13 mars 2017

Le Bal mécanique, Yannick Grannec

lebalmecanique

Tu avais beaucoup aimé La déesse des petites victoires de Yannick Grannec, un livre que l'on t'avait gentiment recommandé... et tu as donc battu de tes deux mains lorsque ce Bal mécanique a débarqué dans ta boîte aux lettres l'an dernier. Puis tu l'as prêté, et il t'est revenu, et la rentrée littéraire battait littéralement son plein à son tour, te noyant un peu d'ailleurs au passage... Ce bal a donc attendu. Parfois aussi, un livre que l'on prête est chargé du lecteur précédent, de son avis, de son geste quand il nous le retourne... Et alors il faut attendre un peu, parce que prêter un livre n'est pas un acte anodin, malgré la désinvolture affichée... Bref, tu savais qu'il y avait deux parties dans ce livre, une recherche de tableaux, et quelques longueurs... de l'ennui un peu aussi. Mais toi, il s'avère que tu ne t'es pas ennuyée une seconde pendant cette lecture. Par contre, effectivement, les deux parties étaient bien là... Au départ, tu rencontres Josh Schors, animateur de télévision à Chicago qui, avec son épouse, déconstruit et reconstruit des maisons et des familles sous l'oeil goguenard des caméras... Le père de Josh, Carl, peintre reconnu, vit à Saint Paul de Vence et est hanté par ses souvenirs de la guerre de Corée. Il comprend soudain au détour d'une information qu'il peut être concerné par cette découverte étonnante, la plus grande collection d'art spoliée du IIIème Reich est réapparue chez un certain Cornelius Gurlitt. Le portrait de son père, peint par Otto Dix en fait partie. La deuxième partie commence lorsque le lecteur est plongé dans le passé de Carl, dans le mystère de sa conception entre les murs du Bauhaus, école d'architecture novatrice fondée en Allemagne en 1901. Et comme tu as aimé y croiser Paul Klee, Kandinsky, etc... En réalité, ce qui est assez fabuleux dans ce livre, loin de son épaisseur, de sa somme de connaissances, et de l'histoire qu'il raconte... c'est de se rendre compte à un moment donné que t'es donné en préambule de chaque chapitre un tableau à voir. Et tu as cliqué sur ton smartphone pour contempler les oeuvres, tu t'es questionnée à chaque fois sur leur importance dans l'élaboration de l'écriture, tu y a parfois vu des scènes entières ou juste un détail... Quel régal, et quelle bonne idée, et quel roman intéressant !! Tu recommandes donc ce livre à tous les lecteurs curieux qui ne redoutent pas les longueurs, et les pavés !

Août 2016 - Anne Carrière

Clara l'a lu aussi


12 mars 2017

Did you really say no

Tandis que tu remettais les pieds au zénith de Nantes cette semaine... Vanessa, que tu avais vue précédemment là-bas, sortait de nouveau un opus, un duo, en attendant tu l'espères de sortir un nouvel album... Superbe clip et superbe atmosphère mais qui remue étrangement chez toi souvenirs, tristesse et nostalgie mêlées. Et sinon pendant ce temps, tu lis Le bal mécanique de Yannick Grannec, gros pavé, qui pêche par quelques longueurs, mais dont tu apprécies grandement la lecture... Bref, tout cela parle du temps qui passe, des bribes du passé, d'espoir, de force et de reconstruction. Bon dimanche !

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11 mars 2017

Printemps des poètes

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Tu n'as pas vraiment eu le temps de t'intéresser beaucoup à cette nouvelle édition du Printemps des Poètes consacrée à l'Afrique cette année. Mais tu as eu le temps (quand même) de passer en coup de vent à ta bibliothèque tout à l'heure, et tu salues ici sa belle initiative de permettre aux lecteurs de repartir avec un paquet poétique surprise... Tu montres ci-dessous ton petit trésor... et quelques poèmes chipés, dont un très beau de Maya Angelou... (Pourtant je m'élève).

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09 mars 2017

Esperluette tour

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Evidemment, on ne voit rien du tout sur ta photo surexposée, mais c'était bien comme tout, après tout ce temps à l'écouter sur CD, de le voir en action... Julien Doré, hier soir au Zénith de Nantes. Il est généreux, plein d'humour et de talent, et très très attachant. Il y avait beaucoup de jeux de lumière, de scène, bref tu as passé un excellent moment... et hop tu en profites pour glisser ci-dessous encore une petite chanson... que tu aimes bien. <3 

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08 mars 2017

Les gens honnêtes tome 2, Gibrat et Durieux

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Drôle d'idée sans doute que de commencer à parler d'une série BD quand tu viens de terminer le tome 2... mais il faut avouer que le tome 1 t'avait plu, sans avoir pour autant envie d'en parler ici. Dans ce premier volet, Philippe venait d'apprendre son licenciement le jour de son anniversaire. A 53 ans, retrouver un emploi, ne pas sombrer est compliqué. Et Philippe coule effectivement à pic, perdant sa femme, sa maison, sa dignité. Heureusement, son meilleur ami est là, ainsi que sa fille, qui lui apprend très vite la naissance prochaine d'un enfant. De quoi retrouver un peu d'espoir et de goût à la vie... Et toi, malgré ton enthousiasme modéré, tu avais réservé la suite... et bien t'en a pris !! Dans ce deuxième tome, Philippe est un grand-père épanoui, mais toujours au chômage. Il croise un beau jour la route d'un libraire enthousiaste, expert en grands crus, Charles. La connivence est immédiate et mutuelle, mais dangereuse pour un Philippe qui avait vécu plus tôt une grosse phase d'alcoolisme... Cependant, le quinquagénaire subit cette influence de manière plus positive que négative et entreprend avec fougue et insouciance de devenir coiffeur de train... S'ensuivent des épisodes aussi rocambolesques que jubilatoires, entre envolées littéraires et rencontres amoureuses. Pour être brève, tu as réellement adoré ce deuxième tome et tu es toute prête à continuer de suivre les aventures de Philippe... Le tome 3 est réservé et tu te retiens difficilement de ne pas lire immédiatement ce tome 4 (final) déjà emprunté... Gros coup de coeur pour le début de cette série qui semble-t-il promet mais est mystérieusement partiellement épuisée (à vérifier, il y a eu une réédition des deux premiers tomes en 2014) ?! Et sinon, à dénicher de toute urgence en bibliothèque !!

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Dupuis - Aire libre - 2010

Lu dans le cadre de LA BD de la semaine - Tous les autres liens sont aujourd'hui chez Noukette !!

Une série notée chez Stephie !

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07 mars 2017

Ecrire tous les jours ?

Tu ne rates pas toute nouvelle vidéo publiée par Solange te parle... et voici que dans sa dernière en date elle te propose de prendre ou de perdre une habitude, sous le principe qu'il faut 30 jours pour que cela se produise. (Mais à priori c'est un mythe - voir ici). Tu trouves que c'est une bonne idée - écrire tous les jours - parce que tu voudrais t'y remettre toi aussi plus sérieusement et surtout écrire plus longuement, de manière plus fiable, sauf que sa méthode te semble un peu brutale... alors pourquoi ne pas inclure ça plutôt dans ton bullet journal, comme un défi à suivre... ? Tu parleras plus tard ici d'ailleurs de ce que ton bullet journal t'apporte quotidiennement, de ce qu'il te permet d'améliorer dans ta vie, d'organiser ou de constater. Et tu connaissais déjà cette notion d'habitude que tu as déjà expérimentée pour quelques objectifs personnels... alors c'est à réfléchir sérieusement... En attendant, Jérome a lu le dernier livre de Solange, Très intime, et tu trouves qu'à la veille de la journée des droits de la femme ce n'est pas une mauvaise idée de donner le lien vers cette lecture... [ici]. Et tu fais d'une pierre trois coups !

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06 mars 2017

Atelier d'écriture

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Tous les matins, résonne au loin un bruit de canon qui déchire nos tympans, et nous force à nous lever. Il provient visiblement de la ville la plus proche. Mais pour quelle raison ? Tous les matins, nous nous prenons tous dans nos bras, comme si c'était la dernière fois, l'esprit encore embrumé par la nuit, la mine sérieuse et souriante. Ici, dans notre village, nous sommes quinze, dix adultes et une poignée d'enfants. Plus loin, à quelques kilomètres de là, vivent d'autres personnes. Quatre adultes. Mais cela fait plusieurs semaines déjà qu'ils ne donnent plus de nouvelles. Ils évitent sans doute de se faire remarquer. En réalité, nous ne savons pas si ils sont encore vie, nous faisons comme si. La guerre civile est venue doucement creuser son nid, sans grands cris et fracas, dans notre quotidien. Il a suffit d'un changement de gouvernement, des restrictions, des lois de plus en plus hostiles. Et puis un jour, une partie de la population s'est soulevée, des insurgés ont manifesté, et tout à coup le pays était à feu et à sang. Lors des premiers cris à la radio, à la fin des programmes de télévision, nous nous sommes regroupés dans le village, étonnés de nous découvrir tous bienveillants, loin de la rivalité habituelle des voisins. Nous avons très vite compris que nous nous aimions suffisamment pour tenir à chacun d'entre nous. Il fallait alors s'organiser, préserver les enfants, améliorer les potagers, garants de notre survie, tout faire pour continuer à manger et à prendre soin de nous, sans l'école, le travail, les déplacements. Mais hier, un faon est venu se nourrir dans la main de ma fille. Les animaux quittent la forêt, cherchent du réconfort. C'est plutôt mauvais signe. Sommes nous donc cette fois-ci physiquement en danger ? Je voudrais savoir ce que le reste du monde a prévu pour nous. Sans doute pas grand chose. Et le soleil est là, qui écrase tout de sa lumière lucide, donnant le sentiment que rien n'a changé, distribuant son espoir fou. Le printemps arrive, malgré tout, malgré la terreur. Sur l'herbe tendre, les enfants jouent. Mais l'alerte est réelle, et je prépare ce soir avec ma femme trois sacs à dos. Les voisins sont venus nous donner un coup de main, quelques provisions. Ils vont rester encore quelques temps dans le village, avant de prendre la route à leur tour. Nous ne pouvons nous permettre de nous déplacer en bande. Les yeux sont humides, les voix plus douces, les peaux se touchent à la moindre occasion. Elles disent je vous aime, vous nous manquez déjà, ne nous oubliez pas, et surtout prenez soin de vous... elles disent juste ce que les peaux savent dire quand la parole est sans voix. Je voudrais avoir le choix.

Une photo quelques mots... tous les autres liens de l'atelier d'écriture sont chez Leiloona [clic] - Photo de Vincent Hequet

Alors que j'avais déjà rédigé ce texte, le billet d'Enna [ici] a fait un drôle d'écho à celui-ci. N'hésitez pas à cliquer et à soutenir son action... Marathon de Paris d’Anne Gilles pour la Syrie avec l’UNICEF. Merci.

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05 mars 2017

De la joie d'être bordélique, Jennifer McCartney

delajoiedetrebordelique

Ceci n'est pas un livre sur le rangement. Ce n'est pas non plus un livre de développement personnel. Ceci est juste une parodie. Et tu ouvres ce livre, donc, reçu un beau jour avec une pluie de badges (moment joyeux), persuadée de ne pas être la cible d'un ouvrage qui prône ainsi dès sa couverture l'art du dérangement, toi qui vient de commencer un bullet journal, qui n'a de cesse de faire des piles droites, de ranger derrière tes enfants et de vouloir contrôler tout bazar susceptible de débordement... Et en fait si, tu te découvres un peu bordélique (quoique organisée), puisque tu aimes (dans le désordre) les ardoises à craie, entasser des livres, des objets de décoration, enfourner tes vêtements dans le placard au petit bonheur la chance, collectionner. Tu n'avais pas réalisé qu'il pouvait y avoir une conspiration du rangement, que quelques grandes marques (suédoises par exemple) complotaient pour nous donner envie d'acheter armoires, bibliothèques et autres casiers... Hihihi. Ce qui n'est pas faux. Car toi aussi tu as succombé aux bibliothèques Billy, aux corbeilles en rotin, aux si jolis boîtes en carton colorées. Rhhhaaa ! Mais que faire donc ? Comment profiter de la vie, déstresser, et arrêter de perdre son temps à ranger ? Jennifer McCartney a quelques astuces, elle propose déjà de sortir une bonne bouteille de vin de sa cave, et puis de semer du bordel partout dans la maison. De la joie d'être bordélique assume complètement sa résolution d'être à contre courant de La magie du rangement, récent best seller, sur le principe que toutes les maisons bien rangées se ressemblent et sont sans âme. La science a prouvé que les personnes désordonnées étaient plus créatives, profitons-en ! Jennifer McCartney vit à Brooklyn mais elle distille un humour et des conseils applicables en france... et si personnellement tu serais plutôt une adepte du slow life et du minimalisme (sauf en matière de livres, et sans vraiment y arriver non plus), tu as vraiment beaucoup ri... et tu en as profité pour t'acheter quelques nouvelles fringues ! Histoire d'ajouter un peu de bordel dans ton armoire déjà pleine.

bordelfringues

Mazarine - Février 2017

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04 mars 2017

Petit moment de grâce

... entre deux lectures. <3 Et combien il était tout simplement plaisant, ce film.

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03 mars 2017

Mars

hellomars

Tu commences mars avec un lumbago et clouée à la maison... Il faut croire qu'être restée vautrée ici et là à lire, pendant tes vacances, tandis que le mauvais temps régnait au dehors n'était pas une si bonne idée... De plus, en mars, ton planning est très très tendu (d'où la crispation du dos, sans doute). Il va donc falloir trouver le moyen de malgré tout se détendre un peu, pour pouvoir tout faire comme tu le souhaites... Côté vie matérielle, de nombreux déplacements sont prévus. Tu viens déjà d'en râter magistralement un (et un peu furieuse contre toi-même tu es). Côté blog, le 18 mars, tu seras à Rennes pour le Festival Rue des livres, le 25 mars à Paris pour le bookday2 de Mazarine... et puis sans doute le dimanche 9 avril au Printemps du livre de Montaigu. Croisons les doigts pour que le dos tienne... (merci ton ostéo) !! Allez, sinon, tu as lu un peu aussi pendant cette pause forcée, quelques BD dont tu parleras, le mercredi exclusivement (puisque tu as intégré depuis quelques temps le groupe très actif des bédéphiles du net), et un livre sur la joie d'être bordélique, qui dit, entre autres, que posséder une ardoise avec craie, des plantes, et des tas de livres partout est un signe évident de propension à être bordélique... mince toi qui te croyait organisée et... même maniaque. Tu parleras de tout ça bientôt, et aussi du Bal mécanique de Yannick Grannec que tu viens enfin de commencer. Et il y aura peut-être même de nouveau un texte pour l'atelier d'écriture lundi... Allez, soyons fous et bon week-end !

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