25 août 2013

Une sortie en format poche ! Des vies d'oiseaux ~ Véronique Ovaldé

Alors que la présence en librairie du dernier roman de Véronique Ovaldé, La Grâce des brigands, a été annoncée pour le 21 août (mais je vous en parlerai certainement bien plus tard), sort simultanément en format poche ma lecture de 2012... Des vies d'oiseaux. Je vous recommande donc chaudement aussi ce titre lumineux... 

desviesdoiseauxpoche

Un extrait de mon billet d'alors...

"Voici un joli roman de Véronique Ovaldé. Les premières lignes de cette lecture m'ont plutôt étonnées, me donnant le sentiment d'être entrée de plein fouet dans une intrigue policière. Et puis non. Parce que Véronique Ovaldé ne peut se contenter de poursuivre les principes d'un genre, nous voici ensuite propulsés dans le quotidien d'une desperate housewife qui se morfond depuis que sa fille adolescente a quitté le nid. Pour enfin se laisser bercer par une fable qui donne à l'amour un A majuscule, aventureux et imprudent."

Mon billet dans son intégralité par ici [clic].

"Le bonheur privé ordonnait et conférait du sens à sa vie, Paloma était son seul système de repères et sa balise, elle se rendait compte du danger de cette unique lorgnette, et elle en ressentait une étrange douleur amoureuse (une sorte de chagrin qui opresse la poitrine, mais un chagrin délicieux parce que exclusif, un chagrin qui vous dit combien vous êtes vivante et combien ce que vous aimez vous est précieux) [...]."

Editions J'ai Lu - 7.60 € - 21 Août 2013

 Le billet de Cathulu sur La grâce des brigands

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24 août 2013

Avoir un corps ~ Brigitte Giraud ... Rentrée littéraire 2013

AVOIRUNCORPS"Je m'habitue à l'idée d'être là, d'avoir une place, même si ma place a changé. J'accepte d'avoir à nouveau une présence, une épaisseur, un corps qui n'est pas fait que de lignes brisées, qui évite les pierres sur le chemin, qui transpire en haut du col. [...] Je sens comme cohabitent le petit animal en short de l'enfance qui escalade le toboggan, la gymnaste marchant sur la poutre, l'adolescente qui danse sur Imagine, l'amoureuse qui monte derrière la moto, la libraire en équilibre sur un escabeau, la mère qui maintient Yoto contre sa hanche. Je marche sur le sentier et cette sensation devient concrète, je suis faite de toutes ces pièces, comme si mon corps était une maison où vivent ensemble le vif de l'existence, fait de désirs, de force et de pulsations, mais aussi l'absence. Tous ces corps de fille évoluent sous le même toit et tissent une mémoire serrée. Je suis ici mais aussi là."

Par le prisme de l'évolution d'un corps, Brigitte Giraud nous emmène dans Avoir un corps à la découverte d'une petite fille qui devient grande, puis mère. Et c'est toute l'aventure de la vie qui nous est contée ici, quotidienne, faite d'expériences, de blessures, de douceurs, de pudeur et d'impudeurs. La conscience de soi passe sans transition de l'illusion de la maîtrise du corps, frôlant l'annorexie, à cette infinie confiance/ inconscience qui mène chaque femme à la maternité.

Cette petite fille que Brigitte Giraud regarde grandir, et dont elle s'approprie les rêves et les désirs par le "je" est un peu nous, un peu elle sans doute, et est très ancrée dans une époque. Et c'est là que l'auteure excelle, quand elle raconte l'enfance, la naissance du frère, les jeux, les premiers émois, l'envie d'enfanter contre lequel on lutte d'abord puis se soumet. J'ai aimé que règne dans son roman une réflexion sous-jacente sur le libre arbitre, et qu'elle souligne combien la féminité est une valeur sociale avec ses codes. Etre un corps d'enfant, se transformer, puis être une femme, être une mère, et tout cela sans jamais perdre la conscience de soi, de sa peau, sans se perdre, s'oublier, oublier de se regarder, de se voir... tout cela est parfois si difficile, fragile, sur le fil.
En tournant les pages de ce livre, j'ai pensé constamment à cette autre auteure qui écrit tellement bien aussi sur ce sujet, Emmanuelle Pagano. Malgré la comparaison, Avoir un corps est une lecture coup de coeur en cette rentrée littéraire, il serait étonnant qu'il en soit autrement.

Editions Stock - 18.50€ - 21 Août 2013

challengerentree2013La lecture de Clara

 

Challenge 1% rentrée littéraire : 1/6

(clic sur le logo pour plus de détails)

Les coups de coeur des blogueuses

  

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23 août 2013

Indian Palace

 
En ce moment, entre deux lectures, je regarde des films. L'été permet cela aussi. 
Je vous parle d'Indian Palace aujourd'hui car il serait dommage de garder pour moi la découverte d'un film "qui fait du bien". En effet, assistés du très bon casting regroupé pour l'occasion, nous nous surprenons en tant que spectateurs à rêver d'être comme les invités du Marigold Hôtel, jamais découragés par l'âge et les retournements de la vie... 
Ce film permet l'évasion propice aux vacances. L'écran éclate soudain de couleurs et de bruit. Alors oui peut-être cette Inde-là, présentée comme idyllique, est-elle sans doute un peu éloignée de la réalité mais tant pis. A voir pour se donner la pêche ! (Le DVD est sorti en 2012).
 
Sinon, côté rentrée littéraire, j'ai enfin craqué pour le Brigitte Giraud. J'en freine volontairement la lecture... Hier, dans la librairie dans laquelle je me suis égarée, trônaient côte à côte tous les livres intéressants dont la blogosphère a déjà parlé depuis quelques jours... un délicieux supplice, mais j'ai résisté, car j'attends encore personnellement une ou deux sorties.
 

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22 août 2013

Un bonheur insoupçonnable, Gila Lustiger

unbonheurinsoupconnable... Illustrations réalisées par Emma Tissier.

"Les enfants comptèrent sur leurs doigts toutes les âneries des adultes, en commençant par le pouce. Mais, comme il leur arrivait de compter deux fois la même ou d'en oublier une autre, ils prirent une feuille de papier et un crayon et dressèrent une liste par ordre de gravité. Ils obtinrent ainsi 377 âneries comme "perdre de vue ses amis" ou "regarder de haut les plus faibles", 48 demi-âneries comme "ne jamais avoir de temps pour jouer", 24 quarts d'âneries comme "forcer les enfants à manger du brocoli" et une ânerie suprême : la guerre."

Monsieur Grinberg est un homme sérieux qui n'a comme seules faiblesses que de gâter de façon exagérée son chien Holstein et de ne pas trop prêter attention à son entourage... Il ne voit pas par exemple que Mirabella, sa femme de ménage, est depuis longtemps amoureuse de lui, ni que les enfants du quartier l'observent, surtout Mathilde qui n'a pas sa langue dans sa poche. Mais Monsieur Grinbert n'est pas que cet homme grognon que tout le monde connaît, il a été lui aussi un petit garçon qu'un gros chagrin a autrefois fait souffrir. A l'époque, un ami lui avait transmis un remède magique, le "livre des questions".
Ce remède pourrait servir encore aujourd'hui, il s'en rend compte soudain - il serait temps de l'exhumer enfin -, alors que le petit Paul vient de perdre sa grand-mère adorée et que la jeune Juliette ne cesse d'être maltraitée et moquée en raison de sa grande taille.
Car il s'avère souvent d'un réconfort absolu de se rendre compte que l'on partage avec beaucoup des questions sans réponses.

"Toute la journée, il attendit avec impatience de pouvoir continuer la lecture de ce livre où les enfants, depuis des siècles, inscrivaient leur peines et leurs questions. Et de savoir qu'il ne faisait qu'un avec eux, qu'il connaissait leurs voeux les plus secrets et leurs peurs cachées, qu'il prenait part à leur destin, partageait leurs inquiétudes et leurs joies... que tous ces enfants étaient comme lui tantôt courageux, tantôt abattus, qu'ils étaient heureux ou angoissés, justes ou détestables... de savoir que chacun d'eux, chacun de ces enfants soutenait celui qui était dans la peine - car oui, il sentait qu'ils étaient solidaires les uns des autres depuis des siècles -, tout cela éveillait en lui un sentiment de joie insoupçonné. Je ne suis pas  seul, exultait-il, j'ai des amis, par centaines, par milliers, et ce depuis des siècles et pour encore des centaines d'années."

Ce roman (pour adolescents ?) gisait dans ma PAL ("Pile A Lire" pour les nouveaux venus) depuis bien trop longtemps. Et il s'agit d'une jolie découverte et d'un tendre coup de coeur de lecture !! Je suis donc heureuse de l'avoir enfin ouvert. Il parle à l'adulte que je suis, à l'enfant que j'étais, et à ce regard forcément subjectif que je porte sur mes propres enfants (malgré leur joie active ils me taisent certainement leurs peines parfois).
Ce petit conte philosophique qui est à lui seul un réel bonheur est à déguster sans a-priori.
Pour information, il est sorti en Février 2013 en format poche chez J'ai lu. J'espère que les illustrations d'Emma Tissier y sont incluses (pas sûr) car elles participent grandement à l'attrait du grand format.
Allez zou, voici un petit livre à mettre dans les mains de toute la famille !!

Editions Stock - 17.25€ - 2008

Ici Cathulu racontait comment elle avait craqué avec joie pour ce roman - La lecture de l'ours en peluche de Leiloona - Le blog de l'illustratrice

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21 août 2013

Un coup de coeur en format poche ! Brigitte Giraud ~ Pas d'inquiétude

Alors que la présence en librairie du dernier roman de Brigitte Giraud, Avoir un corps, est annoncée pour aujourd'hui (mais je vous en parlerai plus tard), sort simultanément en format poche mon coup de coeur de la rentrée littéraire de 2011... Pas d'inquiétude. Je vous recommande donc chaudement aussi cette histoire intimiste qui nous conte le combat quotidien d'une famille confrontée à la maladie de leur fils. L'intrigue tourne son regard avec finesse non pas vers l'aspect médical mais vers les implications familiales d'un tel cataclysme privé. Et Brigitte Giraud y déploie tout le talent de sa belle plume !

pasdinquietudeUn extrait de mon billet d'alors...

"Pas d'inquiétude raconte l'histoire d'une famille ordinaire, qui vient tout juste de prendre possession d'une maison neuve, dans un lotissement tel qu'il en pousse partout aujourd'hui, après avoir vécu pendant des années dans l'exiguité d'un appartement trop petit pour quatre. Le couple a décidé de garder les finitions pour plus tard, pour eux, par soucis d'économie.
Le rêve est donc là, enfin à portée de main, mais c'est la maladie qui s'invite. Medhi, le plus jeune est atteint d'un cancer. Alors, les travaux attendront, il faut s'organiser, prendre des congés. La mère venant tout juste de commencer un nouveau travail où elle doit faire ses preuves, c'est au père qu'incombe de laisser le sien de côté pour faire face à l'urgence. Le présent prend tout à coup toute la place.

Ce roman est d'un charme discret et profond. Brigitte Giraud excelle encore une fois, après son magnifique Une année étrangère, à se mettre à la place d'autrui. Ici, le narrateur est un homme. D'habitude, en de telles circonstances, c'est la douleur d'une mère qui nous est offerte, placée immédiatement au creux du ventre. Un homme, lui, ne sait pas toujours quoi faire de son inquiétude, il n'a pas les codes, il réagit différemment. Alors il tait sa peur, son infini désarroi et offre ce qu'il peut, sa présence, ses initiatives, et parfois ses maladresses. [...]"

Le billet dans son intégralité par ici [clic] - Tout sur Brigitte Giraud sur ce blog [clic] - L'avis de Clara sur "Avoir un corps"

Editions J'ai Lu - 7.60€ - 21 Août 2013

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20 août 2013

Un peu d'Océan

C'est un petit cadeau pour vous, une vidéo prise hier près de Brétignolles sur Mer (Vendée). Soyez indulgents, c'est un premier essai et l'image est un peu penchée - finalement le caillou n'était pas aussi plat qu'il semblait l'être - et le son affreux. Je me suis bien  amusée cependant. Allez, c'est parti pour 2 minutes et 55 secondes de vagues, et seulement de vagues.

Sinon côté lectures, je viens d'abandonner  A l'angle du renard de Fabienne Juhel. C'était ma deuxième tentative. J'avais tellement aimé Les oubliés de la lande qui avait été lui un formidable coup de coeur que j'ai persévéré, mais tant pis, là cette fois-ci la magie ne prend vraiment pas. Alors, je me cherche un peu après l'excellent Testament à l'anglaise, tout en attendant avec impatience la rentrée littéraire et la sortie des quelques titres repérés... Je serai sage (enfin je vais essayer) et je pense étaler ici mes découvertes, au fil du temps, sans précipitation. A suivre donc...

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19 août 2013

Testament à l'anglaise, Jonathan Coe

testamentalanglaise"La première impression qu'eut Phoebe de Winshaw Towers ne fut guère encourageante. Perché presque au sommet d'une grande corniche menaçante, l'ensemble, à contre-jour, projetait des ombres profondes sur le terrain qu'il dominait. Les jardins n'étaient pas encore visibles ; mais on pouvait déjà distinguer des bois touffus qui masquaient l'approche de la maison, et, au pied de la colline, de vagues et sinistres étendues d'eau. Quant à l'agglomérat insensé de tours gothiques, néo-gothiques, sous-gothiques et pseudo-gothiques qui donnait son nom à la demeure, il faisait plus que tout songer à une énorme main noire, noueuse et déformée, écartant ses doigts vers le ciel pour saisir le soleil couchant comme une pièce de monnaie brunie prête à tomber dans son étreinte."

Michael Owen, écrivain, a été chargé il y a plusieurs années, par un des membres de la famille Winshaw, d'écrire l'histoire de cette dynastie qui peu à peu a su s'inscrire insidieusement dans tous les domaines importants de la vie publique de l'Angleterre des années 80.
La commande provient de Tabitha, une vieille tante jugée folle par le reste de sa tribu, car persuadée que des meurtres restés impunis ont été commis, et enfermée pour cette raison depuis longtemps dans un asile. Michael Owen y a vu au départ un moyen efficace et facile de gagner de l'argent, après le succès mitigé de ses deux premiers romans, puis il s'est progressivement enfermé dans son appartement, blessé par la mort de son père d'abord, puis par les révélations fracassantes de sa mère sur ses origines. Traumatisé le soir de ses neuf ans par la projection d'un film, il se repasse aujourd'hui sans cesse des vidéos pour tenter de franchir l'écran, et s'avère au fil du temps de moins en moins capable de rentrer en contact avec son entourage.
Fiona, une voisine d'immeuble, saura percer avec jovialité et entrain la carapace d'une solitude qu'elle comprend bien. Mais le bonheur sera de courte durée et les Winshaw de plus en plus présents dans le quotidien du jeune-homme...

Testament à l'anglaise est un pavé, riche, dans lequel j'ai aimé me plonger, goûtant avec bonheur son humour anglais et ses beaux moments. En effet, le couple formé par Fiona et Michael est très touchant, ainsi que toutes ces réflexions piochées dans certains chapitres sur l'écriture et la peinture. Au fil de la lecture, reste parfois ce sentiment frustrant que l'intrigue envoie des flèches dans tous les sens et multiplie ses personnages. Mais tout a un sens, devient sens au final, distillant par ci par là quelques références cinématographiques, littéraires et politiques, dont beaucoup m'ont malheureusement échappées. J'ai beaucoup souri en lisant ce roman, malgré les drames et les nombreux meurtres perpétrés (et oui). Le tout est loin d'être à prendre au sérieux, et voici qui est bien agréable de temps en temps.
Je n'avais encore jamais lu Jonathan Coe, et m'en faisais une idée fausse (comme souvent). Erreur réparée. Il me faudra lire autre chose à présent, suite à cette lecture irrésistible.

Editions Folio - 9.90€ - 1997 - Merci B. !

Une foison d'avis sur Babelio 

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18 août 2013

Au jardin

blog 002

Bon dimanche !

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17 août 2013

Quelques livres gratuits

bruxellesmidi

Si pour vous comme pour moi la lecture numérique est une activité sporadique et occasionnelle (salles d'attente ou voyages en train), vous pouvez télécharger sur le site Onlit.net, quelques titres gratuits, que cette maison d'édition met gracieusement à la disposition des lecteurs. [clic ici pour en savoir plus]

J'ai déjà testé le livre ci-contre, un recueil de nouvelles inédites rédigées par des auteurs belges (Daniel Adam, Véronique Bergen, Frédéric Bourgeois, Patrick Delperdange, Christophe Ghislain, Madeleine Hargan, Edgar Kosma, Milady Renoir et Régine Vandamme) et François Bon, sur la base de ce seul thème, écrire d'après ces deux mots : Bruxelles Midi.

Ce petit collectif est une autre manière de découvrir des auteurs. La qualité des nouvelles est relativement inégale mais j'ai aimé me faire balader dans un Bruxelles imaginaire et plutôt inconnu pour moi. Le sourire m'est même à plusieurs reprises venu aux lèvres.

Il existe trois autres titres gratuits à disposition (Deux recueils de nouvelles et un roman, Bruges-la-morte).

ONLIT EDITIONS est un éditeur littéraire numérique basé à Bruxelles et actif depuis 2006.
http://www.onlit.net/

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16 août 2013

Colette Nys-Mazure

nectarine

Elle conte, raconte. Le galet, l'iris jaune, le profil perdu. Elle exhume une parcelle d'infini, un effroi aux oubliettes. Elle pare la mort, dénonce l'intrigue, hâte l'aurore. Elle transmute le saladier de faïence fleurie et le vagissement hagard du nouveau-né. Elle dit et le bouquet flambe, le visage avoue, l'âme s'enhardit. A la parole, elle confie le surcroît de vie qui la presse et l'étoufferait. Elle détient le secret des merveilles latentes. Les ravive d'un verbe débridé.

Diseuse - Extrait de Feux dans la nuit, La Renaissance du Livre, 2003 [pioché ici]

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