16 avril 2017

A ma source gardée, Madeline Roth

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Parce que dans la vie il faut parfois être un peu folle, tu joues encore à des jeux pour gagner des livres... oui mais là tu avais des excuses puisqu'il s'agissait de gagner une des pépites jeunesse de Noukette et Jérôme pour fêter les trois ans de leur collaboration. Les cloches ont été en avance cette année et ont apporté ce cadeau là dans ta boîte aux lettres cette semaine !! Merci à eux pour cet excellent choix que tu as dévoré presque dès réception !! Car ton petit coeur a vibré, effectivement, pour Jeanne, pour son amour non réciproque pour Lucas, pour ce bébé dans son ventre qu'elle devra oublier et tout ce qu'ils ont vécu ensemble et qui semble n'avoir eu d'importance que pour elle. Tu es plongée dès les premières pages dans LA scène, avec Jeanne, jeune lycéenne qui débarque par surprise à ce bal, voulant rejoindre Lucas qu'elle n'a pas vu depuis longtemps, et qui se retrouve face à ce baiser échangé entre lui et Tom. Elle ne comprend pas. Elle se souvient. Elle n'a pas pu se tromper pourtant, même si il n'assumait pas devant les autres, les amis de vacances, leur relation. On est juste amis, parce quand on se voit, on se fait la bise, mais en vrai on est amoureux. Elle se souvient qu'ils ont fait l'amour, à plusieurs reprises, de leur complicité évidente et discrète, et combien c'était fort entre eux. Le gouffre dans lequel Jeanne tombe est immense, malgré l'été, ce mois passé à s'occuper des vestiaires à la piscine, loin de lui. Ce court roman jeunesse est un poignant monologue qui porte toute la détresse de l'amour non partagé, des renoncements et de la cruauté de la perte. J'ai adoré ! 

Editions Thierry Magnier - 2015

La lecture de Noukette, et celle de Jérôme... grand merci !

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15 avril 2017

Le grand amour

En lien avec ton prochain billet de lecture, et parce que ce clip est beau autant que ton souvenir du dialogue entre Albin de la Simone et Brigitte Giraud, vu en spectacle l'année dernière... [extrait de son tout nouvel album L'un de nous

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14 avril 2017

Ecoute-moi, Margaret Mazzantini ~ objectif pal d'avril

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Depuis quelques mois, tu essayes de choisir ta lecture de PAL en fonction de ce que te présente le hasard... Ainsi, tu as regardé il y a quelques jours ce film, emprunté à la médiathèque, Venir au monde, tiré d'une oeuvre de Margaret Mazzantini. Tout n'était pas parfait dans ce film, mais il t'a suffisamment marqué, et tu t'es suffisamment renseignée à son sujet pour te rendre compte que tu avais un autre roman de l'auteure dans ta PAL, acheté il y a longtemps en bouquinerie. Le choix était donc évident pour ce mois d'avril !! Margaret Mazzantini est une auteure très célèbre en Italie, elle a déjà remporté le Prix Goncourt italien (le Premio Strega). Comme pour Venir au mondeEcoute-moi a également été porté à l'écran, avec Penelope Cruz dans un des rôles principaux... Dans cet opus, tout commence par la chute de la jeune Angela, son accident de scooter, et son arrivée à l'hôpital. Son père y est chirurgien et comprend très vite que sa fille peut mourir. Alors il décide de lui raconter la passion qu'il a vécu avant sa naissance avec Italia, sa maîtresse, dans une tentative désespérée de pardon et de miséricorde. Qu'on ne s'y trompe pas, pas de feel-good book ici, Margaret Mazzantini décrit les débuts de cette passion telle une scène de viol terrible... Comme dans Venir au monde, l'amour - chez elle - semble se nourrir de détermination et de violence. Timotéo rencontre cette femme lors d'une journée de forte chaleur, alors qu'il est tombé en panne dans un quartier pauvre et qu'il cherche à joindre son épouse, Elsa. Italia lui propose de se servir de son téléphone, et l'accompagne chez elle. Timotéo abuse d'Italia alors que tout chez elle le repousse. Tout cela est d'une violence inouïe et d'une crudité vulgaire que tu n'avais pas croisé dans un roman depuis longtemps... Alors, comment expliquer le fait que tu as été très vite séduite et subjuguée par la qualité du texte de Ecoute-moi ? Malgré ta gêne et parfois ton dégoût. Parce que - sans doute - l'on sait quand on a à faire à un auteur de talent, et que le talent chez Margaret Mazzantini est ici évident. Elle nous emmène dans une Italie à deux vitesses, dans deux mondes que rien ne rapproche d'ordinaire et regarde ses personnages se débattre dans leurs contradictions, leurs émotions brutes et leurs misères. Un coup de coeur perturbant !!

Existe en 10/18 - juin 2005

objectif pal

13 avril 2017

L'avortement, Richard Brautigan

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De Richard Brautigan tu ne connaissais rien... mis à part son nom et sa réputation, ainsi que quelques citations et hommages. Et tu as eu envie de dépasser ça, cette faible connaissance, en découvrant un de ses romans. Ouvrir L'avortement par sa préface, c'est déjà tomber sur le regard de Pierre Reverdy sur ce texte. dans cette constatation que jamais personne à propos de ce livre, ou en général, ne dit le mot. Même Annie Ernaux, à propos de l'acte, préférera évoquer L'Evènement. Quand on parle de ce roman, dit Pierre Reverdy, il n'est question que de la bibliothèque, premier personnage évident de ce livre. Et il est vrai qu'elle est fascinante. On se croirait chez Jorge Luis Borges. Dans les premières pages, le narrateur évoque sa situation, sa vie de cloîtré dans ce lieu qui recueille nuit et jour des manuscrits. Les visiteurs sont invités à inscrire leur titre, jamais publié, dans le grand cahier et de le poser sur les étagères de la bibliothèque. L'accueil est chaleureux, bienveillant et respectueux, peu importe la qualité et le sujet des écrits. Un jour, Vida entre dans l'établissement, avec son texte et son corps sublime qu'elle porte comme un fardeau. Les deux solitudes se rencontrent, s'approchent et prennent soin l'une de l'autre, jusqu'à ce qu'advienne l'avortement, qu'il faudra pratiquer au Mexique. Cela signifie laisser la bibliothèque sous la garde de Foster, prendre l'avion et s'en aller dans des lieux inconnus. Et pour toi lectrice, c'est comme suivre un couple à la Boris Vian (L'Ecume des jours) dans une aventure à la fois triste et froide. Tout se passe bien, mais Vida sera dorénavant la plus adepte des pro-pilules, elle le jure. Et tu t'étonnes de la douceur de cette voix d'écrivain masculin sur ce parcours, du féerique qui ne cesse d'entourer cette histoire là du début à la fin, et de ce roman, posé (encore une fois par un homme) comme un acte militant. La première édition date de 1970. Tu ne t'attendais pas à ça... à toute cette douceur et à cette féerie, seulement à cette ironie qui parfois parcourt le texte. Quelle rencontre !

Editions Points - collection Signatures - 13 Avril 2017

Points réédite également d'autres titres de l'auteur en avril dans la collection Poésie. Le samedi 22 avril aura lieu une rencontre à La Maison de la poésie en l'honneur de Richard Brautigan. Toutes les infos ici [clic].

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12 avril 2017

Juliette, Camille Jourdy

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Tu n'as pas beaucoup d'engouement pour la sélection BD du Prix Cezam de cette année (d'ailleurs tu n'en parles pas ici alors que tu as presque tout lu)... Juliette est le premier album qui te fait réellement vibrer. Et quoi de mieux que de lire au soleil, dans son jardin, avec le bruit des oiseaux en fond sonore et sur une pelouse parsemée de petites fleurs cet album délicieux ? Tu avais aimé déjà, Rosalie Blum, de la même auteure. Dans cet opus-ci, Juliette est une jeune parisienne qui vient passer ses quelques jours de vacances en compagnie de son père. Il est un peu mutique, mais elle ne lui en veut pas, elle se sent elle même un peu spéciale, avec ses angoisses récurrentes qui lui gâchent la vie et la rendent fragile. Elle profite de son séjour pour rendre visite également à sa soeur, à sa grand-mère qui perd la mémoire et à toute sa famille. Dans un café du coin, Monsieur Georges, quant à lui, essaye de noyer sa solitude. Tout ce petit monde va se croiser, se chamailler, s'entendre, discuter... et se trouver un peu... Et toi tu aimes quand les personnages se trouvent comme ça, assument leurs défaillances, te font rire de leurs bizarreries... Les petits dessins de Camille Jourdy fourmillent de petits détails amusants que tu as aimé chercher. Les rencontres entre la soeur de Juliette et son amant sont des moments surréalistes que tu as particulièrement goûtés, ainsi que tout ce qui concerne l'éducation du jeune Norbert, le canard. De larges vignettes prennent de temps à autre toute la page et arrêtent parfois le regard. Les couleurs sont vives et joyeuses. Tout fonctionne à merveille, et tu as quitté l'univers de Juliette à regret au terme de ta lecture. Un joli coup de coeur printannier, amusant, mélancolique et revivifiant !

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Editions Actes Sud - Février 2016

Ceci est ta BD de la semaine, tous les autres liens sont chez Noukette aujourd'hui

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10 avril 2017

Le Printemps du Livre de Montaigu - 2017

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Ta photo est un peu floue... mais on peut se douter que tu as passé encore une excellente journée hier au Printemps du livre de Montaigu, puisque c'est toujours le cas, et que tu as fait une belle moisson de lectures. Tu t'es émue cette année (sans doute parce qu'aujourd'hui tu connais quelques auteurs qui dédicaçaient sur le salon ?) de cette coîncidence troublante, de ce rendez-vous qui se tient juste en face de ton collège, à l'endroit même où se dressait avant la piscine municipale, décor des étés de ton adolescence. Tu crois que tu aurais aimé chuchoter tout ça à l'oreille de ton toi de quinze ans empêtrée qu'elle était avec elle-même, avec les autres, et réfugiée dans ses livres... qu'un jour les livres gagneraient la partie. Tu t'es dépêchée hier matin, tu as pris pour une fois ta voiture, et tu as réussi à voir Sophie Adriansen avant qu'elle ne reparte chez elle. Vous avez échangé sur ta dernière lecture d'un des ses livres [clic ici], sur la maternité, la féminité. Elle t'a montré la couverture de son prochain livre sur son portable et tu es déjà impatiente. Merci Sophie d'être comme tu es ! Puis tu as retrouvé Sandrine [son Printemps est là] et Clémentine [de la librairie Au chat lent], avant de les abandonner pour déjeuner avec (entre autres) Stéphanie Pelerin, Baptiste Beaulieu et Clarisse Sabard... Merci Stéphanie pour ce repas agréable, bavard et joyeux, inattendu et un peu surréaliste, installée ainsi à la même table que Jeannine Boissard, Lorraine Fouchet et Gilles Paris ! C'était un plaisir de bavarder avec toi et de te croiser à plusieurs reprises tout au long de cette journée caniculaire... ;)

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Retournée sur le salon, tu as répondu à l'appel de Jérôme Attal, discuté en duo avec Fabienne Juhel et Erwan Larher, passé du bon temps avec Sandrine et Clémentine. Tu n'as pas vraiment osé prendre tout ce petit monde en photo mais tu conserveras de précieux souvenirs de vos échanges. Quelle facilité de se parler quand on se connaît déjà un peu via les réseaux sociaux. Avant de terminer cette belle journée, tu as acheté un petit livre pour ta fille, pour ton fils, et passé un joyeux moment à écouter Chadia Loueslati dédicacer un album pour Sandrine !! Quelques regrets de ne pas avoir craqué toi aussi pour son Famille nombreuse. Son blog est là... [clic]

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05 avril 2017

Qu'ils y restent, Régis Lejonc, Rif Reb's et Pascal Mériaux

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Tu as ramené de biens beaux souvenirs d'Angoulême [souvenez-vous]... et notamment cet album des Edtions de la Gouttière (conseillé par Sabine et Mo' les tentatrices) ! Car petit dernier (11 ans) n'aime rien tant que les monstres et les légendes... Et voilà que tout est réuni là sous cette couverture impressionnante. Aux quatre coins du globe, les ressources naturelles du loup, de l'ogre, du vampire ou du sorcier semblent épuisées. Ils partent donc sur les routes, en quête de nourriture, croquant quelques misérables sur leur parcours, et semblant s'être tous donnés rendez-vous au coeur du monde, pour une ultime bataille... Quel en sera le vainqueur ? Ce livre séduit d'emblée par sa taille et ses magnifiques illustrations. Petit dernier s'est jeté sur cette lecture, poussant au passage quelques exclamations, te pressant de questions pour savoir si ces légendes ont réellement existées (oui, sans doute, lui as-tu dit) et a été plus que bluffé par la fin... sa page préférée entre toutes. Il faudra parler de la fin maman, et dire à quel point elle remet tout en question ? Et tu sais qu'il a aimé ça, se faire surprendre, que l'album réveille en lui le monstre du placard, le monstre de sous le lit, et tous ses cauchemars d'enfant... Toi tu as aimé lui confier un album d'une telle qualité. Les dessins sont remarquables, mais il faut souligner aussi le superbe travail du coloriste... C'est un objet-livre très réussi, aux images très effrayantes (à ne pas mettre entre toutes les mains donc, soit trop jeunes ou trop sensibles) et qui montre bien qu'aux quatre coins de notre monde nous partageons des terreurs identiques. Tu as peut-être seulement regretté, et ton fils également, que ce soit si court, tu aurais bien mangé encore quelques pages de ce plat hautement épicé ! Une terrible et magnifique découverte.

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Editions de la Gouttière - avril 2016

Jérôme l'a lu aussi

Ceci est ta BD de la semaine, tous les autres liens sont chez Moka aujourd'hui !!

 

04 avril 2017

Le Syndrome de la vitre étoilée, Sophie Adriansen

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On met parfois un peu trop de temps à ouvrir un livre... simplement parce que l'histoire nous touche, de près ou de loin. C'est le cas pour Le syndrome de la vitre étoilée, qui conte l'histoire d'un couple ayant du mal à concevoir un enfant, et toute la batterie d'examens qui s'ensuivent... Tu étais par avance touchée, non personnellement mais amicalement, et tu as donc longuement reporté cette lecture... Et voilà que tu l'ouvres enfin, parce que Sophie Adriansen vient bientôt au Printemps du livre de Montaigu et que tu as confiance en son écriture (après trois titres lus). Et tu as été effectivement surprise agréablement par sa manière d'élaborer son texte, ces fragments de livres, revues, statistiques, mails, insérés dans son histoire. Tout cela donne du relief et de la perspective aux efforts de Stéphanie et Guillaume pour mettre au monde leur premier bébé. C'est Guillaume qui, dans le couple, a des problèmes de fertilité, et c'est Stéphanie qui va subir la plupart des procédés, piqûres, intrusions dans son vagin, en vain. Quand le désir de maternité devient une obsession, comment alors donner de la place à l'amour, à la joie, à la légèreté, à la liberté ? Tout cela peut créer des fissures irréversibles, ou consolider un couple. Chez Guillaume et Stéphanie, la fêlure s'élargit. "La vitre étoilée, c'est celle du flipper qui, sous les coups des joueurs frustrés d'avoir laissé échapper la bille, se brise sans se disloquer. Les fissures lui confèrent un aspect céleste. C'est quand tout est brisé à l'intérieur alors qu'à l'extérieur tout semble tenir. On peut même trouver ça joli. Après, généralement, ça fait tilt." Et toi, tu as aimé cette Vitre étoilée, autant pour la qualité de tous ses fragments ajoutés, qui font au final une histoire intime captivante, que pour cet hymne à la vie et à la féminité sous toutes ses formes (et pas forcément par le biais de la maternité), qu'est en définitive ce roman.

Editions Fleuve - Août 2016

L'irrégulière l'a lu aussi

03 avril 2017

Atelier d'écriture

talons-aiguillesTu es mon histoire. Banale. Et j'écris pour toi ce soir. Pour te séduire. Avec mes pauvres armes, les mots. Mais ça tu ne le sais pas encore. Tu crois que je suis passée à autre chose, quelqu'un d'autre, que j'ai, comme tu me l'as glissé la dernière fois, repris mes esprits. En réalité, je suis montée depuis ton refus sur des échasses. J'ai enfilé mes talons hauts, et j'ai pris de la hauteur. J'ai essayé de t'oublier comme ça, en jouant un personnage, en m'étourdissant, les orteils en feu, le talon blessé. Autant de manières de ne pas sentir la douleur qui s'est logée au creux de ma poitrine, dure et tranchante. Elle me réveille parfois la nuit. Ou quand je te croise. A quoi il sert cet amour qui n'a que du vide en retour ? Qui se balance entre espoir et mélodrame. Tu es mon défi, quotidien. Je note chaque jour scrupuleusement mes avancées sur un carnet, à quel point j'ai réussi cette fois-ci à t'éviter, à aller mieux, à ne pas chuter. Journal de bord d'une naufragée. On ne le dit jamais assez combien renoncer à quelqu'un est une des plus grandes batailles de la vie, combien c'est difficile. Je me réveille avec toi, et je dois te chasser de mes pensées. Je marche avec toi, et je me concentre sur mes talons. Je te vois, et je dois t'ignorer. Tu es cette pierre qui roule sous mes semelles et qui me fait flancher. Il n'est marqué dans aucun livre comment t'oublier. Ni comment te séduire non plus. Avec mes pauvres mots, ma pauvre voix, mes pauvres sentiments. J'ai acheté des pansements, qui rendent ma démarche moins bancale, plus aisée. J'ai l'impression que je vais mieux. Pourtant, je déambule sur une poutre, j'oscille, et bien souvent je tombe. Un jour, tu me seras de nouveau indifférent, je porterai des talons plats. Ou alors j'aurai réussi à t'atteindre, là où tu es, et tu seras là. Fol espoir. Balance sentimentale. Moi sur mes talons.

Ce texte est ta participation à l'atelier d'écriture de Leiloona [clic ici], une photo quelques mots...

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01 avril 2017

Et je danse aussi, Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

etjedanseaussi

Tandis que te reste un lointain souvenir de ces divins macarons ramenés de Paris [clic]... tu parles enfin de ce livre lu dans le train lors de ton voyage, et acheté à Rennes il y a peu (dédicacé par Anne-Laure Bondoux). Les lectrices se déplacent beaucoup en ce moment, écument les salons, et toi tu fais de même... Tu te faisais une fausse idée de ce roman depuis longtemps, tu le pensais destiné à la jeunesse (sans doute la couverture, et le fait que les auteurs sont des auteurs jeunesse ?). Mais en réalité pas du tout ! Ce roman épistolaire (quel est le nom pour la version e-mail ?), est bien un roman pour adultes. En effet, ce sont deux adultes qui commencent dès les premières pages une correspondance maladroite. Adeline Parmelan a envoyé une grosse enveloppe à Pierre-Marie Sotto, auteur. Elle cherche à savoir très vite si il va l'ouvrir. Pierre-Marie, auteur à succès, devenu un loup solitaire, n'est pas très enclin à le faire, ni à répondre à cette lectrice entreprenante. Il tient à l'informer qu'il ne lit jamais les textes qu'on lui envoie. D'excuses pour le dérangement en politesses joviales, une correspondance se noue, intime et amicale, laissant peu à peu entrevoir entre ses lignes quelques secrets et vérités. Peu importe si les deux protagonistes ne se connaissent pas, viennent de deux mondes très différents et accusent une belle différence d'âge. Et toi tu as passé un délicieux moment en compagnie de ce livre, au ton enjoué et alerte. Lire des romans épistolaires est toujours un plaisir. Depuis toujours, tu aimes cette forme d'écriture... Et là il est intéressant de suivre un échange qui distille à la fois le rire et l'émotion. Bref, tu as été conquise, et tu as laissé les personnages de ce livre avec regret !
[Message à Anne-Laure Bondoux : ayé tu fais à ton tour partie de la bande, damned !]

Pocket - Février 2016

Sandrine l'a lu aussi