique dont on a ôté les vêtements et que l'on voit, après les fêtes, aux vitrines dévastées des grands magasins."

Vous pouvez suivre plus précisément la vie de cette petite maison d'édition sur leur blog : http://filaplomb.blog.20minutes.fr/

Chaque nouvelle est au prix de 4.20 € (port compris), et peut aussi s'acheter par correspondance (toutes les explications à la fin du post ici).

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12 avril 2008

Le fils de l'épicier

le_fils_de_l_epicier_0Suite à l'infarctus de son père, Antoine quitte la ville où il habite, afin d'aider sa mère dans l'épicerie familiale. Habitué aux petits boulots sans lendemains, il se retrouve sans plaisir au volant d'une vieille camionnette à sillonner villages et hameaux isolés. Petit à petit pourtant, aidé de son amie Claire, Antoine se prend au jeu du commerce et de la douceur...

Mon avis...
Voici un film doux et tranquille, comme les habitants des hameaux que sillonne Antoine. Il a réveillé chez moi quelques souvenirs enfantins : des coups de klaxons dans ma rue, des pièces accrochées au volet, le goût craquant des baguettes fraîches... Pourtant ici, il s'agit plutôt de légumes (frais ou en boîtes), d'oeufs, de pâté, et de menus services...
J'ai aimé l'impression d'espoir que transporte ce "fils d'épicier" dans sa camionette, l'espoir d'un monde fait de compassion, de tendresse et  d'humour. Un bien joli moment !!

La bande-annonce :


Le fils de l'épicier : Bande Annonce
envoyé par cineFA

Le site du film : http://www.lefilsdelepicier-lefilm.com/

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11 avril 2008

Une fois n'est pas coutume...

brin_d_herbe...je ne vais pas répondre à vos commentaires ce soir.
Un peu de fatigue, un peu de cafard aussi, car ma vie familiale évolue au fil de certains changements de travail (M Antigone pour ne pas le citer). Certaines habitudes agréables sont remises en question pour moi (sorties littéraires et sorties tout court).
Il y a ce que je voudrais pouvoir faire toujours, et que je ne suis pas certaine de pouvoir faire encore dans les mois qui viennent... Juste un petit coup de blues (ça arrive !), mais rien de changé pour ce blog, il reste une de mes priorités personnelles. Bises et à demain (tout ira mieux) !!!

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Un artiste du monde flottant, Kazuo Ishiguro

Voici un livre lu dans le cadre de l' Atelier livres en poche auquel je participe régulièrement (Maison Gueffier, La Roche sur Yon).

un_artiste_du_monde_flottantLe peintre Masugi Ono, devenu un vieil homme, songe sans déplaisir à son passé et au rôle qu'il a pu lui-même jouer, avec ses toiles, dans l'histoire du Japon, pendant la seconde guerre mondiale. Mais les temps ont changé et les idées d'autrefois n'ont plus cours. Devant marier sa plus jeune fille, Noriko, déjà âgée de 26 ans, Ono craint que ce passé vienne interférer malencontreusement dans les négociations du mariage. Il tente donc de retrouver ses anciens compagnons, adeptes comme lui du "monde flottant", métaphore sous laquelle les Japonais définissent les lieux de plaisir de la vie nocturne, afin de sécuriser l'enquête des parents du prétendant...

Mon avis...
Auteur du très connu Les Vestiges du Jour, adapté au cinéma par James Ivory en 1993, Kazuo Ishiguro signe ici un roman que j'ai trouvé de facture assez classique. Il est en effet plutôt habituel, dans les romans japonais, de suivre les tribulations et pensées d'un vieil homme intellectuel, ancien maître respecté, devenu spectateur désarmé de la modernité et de l'évolution des mentalités. Quelques petits détails et fils narratifs m'ont pourtant évité l'ennui que me procure souvent de trop longues digressions : les préparations du mariage de Noriko qui semble par moments bien compromis, les espiègleries du petit-fils du narrateur et les remises en questions du vieil homme qui imprègnent admirablement la fin du récit. A lire, pour ceux que le Japon d'après-guerre intéresse spécialement !!

Un extrait : "Gisaburo, dit-il, après un long silence, n'a pas eu la vie drôle. Son talent a complètement périclité. Ceux qu'il aimait sont morts depuis longtemps ou l'ont abandonné. Même du temps de notre jeunesse, c'était déjà un type triste, solitaire." Mori-san marqua une pause, "Mais parfois, nous buvions et nous nous amusions avec les femmes des quartiers du plaisir ; et alors, Gisaburo était heureux. Ces femmes lui disaient tout ce qu'il avait besoin d'entendre, et pour une nuit au moins, il arrivait à les croire. Une fois le matin venu, bien sûr, il était trop intelligent pour continuer de se leurrer. Mais Gisaburo ne prisait pas moins ces nuits plus que tout. Les plus belles choses, disait-il toujours, vivent une nuit et s'évanouissent avec le matin. C'est ce que les gens appellent le monde flottant : c'était un monde, Ono, dont Gisaburo connaissait toute la valeur."

bouton3 Note de lecture : 3/5 (car l'ennui pointait parfois son nez dans ma lecture)

Je n'ai pas pu assister à la séance de lecture commune prévue mercredi soir dernier, je n'ai donc pas pu connaître l'avis des autres participants !! Ce sera pour une autre fois, et pour un autre livre, j'espère...

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10 avril 2008

Mauss et Charlie....Je recherche

Une petite découverte, en passant !

Attention, ça court, ça tourne, ça donne un peu le tournis...

Bonne journée !!!

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09 avril 2008

L'enchanteur et l'illustrissime gâteau café-café d'Irina Sasson, Joëlle Tiano

joelletianoIrina, 101 ans,  somnole, tandis que sa petite fille est à son chevet... Lui reviennent en mémoire des instants de sa vie, passés dans la colonie européenne de Batenda... Lui reviennent en mémoire tous ces moments où elle fabriquait cette recette de gâteau au café qu'elle aimait tant cuisiner, sa spécialité.

De nombreux blogs ont déjà parlé de ce livre et je ne saurais mieux le faire qu'eux...
Etrangement, j'ai eu du mal à adhérer complètement à ce récit au féminin. Je me demande si mon incapacité de cuisinière y est pour quelque chose ! Sans doute, oui.
Par ailleurs, et pourtant, ce récit raconte une bien belle histoire, celle d'une jeune fille tombant amoureuse de l'homme imparfait qu'elle a été obligée d'épouser ; celle d'une femme qui connaîtra la passion dans le secret, et renonce ; celle d'une mère, à la fois tendre et entière.
Malgré ce sentiment, un peu flou, d'avoir râté une rencontre avec ce livre, j'ai eu à sa lecture une terrible envie de goûter le fameux gâteau au café décrit, la vision de biscuits trempés en étant le point d'orgue, car voilà, il faut bien l'avouer quand même, j'adore le café et les gâteaux aux biscuits !!!

Un extrait : "C'est sa cousine Lise, qui, le jour du mariage civil d'Irina, dans l'écrin de la broche - un épi de blé en or - qu'elle lui offrait, avait glissé à l'intérieur d'une petite enveloppe la recette qu'elle ne donnait à personne. Irina avait d'abord cru qu'il s'agissait de souhaits de bonheur et s'était réservé le plaisir de les lire à plus tard, lorsque avec Adriano, voguant vers Batenda, sur le paquebot qui la conduisait de l'autre côté de l'océan, elle aurait de longues heures de loisir. Le soir de la fête donnée à l'occasion du passage de l'équateur, au moment d'accrocher la broche à la robe noire que, jeune mariée, elle avait dorénavant le droit de porter, elle avait eu envie de lire les mots de Lise.

Pour un gâteau de huit convives, comptez trois paquets de biscuits Thé Brun...

Tu avais couru à la cabine d'Adriano, la lettre à la main.

Adriano ! Adriano ! C'est ma cousine, c'est Lise ! Elle me donne sa recette !"

bouton3  Note de lecture : 3/5

Ce titre est en lice pour le prix2008 !

Les avis de Sylire, de Lily, d'Anne, de Lucy, de Bellesahi, de Karine ...

Juste une petite chose, en plus, et sans importance. Je ne savais pas du tout que la collection "Les mues" était à l'initiative de Luc Besson !!

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