23 février 2017

Tendres silences, Angela Huth

tendressilences

Refermant tout juste la toute nouvelle édition de La vie rêvée de Virginia Fly... ton choix de lecture de PAL du mois était tout trouvé en cet exemplaire du même auteur, datant de 1999, chiné chez un bouquiniste nantais, et perdu depuis dans ta bibliothèque... Mais outch, tu ne t'attendais pas à une telle histoire ! Angela Huth manie décidément avec art l'humour cynique et joue délicieusement avec nos nerfs... Mais tu t'expliques... La romancière a, dans ce roman, décidé de faire entrer son lecteur dans l'intimité d'un couple sans histoires, les Handle. Ils ont une vie douce, rythmée par des habitudes bien ancrées, un silence tendre et complice. Depuis quelques temps, un jeune voisin, Lucien, vient troubler les matinées de Grace avec ses apparitions extravagantes en fin de petit déjeuner. L'épouse tranquille est à la fois déstabilisée, inquiète, et heureuse d'être dérangée. William, son mari, n'est de toutes façons pas très attentif à ses émotions, il faut dire qu'il disparaît à chaque fois juste avant l'arrivée du jeune homme, pour étudier sa musique à l'étage. Le quatuor dans lequel il joue depuis plus de vingt ans vient par ailleurs de subir une petite révolution qui le préoccupe bien plus. Un des musiciens a été remplacé par une femme. William est subjugué par Bonnie, et tombe rapidement dans une sorte d'obsession amoureuse qui le mènera à envisager... le meurtre de sa femme adorée, Grace... Là tu dois dire qu'à plusieurs reprises au cours de ta lecture, tu as eu envie de t'exclamer... mais enfin William !!... En effet, les diverses stratégies de William pour arriver à ses fins, et séduire en parallèle la jeune Bonnie, sont pour le moins drôles, tristes et ridicules. On tremble, on rit jaune, et on se demande véritablement comment tout cela va se terminer... Mal ? Forcément. Bizarrement la musique est là (beaucoup de musique), la gentillesse, la belle lumière qui plonge dans la cuisine, le repas qui mijote aussi, et l'on se prend à espérer que les esprits échauffés vont recouvrer raison. Mince alors... quelle aventure !

Quai Voltaire - 1999

Lu en version poche par Tlivres

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22 février 2017

Shangril La, M Bablet

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Tu avais déjà repéré cette couverture chez Noukette... Ayant lu son avis enthousiaste, tu étais donc plutôt disposée à choisir un jour cette BD sur les étagères de ta bibliothèque. Et justement, voici que l'occasion se présente... Chic ! Au départ, tu es un peu surprise. Malgré de très belles planches, tu trouves les visages un peu laids et les bulles indéchiffrables quand ce n'est pas les dialogues grotesques... Et puis tu changes d'avis (très vite) et tu te prends au jeu d'un univers d'anticipation étouffant et symptomatique de notre époque. Ce qu'il reste de l'humanité vit à bord d'une station spatiale dirigée par une multinationale, Tianzhu Entreprises, qui ne cesse de proposer à ses habitants de nouveaux téléphones derniers cris. Tout le monde travaille dur pour pouvoir se les offrir, et les dirigeants tiennent ainsi les travailleurs dans un calme relatif et à leur merci. Le contrôle est total et la consommation le seul idéal commun. Une race d'animaux humains (des animoïdes) a été créé à une époque dans ce sens, créer une minorité qui subira les brimades des autres, afin de canaliser les pulsions humaines et conserver la paix. Mais la révolte gronde, une résistance s'organise. Les dirigeants viennent d'annoncer qu'ils étaient en passe de créer de toutes pièces une nouvelle race, un programme qui verra le jour sur Shangri-la, la région la plus hospitalière de Titan. Deux frères, que tout oppose, vont se retrouver mêlés à une enquête pour le compte de l'entreprise, mais également à un réseau de résistance bien décidé à empêcher Thianzu Entreprise de conserver le pouvoir... Si l'album, très beau, réserve quelques petites surprises inventives (par exemple quand les personnages sont de dos, leurs visages sont représentés près des bulles), le tout est en réalité une curiosité bourrée d'émotion et de rebondissements, parfois assez terribles et violents. C'est un album qui ne t'a pas laissé indifférente, tu en fais même un coup de coeur particulier... Tu n'avais pas ressenti ce frisson là depuis longtemps... et ce que c'est chouette !

Editions Ankama - septembre 2016

Leiloona l'a lu aussi

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Ceci est ta BD de la semaine, tous les autres liens sont aujourd'hui chez Mo' du Bar à BD

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20 février 2017

Mazarine Book Day #2

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Vous habitez sur Paris ? Vous cherchez un éditeur pour votre manuscrit ? N'hésitez pas à participer à cet évènement qui se déroulera en même temps que le Salon du livre de Paris à L'Alcazar le 25 mars. Le Mazarine BookDay 2. Le principe ?  Un pitch, un texte, deux jurys, 20 minutes pour convaincre… et peut-être une chance d’être publié ! Venez le 25 mars, à partir de 13h30 à L'Alcazar avec le pitch de votre livre et un chapitre (mais SANS votre manuscrit). Vous présenterez votre roman pendant 10 minutes à un membre du jury blogueur, puis pendant 10 minutes à un membre du jury éditeur. Vous pourrez également rencontrer des auteurs de la maison et bénéficier de conseils lors de cette journée festive.

Toutes les infos pour s'inscrire sont disponibles ici [clic].  

Et toi tu es toutes honorée et ravie d'avoir été conviée à participer en tant que juré blogueur (si si si)... !! Paris, te voilà bientôt... ;)

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19 février 2017

La Vie rêvée de Virginia Fly, Angela Huth

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De Angela Huth tu avais déjà lu L'invitation à la vie conjugale... dont tu avais aimé le propos, ce regard lucide et léger sur des femmes au foyer désespérées... Alors, lorsque Babelio t'a proposé ce nouveau titre, avec cette délicieuse couverture, dans le cadre d'un Masse critique privilégié, tu n'as pas pu résister. Même si un autre roman d'Angela Huth t'attend depuis des lustres dans ta PAL... Et le livre est arrivé tout pimpant dans ta boîte aux lettres, au terme d'une journée sur Nantes particulière, où tu t'es à la fois occupée de ta santé, et a dévalisé les boutiques... Mais de quoi s'agit-il ? Virginia Fly est une jeune institutrice de 31 ans. Elle vit chez ses parents et est encore vierge. Mais comme l'indique son nom (idée élégante qui t'a fait sourire), la vierge Virginia voudrait bien sortir de cette situation, s'envoler enfin vers des plaisirs troublants. De l'amour, elle ne connaît que ce baiser violent reçu à 13 ans, et des rêves sensuels qui lui font entrevoir une volupté intense enviable. Pour perdre sa virginité, elle compte sur l'arrivée imminente à Londres de son correspondant américain Charlie, qu'elle n'a jamais vu. Mais également sur ce reportage télévisé, auquel elle participe avec détachement, et qui met en lumière sa situation particulière... Et si jamais quelqu'un était séduit par son sourire ? Parce que les occasions de rencontrer des hommes sont rares, même si il y a ce professeur, plus âgé qu'elle, qui l'emmène régulièrement écouter des concerts, ou ce séduisant jeune homme, Ulick Brand, croisé dans un bar, qui l'intrigue. Que devient la vie rêvée quand elle rencontre le prisme cruel de la réalité ? C'est ce qu'aborde Angela Huth dans ce roman d'une étonnante modernité (il a été écrit en 1972). Mais elle a surtout le talent de décrire avec un implacable humour des personnages à la fois plein d'attentes et défaillants. Tu as aimé les descriptions travaillées de ce pavillon de banlieue où Virginia vit sagement avec ses parents, leur amour bienveillant et enfermant, leurs absurdes habitudes. Tu as aimé l'écriture alerte de l'auteure. C'est un livre que tu as eu hâte de retrouver chaque soir, dont tu as tourné rapidement les pages, qui t'a fait voyager dans Londres, écouter de la musique... Tu as aimé aussi les moments où Virginia l'institutrice veillait sur sa classe studieuse et concentrée, toute occupée à dessiner des couchers de soleil ou des journées colorées... Un livre qui t'a donné envie de sortir enfin de ta PAL Tendres silences, cet autre roman d'Angela Huth, dont tu espères le même plaisir de lecture... 

Quai voltaire - Février 2017

 

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16 février 2017

Interlude

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... et pendant ce temps tu lis des romans et des albums BD dont tu ne feras sans doute pas de billets (parce que tu ne sais pas quoi en dire)... tu attends avec impatience tes petites vacances pour rattraper ton retard de lecture... et tu finalises des projets en backstage... la vie quoi. Ce blog n'est pas en pause, seulement un peu en friche, il reprendra vie tout bientôt, c'est promis ! Merci pour votre patience.

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11 février 2017

Quart de frère quart de soeur, Sophie Adriansen... et le Printemps du livre de Montaigu

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Tandis que les vacances scolaires pointent le bout de leur nez par chez toi... rien de mieux que de parler de cette toute nouvelle petite série (à partir de 8 ans), Quart de frère quart de soeur, dont le premier tome est sorti chez Slalom ce 2 février. Tu en as d'ailleurs vu une bonne pile chez ton libraire BD/jeunesse mercredi dernier, et tu étais ravie car l'auteur Sophie Adriansen (connue aussi pour être la Sophie du blog Sophielit) est une blogueuse amie, en plus d'être une auteure accomplie aux multiples facettes... De ton côté, tu as dévoré ce petit livre aux magnifiques et délicates illustrations de Maureen Poignonec, et qui nous raconte l'entrée en CM2 de deux enfants très différents, rivaux d'emblée. Arthur est reconnu depuis plusieurs années pour être le garçon le plus cool de l'école. Viviane vient d'arriver des Antilles, avec ses multiples couettes, ses vêtements colorés et ses idées nouvelles. Et il est peu de dire que ces deux là ne vont pas s'aimer vraiment, se chamailler beaucoup, et qu'ils vont voir d'un très mauvais oeil leurs parents respectifs, divorcés, se rapprocher... Et tu dois dire que tu as aimé l'objet livre, bien fini et joliment illustré, l'histoire, les petits personnages qui gravitent autour des deux héros de ce premier tome d'une série qui promet !
Sophie Adriansen sera présente au Printemps du livre de Montaigu qui se déroulera les 7 8 et 9 avril prochain à Montaigu (85) [voir la liste des auteurs présents en cours d'élaboration ici]. Et comme chaque année, tu penses t'y rendre, sans doute le samedi, avec sans doute aussi une petite rencontre de blogueuses en début d'après-midi à déterminer... Rhhhaaa, et comme tu aimes tous ces petits projets !!! ;)

Slalom - Février 2017

08 février 2017

Le Quatrième mur, Sorj Chalandon & Corbeyran & Horne

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Tandis qu'une pile de romans t'attendent, toi tu lis et empruntes des BD... Mais comment résister à cette adaptation du roman éponyme de Sorj Chalandon, déjà lu et adoré, et qui met en scène la pièce d'Antigone par Anouilh ? Hein, comment ?... Raisonnable est un mot que ton blog ne connaît pas, et certainement pas ton pseudo... Tu ouvres donc cet album d'un rouge flamboyant en sachant déjà que l'histoire t'est connue. Et tu ne t'attends pas forcément à rencontrer du noir et blanc, et non plus Anouilh en personne dès les premières pages, qui déclame les paroles du choeur... (Voilà. Ces personnages vont vous jouer l'histoire d'Antigone. Antigone, c'est la petite maigre, qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. Elle pense qu'elle va être Antigone tout à l'heure...) Tu dois avouer que le dessin ne te séduit pas d'emblée, non plus que ce gris lavé, et la physionomie des personnages. (Tu confondras d'ailleurs quelques visages au cours de ta lecture.) Mais l'histoire reste la même, aussi étonnante et sensible, forte que dans le roman. Tu salues d'ailleurs la dextérité de cette transposition d'un roman foisonnant en dialogues brefs et percutants. L'histoire ? Samuel veut monter l'Antigone d'Anouilh à Beyrouth, en prélevant dans chaque camp un des personnages, pour un message de paix et d'espoir. Mais Samuel est malade, alité à Paris. Nous sommes en 1982. Il envoie alors son ami à sa place, ce jeune père de famille, Georges, qui va rencontrer là-bas, des difficultés à rassembler tout le monde, mais surtout la guerre et la mort... Et que les images de la fin de cet album sont ingénieuses, visuellement réussies ! Tu restes d'ailleurs un peu figée devant ces cases montrant Georges tenant Imane indéfiniment dans ses bras..Il y a 73 ans, le 4 février 1944, avait lieu la première représentation de l'Antigone de Jean Anouilh, au Théâtre de l'Atelier. «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par cœur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.» Et c'est ce message que véhicule le roman de Sorj Chalandon, un message de candeur, de lutte têtue et de paix. Je dirais que l'album, lui, semble plutôt démontrer combien vivre pour ses idéaux est à la fois beau et périlleux... mais essentiel, tellement essentiel, et il fait de Georges une figure d'Antigone, masculine et bouleversante. 

Editions Marabulles - Octobre 2016

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En Lecture Commune avec Mo' du Bar à BD.
Lu aussi par Noukette et Jérôme !!

Ceci est ta BD de la semaine, tous les autres liens sont chez Stephie

 

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04 février 2017

N'oublie pas les oiseaux, Murielle Magellan

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Tu reconnais souvent tes coups de coeur à ce frémissement particulier qui accompagne la fin de ta lecture... ce sentiment profond d'avoir lu un livre essentiel pour toi, dont tu garderas la trace, l'écho, un souvenir marquant. Et voilà que tu viens justement de terminer un récit, avec cette sensation là, et quelques larmes au bord des yeux... Tu avais acheté N'oublie pas les oiseaux l'an dernier, lors de ton passage au Printemps du livre de Montaigu. On parlait alors partout des Indociles, cet autre titre de Murielle Magellan qui rencontrait un grand succès. Sur le stand blanc, on ne pouvait manquer sa couverture rose, et son titre intrigant. Toi tu avais choisi plutôt ce poche bleu, pour essayer la plume de l'auteure... et ne pas revenir à la maison en ayant trop dépensé... Rencontre brève et souriante, dédicace. Et puis tu as pris du retard dans tes lectures, et la semaine dernière tu avais besoin de glisser un format poche dans ton sac, tu devais aussi bientôt participer au comptage des oiseaux de ton jardin (voilà parfois comment on choisit un livre dans sa pile) et tu n'as ainsi ouvert ce titre qu'un an après... la semaine dernière, donc. Dès les premières pages, tu fais la connaissance de Murielle, 17 ans. Elle vient d'intégrer une Ecole artistique, elle est montée sur Paris pour ça, car elle aime écrire et interpréter ses chansons. Elle rencontre alors un de ses professeurs, dit le russe, ou l'homme slave, dont elle tombera petit à petit follement amoureuse, dont elle acceptera tout, qu'elle attendra avec effervescence, patience et impatience, jusqu'à partager enfin sa vie et avoir un enfant de lui. Autobiographique et revendiqué comme tel, lis-tu en quatrième de couverture... et toi tu as effectivement le sentiment de rencontrer quelqu'un, et de lire un récit qui tient de l'Amant de Duras... un récit sincère, troublant, qui ne cache rien de l'infidélité de l'un et de ce que l'autre peut donner par amour et certitude. Il y a pourtant une exigence particulière à lire ce récit qui fouille longuement les sentiments, les crises de manque, entrecoupe sa narration de morceaux de journal intime, parcourt les années, une exigence de proximité dont on ressort essouflée et vaincue... mais aussi profondément séduite.

Editions Pocket - février 2016

Georges l'a lu - Noukette aussi, qui emmène vers d'autres liens...

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03 février 2017

I can hear the voice

[Musique] Sinon, pendant ce temps, tu lis N'oublie pas les oiseaux de Murielle Magellan, tu entasses les BD et comme d'habitude tu es un brin joyeusement débordée par tout ça... Bon week-end !!

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02 février 2017

Je dansais, Carole Zalberg

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Tu ne savais pas qui dansait dans ce livre quand tu as répondu oui... à Carole Zalberg. Mais tu avais lu A défaut d'Amérique, alors tu savais donc déjà (par contre) que tu aimerais l'écriture... Tu ne savais pas non plus que l'on pouvait écrire de nouveau sur l'enfermement, et aussi bien, après le bouleversant et prodigieux Room... mais si. Lorsque tu ouvres les premières pages de Je dansais, tu n'as pas lu la quatrième de couverture, exprès (tu aimes les surprises des premiers mots), et les premières phrases te prennent à la gorge, très vite... Tu reconnais la situation, le duel qui se joue, l'horreur, et cette ambivalence terrible qui lie peu à peu la victime à son bourreau... le vide en soi, la lutte tapie dans le creux du cerveau, l'attente qui s'épuise. Marie, treize ans, a été enlevée et séquestrée. Son ravisseur, brûlé au visage par accident, devenu un monstre, croit avoir reconnu en la petite fille son amour, sa précieuse. Il y a effectivement ce jour où, en le croisant dans la rue, elle n'avait pas baissé son regard devant lui. L'erreur. Il l'a choisie ce jour là, pour ce défi. Avant, Marie dansait, faisait le bonheur de ses parents, un bonheur pourtant si fragile... Lire tout cela, pour toi lectrice, au fur et à mesure des pages, c'est presque laisser couler dans tes veines de l'acide, t'obliger à faire taire la révolte qui sourde en toi, avec le temps qui file, les années qui passent et la résignation... Et Carole Zalberg fait danser sa plume sur cette sensation, te trouble à essayer de comprendre les motivations du bourreau, sa pauvre peine. Elle laisse aussi pénétrer dans son livre les voix de toutes ses jeunes filles qui de par le monde sont en butte à la violence des hommes. Et toi tu as juste envie de crier NON... et lorsque tu fermes ce livre tu sais la trace indélébile, presque la blessure, qu'il a laissée en toi... la force de son frisson.

Editions Grasset - 16 € - Février 2017

Ptitlapin l'a lu aussi

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