22 novembre 2016

Au programme

anniversaire44

Prendre une année de plus aujourd'hui et la commencer par quelques projets très doux. Cette quatrième saison de House of Cards par exemple. Le kit à pompons sur lequel je lorgnais. Le concert de Julien Doré le 8 mars à Nantes. Et puis mes enfants qui m'offrent des bijoux qui brillent et me prennent pour une maman star !! Depuis le temps que je grandis avec ce blog, et eux aussi. Merci à ma petite famille de m'aimer comme ça, telle que je suis ! Et merci pour tous vos mots doux d'anniversaire sur facebook. Ils étaient très très nombreux. J'en suis toute chose. Merci.

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20 novembre 2016

Les insurrections singulières, Jeanne Benameur ~ Objectif Pal de Novembre

lesinsurrectionsingulieres

 "Le Bresil, j'y étais moi aussi. Enfin."

Antoine sort tout juste d'une rupture amoureuse difficile. Mais revenir vivre chez ses parents n'est pas non plus une mince affaire, une sorte d'humiliation qui le confronte à ses propres choix. Il dort de nouveau dans son lit d'adolescent. Et quel place peut avoir un enfant adulte près d'un couple amoureux et vieillissant ? Et puis, il y a ce travail à l'usine qu'il a pris autrefois, par passivité, alors que sa famille rêvait pour lui de bien autre chose. D'ailleurs, Lusine va mal, et même si Antoine s'est impliqué syndicalement il ressent les limites de ses motivations et du militantisme face à la mondialisation. Partir semble donc LA solution, une urgence. Il y a d'abord l'isolement en Bretagne, loin des siens, et puis cette idée du Brésil, d'aller rechercher au-delà du miroir cette autre face de la concurrence, d'aller voir là-bas, à Monlevade, qui sont ces ouvriers qui prennent le travail des ouvriers de France...

Je suis rentrée dans ce roman de Jeanne Benameur avec surprise, ne retrouvant pas d'emblée son écriture douce et enveloppante. Ici, le style est en effet assez rude, les phrases courtes, comme en mal d'oxygène. Mais cette écriture parle au mieux de l'état d'esprit d'Antoine, obnubilé encore par le corps de Karima, toujours en lisière, en questionnement, sans place définie. Et puis, petit à petit, de jolies choses apparaissent dans la narration, comme ce marché où la mère d'Antoine a un stand, la rencontre avec Marcel le libraire ambulant, le carnet noir du père qui parle de l'usine, la Bretagne, le Brésil, Thaïs... C'est un roman d'une extrême délicatesse, à hauteur d'homme qui touche par sa simplicité même, très photographique aussi, et sensible. Je retiens de cette lecture, après quelques jours, de nombreuses images et des sensations. Une lecture qui donne à réfléchir et qui emmène son lecteur en voyage.

Editions Babel - 8€ - janvier 2013

 

objectif pal

Mes lectures de Jeanne Benameur sur ce blog [clic ici]

L'avis de Lucie - Un coup de coeur pour Sylire - La lecture de Saxaoul - Celle de Noukette - Aifelle a lu ce livre également - ...

Un titre lu dans le cadre de l'Objectif Pal de Novembre [les autres participations ici]

 

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19 novembre 2016

Retrouver le sourire

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17 novembre 2016

Le vide aurait suffi

[Julien] Sinon, pendant ce temps, je lis surtout des BD... et je cherche le prochain album du mercredi. Mais il y aura ce week-end sur le blog tout de même une lecture de PAL. J'ai enfin ouvert un Jeanne Benameur qui trainaît depuis bien trop longtemps sur mes étagères. L'Objectif Pal de novembre remporte un franc succès [clic], je réfléchis à le poursuivre sur la durée... Vous étiez plusieurs à voter oui sur le groupe facebook, alors ce sera certainement oui ;), avec quelques changements et plus de simplicité. 

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16 novembre 2016

Annie Sullivan & Helen Keller, Joseph Lambert ~ La BD du mercredi

anniesullivan

 "Elle m'interroge sur le ciel, le jour et la nuit, l'océan et les montagnes"

Helen Keller devient aveugle et sourde à l'âge de dix-neuf mois, sans doute des suites d'une méningite. Etant sourde, elle ne communique pas non plus par la parole. Nous sommes en 1880, dans l'Alabama. Ses parents sont largement dépassés et font appel à Annie Sullivan, qui est engagée comme gouvernante. Elle vient de terminer ses études à l'Institut pour aveugles. Mal voyante, opérée depuis peu, elle a appris la langue des signes et va tenter de l'apprendre à l'enfant. L'éveil d'Helen Keller est extraordinaire et la petite fille va même faire très vite ses premiers pas dans l'écriture...

J'avais lu dans ma jeunesse l'histoire d'Helen Keller, romancée, un livre qui m'avait fortement impressionnée à l'époque. Les premiers contacts entre Annie et Helen sont en effet assez rudes. L'album dont je parle aujourd'hui a éveillé mes souvenirs de lecture, mais a apporté aussi avec lui un élément très émouvant, la retranscription en image, très réussie, de l'apprentissage de la langue des signes et son effet progressif sur l'imaginaire de l'enfant. L'histoire est très centrée sur le parcours d'Annie Sullivan, les institutions plus ou moins salubres dans lesquelles elle a été recueillie et s'est formée. Mais j'ai surtout été absolument fascinée par le talent narratif de Jonathan Lambert. En effet, l'enchaînement de certaines cases sont d'un impact émotionnel fort. Je ne serais pas allée naturellement vers cette BD, la couverture et les dessins n'étant pas spécialement jolis mais je ne regrette pas d'avoir cédé à la curiosité du thème car c'est indubitablement une lecture coup de coeur !

Édition Ça et Là - 22€ - Octobre 2013 - Merci ma bibli !!

La lecture de Jérome - Quelques détails supplémentaires chez Caro

Les autres liens BD du jour sont chez Noukette ! 

anniesullivan1

 

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15 novembre 2016

Lucie ou la vocation, Maëlle Guillaud ~ Rentrée littéraire 2016

lucieoulavocation

"Elle a raté Normale Sup, elle ne doit pas échouer ici. Pas une nouvelle fois."

Lucie vit la khâgne comme une épreuve, un enfermement, quelque chose de trop grand et d'impossible à vivre pour elle. D'ailleurs, qui est fait pour vivre ça ? Alors, se rendre régulièrement avec son amie Mathilde à la basilique, est une libération, c'est accepter à chaque fois qu'une vague d'amour la submerge. Un jour, elle saute le pas, n'écoutant personne autour d'elle, et surtout pas son autre amie, Juliette. Dieu lui a envoyé un message, elle a la vocation. Elle commence donc une période de noviciat qui s'avère bien différente de ce qu'elle imaginait, dure, implacable, faite essentiellement de sacrifices et d'oubli violent de soi. Accepter les renoncements ne l'empêche pas de parfois céder au doute, surtout alors qu'elle découvre un secret qui l'amène à se demander si depuis le début elles ne serait pas la victime d'une énorme manipulation...

Lire ce roman est quelque chose d'à la fois très violent et d'assez addictif. Je l'ai dévoré. Mais il ne faut pas s'y tromper,  Lucie ou la vocation n'est pas spécialement un thriller. Il est un portrait, gobalement à charge, d'une congrégation. Nous suivons surtout Lucie, et ses premiers pas de novice. Et je dois dire que j'ai eu mal pour elle, à plusieurs reprises. Je me suis demandée si ce récit reflétait la réalité. En parrallèle, il y a l'inquiétude et les réflexions de son amie Juliette, anéantie par cette vocation qu'elle ne comprend pas et certaine qu'elle doit sauver la jeune femme par tous les moyens possibles. Un roman, terminé en pleine nuit, qui m'a laissé une étrange sensation de malaise, de colère et de tristesse. Il n'est pas spécialement un roman que je conseillerai pour ses qualités littéraires mais il pose indubitablement la question de la foi, du prosélitisme et du rôle de l'Eglise dans ses institutions. 

Editions Heloïse d'Ormesson - 17€ - 18 Août 2016

Dérangeant, interrogatif, phénoménal... pour Sabine - Flippant et captivant... pour Nathalie - Captivant et troublant... pour Joëlle

   68premieresfois

14 novembre 2016

L'autre qu'on adorait ~ atelier d'écriture

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Je visse mes écouteurs dans le creux de mes oreilles. J'ai aperçu ta maison. Et c'est comme fonctionner soudain en circuit fermé, hors d'atteinte, avec l'illusion d'être plus forte. J'enclenche maintenant la première plage de l'album que j'écoute en ce moment. Les bruits de ta rue disparaissent aussitôt. Tu serais surpris de savoir que depuis l'Incident, seule la musique a ce pouvoir là, de me maintenir artificiellement la tête hors de l'eau, dans une bulle tonitruante, d'accélerer mes pas. L'équilibre est fragile. De toi je ne sais plus rien depuis plusieurs semaines. Tu ne peux plus être... cet autre que j'adorais. Dont j'attends encore quelque chose pourtant. Des excuses. D'en guérir. Une libération. Le rythme de la musique couvre les battements de mon coeur qui s'accélèrent. Je respire profondément. Peut-être un peu trop. L'air est vif ce matin et brûle douloureusement mes sinus. Je passe tous les jours devant chez toi. A pied. Je longe les voitures. La tête dans mon snood en laine. Rouge comme ta façade. J'aperçois souvent ta voiture, garée là, brillante, mordant un peu le trottoir, comme une extension matérielle de toi. Mais jamais je ne te croise, toi. L'affection a ceci d'étrange qu'elle s'accroche à qui ne fait pas l'effort de l'attendre. J'avais pris nos échanges pour une conversation. Et aujourd'hui ma boîte mail ne déverse plus que des spams qui font semblant de connaître mon prénom. Je pourrais choisir un autre trajet, faire le grand tour. Impossible. Ce serait tricher. Je tire une force iréelle de cette blessure quotidienne auquelle je m'astreins. Ce parcours. J'espère sans doute aussi une rencontre, qu'au sortir de ton perron tu me tombes dans les bras. Comme au cinéma. Dans la vraie vie, les garçons fuient et les filles longent des voitures, changent de trottoir, essaient d'oublier. Nous n'étions pas faits pour nous entendre. Ou plutôt si, de trop. Et autour de toi, des jalousies se sont élevées, ont dit que tu méritais mieux. Et tu les a écoutées. Pire, tu les as laissées me blesser. J'ai beaucoup lutté, voulu te faire entendre raison, croire à notre amitié. Il m'a fallu du temps pour renoncer. Il a fallu que je chute. Depuis, le monde a pris d'étranges couleurs. On m'approche, on m'offre ailleurs ce que tu ne voulais plus me donner. Je sors, je fais la fête. La vie est devenue un kaléidoscope qui m'empêche de pleurer. Je singe parfaitement la comédie du bonheur. A force, je finirai par y croire. Mais tu serais surpris de savoir que depuis l'Incident, notre dernière dispute, j'écoute en passant devant chez toi un à un tous tes albums préférés. Ils me parlent de toi. Ils sont ce qu'il reste de nous. Pour peu qu'un jour pourquoi pas... ils te réveillent.

Un titre emprunté au dernier roman de Catherine Cusset (non lu encore). Et un texte écrit pour l'atelier d'écriture de Leiloona [clic ici] 

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13 novembre 2016

Dimanche

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J'ai eu une envie soudaine de dessiner mon personnage du texte qui sera en ligne pour l'atelier d'écriture de Leiloona demain. En voici le résultat. Fait au BIC, et à main levée. Comme d'habitude. Pour une fois, je suis presque satisfaite. Même si je ne suis pas très douée pour rendre l'épaisseur d'un manteau. J'ai un rapport particulier avec le dessin. Gribouiller a toujours été pour moi un moyen de faire baisser la pression, en classe ou ailleurs, un biais pour me ramener à qui je suis. Gribouiller calme les tempêtes intérieures, comme le tricot, comme tout ce que l'on fabrique de ses mains. Mais je n'ai jamais su dépasser ce stade du portrait de 3/4. Rien de grave. ;) Je vais peut-être cependant essayer de gribouiller plus souvent. Tout est bon à prendre pour se sentir bien, n'est-ce pas ? Bon dimanche !!

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11 novembre 2016

Comme frère et soeur, Clémence Guinot

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 "En juin prochain, je vais jouer Antigone ; enfin, on monte la pièce au collège, et c'est moi qui serai Antigone."

Quand le père de Cléo décide d'emménager avec la mère de Marin, ce sont en réalité deux familles qui s'installent sous le même toit, deux adultes, trois filles et deux garçons. Cléo et Marin sont les aînés de chaque fratrie. Cléo est au collège, en troisième, en route pour le brevet, et Marin est au Lycée. La cohabitation est au départ tendue, puis à la fois étrange et assez réussie. Les deux adolescents apprennent à devenir complices tandis que les plus jeunes donnent à la maison une atmosphère de candeur contagieuse. Au collège, Cléo rêve d'être celle qui jouera le personnage d'Antigone dans la pièce du même nom. Marin dessine beaucoup, en compagnie de son ami Simon. Mais comment rester seulement frère et soeur quand on apprend à mieux se connaître, à s'apprécier, et que peu à peu d'autres sentiments se nichent dans ce lien qui n'a pas vraiment de nom ?

Ma fille de quinze ans a lu ce roman pour adolescents avant moi et l'a beaucoup aimé. C'est elle qui m'a donné envie de l'ouvrir. Elle m'a dit que c'était utile de parler de ces familles recomposées, que cela arrive, et que forcément il était particulier de vivre avec des personnes étrangères et non choisies. Nous en avons profité pour discuter justement de ces intimités parfois cruellement éphémères qui ne débouchent le plus souvent sur aucun lien légal. Personnellement, j'ai surtout apprécié d'emblée retrouver dans ce roman jeunesse le personnage d'Antigone, comme un clin d'oeil agréable. En dehors de ce point, très personnel, voici un roman avant tout simple et sympathique, qui sait rester très juste, qui met en avant l'amitié, et qui a le mérite d'aborder un sujet sensible. J'ai aimé qu'il ne tombe pas dans des ornières de facilité mais qu'il reste réaliste et attachant.

Editions Magnard - 12.90€ - Septembre 2016

Le billet de Sophie [clic]

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10 novembre 2016

Tentative d'organisation

paljeunesse

Alors qu'un week-end prolongé s'annonce tout juste, je retire de ma PAL (Pile A Lire) urgente les quelques titres jeunesse/ados reçus dernièrement, dans une tentative d'organisation ubuesque. Je parlerai tout bientôt de Comme frère et soeur de Clémence Guinot, et j'espère lire les autres titres de la photo d'ici Noël. Sinon, Le challenge Objectif Pal de Novembre, qui concerne des titres bien plus anciens, et voués à l'oubli probable, suit son petit bonhomme de chemin ici [clic]. N'hésitez pas à nous rejoindre, même en cours de route !! Quelquefois, notre petite folie livresque, me fait bien sourire... Petite pensée pour ceux qui travaillent ces prochains jours et pour les autres... bon week-end ! 

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