01 décembre 2013

Cette année Noël sera couleur POP

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Je commence tout doucement mes petits bricolages...

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La boîte de Noël vient de chez [clic ici], ainsi que l'idée des étoiles de papier [clic ici]. L'idée des petites boules de Noël provient toujours du site How about orange [clic ici].

Sinon, côté lectures, j'ai pris, posé, puis repris Trop de bonheur d'Alice Munro. Et je me rends compte à la lecture autant de la portée ironique du titre que tu talent de cette auteure récemment nobelisée. Pourtant, je suis moins séduite à priori qu'avec son autre recueil de nouvelles Fugitives [lu ici en 2010]. Mon billet bientôt.

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30 novembre 2013

Rencontre... Léonora Miano ~ Prix Fémina 2013

leonora miano culturebox

Hier au soir, j'étais toute heureuse de pouvoir me rendre finalement à cette rencontre organisée par ma médiathèque. Une éternité que je ne m'étais par rendue à ce genre de manifestation...

Léonora Miano est une auteure agréable à écouter. J'ai beaucoup aimé son détachement vis à vis du monde littéraire, et sa grande élégance verbale. Je ne l'ai pas encore lue, j'ai hâte à présent de mieux la connaître.

Elle nous a surtout parlé, vous vous en doutez, de son dernier livre La saison de l'ombre, qui vient de recevoir le Prix Femina 2013. Il ne faut pas oublier que ce titre a également obtenu le Grand prix du roman métis, qu'elle va d'ailleurs recevoir ces jours prochains à La Réunion.

Née en 1973 au Cameroun, cette écrivain est surtout connue pour sa trilogie se déroulant au Mboasu, pays imaginaire de l'Afrique Subsaharienne, composé donc de trois livres : L'intérieur de la nuit, Contours du jour qui vient (Goncourt des Lycéens en 2006) et Les aubes écarlates.

Je vais essayer de vous reproduire ci-dessous le peu que j'ai réussi à griffonner discrètement lors de cette soirée... où il a été essentiellement question de la trame de La saison de l'ombre...

Ce roman tente en effet de combler cette part manquante de l'histoire connue de la traite trans-atlantique. Léonora Miano a voulu raconter le vécu des populations sub-sahariennes qui ont vu leurs proches disparaître, ce choc immense de l'enlèvement et de la capture, et la collaboration des populations locales dans la traite négrière.
Pour elle, la naissance de l'intérêt pour cette face cachée et obscure de l'histoire, l'éveil de sa conscience, a eu lieu en CM2 alors qu'ils venaient en classe d'aborder le sujet, avec seulement un très court paragraphe dans un manuel et une illustration représentant un chef heureux de brandir des trophées de pacotille et derrière lui une colonne de captifs malheureux. 
Venant elle-même de la côte du Cameroun, elle s'est alors heurtée à tout un tas de questions sans réponses... Qui étaient ces chefs ? D'où venaient ces captifs que l'on précisait "venir de l'intérieur des terres" ? Toute sa scolarité s'est déroulée sans qu'elle obtienne des réponses à ses multiples questions, mis à part un silence gêné. 
Aujourd'hui, alors que les afro-américains peuvent passer des tests pour savoir d'où ils viennent, qu'elle était leur tribu d'origine, la parole semble s'ouvrir. Avec leurs visites sur le continent africain sont enfin venues quelques réponses... 
Il est évident que rien n'est aussi simple que l'on voudrait nous le laisser à penser. La "capture" a été perpétrée par des êtres eux-mêmes blessés, et qui ont rendu captifs d'autres populations qu'ils considéraient comme des étrangers.

Léonora Miano continue encore à se poser des questions aujourd'hui, à creuser avec intelligence et un profond respect pour les particularités de chacun, au delà des apparences. Elle s'intéresse par exemple aussi à l'art africain, mais pas à la manière occidentale, à l'usage réel et usuel que les populations pouvaient avoir de ces objets devant lesquels les occidentaux se contentent de s'extasier dans nos musées.

Je vais me plonger de mon côté bientôt dans La Saison de l'ombre et continuer de suivre, bien sûr, l'actualité de Léonora Miano...

Une très belle rencontre.

 

Je suis un peu en avance pour le challenge de Stephie... [clic ici]

MIANO

 

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27 novembre 2013

Gimme your love ~ Morcheeba


Le groupe a retrouvé sa chanteuse originale pour son dernier album Head Up High. On me l'a offert dernièrement... quel bonheur cette voix !!

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25 novembre 2013

L'Oeil du léopard, Henning Mankell

oeilduleopard"L'inconnu m'effraie toujours autant que le jour où je suis descendu de l'avion et où le soleil rendait le monde aveuglant, constate-t-il. Je suis conscient de me trouver à la fin d'une époque qui va être remplacée par une autre et qu'une catastrophe se prépare. Je sais que je suis blanc et beaucoup trop visible. Je sais que je fais partie de ceux qui succomberont sur ce continent. Et pourtant je reste."

De Suède, Hans Olofson débarque sur le sol africain, en Zambie, pour d'obscures raisons. Au départ, pour atteindre le rêve de voyage d'une femme qu'il a beaucoup aimé, Janine, puis abandonné. Ensuite parce qu'il fuit la culpabilité qui le ronge, celle d'avoir peut-être tué cette femme justement, laissé son meilleur ami se morfondre dans un hôpital et de n'avoir pu retrouver sa mère. L'Afrique offre à Hans un refuge et un but. Se pensant simplement de passage, il restera dix-huit ans sur ce continent. Essayant de faire au mieux, de mettre en pratique un certain idéal social. Ayant obtenu en héritage une ferme, et un sentiment de terreur indicible...

Nous sommes loin, dans L'oeil du Léopard, de la douceur des romans suédois d'Henning Mankell. Car ce qui impressionne surtout dans ce récit est cette peur constante du danger qui imprègne chaque page. Nous assistons près du narrateur à la décadence lente et inexorable d'un pouvoir blanc enfermé dans son racisme primaire, face au mystère d'un peuple noir faussement soumis qui observe, juge et tue, en silence.
J'ai pensé bien entendu à La ferme africaine de Karen Blixen dont je n'ai vu que la version film (Out of Africa). J'ai peut-être été un peu gênée par l'absence d'espoir qui règne dans la vie d'Hans Olofson, un parti pris d'Henning Mankell qui surprend un peu. Mais L'oeil du léopard reste cependant un livre très bien fait et pregnant, d'une force visuelle étonnante.

Editions Points - 7.60 € - Avril 2013

Lu par Dasola en grand format

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24 novembre 2013

A faire soi-même... pour Noël

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Même si l'esprit de Noël peine, en cette fin de novembre, à intégrer mon esprit récalcitrant, je commence à regarder ici et là si des petites idées de bricolage maison pourraient attirer mon attention et mes envies. Je sais déjà que je vais encore une fois recycler les catalogues des éditions Points (leur Gazette est parfaite pour ça) en de jolies petites boules de papier. Le renne est resté sur son miroir finalement toute l'année... Et chez , il y a encore beaucoup à piocher. J'avais transformé l'année dernière son calendrier de l'avent en forme de cônes en de simples décorations.

- Le modèle des boules de papier vient du site "How about orange" [clic ici]. J'ai utilisé la version small Ball. Pas besoin de scotch ni de colle.
- Le modèle cône vient donc de chez Zü [clic ici]. Il date de l'an passé. Malgré l'arrivée de son bébé, la créatrice du blog a pris le temps de concocter plein de petites choses pour Noël cette année encore [tout est là].
- J'explique [en cliquant ici] comment j'avais confectionné mon petit renne fétiche...
- Kidissimo regroupe [ici] des idées de calendrier de l'avent à confectionner soi-même.

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(Au dessus, décoration de l'année dernière) 

Cette année encore, c'est Un autre endroit qui donne le départ... Quoi, le sapin est déjà fait ?! 

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23 novembre 2013

Beast Quest

Allez, je reviens par ici avec des lectures enfantines... Petit dernier (8 ans) tenait absolument à ce que je vous parle de ces deux livres ci-dessous, qu'il a véritablement dévoré. Malheureusement, nous n'avons pas trouvé le tome 2, alors il est passé directement au 3. Mais cela n'a semble-t-il gêné en rien sa lecture... L'achat du tome 3 date de cet après-midi. ;)

Une lecture idéale, à priori, pour les enfants qui aiment les monstres fantastiques et l'aventure. La série contient pour l'instant 27 tomes (de quoi lire !).

beastquest1     beastquest3

 

Dans le tome 1 , le royaume d'Avantia est en danger ! Et tous les espoirs reposent sur Tom, un jeune garçon ordinaire... Quand il décide d'aller voir le roi, pour tenter de sauver son petit village, il est loin de se douter que sa quête ne fait que commencer ! Tom reçoit comme mission, de la part du roi Hugo, de libérer toutes les bêtes. 

Suite au tome 2, Sepron, le serpent de mer, est enfin libre. Mais la quête de tom est loin d'être achevée ! Accompagné d'Elena, de Silver et de Tempête, et armé seulement de son courage, il part à la recherche de la troisième bête magique : Arcta, un géant qui provoque de terribles avalanches de pierres. 

Avantia ne sera plus en danger lorsque toutes les bêtes ensorcelées par le maléfice de Marvel seront libérées.

Hachette jeunesse - Bibliothèque verte - 5 € - 2008

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20 novembre 2013

Ce blog se met en pause

... pour quelques jours. Grosse fatigue. Je reviens très vite, promis. En attendant, bonnes lectures chers lecteurs !

photos vacances 2013 053

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17 novembre 2013

La Grâce des brigands ~ Véronique Ovaldé

lagracedesbrigands

"Elles se regardèrent, Joanne accoudée à la fenêtre et Maria Cristina en tailleur sur le tabouret, cigarette à leurs becs respectifs, au frais dans leur courette en ciment, avec la cage du mainate de la voisine au milieu des cactus en pot, et elles se mirent à rire et Maria Christina se dit qu'il n'y avait décidément rien de meilleur que la camaraderie et, comme elle ne savait pas encore bien vivre les choses sans penser au moment où elle ne les aurait plus, elle eut peur de perdre Joanne."

Maria Cristina a trouvé depuis quelques années un semblant d'équilibre dans sa vie. Elle a quitté depuis longtemps Lapérouse, la bourgade de son enfance, et sa famille asphyxiante. Elle est écrivain, elle vit seule, et a comme amie Joanne, une serveuse libérée, mère d'un petit garçon, et comme ancien amant et mentor un écrivain à succès, Rafael Claramunt. Depuis le succès de son premier roman, l'écriture est au centre de son existence, et l'image qu'elle renvoie aux médias est celle d'une femme libre et déterminée.
Alors quand Maria Cristina reçoit un appel affolé de sa mère - alors qu'elle n'a pas eu de nouvelles d'elle depuis des années - la priant de venir s'occuper du fils de sa soeur, le bouleversement est grand...

Mis à part Déloger l'animal, je crois avoir tout lu de Véronique Ovaldé. Et ce qui surprend dans ce roman-ci en premier lieu est l'absence de fantaisie, qui était pour moi une des caractéristiques de l'écriture de l'auteure. Nous sommes loin du Sommeil des poissons lu précédemment. La grâce des brigands n'a pas en premier lieu l'allure d'un conte. Le récit, d'ailleurs, démarre de façon désordonnée, presque avec acidité.
Et puis, parce qu'il était évident que la magie apparaitrait enfin, certains passages, d'une extrême vérité et d'une grande beauté, m'ont donné la chair de poule, comme pouvaient seules le faire (me semblait-il) certaines chansons. 
La grâce de ce roman est donc ailleurs, non pas dans la fioriture de l'écriture, mais dans la simplicité toute nouvelle d'une auteure qui sait convoquer des images fortes, si bien parler des ravages des éducations mystiques et de la complexité des êtres, et ce avec un attendrissement et une empathie touchante. Passer quelques heures en compagnie de la petite troupe qui entoure Maria Cristina est par ailleurs d'un réconfort et d'une tendresse rare.
Un coup de coeur de lecture évident !

"Ce qu'il est intéressant de noter c'est que l'apparente docilité de Maria Cristina était en fait un type de résistance. Mais une résistance tranquille et adpatée au contexte. Une résistance à ce que sa mère pensait faire d'elle, une résistance à son milieu. Une sécession silencieuse en quelque sorte.
Il est certain que Meena était la seule personne à avoir remarqué le désir de Maria Cristina de se fondre dans leur milieu (tenue de camouflage) tout en s'adonnant à ses deux passions coupables : l'une pour les supputations diverses à l'égard de ses contemporains [...] et l'autre pour les livres. Cette dernière passion, ça ne faisait pas un pli, l'entraînerait loin de Lapérouse, puisque les livres servent, comme on le sait, à s'émanciper des familles asphyxiantes."

Tout Véronique Ovaldé sur ce blog [clic ici]

Editions de l'Olivier - 19.50€ - Août 2013

Un titre lu dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire de PriceMinister-Rakuten !! (Grand merci)

D'autres nombreuses lectures dont...  L'irrégulière - Sylire - Clara - Cathulu - Theoma !

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16 novembre 2013

En cours de lecture... "Le début de la fiction"

"Quand on ne voit plus sa famille ou quand elle a disparu corps et biens, alors ce qui pose problème c'est la façon dont on raconte l'histoire, la vilaire soeur, ce qui est ajouté, ce qui est soustrait, la façon dont je vis l'histoire, différente de celle dont ma soeur l'a vécue ou ma mère ou mon père, chacun de nous a une version de l'affaire, et ces versions n'ont aucun point d'achoppement, elles ne se recoupent jamais, et les évènements remémorés ne sont pas les mêmes, les dates ne sont pas les mêmes, alors il faudrait pouvoir confronter ces versions, mais puisque la famille a disparu ou bien qu'elle est muette ou démantibulée cette entreprise est impossible et ma vérité devient mensonge, elle n'est que ce que j'ai pu vivre et ressentir, elle est incomplète et blessante et invérifiable, nos versions sont comme deux ou trois droites parallèles qui jamais ne se rejoignent, raconter ma propre histoire devient un projet si artificiel et si solitaire, l'élaboration a posteriori donne l'impression d'une trajectoire, d'une volonté et d'un désir, mais ce n'est qu'une vue de l'esprit. Les détails m'emmènent toujours plus loin que je ne l'aurais voulu, ils ouvrent des digressions, des parenthèses, des souvenirs, je vois mes poupées russes s'accumuler, elles me submergent, tombent du bureau, c'est la fantasia des poupées russes. Que faire de ces imbrications ? On se voudrait clinique, on devient baroque. Et quand tout s'est calmé, il ne reste que des fragments disjoints, les dalles disjointes du carrelage, et les interstices laissent voir la terre même, la terre battue, sa poussière, sa sécheresse et sa profondeur."

Extrait de La Grâce des brigands de Véronique Ovaldé

Malgré les quelques défauts que je lui trouve, cette lecture (et des extraits comme celui ci-dessus particulièrement) me donne tellement de frissons (au sens propre du terme), me parle tellement... que je ne pourrai que l'affubler prochainement d'un coup de coeur.
Mon billet bientôt.

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13 novembre 2013

Je sais qui tu es, Yrsa Sigurdardottir

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"Il y avait quelque chose d'affreux qui entourait cet enfant. Et quoi que ce fût, ce n'était rien qu'ils pourraient réparer."

Dans un village perdu des fjords islandais, au beau milieu d'un hiver rigoureux, débarque un drôle de trio, trois jeunes gens bien décidés à retaper une vieille demeure qu'ils désirent plus tard convertir en gîte. L'été, le village revit. En témoignent les quelques maisons fermées pour la morte saison. Mais pour l'instant ils sont seuls et l'expérience s'avèrera très vite éprouvante et terrifiante. En effet, l'ombre d'un enfant semble décidé à effrayer les naïfs aventuriers...
Loin de là, en ville, une école est saccagée, une vieille femme se pend, et ressurgissent pour les témoins vivants des histoires du passé étrangement mêlées au présent.

Je voulais sortir un peu des sentiers battus. Me voici servie avec ce livre. Je n'avais pas frémi autant depuis le Shinning de Stephen King, c'est dire. Sans doute ai-je perdu l'habitude ? Ou bien est-ce signe de talent ? Dommage peut-être que le récit pêche parfois par manque de crédibilité. J'adhère difficilement à l'existence des morts vivants. Mais l'intrigue m'a tenue jusqu'à sa fin et le genre a rempli son office.
Brrrr...

Editions Points - 7.90€ - Octobre 2013

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