11 avril 2016

Très vite ou jamais, Rita Falk

tresviteoujamais

 "Dis donc Nils, ce serait cool que tu te remues un peu les fesses !"

Jan et Nils ont 21 ans, la jeunesse pour eux, l'amitié. Et puis, un jour, alors qu'ils sortent en moto, Nils rate un virage. Après la chute vient le coma profond. Jan décide alors d'écrire des lettres à son ami, et de les lui lire lors de ses longues visites à l'hôpital. Il croit au retour de Nils parmi eux, très vite. Par ailleurs, Jan travaille au "Nid de coucous", une clinique psychiatrique où il effectue son service civil, l'occasion de belles rencontres, inattendues. Mais le retour de Nils à la vie se fait attendre, et malgré quelques progrès, ses amis, ses parents, son amoureuse, commencent à vivre ailleurs leur vie. Seul Jan veut y croire encore, ne lâcher aucun espoir !

Ce roman est le premier roman ado de la collection M de chez Magnard. Pour moi, Magnard est un éditeur de livres scolaires, j'ai donc trouvé cela plutôt sympathique qu'ils se lancent dans la littérature pour adolescents et j'ai découvert à l'occasion tout un catalogue de livres jeunesse, qui va sans doute s'étoffer [clic ici]. Ce roman, traduit de l'allemand par Florence Quillet, est apparemment un best seller en Allemagne. J'ai retrouvé dans ce livre la lenteur et l'attention aux détails que j'aime retrouver dans la littérature allemande en général, ce quelque chose d'assez indéfinissable mais de particulier, et de reconnaissable, qui mêle étrangement froideur et passion. Le quotidien a beaucoup d'importance dans Très vite ou jamais, un quotidien ponctué de visites à l'hôpital, de jours de garde au "Nid de coucous", une vie pleine de responsabilités pour un jeune homme comme Jan. Heureusement, il est entouré d'une galerie de personnages qui vont l'aider à aller de l'avant et à grandir. J'ai beaucoup aimé ce petit roman épistolaire, à ranger dans la catégorie Young adults. Ma fille de 14 ans peut sans soucis le lire, d'ailleurs je le dépose juste après mon billet sur l'étagère Ado que j'ai commencé à remplir pour elle, pour quand elle aura envie, le temps, etc....

Editions Magnard - 13.90€ - Avril 2016

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10 avril 2016

Dimanche

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Envie de faire quelque chose de ces pages cartonnées insérées dans le magazine Flow... et pourquoi pas les transformer en petites balles de papier [clic ici pour le modèle] ? En faisant cela retrouver un peu les couleurs de mon enfance. Sinon, pendant ce temps je lis beaucoup (deux billets sont à venir sur le blog). Et je suis notamment en pleine lecture de Moi et François Mitterrand d'Hervé Le Tellier... un tout petit livre d'une trentaine de pages de cet auteur, membre de l'Oulipo, que j'avais déjà lu avec bonheur [Assez parlé d'amour]. Je rigole à chaque page (je ne m'attendais pas à ce que ce soit si drôle)... ça fait du bien ! Je suis en vacances quelques jours, je vais en profiter pour oublier tout le reste, couper (sauf avec vous), lire lire lire... et sans doute aussi bricoler.

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09 avril 2016

Le Grand méchant Renard, Benjamin Renner

legrandmechantremard

"Mais j'ai du faire une fausse manipulation ! Ils me prennent pour leur mère !"

Longtemps que je n'avais autant ri avec une BD qui a eu à raison Le Prix Fauve jeunesse 2016 à Angoulème. Benjamin Renner a en effet dans ce Grand Méchant Renard le talent de surfer sur les codes bien connus de notre enfance, sur ces histoires de loups et de renards, de poules et de lapins, pour en faire une gentille farce alerte et guillerette. Parce que vous l'aurez compris en jetant un oeil rapide à la couverture que rien ne se passe comme prévu dans cette histoire... Le Renard a bien essayé pourtant, lassé de ne faire peur à personne dans la ferme d'à côté, de s'associer au terrible Loup, son ami, afin de pouvoir enfin croquer quelques poules. Quelle bonne idée de chiper des oeufs, de les couver, d'élever quelques semaines les poussins ! Oui, mais les trois petites poules prennent dès la naissance Renard pour leur mère, l'affection s'en mêle, et bref tout part un peu en cacahuète !

Un gros coup de coeur pour ce titre qui à la fois fait fondre de tendresse, et rire. Il est sans conteste à partager allègrement en famille, succès garanti.

Editions Shampooing - 16.95€ - Janvier 2015 - Merci ma bibli !!

Saxaoul a adoré - Un coup de coeur pour Enna - A mourir de rire pour Sophie - Noukette est tombée dingue de ce grand couillon de Renard - C'est LA bonne surprise de 2015 pour Leiloona - Un album génial pour Jerome, ni plus ni moins - Une BD anti-morosité à lire en famille pour Sylire - Stephie avait envie de rire toutes les trois vignettes - Grosse déception pour Sandrine (ah bon ?) - "C'est drôle, c'est intelligent ! Un régal ! Lisez-le !" chez Hélène... bref cet album a été beaucoup lu sur la blogosphère dans un enthousiasme quasi général !! (je n'ai pas trouvé ton billet Keisha ?!)

J'ai lu cet album dans le cadre du Prix Cezam BD 2016 (vous avez peut-être remarqué que je lisais également la sélection de romans grâce à ma bibliothèque). C'est ma troisième lecture. Dans la sélection, j'ai déjà lu Zaï Zaï Zaï de Fabacaro dont j'ai aimé l'absurdité absolue, un peu folle, mais cette lecture m'a finalement un peu laissée de marbre. J'ai lu également Petit de Gatignol et Hubert, une histoire d'ogres, aux dessins époustouflants, mais à l'univers trop gore et grotesque pour vraiment m'accrocher... suite aux prochains épisodes.

prixcezam

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06 avril 2016

Printemps du livre de Montaigu - 22-23-24 avril 2016... qui vient ?

En 2016, j'ai plein de projets fous fous fous... et l'envie de vous rencontrer. Et comme promis, ce billet déjà posté en février revient, un peu remanié !

bernard-werber-president-dhonneur-du-printemps-du-livre-de-montaigu

Le Printemps du livre de Montaigu aura lieu cette année les 22-23 et 24 avril 2016. Bernard Werber sera le président d'honneur. L'an passé, j'avais passé un super salon, plein de belles rencontres avec des auteurs, notamment Frédérique Martin, Anne-Véronique Herter, Clara Dupont-Monod et Catherine Leblanc [le résumé ici]. Mais j'avais à priori manqué les blogueuses Canel et Sandrine. Cependant, rien n'a été perdu, puisque depuis nous nous visitons mutuellement avec Sandrine sur nos blogs respectifs, et grâce à elle j'ai pu découvrir la librairie de Clémentine à Challans (Le Chat lent), et puis j'ai rencontré Canel à Rennes dernièrement [clic]. La liste des auteurs disponible sur le site [clic ici] est un peu moins alléchante que l'an dernier peut-être, quoique, mais je pense que l'on peut passer tout de même un super moment. En effet, j'ai par exemple déjà pris rendez-vous avec Sophie Lit (Sophie Adriansen) qui est aussi auteure [clic ici] et que je suis ravie de connaître à cette occasion !! Sera présent l'auteur jeunesse déjà rencontré à Rennes, Hubert Ben Kemoun [clic ici] et aussi Caroline Vermalle [clic ici]. Il y aura Alexandre Seurat, l'auteur de La Maladroite. Et puis d'expérience, je sais qu'il y a parfois des surprises (auteurs bizarrement non présents sur la liste et /ou heureuses découvertes). Je vous propose donc au final de se voir le samedi après-midi, vers 14h. N'hésitez pas à m'envoyer un petit message via Contactez l'auteur (en haut à droite du blog, sous les bottes rouges) afin que je puisse avoir votre adresse mail et préciser les choses en privé.

Alors, qui vient ? Sandrine a déjà dit oui - Et il y aura peut-être aussi Miss C - ...

04 avril 2016

Mémoire de fille, Annie Ernaux

memoiredefille

 "Cette fille là de 1958, qui est capable à cinquante ans de distance de surgir et de provoquer une débâcle intérieure, a donc une présence cachée, irréductible en moi. Si le réel c'est ce qui agit, produit des effets, selon la définition du dictionnaire, cette fille n'est pas moi mais elle est réelle en moi. Une sorte de présence réelle."

Il a fallu tout ce temps pour qu'Annie Ernaux puisse enfin ouvrir la page de la fille de 1958, celle qui a eu son premier amant, lors de la colonie de S. dans l'Orne où elle débarque cet été là en tant que monitrice. Cette fille là, qu'elle traite à la fois d'idiote et de naïve, sort d'une éducation religieuse assez stricte, de la surveillance constante de sa mère, cette fille là a envie de croquer la vie, de faire l'amour, la fête, d'être comme les autres, comme la fille blonde qui retiendra finalement l'attention de H. Elle ne mesure pas la violence des rapports entre les adultes de cette colonie, la raillerie, puisqu'elle ne connaît rien, imagine qu'il faut être comme ça, ne sait pas être autrement, tellement la vague du désir et de la découverte l'emporte, être enfin libre, libérée et amoureuse. Mais ce moment aura un impact sur ses deux années à venir, ses choix d'avenir, son obsession alimentaire, la métamorphose de son physique, le sang qui ne vient plus. Annie Ernaux oscille entre honte et compréhension et garde un regard distancié sur cette Annie D. qui était elle sans être elle, et qu'elle a tout fait depuis pour oublier sans jamais y parvenir.

Je me suis demandée comment j'allais réussir à vous parler de ce livre... car il est un coup de coeur à la fois très intime et dérangeant. On entre en effet avec Annie Ernaux dans une mémoire non édulcorée, qui m'a personnellement semblée à la fois brutale et très réaliste. Annie Ernaux décortique ce qu'elle n'a jusque là pas réussi à décortiquer de sa vie, la découverte des relations physiques, l'acceptation d'un quasi viol par méconnaissance et naïveté, tout ce à quoi une éducation rigoriste ne l'a pas préparée et en même temps lui a donné envie de découvrir, l'envie irrésistible de la transgression, le sentiment de vivre enfin, d'exister parce qu'elle désire. Et il est intéressant de voir comment les lectures lui ont ouvert l'esprit alors, permis de faire des choix et de retrouver sa voie. Une lecture précise et juste, et qui agit presque malgré soi comme un miroir.

Editions Gallimard - 15 € - Avril 2016

Cathulu a mis ce livre sur son étagère des indispensables !  - Un roman qui fait partie des indispensables aussi pour Saxaoul - Une fascinante introspection pour Jerome !!

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03 avril 2016

La Chaise numéro 14, Fabienne Juhel

lachaisenumero14

 "Parce qu'il y avait un monde dans la chevelure de Maria Salaün. Lui, il pouvait voir ça. L'automne, les brasiers, les feux sur les talus, les paniers remplis de cèpes, les pommes mûres, les marrons dans la braise, les soleils couchants, les déchirures dans le ciel, au crépuscule, promesses de beau temps."

Nous sommes à la fin de la seconde guerre mondiale. Partout en France, des femmes sont brutalement tondues, principalement pour avoir eu des relations, pendant le conflit, avec l'ennemi. C'est ce qui arrive à Maria Salaün à Saint-Brieuc, devant l'auberge de son père, elle est tondue sur les ordres de son ami d'enfance, Antoine, pour avoir aimé Frantz, un officier allemand. Elle n'oppose aucune résistance à cette humiliation publique, au contraire elle se présente fièrement, drapée de la robe blanche de fiançailles de sa mère, et son apparition, sa chevelure flamboyante, sa dignité, impressionnent les badauds qui assistent à la scène. Elle se laisse tondre, assise sur sa chaise de bistrot, numérotée 14. Mais même si la honte est là, Maria a décidé qu'elle ne restera pas collée à elle, qu'elle va changer de camp, six noms sont sur sa liste. Armée de sa chaise, de son crane nu, de sa robe blanche, la jeune femme entame sa douce et ferme vengeance.

Il existe de nombreux récits sur ces scènes assez intolérables d'humiliations qui ont suivi la libération. J'avais lu sur le même thème le terrible L'échappée de Valentine Goby, par exemple. Dans ce roman de Fabienne Juhel, la perspective est assez différente et surprenante, et pourtant le sujet reste tout aussi difficile. Ce qui surprend ici est la force de caractère du personnage de Maria, sa quête, sa détermination, et les images superbes et évocatrices dont l'auteure pare son histoire. On referme ce livre étonnée d'y avoir trouvé ce que l'on n'y cherchait pas, beaucoup de force, de douceur, de l'amour qui se distribue gratuitement et de la lumière. Une très belle lecture, en lice pour le Prix Cezam.

Editions Le Rouergue - 21€ - Mars 2015 - Merci ma bibli !!!

Les oubliés de la lande avaient été un coup de coeur en 2012 ! Et j'avais papoté avec l'auteure en 2009 (ouh ça date) [clic]

D'autres lectures de La chaise numéro 14... Un enchantement pour les sens pour Alex - Encore une belle lecture forte de l'auteure pour Clara ! - "En commençant "La chaise numéro 14", je me doutais que Fabienne Juhel traiterait le sujet avec tact et intelligence. Je ne me trompais pas." chez SylireUn roman original, qui comme souvent chez Fabienne Juhel, flirte avec les codes du conte pour GwenaelleC'est une belle histoire, émouvante qui fait toucher du doigt ce qu'ont pu vivre de nombreuses femmes à cette époque pour Sandrine !

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02 avril 2016

Sur mes épaules

[Parce que depuis que je l'ai vu en représentation avec Brigitte Giraud, je suis devenue fan.] Sinon, demain sans doute ici sur le blog, un billet sur ma lecture de La chaise numéro 14 de Fabienne Juhel... roman d'une belle force. Et puis je pense me plonger ce soir dans Mémoire de fille d'Annie Ernaux que des petits lutins sont en train d'acheter pour moi (parce que je suis un peu fatiguée aujourd'hui). Bientôt, je vous parlerai de nouveau du Printemps du Livre de Montaigu, et des rencontres possibles... Bon week-end !

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30 mars 2016

Un petit tag pour en savoir plus

marquepage

Taguée par Clara je réponds à ses questions...

Que penses-tu des adaptations cinéma ? 
Je n'en pense pas grand chose. Certaines sont parfois très réussies d'autres non. Je suis toujours heureuse pour un auteur dont j'ai aimé le livre que son roman soit adapté. C'est souvent une consécration pour lui ou pour elle je trouve, une marque de reconnaissance. Il y a également de très bonnes adaptations BD de romans, comme par exemple Au revoir là-haut, lu dernièrement... 

Quel marque-page utilises-tu ? 
A la maison, nous avons un pot à marque-pages dans lequel toute la famille pioche. Ce n'est donc jamais vraiment le même... Pour tout vous avouer, je récolte des marque-pages Médiathèques partout dans la maison, laissés en général par monsieur, signe qu'il vient de terminer un livre, ou d'en abandonner un. Bref, le livre est aussitôt rangé dans le sac retour de médiathèque, mais pas son marque-page, qui traîne. Cependant, ils sont très utiles pour connaître les horaires de notre lieu préféré, horaires que nous oublions toujours, donc je les amasse soigneusement.

Quel est ton coup de cœur 2015 ? 
En 2015, j'ai eu un gros coup de coeur pour la BD Glenn Gould de Sandrine Revel et puis j'ai été bouleversée par Diane dans le miroir de Sandrine Roudeix.

Comment classes-tu tes livres ? 
Je ne classe pas vraiment mes livres mais ils sont posés dans ma bibliothèque, en général en fonction de leur genre et de leur maison d'édition. Pour bien faire, il faudrait reprendre le rangement effectué lors de notre emménagement il y a quelques années... J'ai toujours le sentiment de ne plus rien retrouver dans mes étagères. Cet été peut-être ? Je pense à ce moment là privilégier le classement par maison d'édition, parce que visuellement c'est assez joli.

Quels sont tes blogs de lecture préférés ? 
Mes blogs préférés sont en liens sur le blog à droite et à gauche, dans mes colonnes. Je suis certains blogs depuis presque déjà dix ans. Je crois que mes préférés savent qu'ils sont mes préférés, mais cela reste toujours amusant et enrichissant de faire de nouvelles découvertes.

Des petites habitudes inavouables quand tu lis ? 
Je lis généralement sous ma couette, même en pleine journée. L'été, c'est chaise longue dans le jardin (sans la couette).

Un auteur contemporain que tu aimerais rencontrer et pourquoi ? 
J'ai déjà rencontré des auteurs que j'aime, c'est une chance, et bien sûr il y a les rencontres au hasard des salons, des apéros littéraires de ma bibliothèque. C'est bien aussi de ne pas prévoir les rencontres.

Où achètes-tu tes livres (neufs et occasion) ? 
En librairie.

En ce moment, quel genre de littérature lis-tu le plus ? 
Je lis beaucoup d'auto-fiction mais ce n'est pas réellement volontaire, c'est le moment qui veut ça. Depuis quelques temps, j'ai le sentiment de laisser les livres venir à moi, d'être moins dans la contrainte, et c'est drôlement bien, la meilleure manière de lire finalement.

Un livre à la fois ou plusieurs ? 
Toujours un seul livre à la fois.

Quelle est ta lecture en cours ? 
La chaise numéro 14 de Fabienne Juhel.

Sur quel site communautaire en rapport avec la lecture aimes-tu aller ? 
J'ai abandonné les sites communautaires depuis longtemps, copier mes avis sur un autre site était trop chronophage. Je préfère me contenter du blog, et de facebook.

Livre papier ou numérique ? 
Surtout papier. Mais je lis de temps en temps des titres enregistrés sur ma liseuse.

Quel est ton endroit préféré pour lire ? 
Dans mon lit, ou sinon au dehors dès qu'il fait beau, vivement qu'il fasse beau tout le temps d'ailleurs !

Invite cinq amis à y répondre : 
Je laisse ce tag à qui veut le prendre.

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28 mars 2016

En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut

enattendantbojangles

"Heureusement, Maman reprit les choses en main."

C'est l'amour fou, le coup-de-foudre de la fantaisie au premier regard. Tout de suite, entre eux, les mensonges ont été le lien. Depuis, il dansent sur Mr Bojangles de Nina Simone dans leur appartement parisien. Leur fils sait qu'il ne faut pas raconter tout ce qui se passe à la maison à l'école, et inversement. La vie quotidienne est une fête perpétuelle, les amis viennent boire des cocktails, danser, à peine dérangés par le grand oiseau exotique qui se balade parmi eux avec des colliers de perle, Mademoiselle Superfétatoire. Tout serait merveilleux si tout pouvait continuer ainsi, l'amour se vivre, la légèreté se poursuivre. Mais un beau jour la réalité rattrape cette famille qui entasse son courrier sans jamais l'ouvrir. Les impôts réclament beaucoup d'argent. La mère s'inquiète, exagérément, et montre de plus en plus des signes d'un dérangement plus profond, jusqu'à mettre le feu à leurs souvenirs, frôlant ainsi gravement un danger plus grand. Elle est alors internée. Le fils suit son père dans un appartement moins faste. Comment faire pour que la fantaisie, le rire, la joie, continuent malgré tout... ? Il suffit peut-être simplement d'y croire encore, et de continuer à danser.

Ce petit livre était sur ma PAL depuis la rentrée de janvier et attendait bien sagement mon bon vouloir, ou du moins une opportunité. Il aborde depuis fièrement un tas de bandeaux rouges qui démontrent oh combien ce titre a beaucoup séduit. Mais en fait c'est le sourire d'Olivier Bourdeaut, sa grâce discrète face au truculent Luchini dans La Grande Librairie, qui m'ont convaincue d'ouvrir enfin ce livre. J'étais curieuse de connaître cette histoire inventée, presque avec nonchalance, par cet écrivain là. Et je dois dire que j'ai été moi aussi séduite. J'ai beaucoup pensé en lisant ce titre à la folie de Gatsby le Magnifique de Scott Fitzgerald, une folie similaire, qui cherche à montrer son amour, qui cherche à envelopper l'être aimé dans l'illusion et la possibilité d'une fête perpétuelle. J'ai également été émue, touchée. Ce livre est un ovni littéraire d'une grande finesse, d'une grande classe, et il est tellement décalé qu'il interroge et étonne. C'est une très belle surprise.

Editions Finitude - 15.50€ - Janvier 2016

Une histoire d'écriture toute aussi rocambolesque racontée sur l'Express - Addictif, frais, drôle et bien rythmé pour Leiloona - Coup de coeur pour A l'ombre du noyer - Une belle invitation à la fête malgré les obstacles pour blablablamia - Tendre, émouvant, drôle et fou à la fois pour Noukette - Une très belle découverte pour Gwenaelle - Un roman qui fait du bien mais qui sait aussi être grave sans perdre sa légèreté pour George - La lecture de Keisha - C'est beau et triste comme la vie pour Jérome qui y a trouvé du Boris Vian aussi (suis d'accord) - Une très jolie surprise de cette rentrée de janvier pour Aifelle !! - Une petite pépite pour Sylire !

26 mars 2016

The perfect place to be

[Cocoon j'adore ! Attention, un nouvel album devrait sortir tout bientôt.] Sinon, pendant ce temps, je lis En attendant Bojangles d'Olvier Bourdeaut. Et puis je ressors d'une semaine aux émotions contrastées. La rencontre avec Jeanne Benameur attendue depuis des mois a été annulée au dernier moment mercredi. Je décide alors d'aller à cette soirée jeudi soir, celle qui réunit Brigitte Giraud et Albin de la Simone... et je passe un super moment. L'écriture de Brigitte Giraud, bien entendu... mais également la voix, l'inventivité, la grâce d'Albin de la Simone. Bref, c'était vraiment bien. Je pense vous mettre quelques unes de ses chansons très bientôt. Si le programme passe dans votre ville, allez-y, foncez. En attendant bon week-end !!

pingpong

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