21 août 2013

Un coup de coeur en format poche ! Brigitte Giraud ~ Pas d'inquiétude

Alors que la présence en librairie du dernier roman de Brigitte Giraud, Avoir un corps, est annoncée pour aujourd'hui (mais je vous en parlerai plus tard), sort simultanément en format poche mon coup de coeur de la rentrée littéraire de 2011... Pas d'inquiétude. Je vous recommande donc chaudement aussi cette histoire intimiste qui nous conte le combat quotidien d'une famille confrontée à la maladie de leur fils. L'intrigue tourne son regard avec finesse non pas vers l'aspect médical mais vers les implications familiales d'un tel cataclysme privé. Et Brigitte Giraud y déploie tout le talent de sa belle plume !

pasdinquietudeUn extrait de mon billet d'alors...

"Pas d'inquiétude raconte l'histoire d'une famille ordinaire, qui vient tout juste de prendre possession d'une maison neuve, dans un lotissement tel qu'il en pousse partout aujourd'hui, après avoir vécu pendant des années dans l'exiguité d'un appartement trop petit pour quatre. Le couple a décidé de garder les finitions pour plus tard, pour eux, par soucis d'économie.
Le rêve est donc là, enfin à portée de main, mais c'est la maladie qui s'invite. Medhi, le plus jeune est atteint d'un cancer. Alors, les travaux attendront, il faut s'organiser, prendre des congés. La mère venant tout juste de commencer un nouveau travail où elle doit faire ses preuves, c'est au père qu'incombe de laisser le sien de côté pour faire face à l'urgence. Le présent prend tout à coup toute la place.

Ce roman est d'un charme discret et profond. Brigitte Giraud excelle encore une fois, après son magnifique Une année étrangère, à se mettre à la place d'autrui. Ici, le narrateur est un homme. D'habitude, en de telles circonstances, c'est la douleur d'une mère qui nous est offerte, placée immédiatement au creux du ventre. Un homme, lui, ne sait pas toujours quoi faire de son inquiétude, il n'a pas les codes, il réagit différemment. Alors il tait sa peur, son infini désarroi et offre ce qu'il peut, sa présence, ses initiatives, et parfois ses maladresses. [...]"

Le billet dans son intégralité par ici [clic] - Tout sur Brigitte Giraud sur ce blog [clic] - L'avis de Clara sur "Avoir un corps"

Editions J'ai Lu - 7.60€ - 21 Août 2013

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20 août 2013

Un peu d'Océan

C'est un petit cadeau pour vous, une vidéo prise hier près de Brétignolles sur Mer (Vendée). Soyez indulgents, c'est un premier essai et l'image est un peu penchée - finalement le caillou n'était pas aussi plat qu'il semblait l'être - et le son affreux. Je me suis bien  amusée cependant. Allez, c'est parti pour 2 minutes et 55 secondes de vagues, et seulement de vagues.

Sinon côté lectures, je viens d'abandonner  A l'angle du renard de Fabienne Juhel. C'était ma deuxième tentative. J'avais tellement aimé Les oubliés de la lande qui avait été lui un formidable coup de coeur que j'ai persévéré, mais tant pis, là cette fois-ci la magie ne prend vraiment pas. Alors, je me cherche un peu après l'excellent Testament à l'anglaise, tout en attendant avec impatience la rentrée littéraire et la sortie des quelques titres repérés... Je serai sage (enfin je vais essayer) et je pense étaler ici mes découvertes, au fil du temps, sans précipitation. A suivre donc...

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19 août 2013

Testament à l'anglaise, Jonathan Coe

testamentalanglaise"La première impression qu'eut Phoebe de Winshaw Towers ne fut guère encourageante. Perché presque au sommet d'une grande corniche menaçante, l'ensemble, à contre-jour, projetait des ombres profondes sur le terrain qu'il dominait. Les jardins n'étaient pas encore visibles ; mais on pouvait déjà distinguer des bois touffus qui masquaient l'approche de la maison, et, au pied de la colline, de vagues et sinistres étendues d'eau. Quant à l'agglomérat insensé de tours gothiques, néo-gothiques, sous-gothiques et pseudo-gothiques qui donnait son nom à la demeure, il faisait plus que tout songer à une énorme main noire, noueuse et déformée, écartant ses doigts vers le ciel pour saisir le soleil couchant comme une pièce de monnaie brunie prête à tomber dans son étreinte."

Michael Owen, écrivain, a été chargé il y a plusieurs années, par un des membres de la famille Winshaw, d'écrire l'histoire de cette dynastie qui peu à peu a su s'inscrire insidieusement dans tous les domaines importants de la vie publique de l'Angleterre des années 80.
La commande provient de Tabitha, une vieille tante jugée folle par le reste de sa tribu, car persuadée que des meurtres restés impunis ont été commis, et enfermée pour cette raison depuis longtemps dans un asile. Michael Owen y a vu au départ un moyen efficace et facile de gagner de l'argent, après le succès mitigé de ses deux premiers romans, puis il s'est progressivement enfermé dans son appartement, blessé par la mort de son père d'abord, puis par les révélations fracassantes de sa mère sur ses origines. Traumatisé le soir de ses neuf ans par la projection d'un film, il se repasse aujourd'hui sans cesse des vidéos pour tenter de franchir l'écran, et s'avère au fil du temps de moins en moins capable de rentrer en contact avec son entourage.
Fiona, une voisine d'immeuble, saura percer avec jovialité et entrain la carapace d'une solitude qu'elle comprend bien. Mais le bonheur sera de courte durée et les Winshaw de plus en plus présents dans le quotidien du jeune-homme...

Testament à l'anglaise est un pavé, riche, dans lequel j'ai aimé me plonger, goûtant avec bonheur son humour anglais et ses beaux moments. En effet, le couple formé par Fiona et Michael est très touchant, ainsi que toutes ces réflexions piochées dans certains chapitres sur l'écriture et la peinture. Au fil de la lecture, reste parfois ce sentiment frustrant que l'intrigue envoie des flèches dans tous les sens et multiplie ses personnages. Mais tout a un sens, devient sens au final, distillant par ci par là quelques références cinématographiques, littéraires et politiques, dont beaucoup m'ont malheureusement échappées. J'ai beaucoup souri en lisant ce roman, malgré les drames et les nombreux meurtres perpétrés (et oui). Le tout est loin d'être à prendre au sérieux, et voici qui est bien agréable de temps en temps.
Je n'avais encore jamais lu Jonathan Coe, et m'en faisais une idée fausse (comme souvent). Erreur réparée. Il me faudra lire autre chose à présent, suite à cette lecture irrésistible.

Editions Folio - 9.90€ - 1997 - Merci B. !

Une foison d'avis sur Babelio 

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18 août 2013

Au jardin

blog 002

Bon dimanche !

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17 août 2013

Quelques livres gratuits

bruxellesmidi

Si pour vous comme pour moi la lecture numérique est une activité sporadique et occasionnelle (salles d'attente ou voyages en train), vous pouvez télécharger sur le site Onlit.net, quelques titres gratuits, que cette maison d'édition met gracieusement à la disposition des lecteurs. [clic ici pour en savoir plus]

J'ai déjà testé le livre ci-contre, un recueil de nouvelles inédites rédigées par des auteurs belges (Daniel Adam, Véronique Bergen, Frédéric Bourgeois, Patrick Delperdange, Christophe Ghislain, Madeleine Hargan, Edgar Kosma, Milady Renoir et Régine Vandamme) et François Bon, sur la base de ce seul thème, écrire d'après ces deux mots : Bruxelles Midi.

Ce petit collectif est une autre manière de découvrir des auteurs. La qualité des nouvelles est relativement inégale mais j'ai aimé me faire balader dans un Bruxelles imaginaire et plutôt inconnu pour moi. Le sourire m'est même à plusieurs reprises venu aux lèvres.

Il existe trois autres titres gratuits à disposition (Deux recueils de nouvelles et un roman, Bruges-la-morte).

ONLIT EDITIONS est un éditeur littéraire numérique basé à Bruxelles et actif depuis 2006.
http://www.onlit.net/

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16 août 2013

Colette Nys-Mazure

nectarine

Elle conte, raconte. Le galet, l'iris jaune, le profil perdu. Elle exhume une parcelle d'infini, un effroi aux oubliettes. Elle pare la mort, dénonce l'intrigue, hâte l'aurore. Elle transmute le saladier de faïence fleurie et le vagissement hagard du nouveau-né. Elle dit et le bouquet flambe, le visage avoue, l'âme s'enhardit. A la parole, elle confie le surcroît de vie qui la presse et l'étoufferait. Elle détient le secret des merveilles latentes. Les ravive d'un verbe débridé.

Diseuse - Extrait de Feux dans la nuit, La Renaissance du Livre, 2003 [pioché ici]

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15 août 2013

Une adolescence américaine, Joyce Maynard

uneadolescenceamericaine"L'enfance, je crois, était autrefois un handicap et l'adolescence une période excitante, un horizon élargi, pantalons longs et liberté. Aujourd'hui, la jeunesse - pour ce qu'elle dure - est un temps auquel nous nous accrochons âprement, un temps exalté, surestimé, et si nous ne sommes pas vraiment dans le vent, du moins nous le fait-on croire, en nous affirmant que ce sont les meilleures années de notre vie - et qu'ensuite ce n'est qu'une longue descente."

Au début des années 70 et à tout juste dix-huit ans, Joyce Maynard publie un article dans le New York Times dans lequel elle porte un regard intelligent sur sa génération. Le public est conquis, et le célèbre JD Salinger, de trente-cinq ans son aîné, remarque sa plume et lui envoie une lettre. Ils vivront quelques temps ensemble, et c'est lors de cette relation que la jeune-fille rédigera cette Adolescence américaine, développant ainsi l'article paru dans le Times, sous l'oeil désapprobateur de l'écrivain.

Joyce Maynard utilise dans ce texte principalement le nous qui lui permet de parler pour tous ses camarades, et de tout, même de ce qu'elle n'a pas expérimenté elle-même. Des 12 ans de la jeune-fille à ses 20 ans, via un regard lucide et naïf, c'est un peu l'enfance de chacun qui y est tracé, celui d'une époque, et d'une certaine Amérique. L'attention est portée sur les détails, les attitudes, et ces changements de comportement qu'amène inévitablement une décennie en pleine métamorphose. Il y est question de coiffure, de vêtements, de flirts, de musique et de tout ce qui peut intéresser des adolescents, mais également de la guerre et des engagements politiques.
J'ai été happée par cette jeune écriture qui passe sans transition du plus futile au plus grave. Une adolescence américaine est en effet un texte remarquable, très intéressant, universel, qui a su brosser le portrait d'une société, tout en donnant l'impression du futile et du personnel. 
Un coup de coeur de lecture qui a le charme de l'inattendu !!

Editions Philippe Rey - 17€ - Avril 2013

La lecture de Sylire, qui a également envie de tout lire de Joyce Maynard dorénavant Celle de Clara qui ne se lasse pas de lire l'auteure - Je suis dans le même état d'esprit... et je suis d'accord avec Clara, la sincérité de cette femme écrivain est véritablement attachante.

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14 août 2013

Depeche Mode... dans les oreilles

 
Je découvre en ce moment leur album Delta Machine sorti en 2013. Tellement proche et tellement loin aussi du Depeche Mode de ma jeunesse que l'écoute s'en révèle à l'instant affective et troublante. J'aime beaucoup.
 
Côté lectures, je termine tout doucement Une adolescence américaine de Joyce Maynard qui revient elle sur une jeunesse à l'aube des années 70. Ambiance nostalgie, cheveux longs, pantalons larges et crayon noir autour des yeux. Que dire ? Je me délecte.

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10 août 2013

Je participe !

Cette année encore la rentrée littéraire verra arriver sur les étals des libraires de nombreux romans, un peu moins pour l'occasion, seulement 555 parutions sont prévues pour celle de 2013. Pour faire le tri, Hérisson nous propose de lire 6 romans de la rentrée littéraire, soit 1%, et de participer à son challenge.

bandeaublogjeunesse

Je ne manquerai pas ce rendez-vous, le seul que je parviens en général à honorer avec constance sur la blogosphère... En cliquant sur le logo ci-dessous vous trouverez tous les renseignements nécessaires liés à l'organisation de ce challenge. Merci Hérisson !

challengerentree2013

http://delivrer-des-livres.fr/challenge-1-rentree-litteraire-2013-les-participants-et-les-titres/

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09 août 2013

Piochés en bibliothèque

MER 006

Je profite de l'été pour aller vers des lectures qui me tentaient depuis un moment, et je fais ainsi de jolies découvertes... Mais grande paresse oblige, et devant ce qu'il me reste encore à chroniquer, je vous livre aujourd'hui un billet bref et collectif.

Lorsque j'ai ramené ces deux livres chez moi, c'est tout d'abord vers Le bruit des clefs d'Anne Goscinny qu'est allée ma préférence, (sans doute parce que ma fille effectuait au même moment une colo sur le thème de la BD en Belgique ?!). Je connaissais déjà cette collection de chez Nil, surtout depuis la découverte d'un autre titre, L'autre fille d'Annie Ernaux (comment oublier ce livre ?). Pour mémoire, les auteurs sont invités dans cette collection à écrire la lettre qu'ils n'ont jamais écrite. Ici, Anne Goscinny raconte ce moment où elle a appris le décès de son père (le créateur d'Asterix), et comment le bruit d'un seul trousseau de clefs sur un guéridon pouvait tant signifier désormais, après une telle disparition. C'est donc d'une lettre au père qu'il s'agit, pleine d'émotion, de colère et de tendresse... à parcourir avec empathie. [Editions Nil - Sept 2012 - 7.50€]

Blandine Le Callet [La ballade de Lila K] avait parlé avec emphase, lors d'un rendez-vous de La Grande Librairie, de ce projet d'écriture qu'elle menait depuis longtemps autour des inscriptions funéraires, et qui lui avait permis d'arriver finalement à ces Dix rêves de pierre là. Dans ce recueil les épitaphes sont authentiques mais les scènes autour des dernières heures imaginaires. Et même si l'ensemble est plein de charme, et prenant, j'ai eu un sentiment partagé en tournant les dernières pages. Est-ce le procédé qui m'a au final un peu lassé ? Pourtant, j'ai aimé la plupart des destins dressés par l'auteure, souvent romantiques, ancrés dans leur époque, et dont la course folle s'est arrêtée au pied d'une mort soit injuste, violente ou prévisible. A lire avec curiosité. [Editions Stock - Janv 2013 - 18€]

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