21 mai 2014

Paroles de femmes ~ La liberté du regard ... Objectif Pal de mai

parolesdefemmes

 "Je me suis [...] plongée dans les écrits des poètes, des mémorialistes, des historiens, des pamphlétaires, des critiques littéraires, des romanciers, des dramaturges... [...] Et dans les plus anciens de ces textes, j'ai découvert un monde inconnu de moi. Des dizaines de femmes étaient évoquées. Des reines, des régentes, des dirigeantes de grandes familles, des épouses, des soeurs, des maîtresses de rois ou de vrais princesses, étaient partie prenante de la vie politique, diplomatique et même militaire... Ces femmes mais également bien d'autres, étaient aussi impliquées dans la vie religieuse. Certaines étaient des mécènes puissants et recherchés. Plusieurs, en outre, avaient laissé des écrits et pas seulement de la poésie, comme on le pense souvent, mais du théâtre, des manifestes, des traités. Et beaucoup étaient féministes !"

Paroles de femmes est fait d'extraits de lettres, de journaux intimes, de récits autobiographiques, de blogs... ceux de femmes connues, écrivains, femmes politiques, ou d'anonymes. Depuis un siècle, les femmes s'expriment. Elles ont arraché au tout départ leur liberté avec leurs dents et leur courage, ouvert le chemin qui mène au droit de vote, à l'avortement, à l'égalité. Puis, se sont parfois trompées d'enjeux quand elles se sont enferrées dans un rôle de superwoman. Elles ont souffert, ont lutté, pour que nos générations aient aujourd'hui les mêmes chances que les hommes. 

Tous ces récits, intimes et sans fards, qui suivent un fil chronologique ponctué de pas en avant, sont bouleversants de sincérité et de force. Ils imposent le respect et la vigilance, le devoir pour toute femme de se regarder objectivement dans les yeux. Loin d'être un pamphlet, ce recueil remet simplement l'histoire en place, et a son utilité. J'espère le mettre bientôt dans les mains de ma fille.

Librio - 3€ - Sept 2007

Cathulu a été la tentatrice d'alors [son billet ici - clic]

Objectif Pal 2014 : 5/12 (#objectifpal2014)

objectifpal

Les sorties de Pal de mai s'enchaînent chez vous avec régularité. Vous pouvez encore déposer votre lien mensuel sur le billet du mois de mai qui se trouve [par là] !! Si vous ne savez quel livre choisir pour juin, Aifelle vous aide [par ici] à découvrir un mini-challenge anglais qui pourrait vous convenir... 

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20 mai 2014

En cours de lecture...

edouardboubatrapho

"Je suis assise là au milieu du monde, avec cette impression étrange d'être là sans y être vraiment. Je suis peut-être celle que vous venez de croiser ; cette ombre que vous n'avez pas vue... et pourtant si vous aviez levé un peu les yeux, si vous m'aviez demandé ne serait-ce qu'un sourire je vous l'aurais donné si vite... C'est dur d'exister au milieu de la foule, mais moi je prends mon droit d'exister parmi vous et si vous saviez comme c'est beau... Devenir une femme c'est un hurlement permanent, ça me fait mal c'est vrai. On a beau dire ce qu'on veut être une femme c'est renoncer à soi, à ce petit bout de chair que l'on trimballe depuis l'enfance, "mon petit coeur insouciant". On ne m'a pas prévenue que pour être une femme il fallait du courage. Avant j'avais les cheveux en bataille, l'écharpe mal nouée, le manteau ouvert au vent, les mains pleines de terre, le visage gelé par le froid, mais j'étais déterminée, et j'en avais du courage. Maintenant je suis perdue dès que je me regarde dans la glace, c'est qui cette femme avec ces formes, ces creux ? Moi j'voulais pas que la puissance d'une femme ce soit sa beauté ou même sa féminité, non... moi je voulais être une femme avec un coeur d'amazone, je voulais qu'être une femme ce soit de prendre des poignées de boue dans mes mains fragiles et puis de me peindre le visage avec, d'en étaler partout sur mon corps et offrir au monde toute cette force, toute cette maladresse. Mais avec les années je me suis aperçue que ce n'était pas si facile que ça, parce que au creux de mon ventre de femme, c'est tellement fragile, il y a un besoin terrible de tendresse, d'amour, de douceur et c'est tellement précieux, parce que ça aussi c'est une force..."

Extrait de Paroles de femmes - La liberté du regard - Librio - 3€ - Sept 2007

© Crédit photo : Edouard Boubat/Rapho

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19 mai 2014

Du soleil en boîte, Christine Leunens

dusoleilenboite "Nancy devait reconnaître que le gâteau marbré n'avait pas l'air mauvais du tout, dans le genre ying et yang en folie. La partie chocolat était due à Edith, alors que la vanille, c'était elle : elles avaient collaboré dans un véritable esprit d'équipe. [...] Pour le septième anniversaire de Chloe, Mike était encore là. Neuf ans plus tôt jour pour jour, il était à son côté à la maternité, il comptait les "inspiration" et les "expiration" à la manière d'un entraîneur, lui aspergeant le visage à l'aide d'un grand vaporisateur."

Edith est une belle-mère fantasque et envahissante, qui redoute plus que tout le passage du temps, et ne sait pas exprimer son affection sans excès. Un jour, alors que Nancy et Mike sont en vacances, elle débarque sur les lieux sans prévenir afin de "soi-disant" les décharger de la garde de leur petite fille et leur permettre de prendre du temps seuls tous les deux. Alors que Mike lui suggère de rentrer chez elle, Edith simule un malaise qui la conduit théâtralement à l'hôpital. Mike décédera brutalement dans un accident de voiture en allant la retrouver. Nancy soudain veuve aura à affronter dorénavant une vie plus compliquée, désertée par l'homme qu'elle aimait par dessus tout, et consacrée désormais à sa fille, et à cette étrange femme avec qui elle entretiendra au fil du temps une amitié irritée et malhabile...

Il est intéressant avec Du soleil en boîte de se pencher sur les émotions assez complexes de ces deux femmes qu'un deuil réunit mais que par ailleurs tout oppose. La Nouvelle Zélande est là en toile de fond, et les divers personnages nous attachent doucement par leurs caractères humains et imparfaits. De plus, sous les manières et les propos extravagants d'Edith se dissimulent de véritables questions, notamment sur l'âge et le passage du temps. En effet qui décide (de la décence, de la morale ou de l'envie ?), de ce qu'il est acceptable de faire ou non dans la vie, et du moment précis où l'on franchit forcément "la limite d'âge" ? Il m'a peut-être manqué "un petit quelque chose" pour faire de cette lecture une lecture vraiment enthousiasmante mais j'ai aimé tout de même vivre quelques jours dans les pages de ce roman sympathique. A découvrir !

Editions Philippe Rey - 18€ - 8 mai 2014

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17 mai 2014

Cet été-là ~Julian Tamaki et Mariko Tamaki

cetetela

"Awago Beach, c'est cet endroit.
Où l'on va chaque été, mes parents et moi.
Depuis... peut-être... toujours."

Rose et ses parents débarquent comme chaque été dans leur maison de vacances, près de la plage. La jeune-fille retrouve avec plaisir les lieux de ses précédents séjours, et aussi sa meilleure amie, Windy. Toutes les deux sont à la frontière de l'adolescence et commencent à regarder avec curiosité le manège des grands. Elles empruntent des DVD effrayants au petit boui-boui du coin, jouent à se faire peur, se mêlent des histoires d'un couple de jeunes-gens qui se disputent, s'interrogent sur l'évolution de leur corps, leurs premiers émois, et le reste d'enfance qui leur colle encore beaucoup à la peau. Pendant ce temps, la mère de Rose, Alice, s'enferme, refuse d'aller nager, cache dans sa mauvaise humeur un bien pénible secret...

Cet été-là est la traduction française d'une BD sortie sous le titre original de This One Summer, un très beau roman graphique signé par deux canadiennes. Les dessins sont justes magnifiques, la narration toute en sobriété, finesse et justesse. Craig Thompson, l'auteur du prodigieux Blankets, approuve cette lecture en quatrième de couverture et je ne peux qu'applaudir des deux mains : "Cet été-là avance en chancelant sur la ligne de faille de la préadolescence, quand la naïveté confortable de l'enfance s'estompe, laissant place aux sombres complexités de la vie adulte. J'ai adoré ce livre."

Une BD comme je les aime où l'intérieur des bulles est à la hauteur du graphisme, et où l'éclatement des vignettes peut étonner agréablement au détour d'une page. Un très beau travail et un coup de coeur !!! 

Grande-fille (13 ans) l'a lu aussi. ;)

Editions Rue de Sèvres - 20€ - 14 mai 2014

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13 mai 2014

Stolen Dance

[J'entame avec ce titre une petite pause de quelques jours]

Sinon, pendant ce temps, je lis quand même, notamment Du soleil en boîte de Christine Leunens (un roman sympathique). Et je vous réserve pour la fin de semaine, un joli coup de coeur en BD car 2014 sera définitivement BD du côté des coups de coeur, c'est dit ! A très vite !

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12 mai 2014

Autrefois le rivage, Paul Yoon

autrefoislerivage "Si un jour tu t'en vas, je me souviendrai de ton visage.
-Taeho.
- Et je le chercherai.
- Tais-toi, Taeho.
- Parmi des milliers de visages. Il y aura le tien, et le mien. Nous nous mettrons à la recherche l'un de l'autre. Et nous serons forts. Héroïques."

Le cadre des nouvelles du recueil Autrefois le rivage se situe sur une petite île, nommée Solla, au large de la Corée du Sud. Aujourd'hui fréquentée par la modernité, et les touristes, elle était auparavant le domaine des pêcheurs. Elle a connu aussi la guerre, recueilli de nombreux petits orphelins, été le théâtre de drames silencieux. Il y a cette femme âgée par exemple, veuve d'un soldat américain, et ce jeune serveur qu'une tragédie rapproche. Ce naufrage vers lequel se dirige calmement un couple à la recherche du corps de leur fils. Le retour tant attendu, et tellement décevant, de l'ami d'enfance. Cette amitié incompréhensible et indéfectible entre un enfant mutilé et une plongeuse solitaire. Le brouillard qui envahit la tête de Miya, bénévole à l'hôpital, et qui la laisse croire aux fantômes. Cet américain qui met en danger tout un village par sa seule présence. Et enfin cette ferme, qu'une petite fille ne veut pas voir vendue, et qu'une mère hante encore de sa présence nébuleuse.

Paul Yoon, jeune écrivain américain d'origine coréenne, a inventé de toutes pièces cette île de Solla, inspirée d'autres îles bien réelles. Et cela lui a permis de laisser libre court à son imagination, et de nous offrir de bien belles histoires, poétiques. Ce titre a été sélectionné par le New York Times comme l'un des meilleurs livres de l'année. Et j'en ai effectivement beaucoup aimé l'écriture, très fine mais également très maîtrisée. J'ai eu le sentiment d'accéder quelque peu à l'âme coréenne, îlienne, et eu l'impression de rencontrer de vrais personnages, habités par le courage et l'acceptation résignée de leur sort. J'ai été touchée par la générosité de Paul Yoon, par sa manière de déployer ses nouvelles sans en restreindre le propos. Il est évident que je serai attentive à la sortie en France de son premier roman Snow Hunters qui vient de paraître aux Etats-Unis. Un auteur à découvrir et à suivre, indubitablement.

Editions Albin Michel - 20€ - 2 avril 2014

 

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10 mai 2014

Le Liseur du 6h27, Jean-Paul Didierlaurent

leliseurdu6h27

  "Non, tout ne va pas si bien que ça, eut envie de rétorquer Guylain. J'attends le retour d'un père mort depuis vingt-huit ans, ma mère me croit cadre dans une société d'édition. Tous les soirs, je raconte ma journée à un poisson, mon boulot me dégoûte à tel point qu'il m'arrive de dégueuler tripes et boyaux, et enfin pour couronner le tout, je suis en train de tomber sous le charme d'une fille que je n'ai jamais vue."

Tous les jours, Guylain prend le RER de 6h27 pour se rendre au travail. Il y pilonne des livres, les invendus de l'édition et y conduit une grosse machine aux mâchoires de fer, un mastodonte mécanique, la Zestor 500. Dès qu'il s'assoit sur son strapontin préféré, dans sa rame, il tire de sa poche quelques feuillets sauvés la veille et les lit à haute voix. Les passagers sont fascinés par ces morceaux de lecture, sans queue ni tête, mais Guylain ne prête guère attention à la fascination qu'il suscite. Ce rituel lui permet de se laver d'un travail qu'il exècre. Guylain mène une vie solitaire. C'est compter sans la détermination des adorables soeurs Delacôte, ou de la découverte bien étrange d'une clé USB, contenant les textes d'une mystérieuse inconnue...

Le liseur du 6h27 est de ces petits livres que j'aime, qui mêlent avec finesse, et tendresse, gouaille et poésie, et qui démontrent combien la littérature, le goût des mots, sont à la portée de tous. Qu'il est bon de trouver un amoureux du théâtre sous la guérite d'un garde-barrière, une apprentie écrivain sur le siège d'une dame-pipi et des lecteurs attentifs derrière les murs d'une maison de retraite banale !! Vous passerez très certainement un délicieux petit moment en compagnie de ce roman, de ceux qui font du bien, malgré peut-être un déséquilibre certain entre sa première et deuxième partie. En tout état de cause, un premier roman très réussi.

J'ai beaucoup pensé à l'univers de Regis de sa Moreira [clic] en lisant ce roman, un auteur singulier que j'aime particulièrement aussi, l'utilisation de l'absurde à profusion en moins, peut-être... 

Editions Au Diable Vauvert - 15€ - 5 mai 2014

Chez Clara on en redemande !! [clic]

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08 mai 2014

Yeu à la bouche

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... John Paul Carmona, un chef à l'île d'Yeu

"De tous les endroits que j'ai eu la chance de découvrir à travers le monde, l'île d'Yeu est l'un des plus beaux, et certainement l'un de mes préférés. J'y suis arrivé pour y travailler un été sans avoir la moindre idée d'où je mettais les pieds. J'en suis tombé instantanément amoureux. [...]
Il faudrait être poète pour dire la beauté naturelle de l'île. Les plages toutes différentes et toutes magnifiques, la lande qui se transforme d'une minute à l'autre, le mélange du minéral et du végétal, tout semble sorti d'un livre de contes. Et quand je suis là-bas, je voudrais que l'histoire ne finisse jamais. Ma mémoire, mes photos me font tenir jusqu'à l'été suivant. J'attends avec une impatience d'enfant le moment de revenir, de retrouver les visages familiers et l'odeur des dunes, de regarder le ciel la nuit, de vivre encore et encore ma passion."

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Aujourd'hui, j'ai décidé de vous mettre l'eau à la bouche, avec ce livre de recettes au goût certain de mer et de sel. John Paul Carmona y délivre une quarantaine de recettes nées d'un mariage réussi entre une île et un chef. Les auteurs aux commandes de l'ouvrage sont Sophie Archambeau, journaliste, et Angélique Villeneuve, romancière, dont j'ai lu dernièrement Les Fleurs d'hiver [clic], un coup de coeur ! Merci encore à cette dernière pour ce joli cadeau qui va très vite trouver une place naturelle dans notre cuisine, Monsieur Antigone étant très adepte à la fois de cuisine, de mer, et d'îles...

Le livre est très beau, les photos réveillent la faim, les recettes semblent abordables et donnent envie d'être déjà là tout de suite en vacances.

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Et cela me donne aussi de mon côté l'occasion de vous parler d'un lieu que j'affectionne particulièrement bien sûr - même si je l'ai trop peu visité - mais encore une fois de ce qui est beau dans mon plat pays, de ce que j'aime à voir et à partager, notamment son rivage. 

Les éditions de l'épure - 20€ - 11 avril 2014

En dessous, une vidéo trouvée sur le site touristique de l'île. Il est fortement recommandé de couper le son. Bonne promenade !

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06 mai 2014

L'Avenir, Catherine Leblanc

lavenir "Agnès est partie découvrir le monde et moi, qu'est-ce que je fais ? Rien ! Je suis les rails, le chemin qu'on a tracé pour moi. J'attends, je me décompose. Comme tous les matins, je pars au dernier moment. Je marche à toute allure. Il faut qu'il m'arrive quelque chose ! Une rencontre, une aventure. Qu'il m'arrive quelque chose aujourd'hui ! Qu'il m'arrive quelque chose avant que je ne meure sur place, que je me déssèche et que ma tête se réduise comme chez les Jivaros."

Charlène a seize ans et vit avec sa mère et sa soeur aînée, Agnès. Cette dernière décide tout à coup de partir, sur un coup de tête, malgré les supplications de sa famille, pour suivre son amoureux jusqu'en arménie, où il trouvera certainement du travail. Pour Agnès, c'est l'aventure, la vraie vie enfin, un moyen de quitter un foyer sclérosé, mais pour Charlène c'est un abandon qui la laisse seule, en face à face avec sa mère. Son quotidien devient pesant, son avenir fermé. Elle souhaite ardemment que quelque chose vienne tout bousculer, donner du sens à sa vie. Ce sera Nathan, son charme incertain, et la découverte d'un nouveau monde, plus adulte, où les sentiments et la sensualité peuvent bouleverser une âme encore adolescente...

J'ai beaucoup aimé ce petit roman de Catherine Leblanc, le ton juste avec lequel elle évoque les émois d'un premier amour, le cataclysme qu'il peut provoquer dans une toute jeune vie, le passage à l'acte, l'affection à l'autre donnée sans retenue, les flèches de douleurs du doute et de la trahison. Ce livre est une grande réussite. A confier à des lecteurs adultes, autant qu'adolescents.

Editions de la Rémanence - 15.80€ - 14 avril 2014

Catherine Leblanc est un écrivain prolixe qui écrit sous divers formats. Petit dernier adore par exemple sa collection des Comment ratatiner... en jeunesse [clic ici] et [ici aussi]. J'avais adoré Viens, on va chercher un poème [clic] et lu également Fragments de bleu [clic] et Si loin, si près [clic].

http://catherineleblanc.blogspot.fr/

http://www.editionsdelaremanence.fr/l-avenir.html

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05 mai 2014

St Jean-de-Monts ... hier

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