30 octobre 2016

Concert

Avoir la chance de voir, dans une toute petite petite salle, presque en concert privé donc, et à deux pas de chez moi, un groupe que j'aime depuis longtemps... J'ai trouvé ci-dessus la vidéo qui reflète au mieux ma soirée d'hier soir, la configuration du groupe, l'ambiance, et même ma position dans le parterre... avec la seule reprise du concert (un titre de Rihanna). Sinon, il y avait de l'ambiance, du bon son, les chansons de Cocoon que l'on connaît (et celles du nouvel album aussi) en rythme concert... en bref c'était bien. Ravie. Le groupe commence tout juste sa tournée. Bon vent à eux !

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29 octobre 2016

Comme dans un film, Régis de Sa Moreira ~ Rentrée littéraire 2016

commedansunfilm

"C'est un peu comme dans un film quand on sent qu'une partie se termine, et qu'une autre est sur le point de commencer." 

Il y a ELLE et il y a LUI, et une rencontre qui les conduit pour une première fois dans un cinéma de quartier, la vie commune, les disputes, l'amour et les séparations, un anniversaire comme un rendez-vous immuable qui rythme leurs années. La vie. L'amour. Les gens autour qui passent, comprennent ou pas, assistent. Les enfants qui naissent. Tout ce qui fait une vie, dans ce qu'elle a d'imparfaite, de désordonnée, d'intéressante et de parfois aussi un peu loufoque. Mais à force de regarder des DVD ou d'aller au cinéma, on a le sentiment de rejouer sans cesse des scènes déjà vues... et le phénomène est troublant. Comment va donc se terminer cette histoire ? Par un happy end ?

Je dois vous dire d'emblée que ce titre ne plaira vraiment pas à tout le monde. Premièrement, sa forme est celle d'une pièce de théâtre, ou d'un scénario de film, pas d'un roman, et il faut parfois s'accrocher un peu pour suivre les dialogues. Mais voilà, j'ai personnellement une affection particulière pour ce jeune auteur, Regis de Sa Moreira, qui sait dans ses livres utiliser l'absurde et magnifier le réel avec son regard vif, affectueux, romantique et blessant. J'aime son regard particulier sur les couples, qui me fait parfois penser à ce qu'il se joue dans L'écume des jours de Boris Vian. J'ai donc beaucoup aimé le retrouver ici, car il m'a fait encore une fois beaucoup rire et sourire. J'aime son regard sur les absurdités de notre société, et sa connaissance du monde tel qu'il est. Et j'aime que ses personnages se sentent libres de vivre leurs émotions comme ils le souhaitent, voilà qui est très réconfortant. Parce que cette histoire d'amour entre un postier et une bibliothécaire est à la fois concevable et assez improbable. Mais elle m'a permise de passer un moment de lecture assez jouissif. Une lecture de rentrée étonnante, vive et drôle. 

Editions Au Diable Vauvert - 17€ - 18 août 2016

La lecture de blablablamia séduite aussi par la vivacité drôle de ce texte

Ma lecture de Pas de temps à perdre qui vous renverra en fin de billet vers mes autres lectures de l'auteur (Zéros tués - Le libraire - Marie et femme)

27 octobre 2016

Jeudi

jeudi

Alors que l'automne bat son plein de feuilles mortes et de fruits délicieux (quoique de proportions étranges)... Sinon, pendant ce temps, je lis Comme dans un film de Regis de Sa Moreira et aussi Un foyer de Julie Lamiré. Et oui, en même temps, simultanément. Une fois n'est pas coutume. Tout cela parce qu'hier j'ai pris le train, et j'ai alors commencé le deuxième sur ma liseuse... moins lourde à transporter que le premier roman/pièce de théâtre. Rendez-vous hier au CHU de Nantes, pour démarrer un autre suivi concernant ma myopathie. Etape importante, une démarche que j'ai eu pour autant beaucoup de mal à faire. Toujours cette histoire de maladie invisible sans évolution ni remède, qui amène à douter de son bon droit de se plaindre, ou de consulter, alors qu'une cicatrice sur mon bras gauche atteste pour toujours qu'une biopsie a eu lieu, un diagnostic posé (mais tellement tard, si tard que j'ai intégré malgré moi le qualificatif de feignante... ça aussi pour toujours). Rendez-vous important donc, mais seulement une première étape. La confirmation qu'il n'existe aucun remède possible. Et savoir qu'il faut continuer à se débrouiller comme ça, avec ce corps moins capable. Entendre se dire encore une fois combien mon affection est bénigne, je ne serai jamais en fauteuil roulant (tant mieux non ?). Entendre se dire aussi que j'ai bien fait de mettre en place un dossier de prise en charge du handicap (?). Dans le discours du corps médical, avoir l'impression de tenir sur la pointe d'un seul pied sur une poutre. L'équilibre ne tient qu'à moi, à la force de mes bras tendus. Mais qui est là quand je tombe ? Bon, j'ai compris. Bilan génétique à venir, pour poser entre autres l'hérédité, les choses, avoir des traces à montrer, prouver. Je remercie ceux qui ont pensé à moi hier, d'avoir été là... vous étiez une ribambelle de petits coeurs que je traînais dans mon sillage. ;) Même si je dois avouer que j'ai eu du mal à maintenir à chaque minute le bouleversement. Parfois, il faut seulement se dire... aujourd'hui tout va bien.. et demain est demain. Tant que je tiens. Bon jeudi !

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25 octobre 2016

Boys don't cry

Ma soeur d'anniversaire... à quelques années de différence... et quelques détails physiques près... Sinon, tout pareil.

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24 octobre 2016

La Suture, Sophie Daull ~ Rentrée littéraire 2016

lasuture

 "Je vais tisser une étole à réchauffer mes mortes, composer une histoire à me repeupler, pour épaissir mon sang que l'absence du leur a rendu trop liquide, trop rapide - un torrent tout fou où ne battent que ces chiffres, plus jamais les saisons. Je vais inventer leurs hivers et leurs printemps, ranimer leur souffle éteint, repulper leurs lèvres aimantes dont j'aimais tant les baisers."

Sophie Daull nous a conté dans le très lumineux et douloureux Camille, mon envolée, le départ abrupt de sa fille de seize ans. Et cette absence fait face à une autre absence, celle de sa mère Nicole, disparue quand elle même n'avait que dix-neuf ans, emportant avec elle bien des secrets sur son passé. Alors, il est soudain question de partir en quête de cette mère méconnue, à partir de rien, seulement quelques photos, si peu de documents, d'inventer, de tisser, pour peut-être réussir à recoudre cette plaie que creusent ces morts trop précoces dans la vie de Sophie Daull.

Avec ce nouvel opus, dont je redoutais sans doute un peu la lecture, de peur d'être déçue par un récit qui manquerait de force après son premier livre, de décence (à tort), Sophie Daull confirme son talent d'écrivain. Et à l'instar d'Isabelle Monnin dans Les gens dans l'enveloppe ou d'Eloïse Lièvre dans Les gens heureux n'ont pas d'histoire, j'ai aimé la suivre dans sa recherche d'une vérité forcément subjective, dont les blancs sont repeuplés par le pouvoir de l'imagination ou du souvenir tronqué. Et il est tellement intéressant ce parcours, et il est tellement évident que derrière chaque visage se cache une histoire particulière, un roman, et que tout le monde a le sien à raconter. Les gens inintéressants n'existent pas. J'ai aimé lire ici le roman de vie de Nicole, qui existe à présent dans les livres auprès de Camille, sa petite fille. Et j'espère que Sophie Daull continuera d'écrire, car elle a sa voix en littérature, sa manière de construire des phrases luxuriantes et enveloppantes, et je souhaite pouvoir la lire de nouveau à la rentrée prochaine pourquoi pas. Un roman de rentrée sensible.

Editions Philippe Rey - 17€ - 25 Août 2016


23 octobre 2016

Tête de PAL

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Une petite PAL qui monte qui monte qui monte... et là de plus, je vous montre ce que je regarde quand je lis. ;) Un peu de pression ? Vous croyez ? N'oubliez-pas, bientôt, en Novembre, il s'agira chez moi et chez Anne, et pour ceux qui se sont déjà inscrits, de faire baisser cette PAL, justement, en posant chez nous, ou sur le groupe facebook dédié, vos lectures. Des petites surprises à la clé à gagner !! En attendant, n'oubliez pas de vous inscrire ici [clic].

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21 octobre 2016

Je ne pars pas je nage

[Julien Doré dans mes oreilles... et un peu dans mon coeur aussi] Sinon pendant ce temps, je lis pour l'Objectif Pal de Novembre (le billet attendra donc). Quelques jours de vacances commencent, de quoi avancer dans mes lectures, rêvasser, regarder des films, écouter de la musique et peut-être même écrire... Aujourd'hui, je suis allée voir la mer, le soleil était partout. Bonheur.

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20 octobre 2016

Les mains lâchées, Anaïs Llobet ~ Rentrée littéraire 2016

lesmainslachees

 "A la rédaction, on m'a félicitée. D'avoir su être à Tacloban avant Yolanda, d'avoir su flairer le typhon qui se préparait."

Madel est présente lorsque la vague énorme, le typhon meurtrier, prénommé Yolanda, ravage cette côte des Philippines où elle se trouve en compagnie de Jan, l'homme qu'elle aime. Après la violence des flots et l'intensité du chaos, elle se rend compte que Jan a disparu, et elle réalise qu'elle a lâché la main de l'enfant qu'on lui avait confié. Autour d'elle, que des morts. Madel cherche à rejoindre les secours, et de fil en aiguille se laisse reprendre par sa fonction de journaliste, devient l'envoyée spéciale sur place, celle qui doit montrer. Toute la difficulté est de recueillir avec respect la parole des survivants, pour que cela serve, soit réellement utile, et de ne pas sombrer... 

Anaïs LLobet, journaliste à l'AFP Moscou, était correspondante pour plusieurs médias aux Philippines lorsque le typhon Haiyan a ravagé le pays. Les Mains lâchées est son premier roman. Et la force de ce roman tient essentiellement justement dans ce réalisme, à la fois cru et tendre, hors du temps, ces quelques semaines qui ont suivi l'évènement et qui laissent les habitants sidérés et anéantis. Elle n'est pas facile à raconter pourtant cette population tétanisée qui compte ses morts. Anaïs Llobet y parvient avec une grande délicatesse. Elle sait aussi nous présenter des personnages attachants, humains, héroïques ou simplement vivants. Elle donne tour à tour la parole aux anonymes croisés et à Madel, figure iréelle, une étrangère dans ce pays. Un roman édifiant et éprouvant, qui pointe du doigt la réalité du réchauffement climatique.

Editions Plon - 16€ - 18 août 2016

Un des choix de Leiloona pour la sélection de Price Minister 

  68premieresfois

Badge Lecteur professionnel Lu sur ma liseuse grâce à NetGalley

19 octobre 2016

Karma City Tome 1 - Pierre-Yves Gabrion

karmacity

 "Mouais... Finalement, le destin... le karma... où se trouve le libre arbitre dans tout ça ?! Hein ?"

Karma City est une ville futuriste où le concept de Karma règne sur tout. Emma List, une jeune scientifique dont le Karma toujours positif fait la fierté de ses parents, passe un beau jour les portes de contrôle de la capitale avec un karma légèrement négatif. Elle qui est célibataire raconte une vague histoire de dispute familiale au petit déjeuner pour amadouer ses interlocuteurs puis franchit les portes de la cité, en larmes. Quelques minutes plus tard, un AVC la terrasse au volant de son véhicule. Les agents Cooper, Napoli et Asuki mènent l'enquête. Mais d'autres personnes sont également victimes d'un AVC dans les heures qui suivent. L'enquête prend donc tout à coup une autre envergure. Emma était paléontologue et avait trouvé un mandala gravé, témoignage de sociétés pré-karmiques. Le supérieur des agents, la police locale, de nombreuses personnes semblent impliquées... Il est temps alors pour Cooper, Napoli et Asuki de continuer leurs recherches, mais cette fois-ci dans l'ombre...

Je ne serais pas allée naturellement vers cet album si il n'avait pas circulé dans mon groupe de bibliothèque. Je suis plutôt attirée habituellement par les romans graphiques. Cependant, je ne regrette absolument pas cette lecture, car j'ai été indubitablement prise par le suspens de cette enquête policière pleine d'humour. Et j'ai très hâte de lire à présent le tome 2. Il n'y a pourtant rien d'original dans cette histoire, on y retrouve une société utopique, une jeune chef qui débute, un vieux briscard bourru qui la forme au métier, de la corruption en haut lieu, des secrets, etc... mais tout cela fonctionne très très bien et est très distrayant. De plus, chaque page est assez parfaite (disposition des cases, choix des couleurs, dialogues). Bref, j'ai aimé la vivacité de l'ensemble et en redemande. 

Editions Dupuis - 20.50€ - 9 septembre 2016 - Merci ma bibli !!!

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Je participe cette année à La BD du mercredi !! Tous les autres liens sont cette semaine chez Stephie [clic ici]. 

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18 octobre 2016

Mardi

julien

La voix de Julien Doré, suave et précise, me permet de passer quelques étapes depuis quelques jours, à travers son merveilleux album Love, qui tourne en boucle dans mes oreilles... Il me permet de croire à la sensibilité, à la clairvoyance. Et puis ce soir je reçois son dernier opus en cadeau, "&". Alors il est possible que je me perde un peu dedans. Même si pendant ce temps, je lis quand même... notamment Les mains lâchées de Anais Llobet (récit éprouvant), et puis des BD (rendez-vous demain). 

&
Il n'est rien sans lien
Tout est "et" au départ.
Rien n'existe sans une addition, sans union.
Ce & qui se contemple ou se dit "Esperluette" sera ma ligature
entre l'autre & l'ailleurs, entre vous & moi.

 

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