25 août 2015

La Traversée du Louvre, David Prudhomme

latraverseedulouvre

 "On cherche à retenir...
... ce qui ne peut nous appartenir."

David Prudhomme se déplace dans les salles du Musée du Louvre, accroché à son téléphone, en conversation professionnelle, puis à la recherche de Jeanne, sa femme, qu'il ne trouve pas. Autour de lui, derrière lui, partout, des oeuvres et des spectateurs. Il s'interrompt alors dans sa quête veine et commence à observer le ballet des visiteurs, croque des scènes coquasses ou simplement subitement poétiques.

J'ai adoré visiter Le Louvre dans cet album à la fois précis et onirique. On reconnaît au fil des cases des tableaux célèbres mais c'est surtout dans sa faculté de saisir l'instant que David Prudhomme excelle. Tout à coup, les oeuvres sont sur les murs, derrière des panneaux de verre, faits de pierre ou de peinture, mais aussi bardés d'appareils photos, avachis sur des fauteuils, muets devant la joconde, faits de chair et de sang. On ne peut alors s'empêcher de sourire, d'être admiratifs de la finesse d'observation de l'auteur et en fin d'ouvrage on le remercie de nous avoir permis de visiter ce lieu, et d'en avoir grâce à lui également entendu le bruissement.

Editions Futuropolis - 17€ - Juin 2012 - Merci ma bibli !!!

Mo a aimé ce méli mélo visuel - Un très bel ouvrage pour Malice

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24 août 2015

Et mes lèvres s'accrochent à tes phalanges

[Aaron] Parce que... envie là tout à coup d'un petit moment suspendu.

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23 août 2015

Le Rire du grand blessé, Cécile Coulon

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 "En secret, les marmots rêvaient de prendre la galopante. Partir signifiait couper le seul lien qui les rattachait à la terre ferme : ils ne savaient ni lire, ni écrire. Rien ne pouvait les sortir du fond de leur cave humide où s'entassaient des bocaux de nourriture pour les périodes de vaches maigres. Ils en étaient conscients.
Rien n'y faisait.
Rien, sauf l'uniforme des Agents du Service National."

1075 est, dès son intronisation, meilleur que les autres, plus dur, plus inflexible. Il est un des Agents du Service National, recruté pour son analphabétisme, pour être l'élite du pays, et maîtriser les foules, quand la lecture est devenue la drogue des plus faibles. Le Grand en a effectivement fait son pouvoir. Utilisant la méthode de Lucie Nox, il a jeté les vieux livres, banni la littérature, demandé aux auteurs de produire des ouvrages classés par émotion, mis en place de grandes messes où des Lecteurs sont ovationnés comme des dieux. Une manière de contrôler le peuple. Cependant, 1075 se fait mordre par un molosse. Dans l'hôpital dans lequel il séjourne quelques temps, il entend la voix d'une institutrice... qui annone l'alphabet. Pour 1075, c'est un bouleversement total.

"Tout ça à cause d'un chien stupide, et d'une femme que je ne connais pas."

Cécile Coulon connaît elle parfaitement les codes de la dystopie *. Et j'ai sans doute été gênée au départ de reconnaître quelques ressorts déjà observés dans The Giver, Hunger Games ou Divergente par exemple, comme une impression de facilité et de déjà vu. [Je vous avais caché que j'avais vu (et apprécié) ces films dernièrement.] Cependant, il faut avouer que la contribution de Cécile Coulon au genre est plutôt intéressante, et qu'elle devient très vite captivante, qu'elle a cette particularité de faire de la chose écrite un danger, une menace, l'acte de rébellion ultime dans cette société sous contrôle étant d'apprendre à lire en secret. J'ai aimé, outre le personnage principal, celui de Lucie Nox, sa fausse naïveté, connaître ses premières motivations. L'écriture de Cécile Coulon est froide, presque distante, mais elle donne au texte toute sa dimension de fable, et de mise en garde, contre l'uniformisation, pour la littérature. Un titre que l'on a envie de relire tout de suite une seconde fois dès la dernière page refermée, comme si lors d'une deuxième lecture, l'effet de surprise passé, chaque détail pouvait enfin véritablement exploser.

Editions Points - 5.90€ - 20 août 2015

* La dystopie est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie. L'auteur entend ainsi mettre en garde le lecteur en montrant les conséquences néfastes d’une idéologie (ou d’une pratique) présente à notre époque (source wikipedia).

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Si Blablablamia avait été prof elle l'aurait fait étudier à ses élèves Percutant pour MicMelo - En toute subjectivité Valérie aime !

Il y a presque dix ans, Points lançait la rentrée littéraire parallèle, celle des poches ! Ils nous permettent de revenir cette année sur la Rentrée Littéraire précédente et sur les livres qui ont marqué l'année 2014 en sortant 7 titres le 20 août. [Toutes les infos ici]

 

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22 août 2015

Maxi Toto et Extra Adèle

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Comment occuper ses enfants de retour de colo ? Telle est la question que l'on est en droit de se poser quand il reste quelques jours avant la rentrée, que l'été tire à sa fin, que toutes les idées d'activités semblent avoir été épuisées, et que nos bambins semblent avoir comme un appétit de bricolage à assouvir. 

Petit dernier et Grande fille adorent les personnages récurrents de chez Tourbillon, soit respectivement Toto et Adèle. Ils se sont précipités (les valises à peine défaites) sur ces opus hors séries sortis pour l'été qui regorgent de jeux et de découpages (boîte à gages chez Toto, papertoys chez Adèle), et qui les attendaient sagement à la maison. De quoi récupérer en douceur de leurs voyages. Et finalement ce n'est pas si mal de garder ce genre de livres/cahiers pour la fin des vacances. Silence total à la maison tandis que les ciseaux découpaient. Je me suis rendue compte d'ailleurs que Petit dernier avait perdu ses ciseaux de gaucher (achetés aujourd'hui) et que j'avais bien fait de faire le plein de colle et de Scotch. Les neurones se remettent tranquillement à retravailler...

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Pour plus d'images [clic ici] et [clic ici]

Maxi Toto tome 4, Franck Girard, Editions Tourbillon, 7.99€, juin 2015

Extra Adèle, Mr Tan, Editions Tourbillon, 8.95€, juin 2015

 

21 août 2015

La Couleur de l'eau, Kerry Hudson... Rentrée littéraire 2015

lacouleurdeleau "S'embrasser. Contact des bouches chaudes et douces, instant où elle ouvrait les yeux et sentait ses cils contre les siens, odeur qui lui donnait envie de lécher sa peau, parfois un quart de seconde quand ses yeux mi-clos étaient si près qu'elle ne voyait que lui, avec l'impression de regarder dans sa tête.
Ses mains, sur sa taille, tenant gentiment son menton, caressant la peau douce et pâle de son cou, un pouce suivant sa clavicule. La chaleur rassurante de son corps quand elle posait la tête sur sa poitrine, quand ses bras forts l'enlaçaient, quand elle sentait la respiration dans ses poumons, et parfois un battement doux et irrégulier de son coeur contre le sien.
Alena avait oublié tout cela. La douleur exquise de se sentir hors de danger, de désirer un autre corps, d'avoir soif d'une odeur, le réconfort de tendre vers tout cela qui lui était donné sans le tranchant de la peur ni la cruauté de l'appropriation."

Alena et Dave n'étaient sans doute pas destinés à se rencontrer. Elle, venue de Russie, pleine de rêves. Lui, élevé et porté par les espoirs d'une mère adorée, puis détruit par ses promesses, un mariage ridicule. Alena a vu ses rêves se briser à ses pieds dès l'aéroport, entraînée de force dans le milieu de la prostitution de Londres, remarquée par un vieil homme, maltraitée, séquestrée, menacée. Dave est vigile dans un magasin. Il prend la jeune fille la main dans le sac lors d'un menu larcin, la laisse partir. Alena voit dans cet homme doux un moyen de s'en sortir, de se mettre à l'abri, de fuir la rue dans laquelle elle vit depuis des mois après son départ providentiel du domicile de son exploiteur. Elle tente donc de s'accrocher à lui. Son plan est tout d'abord d'occuper le plus longtemps possible son canapé, puis la tendresse et l'amour rapprochent peu à peu ces deux êtres perdus.

La couleur de l'eau est un roman assez dense qui mérite que l'on ne se laisse pas désarçonner par ses premières pages. Car en effet, après de multiples allers et retours entre le passé et le présent, qui expliquent l'histoire individuelle des deux amoureux, mais dans lesquels le lecteur se perd un peu, il donne enfin toute sa puissance. Le récit se pose enfin et le charme d'une atmosphère, très londonienne, opère, à la fois douce, libre et terriblement dangereuse. J'ai refermé les pages de ce livre, séduite par sa fin, par les personnages, par tout ce que j'y avais rencontré, de douloureux et de beau. J'avais déjà lu de l'auteure Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer ma maman, et il est évident, au terme de cette seconde lecture, que Kerry Hudson excelle à se mettre dans la peau d'une certaine frange de la population anglaise. Un très bon moment de lecture.

Editions Philippe Rey - 21€ - 20 août 2015

Un conte moderne pour Blablablamia [clic] 

logo2015

Je participe au challenge 1% rentrée littéraire qui consiste à lire au moins 6 livres de la rentrée littéraire (clic sur l'image pour plus de détails). Challenge : 2/6.

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20 août 2015

Camille, mon envolée, Sophie Daull ... Rentrée littéraire 2015

camillemonenvolee

 "Depuis mon coeur crevé je vais faire ça, raconter ta mort, ta maladie, ton agonie. Du jeudi 19 au lundi 23 décembre ; quatre jours, trois p'tit tours et puis s'en vont. Je vais relater dans le détail ta lutte, ton combat, blitzkrieg, parce que, putain, qu'est-ce que tu as été forte dans cette traversée de la fièvre et de la douleur. Médaillée, croix de guerre."

Comment parler d'un évènement aussi absurde et terrible que celui de la perte de son enfant ? A la veille de Noël. A la veille de ses 16 ans. Après trois jours d'une fièvre implacable, que le corps médical tentait de soigner négligemment avec quelques aspirines, le coeur de Camille cesse de battre. Sophie Daull réussit ce pari, sans trop de pathos, avec juste la bonne dose de délicatesse, de pudeur, de tristesse, d'humour qui permet à ses phrases de dresser le portrait en creux d'une jeune fille adolescente, qui ressemblait à toutes les autres filles de son âge, mais qui était unique pour ceux qui l'aimaient.

Récit d'un deuil, d'un enterrement, ce roman enveloppe, apaise, tente de trouver du baume au coeur. Il envoie tout de même des petits coups dans le ventre qui font brutalement monter les larmes aux yeux. J'ai aimé pour ma part qu'il soit si réaliste, si proche du quotidien, piqueté d'ironie, et que rien ne nous soit épargné de la crudité de ces moments, pendant lesquels, malgré la douleur, la vie ne cesse d'avancer. Un très beau roman, qui n'est pas seulement le témoignage d'une mère endeuillé, mais également le journal d'une survie. 

Editions Philippe Rey - 16€ - 20 août 2015

logo2015

Je participe au challenge 1% rentrée littéraire qui consiste à lire au moins 6 livres de la rentrée littéraire (clic sur l'image pour plus de détails). Challenge : 1/6.

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16 août 2015

Claude Ponti, Nantes... et des lectures

Il n'y a plus de billets sur ce blog depuis le 8 août. Mais que se passe-t-il ? Rien de grave, seulement la reprise de la vie matérielle, de la fatigue parfois, mais aussi quelques occupations. Je dépose ici quelques photos postées sur mon compte #Facebook et #Instagram. Parce que pendant la pause, les activités continuent.

claudeponti

Claude Ponti a de nouveau déposé ses petites merveilles dans le Jardin Des Plantes de Nantes. Ci-dessus, un poussin au repos. J'ai visité ce parc un mercredi de grosse chaleur et en bonne compagnie. [Plus de photos par ici - clic]

flamandsethollandais

Le même mercredi de grosse chaleur, il semblait bienvenu de visiter cette expo, au sein du Château des Ducs de Bretagne, toujours à Nantes. Salles climatisées, peintures magnifiques, légendes riches et intéressantes. J'ai aimé. Exposition ouverte jusqu'au 30 août. [Plus de détails ici - clic]

autrerentreelitteraire

Sinon pendant ce temps, je lis quand même... un peu pour la rentrée littéraire grand format (des billets à venir sur ce blog à partir du 20 août) mais aussi pour la rentrée poche (quelques lectures à venir aussi de ce côté). Les Editions Points ont décidé de mettre en avant ce qu'ils appellent L'autre rentrée littéraire, et j'aime assez leurs bandeaux, leur démarche éditoriale en général, ainsi que leurs publications. Cette rentrée (effective le 20 août aussi) est une bonne alternative pour les petits budgets. J'ai décidé de lire trois titres de la sélection ci-dessus. [Crédit photo facebook Points - clic ici]

amorostasiat2

Enfin, j'ai eu de belles lectures BD cet été dont le prenant Amorostasia [Clic ici]. J'ai lu le tome 2 ce week-end, qui loin de me décevoir m'a plu tout autant [Contrairement à Noukette qui avait tellement aimé le premier tome - clic ici]. L'épidémie de maladie d'amour est toujours d'actualité dans ce deuxième opus, elle sévit maintenant depuis plus de trois ans, et a pris des proportions mondiales. Les gens continuent de se figer. La prise d'un médicament qui bride les émotions a été rendu obligatoire dans les lieux publics. Des groupes de résistance se sont constitués. Les recherches continuent. Kiran est le cobaye idéal. Les expériences réveillent Olga, réfugiée dans la maison de ses parents. La jeune femme souhaite retrouver Kiran, pour pouvoir se figer de nouveau avec lui, mais en attendant elle doit fuir et se cacher, traquée par les autorités. 

Bon dimanche !!

08 août 2015

L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir, Rosa Montero

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 "Il faut faire quelque chose avec tout ça pour que ça ne nous détruise pas, avec ce grondement de désespoir, avec ce gâchis interminable, avec ce furieux mal de vivre quand la vie est cruelle. Les êtres humains se défendent de la douleur insensée en l'ornant de la sagesse de la beauté. Nous écrasons du charbon à mains nues et nous réussissons parfois à faire ressembler ça à des diamants."

Rosa Montero vient de perdre l'homme qu'elle aimait et la voilà chargée de rédiger la préface d'une prochaine publication, celle du journal que Marie Curie a tenu juste après l'accident qui a coûté la vie à son époux, Pierre. Hasard, coïncidence, ou acte bienveillant, ce projet est une opportunité, celle de raconter Marie Curie, Pierre, mais aussi Pablo, et son propre deuil. A travers l'histoire d'une femme extraordinaire, Rosa Montero aborde également la question de l'amour, de la féminité, de la place des femmes dans l'histoire de la science, de la ténacité, du courage et de la légèreté.

Ce livre est un récit que l'on choisit d'abord pour la beauté indéniable de son titre, qui provoque à lui seul un petit effondrement intérieur. Et puis, en parcourant ses premières pages, on se demande comment survivre à la perte de l'être que l'on aime, comment il est possible à Rosa Montero de ne plus revoir Pablo, à Marie Curie de ne plus revoir Pierre. C'est par le biais d'une douleur terrible que l'on fait connaissance avec cette femme exceptionnelle qui a découvert le radium, sans se méfier au demeurant de son pouvoir destructeur, mortel. Et j'ai aimé apprendre beaucoup sur Marie Curie. J'ai aimé l'écriture de Rosa Montero, moderne (un peu étonnée quand même de cette utilisation constante du #hashtag, utilisation auquelle on s'habitue tout de même), précise, documentée et sincère. J'ai aimé ce livre.

Editions Métailié - 17€ - janvier 2015 - Merci ma bibli !!

Sur le blog de MicMelo, et en commentaire, l'explication de l'utilisation des hashtags par la traductrice Myriam Chirousse - Passionnant, vivant et audacieux pour Clara ! - Aifelle a quelques réserves sur la forme - Cuné s'est sentie furieusement proche de Rosa Montero - Keisha aime de toutes façons Rosa Montero - #GrandMomentDeLecture pour Marilyne !!

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05 août 2015

La Théorie de la tartine, Titiou Lecoq

latheoriedelatartine  "Si on n'avait pas de problème avec la réalité, avec le monde extérieur, on n'avait aucune raison de passer ses soirées enfermé devant son écran. Il fallait être un handicapé social et trimballer une grosse dose de mal-être pour trouver toute sa beauté à internet. Il fallait ne pas se satisfaire du monde tel qu'il était pour partir s'installer à mi-temps dans un univers peuplé d'autres migrants boiteux. Le web avait été les Amériques des handicapés sociaux."

Nous sommes en 2006 et à l'ère des frémissements d'internet en France. Christophe est un jeune Webmaster qui croit en l'avenir de ce média, surtout en matière d'information. Marianne est une blogueuse connue. Paul est un adolescent incompris, asocial, mais un génie en informatique. Ces trois là n'ont aucun point commun mis à part leur addiction à leur ordinateur. La diffusion d'une sex tape compromettante va cependant les réunir. Marianne a besoin d'aide, Christophe prend fait et cause pour elle, quitte à mettre sa carrière en jeu, Paul sera le chevalier servant. Un lien indéfectible se met en place, toujours vivant dix ans plus tard.

De Titiou Lecoq j'ai lu dernièrement Chroniques de la débrouille (sorti aux éditions Fayard sous le titre Sans télé, on ressent davantage le froid), qui sont la retranscription retravaillée des chroniques de son blog, et sans doute pour l'instant mon opus préféré de l'auteure, car me semble-t-il plus intime et plus sincère. La Théorie de la tartine ressemble plus à son premier succès de librairie Les Morues, il s'agit d'un roman, aussi tonique et moderne que le précédent. Et il est en effet également question ici de mener l'enquête, d'amitié, et de mettre à jour les malveillances d'un système. Tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette lecture une lecture divertissante, et assez légère. J'ai plus été intéressée cependant par l'analyse qui est faite dans ce livre sur l'évolution d'internet, ayant moi-même commencé à mettre les pieds dedans en 2006. Titiou Lecoq délivre un constat plutôt négatif, entre la normalisation d'un outil au départ synonyme de liberté, et la manipulation organisée d'un système tendant de plus en plus vers le profit et la traque de nos profils et informations individuelles.

Editions Au Diable Vauvert - 22€ - 19 mars 2015

Un roman agréable pour blablabla mia Panorama de l'évolution de nos relations avec internet pour Cathulu ! - Keisha a également été intéressée par ces réflexions - Fanny a adoré !

Je vous invite chaudement à suivre le blog de Titiou Lecoq : Girls and geeks

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02 août 2015

Au chat lent... librairie salon de thé

Pendant ma longue pause de juin, je suis allée rendre visite à Clémentine. Elle vient d'ouvrir un très joli lieu à Challans (85). Je n'avais pas encore posté ces photos sur mon blog. N'hésitez pas à lui rendre une petite visite si vous passez en Vendée cet été, notamment à Saint Jean de Monts, c'est à deux pas...

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