06 mai 2015

Pause

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A très bientôt !

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04 mai 2015

De la terreur (atelier d'écriture)

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 Je profite du calme qui règne autour de toi, de la douce lumière apaisante de ton atelier, du sentiment de sécurité qui m'étreint et me prend dans ses bras dès que je suis là, assise à te regarder travailler le bois, pour te parler. Je sens qu'il est plus que temps de partager cela avec toi, la terreur. Tu m'écoutes. A peine as-tu suspendu ton geste sur mes premiers mots. Et puis les copeaux se sont de nouveau jetés dans l'air, avec leur odeur poussiéreuse et sucrée rassurante. J'ai pris ton mutisme pour une invitation à poursuivre mon histoire. J'ai vu à ton sourire, au geste doux de ta main pour nettoyer les scories de ta pièce, que j'avais bien fait. Alors, j'ai ravalé les sanglots qui remontaient dans ma gorge. Parce qu'il fallait d'abord que je te dise que la terreur était revenue. Comme la première fois. Même belle allure, même silhouette, même doigt pointé sur moi. Parce que la terreur a un corps, un visage, et des mots. Mais que sa grande force est de rester floue, vague, insinuante et fuyante. Comme la première fois. Je passe très vite sur la cause, ces petites enveloppes rectangulaires, blanches, que je trouvais autrefois en rentrant chez moi, le soir dans ma boîte aux lettres, et qui me promettaient l'enfer. La répétition de leur apparition, d'une régularité de plus en plus effrayante, la reconnaissance immédiate de l'écriture, ces lettres qui dansaient devant mes yeux à l'ouverture, le choc, la spirale, le gouffre qui s'ouvrait devant moi. Combien de fois me suis-je tenue ainsi, le souffle coupé, chancelante, dans le hall d'entrée de notre immeuble, la main crispée sur la rambarde de l'escalier ? A attendre que le sol m'engloutisse. Il y a des milliers de façon de disparaître, de fuir la douleur. Moi je disparaissais sur pieds. Mon corps prenait peu à peu de moins en moins de place. Peut-être qu'à force la terreur allait m'oublier ? Je me souviens de notre première rencontre, du regard sur mes hanches pointues, mes épaules et mes genoux. Nous avons tous les deux fait semblant de croire que tu n'aimais effectivement pas manger seul, pour instaurer nos rendez-vous, ce rituel qui consiste à descendre chez toi à l'heure du dîner, pour partager tes repas. Depuis des mois, tu me nourris, tu m'engraisses, tu prends soin de moi en silence, tu prends la place d'un père, ou celle d'un grand-père. L'amitié avec toi est si simple. Comment te remercier ? Je ne t'apporte que ma pauvre présence. Mais revenons à la terreur. Parce qu'elle est revenue. Et j'ai de nouveau revu le gouffre, la spirale, ressenti l'angoisse que le sol cette fois-ci réussisse à m'engloutir. Je me croyais guérie, à l'abri depuis la disparition subite des enveloppes. Mais la terreur a appris. Elle ne craint plus de me regarder aujourd'hui droit dans les yeux, elle envoie même des e-mails. Elle est apparue l'autre jour près de moi dans la librairie dans laquelle je travaille, a pris son temps pour choisir un titre, a semblé renoncer, m'a jeté quelques phrases avant de disparaître. Une collègue m'a soutenue alors que je vacillais. Tout le monde s'est inquiété pour moi. Puis, je l'ai vue hier devant une devanture, son regard me suivait dans son reflet alors que je longeais les vitrines. J'ai retrouvé sa folie, son désir de destruction, et j'ai reconnu la peur. Depuis mes dernières paroles, j'entends ton souffle s'accélerer. Tu attrapes finalement un couteau sur l'établi et le plante violemment dans le bois strié et profond. Et tu lèves ton visage doux vers moi. A présent nous sommes deux pour l'affronter, me dis-tu. Et j'imagine même que nous pourrions être plusieurs, puisque les gens t'aiment. Je n'y avais pas pensé. Et les sanglots retenus affluent alors que je te serre maladroitement contre moi. Je n'y avais pas pensé que l'amour pouvait vaincre la terreur, que je n'étais pas seule, et que déjà sa puissance s'éteignait un peu dans la pression de ta tempe contre la mienne. Parce que dans la quiétude profonde de ton atelier ce soir, dans la rivière de mes larmes qui ne tarissent plus, j'endosse la cuirasse invisible d'une guerrière désarmée, je prends la mesure de cette force que tu m'accordes, de celle qui existe déjà au creux de moi, et sens claquer autour de mon poignet droit le bracelet invisible qui me lie désormais à notre amitié. Merci.

Une photo (de Julien Ribot), une inspiration, beaucoup d'imagination, et au final un texte... tout ça pour l'atelier d'écriture de Leiloona [clic]. 

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03 mai 2015

Diane dans le miroir, Sandrine Roudeix

dianedanslemiroir"Je ne peux rien pour toi.
Je ne vaux rien.
Parce que la roue tourne, tu vois, c'est le jeu. Un jour, tu es une artiste, et un jour tu n'es plus rien. Un jour tu es nourrie par ton travail et c'est lui qui te fait courir danser rire. Et un jour il n'a plus de consistance. Plus de matière. Seul compte ce que tu ressens pour un homme. Seuls comptent le manque, l'attente, la peur qu'il t'oublie ou qu'il t'abandonne, et tous ces fils tordus et paranoïaques que ton angoisse tricote dans ta tête.
Seuls comptent la solitude et la mélancolie qui se dressent entre toi et les autres comme les barreaux d'une prison.
Tu le vois bien dans le miroir qu'on est seules, non ?"

Sandrine Roudeix a inventé dans son texte une nuit, celle où Diane Arbus aurait décidé de faire son autoportrait. Dans sa salle de bains, que la photographe a choisi pour cadre, la chaleur est étouffante, moite. Il faut décider du meilleur angle possible, du décor, pourquoi pas s'immerger dans la baignoire, nue. Mais tandis que l'accomplissement de son projet s'éternise, Diane se repasse le film de sa vie, sa rencontre avec son mari, la naissance de ses filles, ses parents, sa famille. Elle nous révèle comment lui est venu son désir de photographier, et comment elle s'y prenait dans les faits, à quel point en saisissant sur la pellicule les étranges et les bizarres, elle est allée au bout de ce qu'elle voulait faire, insistant pour conserver son format particulier, son grain, son individualité, sa manière de rencontrer ses sujets. Elle se confie à son miroir, à la petite fille qui ricane en elle.

C'est au travers du dernier livre de Laurence Tardieu [clic ici] que j'ai appris le nom de cette photographe dont je connaissais comme tout le monde quelques portraits. Et c'est ce qui m'a amené à avoir envie de lire ce roman là, pour approcher au mieux ce personnage, malgré l'évidente fiction. Tout de suite, l'écriture de Sandrine Roudeix m'a prise à la gorge, et je ne m'y attendais pas. La douceur régnait dans ses Petites mères [clic]. Mais j'ai aimé ça, tout du long, cette oppression de l'écriture, de l'ambiance suffocante du lieu, la sincérité dérangeante d'une solitude qui se scrute dans le miroir sans illusions d'une salle de bains. Rien n'est épargné au lecteur, de la sensualité brute au désespoir sans fards, mais l'intimité que crée Sandrine Roudeix avec son personnage est également douce, enveloppante, tendre et compréhensive, comme un emmaillotement qui prendrait toute une nuit à se tricoter. C'est très très beau, très difficile à lire aussi par moments, mais d'une unité parfaite, à dévorer dans un souffle. Un gros coup de coeur !!

Editions Mercure de France - 16.80€ - mars 2015

La revue de presse sur le site de l'auteure Le très beau billet du petit carré jaune (Sabine) !! 

 

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02 mai 2015

Walking

[Christine, toujours... et une vidéo très en phase avec ma lecture du moment, je trouve] Car pendant ce temps, je lis en effet Diane dans le miroir de Sandrine Roudeix. Tandis que la pluie peint tout en vert tendre au dehors. Il y aura certainement un texte sur ce blog pour l'atelier d'écriture de Leiloona lundi, parce que j'ai très envie/besoin d'écrire... Mais je ne sais pas encore de quoi il sera question. Seules quelques phrases flottent dans ma tête, reviennent, certaines s'accrochent et repartent, elles sont souvent mon point de départ. A suivre... Bon week-end !

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01 mai 2015

En cours de lecture...

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 "Ce n'est pas beau de vieillir, non. 
Je ressemble à une gamine quand je suis de bonne humeur, mais quand ça ne va pas, quand la déprime me repeint en noir goudron comme ce soir, c'est fou comme je me transforme.
Ne me laisse pas comme ça.
Ne me laisse pas devenir une de ces pauvres femmes à demi enterrées que je vois passer dans la rue avec des yeux blancs gris et de grandes envolées autour de leurs problèmes de santé et de leurs amis qui les ont délaissés. Je veux rester celle que j'ai été. Je veux photographier celle que je suis encore."

Extrait de Diane dans le miroir de Sandrine Roudeix... On y entend la voix de Diane Arbus (devant son miroir)... et pfff ce que c'est bien.

 

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29 avril 2015

Le fabuleux voyage de NON-NON et ses amis, Magali Le Huche

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Petite présentation/mise en scène de ma fille pour parler d'un des derniers albums de Non-Non sortis, en fait une réédition d'un titre de 2007.

Grouillette est porteuse d'une lettre. Non-non est invité, avec son groupe, par son cousin Maybi, à venir donner un concert à Wouden-Derze-Ouateur. Quel voyage !

Il faut dire que Non-Non a très bonne presse à la maison, et que nous aimons l'esprit de fantaisie de Magali Le Huche. Nous avions découvert cet ornythorinque délicieux en bibliothèque et ses aventures ont toujours conquis mes enfants. Nous connaissions Non-Non surtout en petit format. Ma fille, même grande aujourd'hui, a tenu à garder les deux petits albums aux rayures bleues que vous voyez ci-dessus et les garde précieusement dans sa chambre. Elle a donc eu une petite déception à réception du livre de constater que le format avait changé, et que les petits volets avaient disparus de ces nouvelles versions. En effet, beaucoup de l'attrait de ces albums tenaient pour elle de l'épaisseur douce et enfantine des petits livres, et de ces petites fenêtres curieuses qu'il fallait soulever ici et là. Bien sûr, on retrouve dans Le fabuleux voyage de Non-Non l'humour que l'on aime, le foisonnement des dessins et l'esthétique colorée, la finesse du trait, mais ce n'est pas pareil, et le tout somme toute est définitivement plus classique...

J'y ai moi même jeté un oeil et ai été un brin décontenancée par la surabondance des pages. Peut-être ne sommes nous pas la cible ? Et avons nous été surpris de devoir partager notre personnage préféré avec autant de monde ? L'intimité des petits albums nous convenait très bien je crois. 

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Editions Tourbillon - 11.98€ - février 2015

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28 avril 2015

Kinderzimmer, Valentine Goby

kinderzimmer"Mila ne se souvient plus de la date exacte. Le jour où les Belges sont arrivées avec des bébés joufflus, dodus sous la brassière, de kommandos extérieurs, sûrement. Elles serrent contre elle ces bébés splendides, bien nourris, surfaces de peau bombées, rosées, les blotissent dans leurs cous pendant l'Appell. Ils ont des lèvres rouges, pleines de sang rouge. De peaux marbrées laiteuses. Mila les fixe, elle se demande quel âge ils peuvent avoir. Jour après jour ils maigrissent. Ils rétrecissent. Au bout de trois semaines environ, les femmes posent seules."

- Alors quand vous aviez compris que vous alliez à Ravensbrück ?
Cette question d'une élève déclenche chez Suzanne Langlois beaucoup de trouble, elle qui a pris l'habitude de réciter son expérience en éloignant les émotions. Pour se raconter à elle même Ravensbrück, elle ne peut alors être que Mila, quelqu'un d'autre, cette jeune fille enceinte qui ne savait pas où elle mettait les pieds, bien sûr, et qui maintenait très fort la main de Lisette pour y faire ses premiers pas. Bien entendu, elle n'a su le nom de l'endroit qu'après y avoir passé deux mois et ensuite le nom n'a plus eu d'importance car tout a pris de toute façon une consonance gutturale bizarre. Parce qu'après, le combat est de tenir, d'oublier qu'il y a un enfant dans son ventre, d'éviter tout ce qui amène au tri et à la mort, tenir malgré le corps qui lâche, qui pue, et qui disparaît peu à peu sur des jambes chancelantes. Lorsque l'enfant naît, tout devient encore plus une raison de vivre, et de ne pas se laisser sombrer, la présence rassurante de Teresa, le partage pour le bien des enfants, cette Kinderzimmer où les bébés ne vivent pas plus de trois mois, le petit visage de James, les jours qui passent quand même, et les échos muets d'une libération prochaine et possible.

L'écriture de Valentine Goby est dans ce titre encore frappante, directe et belle, malgré l'horreur de ce qui est raconté, exactement celle dont j'avais conservé le souvenir dans le très marquant Qui touche à mon corps je le tue. Et c'est ce qui m'a frappé en début de lecture, cette capacité de l'auteure à nous détacher des émotions fortes que l'histoire pourrait nous insuffler. Et puis, le récit prend de la consistance, les événements s'enchaînent et donnent une image de plus en plus réaliste de l'effroi. Alors, l'écriture de Valentine Goby insuffle alors autre chose, le maigre espoir de voir vivre jusqu'à la fin Mila et son fils, et ce maigre espoir, même s'il s'amenuise de plus en plus, nous tient et nous tire inexorablement jusqu'au terme du récit. Je me suis empêchée d'aller voir des images du camp sur internet, je voulais garder la petite lumière vacillante qui parcourt ce roman en tête, et ne pas douter de l'humanité entière, comme Mila le fait si justement, alors qu'elle égrène chaque geste, chaque parole tue, chaque acte qui lui sauve la vie depuis son entrée à Ravensbrück, et lui permet de croire à un destin protégé.

Lu en grand format, merci ma bibli !! - Sorti en poche aux éditions Babel - 7.80€ - Mars 2015

Quelques autres lectures... A propos de livres - Jérome - Noukette - Saxaoul - Stephie - Sylire (version audio) - Leiloona - Frédérique Martin - ...

En lecture commune aujourd'hui avec Laurie Lit [clic ici]

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27 avril 2015

Le roi disait que j'étais diable, Clara Dupont-Monod

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 "Je sais que tu détestes cet endroit. Je t'ai surprise plusieurs fois campée devant ta fenêtre - c'est ainsi que tu m'as vu la première fois, alors que j'avançais vers ton château de Bordeaux dans un nuage de poussière. C'est ainsi que tu te tiens, debout, aux aguets, furieuse de ne pas pouvoir vivre. Mais, si tu étais un peu plus attentive, si ta colère te laissait parfois ouvrir les yeux, alors tu verrais que tu as tort de prendre tes pairs pour des ennemis, et l'admiration pour de la convoitise. Bien sûr qu'on te regarde et que tu impressionnes. Ici, dans le Nord, personne n'a jamais vu une femme aussi libre."

Clara Dupont-Monod a choisi, dans son livre, de romancer les zones laissées vides par l'histoire de la vie d'Aliénor d'Aquitaine, en s'attachant plus particulièrement à sa jeunesse, de son mariage avec Louis VII à son divorce quinze ans plus tard et à son nouveau mariage avec Henri Plantagenêt, futur roi d'Angleterre. Aliénor est l'héritière du royaume d'Aquitaine, territoire dont elle compare sans cesse les moeurs à celles de la cour. Elle s'ennuie dans son château, triste comme son mari Louis qu'elle considère comme un moine. Lui est fou d'elle et cède à ses caprices, fait venir à sa demande des troubadours, des tissus précieux, et ferme les yeux sur les escapades enfiévrées de sa très jeune femme dans les quartiers obscurs de Paris. Mais la jalousie prend très vite le dessus, et Aliénor ne cède à rien. Certaines décisions du roi, prises sous l'influence de cette femme de caractère, sont même assez embarrassantes pour le trône. L'amour de Louis pour Aliénor finit tout de même pas s'étioler, et les époux se tournent de plus en plus souvent le dos. Des guerres auront lieu, une croisade, qui feront vaciller définitivement ce couple improbable...

J'ai goûté cette lecture comme je goûte parfois les délicieux Secrets d'histoire de Stéphane Bern sur France 2, comme un voyage instructif au XIIème siècle. Je ne connaissais pas très bien la légende d'Aliénor d'Aquitaine. Je ressors donc de ce titre en ayant le sentiment d'avoir un peu appris. Mais peut-être en attendais-je autre chose ? Trop ? J'avais conservé un souvenir très fort de ma lecture de La Passion selon Juette, une force que je n'ai pas retrouvée ici. Cependant, je dois dire que j'ai aimé dans ce roman, non pas la voix intransigeante d'Aliénor, mais celle plus sensible et vacillante de Louis VII, son regard sur ce règne imposé qu'il a reçu de son frère mort, la contradiction de ses sentiments, sa lucidité sur son temps. Ma lecture s'est attachée à ce personnage plus particulièrement, et j'ai aimé à ce moment là la musique de l'écriture de Clara Dupont-Monod. Me voici donc seulement qu'à moitié séduite.

Editions Grasset - 18€ - Août 2014 - Prix Ouest

Lu aussi par... Liliba - L'irrégulière - EstelleCalim

 

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26 avril 2015

Un dimanche sous la pluie

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Se réveiller un dimanche matin de pluie, les yeux cernés, après avoir bricolé la veille au soir jusqu'à pas d'heure... Voilà à quoi s'occupent en effet mes mains quand elles ne tiennent pas un livre en ce moment. Je suis charmée depuis quelques semaines par les propositions de ce site là [Chouette Kit], et retrouve ainsi les gestes de l'enfance, ceux qui font du bien, qui ouvrent l'imagination et vident la tête. J'ai quelques lacunes, je me suis rendue compte que le crochet n'était décidément pas mon truc, j'ai transformé l'idée du doudou de laine en pochette pour ma fille, mais ce n'est pas grave, tant que je m'amuse (et ma fille est ravie).
Sinon, pendant ce temps, je lis quand même... A venir, ma lecture de Le roi disait que j'étais diable de Clara Dupont-Monod et de Kinderzimmer de Valentine Goby. Bon dimanche !
(Exceptionnellement, pas de texte demain pour l'atelier d'écriture de Leiloona, mais ce n'est que partie remise)

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22 avril 2015

Mon gros dico des monstres à ratatiner, Catherine Leblanc et Roland Garrigue

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"Parfois, de gros ou de petits monstres viennent nous embêter. [...] Certains sont plutôt gentils et juste un peu gênants, d'autres sont méchants, et quelques uns sont... très méchants !
Ils vivent sur terre, dans l'air ou dans l'eau. Ils sortent le jour ou la nuit. Ils peuvent être microscopiques ou géants. Ils changent de forme et de couleur. Ils font des bruits étranges et sentent plus ou moins bons. En tout cas, plus on les connaît, moins ils font peur !"

A la maison, nous connaissons depuis quelques temps déjà les albums de Catherine Leblanc et Roland Garrigue, car ils rencontrent un succès certain auprès de petit dernier depuis de nombreuses années. En effet, le bac des Comment ratatiner... était bien souvent le premier passage obligé en bibliothèque quand il était plus petit, et la déception était grande quand il était vide. La preuve [ici], et [ici aussi]. (Catherine Leblanc écrit également pour les adultes, et les adolescents. J'en profite pour vous remettre en mémoire l'excellent L'avenir [clic ici].)

Lors du Printemps du livre de Montaigu [clic], nous avons donc été ravis de rencontrer Catherine Leblanc. C'était d'ailleurs une surprise car je n'avais pas repéré son nom dans la liste des auteurs. La discussion a été trop brève, et j'espère mieux gérer mon temps l'année prochaine. Cependant, petit dernier, quelque peu décontenancé de se retrouver tout à coup devant tous ces Comment ratatiner convoités depuis si longtemps a du faire un choix... Il a choisi ce Dico des monstres car ce qu'il préfère dans ces albums est l'humour de Catherine Leblanc, l'inventivité qu'elle déploie pour créer des monstres du quotidien, et le foisonnement des dessins de Roland Garrigue. Mon fils s'empresse d'ailleurs souvent après lecture de créer ses propres monstres, tout aussi improbables et burlesques, et nous devons ensuite les approuver en élisant notre préféré.  

 DSCF1851[1] DSCF1852[1]

Ci-dessus, vous pouvez voir les deux pages que petit dernier a choisi de vous montrer : la coupe transversale d'un monstre, et le Timidator, celui qui habite le plus souvent à l'école, et qui fait les gros yeux pour nous faire rougir et nous rendre muets quand on veut parler. Vous ne serez pas étonnés de retrouver quelques monstres qui hantent aussi nos vies d'adultes. Un album à lire avec nos enfants, donc, pour partager un peu nos peurs, et en rire beaucoup.

Editions Petit Glénat - 15.90€ - Septembre 2013

http://catherineleblanc.blogspot.fr/

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