03 juin 2017

Le mois anglais

Bonjour à tous !! Un très court billet pour vous rappeler que le mois anglais a démarré depuis le 1er juin sur la blogosphère, administré de main de maître par Cryssilda et Lou. Plein de lectures communes sont prévues mais la liberté est de mise, du moment que les lectures soient so british. N'hésitez pas à aller vous inscrire chez elles !! Ta lecture de Pal du mois sera certainement anglaise et vous trouverez très certainement beaucoup de romans anglais dans le bilan de fin de mois de l'Objectif Pal de juin ici... Juin sera donc anglais, qu'on se le dise !! ;)

lemoisanglais

Posté par Antigone1 à 11:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :


01 juin 2017

Objectif Pal de mai

Allez zou ! Il est temps que tu dévoiles les lectures de PAL (Pile A Lire) du mois des blogueuses inscrites au challenge. Petit rappel pour tes visiteurs, il s'agit de lire enfin tous ces livres qui dorment depuis trop longtemps dans nos PALs (au moins depuis plus de six mois). De quoi dénicher des trésors, et faire de la place pour de nouveaux livres... N'hésitez pas à cliquer sur les couvertures ci-dessous pour lire et commenter les billets des lectrices !! Un petit passage fait toujours plaisir...

lajeuneepouse       manchachevalier       septfemmes

       Cryssilda                            Enna                            Aifelle

levieuxqui       un-instant-d-abandon-pocket-livre-occasion-24794      loriginaldelaura

        Cryssilda                      Géraldine                        Antigone

lanuitderrièremoi      etoilesseteignent      lapetitelumiere

        Cryssilda                          Kathel                            Eimelle

une-langue-venue-dailleurs     operationnapoleon      refletsdansunoeildhomme

   Le livre d'après                      Aifelle                          Jostein

debeauxlendemains     refletsdansunoeildhomme      la-steppe

      Tiphanie                         Chantal                      Readingbibliophile

cuculapraline      bouraoui     objectif pal

         Alexielle                          Jostein

       

Posté par Antigone1 à 06:07 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :

31 mai 2017

Elle(s), Bastien Vivès

elles

Découvrir un nouveau Bastien Vivès sur les rayons de ta bibliothèque a quelque chose de magique... surtout que tu n'avais pas repéré cette sortie là, mais plutôt celle de Une soeur, que tu espères lire bientôt également. Bastien Vivès a l'art de croquer les détails du quotidien et de la jeunesse, et tu aimes depuis le début ce regard là chez lui, très présent dans ses premiers albums... Ici, nous suivons la jeune Charlotte qui, dès les premières pages, commence à s'agacer de croiser toujours le même garçon, dans le métro, dans la rue, les magasins, souvent penché sur son livre. Elle est persuadée qu'il la suit partout... Et tu as aimé comment Bastien Vivès traite là (à sa manière) du thème du destin amoureux... Parce que à force de croiser Renaud, elle et sa copine Alice finissent par l'inviter à une soirée, puis à un week-end en Bretagne. Charlotte est empêtrée dans des liaisons insatisfaisantes, Alice craque un peu pour le jeune homme, sans succès... Mais il faut croire que le destin avait raison de jouer les entremetteurs. Et même si tu as trouvé parfois ingrats les visages aux traits anguleux et aux bouches pulpeuses de cet album, tu as aimé infiniment ce récit plein de grâce et de finesse, que tu conseilles chaudement... Et puis tu aimes aussi quand Bastien Vivès utilise la couleur. Un délicieux coup de coeur, plein de poésie, qui a le goût parfait de l'inattendu !

Casterman - mai 2017

Ceci est ta BD de la semaine. Tous les autres liens sont chez Stephie aujourd'hui !

BD-de-la-semaine-saumon-e1420582997574             elles1

Posté par Antigone1 à 06:32 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

29 mai 2017

Les Primates de Park Avenue, Wednesday Martin

lesprimatesdeparkavenue

Par où commencer avec ce récit qui n'est pas un roman ?... Oui parce qu'il n'est pas un roman (donc), et pas si léger que sa couverture le prétend (et en même temps si), et que ce n'est pas si facile de le résumer sans omettre tout un tas d'éléments intéressants... Premièrement, tu dois préciser d'emblée que Wednesday Martin se positionne dès les premières pages de ce livre en tant que chercheuse et anthropologue avide de comprendre le nouveau cadre de vie dans lequel elle a l'intention d'élever ses fils, soit le quartier le plus huppé de Manhattan, l'Upper East Side... Mouais avais-tu alors envie de penser... lorsque l'argent coule à flot les problèmes de certaines paraissent seulement briller un peu plus au soleil... et puis (chère Wednesday) personne ne t'a obligée à quitter le sud de Manhattan, plus ouvert, pour ce quartier aux codes et aux coutumes si enfermantes !! Si ?... Bref. En réalité, l'intérêt de ce livre réside surtout dans le regard porté sur cette société de mères auquelle se heurte la narratrice dès les débuts de son fils à l'école maternelle... Et tu as été saisie d'y retrouver toutes les difficultés que tu as rencontré toi même, alors toute nouvelle dans ton quartier, lorsque tu es arrivée avec ta fille toute petite (sautillante et pas toujours obéissante) dans ton école pourtant classée ZEP, avant de comprendre que les regards fuyants des autres mamans signifiaient simplement que tu n'habitais pas le bon immeuble... Ces bonjours sans réponse, ou ces regards qui te demandaient comment tu osais leur adresser la parole... Cette hiérarchie dont tu n'as pas maîtrisé au premier abord l'organigramme, cette erreur de vouloir discuter avec les pères (souvent plus avenants) et le regard foudroyant récolté ensuite dans ton sillage... Tous ces codes pour lesquels il faut l'avouer tu n'as jamais été très douée, offusquant sans doute plus qu'à ton tour les autres mères parfaites avec ton peu de considération pour la cuisine (entre autres) et toutes ces petites choses qui font que la vie d'une mère atteint son apothéose sociale (avec des escalades énormes quand vient le temps des anniversaires, ou des fêtes scolaires) et que son intérêt finit par ne plus tourner qu'autour de sa progéniture ... Et pourtant tu en as passé du temps avec la tienne, de progéniture... Et c'est donc là que Wednesday a commencé à réellement t'intéresser. Pas vraiment quand elle a cherché à dénicher le dernier sac à la mode (et surtout très très cher), ni quand elle t'a raconté en détail sa garde robe ou ses soirées burlesques entre copines. Mais quand elle a relié tout ce comportement humain et hautement féminin à celui de primates, et qu'elle t'a fait comprendre que ces codes... ceux auxquels justement tu n'avais pas voulu jouer... régissaient bien des milieux. 

Editions Globe - avril 2017

Keisha l'a lu aussi

Posté par Antigone1 à 17:41 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,

28 mai 2017

Dimanche

instagram2

... tandis qu'il pleut, que des fleurs sont apparues hier soir dans ton salon portées par de petits bras, que tu te dis que tu as de la chance, et que tu lis Les primates de Park avenue par Wednesday Martin en te faisant cette réflexion qu'en gros... tout s'explique. Un titre de circonstance pour ce jour, puisque les mères y sont à l'honneur... mais tu en diras plus plus longuement plus tard. Bon dimanche !

Posté par Antigone1 à 09:14 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,


25 mai 2017

Le Saut oblique de la truite, Jérome Magnier-Moreno

lesautobliquedelatruite

 

Quel cadeau de recevoir un livre de Jérôme Magnier-Moreno... ! L'enveloppe est déjà un délice en soi et nous met dans l'ambiance de cette gare en Corse, également dessinée en couverture par l'auteur. (Tu ne peux pas montrer l'enveloppe, quel dommage, car ton adresse y apparaît). Tu as aimé cette réception, assez inhabituelle, et l'objet livre, vraiment réussi. Tu remercies l'auteur pour cette délicate attention et son enthousiasme généreux. Le décor est planté. Et nous attendons aussi près de cette gare, avec le jeune narrateur de cette histoire toute simple, son ami Olivier qui ne viendra pas, le laissant seul découvrir une Chambre d'hôte toute proche, et un peu lugubre, et le sentier du GR20 le long duquel il a bien l'intention de pêcher, malgré la défection de son ami. Ce très court roman est à vivre, à l'instar de son personnage, comme une parenthèse corse... où se mêlent descriptions du paysage, réflexions sur la vacuité du monde, souvenirs d'une mère disparue depuis peu et désirs masculins. Tu dois dire que tu es restée assez désarçonnée par quelques scènes, et que tu aurais aimé sans doute approfondir un peu plus tout ce qui a amené ce jeune architecte à l'endroit où il se trouve, avec son sac à dos fétiche. Ce titre a beaucoup plu sur la blogosphère et tu es bien embêtée de dire que de ton côté tu es sans doute un peu passée à côté de l'humour et du pétillement du texte... cela arrive. Tu renvoies donc tes lecteurs vers le billet tentateur du blog Les couleurs de la vie, beaucoup plus positif [clic ici]... et tu souhaites bon vent à ce roman qui va très certainement trouver ses lecteurs !

Editions Phébus - mars 2017

Jostein l'a lu aussi

Posté par Antigone1 à 18:48 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : ,

24 mai 2017

Wake up America T3, Lewis & Aydin & Powell

wakeupamerica3

Tu avais lu avec un grand intérêt les deux premiers tomes de cette série... il était donc pour toi évident de découvrir ce troisième et dernier tome. La trilogie Wake up America relate l'histoire de John Lewis. John Lewis a eu un rôle déterminant dans la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis. A la tête du SNCC (Student Nonviolent Coordinating Committee) entre 1963 et 1966, il en est devenu un des "Six grands leaders". Il a participé étudiant à des protestations non violentes dans des restaurants de Nashville, a joué un rôle dans les "voyages de la liberté" qui s'opposaient à la ségrégation dans les gares routières du Sud. Il a été arrêté, a subi des violences. Enfin, il a été un des principaux orateurs du défilé historique de Washington en août 1963. Encore une fois tu salues la grande qualité graphique de cet album dont les planches sont en noir et blanc. Les dessins sont très expressifs, les plans inventifs et différenciés, au service d'un récit très instructif mais parfois aussi assez exigeant. Tu as trouvé quelques longueurs à ce dernier tome. John Lewis, à l'origine de ce projet, a eu à coeur de n'omettre aucun détail de sa lutte et le résultat en est un témoignage vivant, peut-être un peu lourd mais essentiel. Tu as aimé le clin d'oeil fait à Obama sur quelques pages... et tu images oh combien son accession au plus haut poste des Etats-unis a du être une victoire et un soulagement pour tous ces gens qui ont lutté pour seulement pouvoir glisser un bulletin de vote dans une urne, entrer dans des magasins, des restaurants, un bus, etc... Le bulletin de vote est l'instrument le plus puissant jamais inventé par l'homme pour combattre l'injustice, et ce témoignage est là pour ne jamais l'oublier.

wakeupamerica3bulle

BD-de-la-semaine-saumon-e1420582997574

Editions Rue de Sèvres - février 2017

Ceci est ta BD de la semaine, tous les autres liens sont chez Mo' aujourd'hui

Une lecture commune avec Enna [clic]

Posté par Antigone1 à 06:26 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,

22 mai 2017

Atelier d'écriture

living-room-700x466

Vous parler de ça. Du j'aurais pu tomber plus bas. Du j'ai parfois laissé gagner le vertige. Et de ce quelque chose qui m'écrase encore. Comme la rambarde de cette mezzanine qui imprime sa dureté sur mon ventre. Quelque chose qui tient du dégoût et de la colère, de l'impuissance aussi. Quoi de plus mort que les objets que je contemple. Le mal que l'on m'a fait, et que l'on fait à d'autres, partout. Ces vies qui se roulent en boule et qui pleurent dans un coin. La méchanceté, la bravade et l'orgueil. La trahison. Tous ces gens que l'on regarde de haut, que l'on exclut, que l'on méprise et que l'on tue à petits feux. Et le retour souhaité de la bienveillance. Vous parler de ça. Du chaque jour devoir extirper de soi des mauvaises pensées pour commencer sa journée. Du sourire en façade. Du rire trop fort pour cacher tout ce qui tombe en soi et se déchire. De la vigilance qui occupe toute la pensée. De tout ce qui est inversé. De l'obligation de s'aimer un peu pour survivre. Du sentiment d'opression, d'enfermement, et de cette impression d'être dans une voie sans issue, une impasse. A s'en abîmer les poings à force de cogner contre des portes fermées. Puis de l'oxygène qui emplit tes poumons d'air quand enfin tout cela se retire, quand la marée descend et découvre la beauté de ce que tu es. Sans chichis ni trompettes. La beauté d'être humaine, fragile et de chair. Et le renouvellement possible de soi, que je n'imaginais pas. Vous parler des larmes qui sortent depuis, qui n'en peuvent plus de s'écouler dès que l'émotion surgit. Une source intarissable. A toi seule tu pourrais sauver un pays en sécheresse. Je n'avais pas les armes. Et c'est quand tu es à terre que tu t'en aperçois. Je n'étais pas armée pour ça, pour être la cible de la médisance, de la violence d'un prédateur. Je n'étais pas prête non plus pour les regards baissés, pour la lâcheté en cascade, pour la solitude et ceux qui s'amusent à te regarder sombrer. Je me penche au dessus du vide, et je sais la séduction du vertige. Rajouter du froid au froid, disparaître, devenir invisible, s'incruster dans le décor, être un objet, un élément de cuisine. Certains jours, mes phalanges agrippées sur le bois blanc il me faut du temps pour convoquer les rires amis, les paroles douces, la lumière, tout ce qui existe et qui sauve du désarroi. Qu'ils en soient remerciés. La lutte est longue, semée d'embûches, mais je peux parler de ça aujourd'hui. De ce quelque chose qui gagne. Chaque jour depuis deux ans. Et de tout ce qui est beau derrière chaque porte que j'ouvre depuis.

Ce texte est ma participation à l'atelier d'écriture de Leiloona... Une photo quelques mots [clic ici]

Posté par Antigone1 à 06:34 - - Commentaires [24] - Permalien [#]
Tags :

20 mai 2017

L'original de Laura, Vladimir Nabokov ~ Objectif Pal de mai

laura

Vladimir Nabokov est dans ta vie depuis cette année de maîtrise de Lettres où tu as eu l'audace de t'attaquer à sa production... Ce qui t'intéressait alors était le thème de l'exil en littérature et comme, à l'époque, tu aimais particulièrement la littérature russe tu t'étais penchée sur cet auteur, qui a subi à la fois l'exil (de la Russie vers Paris puis les Etats-Unis) et a écrit en plusieurs langues (russe et puis américaine). Le mémoire ne s'est pas fait, pour diverses raisons, et notamment par le fait que ton maître de mémoire voulait que tu te concentres sur Lolita ou Ada (sa période américaine plus sulfureuse), et que toi tu préfèrais justement ses romans russes... Et puis à l'époque tu travaillais déjà en librairie, la vie réelle prenait le pas sur les études... Bref, tout ça pour dire que tu as, à l'époque, sans doute tout lu sur et de Nabokov et que quand L'orginal de Laura est paru en 2010, tu as sauté dessus... sans t'expliquer pourquoi tu as tant tardé à l'ouvrir ensuite. Nabokov est mort en 1977. Mais qu'est-ce donc que ce texte posthume ? Ce sont en réalité des fragments d'une oeuvre en gestation, des notes, un projet de roman, tout cela préfacé et édité par son fils Dimitri Nabokov, alors que son père souhaitait que tout fut brûlé après sa mort. Tout l'intérêt de ce livre tient dans sa préface, dans laquelle Dimitri explique le projet, et dans les fulgurances d'écriture de son père, la photographie des fiches de l'auteur. Tu n'es cependant pas persuadée, après ta lecture, que cela nécessitait forcément une publication, et tu restes un peu déçue et frustrée du résultat, qui n'apporte pas grand chose narrativement parlant, puisqu'il est impossible de trouver réellement un sens aux extraits présentés. La quatrième de couverture résume pour autant l'intrigue, celle d'une jeune femme, Flora, sorte de nymphette, capricieuse et frivole, ayant épousé un vieux professeur, collectionneuse d'amants, dont un auteur de roman l'ayant prise pour modèle pour son personnage principal prénommé Laura. Te voici donc un peu déçue mais heureuse en même temps de t'être replongée dans les écrits de cet auteur dont tu avais apprécié le talent incontestable. Et puis, tu as appris depuis que Fayard allait publier à la rentrée Les lettres à Véra du même Nabokov et tu as hâte de lire cette correspondance là, par contre. Hasards et coïncidences de la vie et de l'enchaînement des lectures. Comme quoi il était sans doute temps que tu sortes ce titre de ta PAL.

Gallimard - Avril 2010

objectif pal      laura1

Posté par Antigone1 à 08:26 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,

19 mai 2017

Concert

[William Z Villain était en concert dans ta ville hier au soir - ainsi que Bror Gunnar Jansson - très très chouette moment !!!] Tandis qu'à force de courir de droite et de gauche tu lis peu, même si tu as terminé L'Original de Laura de Nabokov (ta lecture de PAL du mois), et que tu as commencé Le saut oblique de la truite de Jérôme Magnier Moreno... Bon, et pendant ce temps, ton billet sur Hier encore, c'était l'été trône en une de canalblog grâce aux nombreux partages sur facebook des adeptes de Julie de Lestrange... Tu es ravie pour ce roman et pour l'auteure qui le méritent !! Bon week-end !

canalblog

Posté par Antigone1 à 11:42 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,