25 novembre 2012

On se met doucement en mode Noël

novembre2012 001b

A l'instar de Cathulu qui commence aujourd'hui le décompte ! ;) Ou d'Isabelle qui nous donne envie de croire au Père Noël.
 
Et comme l'année dernière [là], je suis à l'affût des bricolages pas bêtes, sans grands frais et jolis qui fleurissent sur le net.

J'aime beaucoup généralement l'esthétique de ce que produit, ses adorables petits coussins nuages par exemple.
Elle a eu l'idée de nous proposer cette fois-ci sa version du calendrier de l'avent. Merci à elle !

J'ai décidé pour ma part que ses cônes seraient à l'unité des petites suspensions tout à fait réussies (voir ci-contre), à vous d'en faire ce qui vous chante, une décoration de table par exemple, les tutos sont par [ici].


Pendant ce temps, côté lectures, je teste une liseuse électronique reçue pour mon anniversaire il y a quelques jours (j'avais opté pour la Sony Reader sur les conseils judicieux de Saxaoul et de Laure). Et oui, moi aussi je n'ai pas résisté à l'attrait de la nouveauté, c'est mon côté geek !! Le confort de lecture est celui d'un poche et je suis assez ravie. J'en profite pour remercier Laurence Caron du Texte vivant qui m'a bien aidé à la remplir !! (Mes avis bientôt !)

 

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23 novembre 2012

Gwenaelle Aubry, Partages

aubrypartages"J'avais besoin de penser à toute force que ça ne me concernait pas, que ça se passait dans un autre espace, un autre temps. [...] Et voilà que cela aussi me devenait présent, du présent insoutenable de répétition. Mon père avait raison : c'était la guerre."

Sarah, jeune juive new yorkaise, est venue vivre en Israël avec sa mère. Elle ne peut matériellement rencontrer Leila, réfugiée dans un camp de cisjordanie. En 2002, c'est la seconde Intifada. Tout sépare ces deux jeunes filles qui s'ignorent et tout les assemble, comme une image renversée. Au centre, au creux du fossé qui les éloigne, il y a l'histoire, la religion et tant de malheur en héritage.
Sarah voudrait vivre sa vie de jeune fille amoureuse tandis que le Jérusalem dans lequel elle prend plaisir à marcher explose sans prévenir. Leila aimerait aimer les siens en toute liberté, libérée de la peur, mais le destin a choisi de lui donner la vie dans un pays mutilé.

Voici un roman qui m'a laissée bien pantoise et m'a éloignée pour quelques temps des blogs. J'ai eu un mal fou au tout début à m'insérer dans son atmosphère particulière, sa voix alternée qui sautait de pages en pages d'un camp dans l'autre. J'ai même confondu parfois les deux narratrices, ne suivant plus ainsi l'intrigue finement ciselée. Puis, vers la soixantième page, j'ai trouvé une belle écriture et j'en ai aimé la puissance évocatrice, universelle. J'ai eu le sentiment de comprendre soudain tout par le biais des mots. Alors, vers la fin, lorsque j'ai moins apprécié ce que j'ai lu, le chemin que prenait l'histoire, sa fatalité archétypale, j'ai pensé... dommage.

Ah là là que dire au final ? Que c'est une lecture très belle malgré mes bémols. Quelques images me resteront d'ailleurs longtemps en mémoire, je le pressens. Je ne ne regrette pas d'être entrée dans ce Partages, pas du tout, j'en suis sortie toute tourneboulée, partagée. Mais bon.
C'est malheureusement un livre en pleine actualité.

Editions Mercure de France - 17.50€ - 30 août 2012

Clara la tentatrice - Val est également partagée 

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17 novembre 2012

Pause

hélène cadou

Pas de billets en cours et je me traîne côté lectures, alors autant faire une petite pause, n'est-ce pas ? J'ai eu de belles lectures dernièrement... j'ai du mal à enchaîner. Et puis parfois, la vie de famille vous prend aussi par la main. A très bientôt !

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11 novembre 2012

Se retenir aux brindilles, Sébastien Fritsch

seretenirauxbrindilles"Finalement, si l'on s'en tient aux apparences, ce n'est pas si compliqué de tout envoyer balader - tout, sauf mes enfants. Mais si l'on creuse davantage, il est évident que ma fuite n'est qu'une illusion."

Ariane revient sur les lieux de son enfance pour y trouver refuge, chargée de ses deux jeunes enfants. Avant de partir, de fuir la peur, elle n'a jeté que quelques affaires dans sa voiture. Tout a changé dans le village dans lequel elle débarque après tant d'années. Sans trop y croire, elle sonne chez une vieille femme qui l'accueillait toujours généreusement lorsqu'elle était petite, Marthe. Celle-ci la garde près d'elle pour quelques jours malgré une mémoire qui s'envole et Ariane reprend espoir, tout en s'interrogeant sur son avenir. Mais le danger rôde encore...

Sébastien Fritsch a l'art de surprendre, et le fait encore une fois avec ce roman qui m'a profondément émue. Se retenir aux brindilles nous conte une histoire, au plus près du réel, celle d'une femme victime de violence conjugale en fuite. Alors confrontée à ses souvenirs d'enfance, elle recrée en mémoire le trio qu'elle formait alors avec Tristan et Mathias, deux petits voisins. La peur était la compagne de leurs jeux d'enfant, elle suivait de près l'imagination gothique de Tristan. Elle permettait à Ariane de s'extraire aussi d'une atmosphère familialle opressante. Mais rien ne surpasse la crainte qu'elle ressent aujourd'hui.

J'ai beaucoup aimé ce roman, la faculté de l'auteur de ne jamais tomber dans la facilité narrative, que l'on retrouve trop souvent par ailleurs. Sébastien Fritsch sait créer des atmosphères riches et ne se contente pas de survoler les faits. Ariane a des réactions normales, multiples et parfois dérisoires. Elle cherche avant tout à nourrir ses enfants, à trouver un toit pour eux, et les souvenirs se bousculent souvent peu à propos dans son esprit. J'ai ralenti ma lecture à divers moments, de crainte de devoir quitter ce personnage auquel je m'attachais de plus en plus, et ces enfants que je souhaitais à l'abri.
Une lecture profonde et remuante qui sait également nous tenir en haleine comme un thriller.

Editions Fin mars début avril - 18€ - 6 novembre 2012

Pour en savoir plus sur l''auteur http://sebastienfritsch.canalblog.com/ ou comment se procurer ce livre http://marsavriledition.canalblog.com/

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10 novembre 2012

Un clic = une bonne action

Alors que le Vendée Globe vient tout juste de s'élancer d'un bout de mer que je connais bien... un bateau a retenu mon attention, celui de Tanguy de Lamotte qui navigue grace à Mécénat Chirurgie Cardiaque.
J'ai envie de relayer aujourd'hui ici la bonne action qui se cache derrière cette participation car Tanguy de Lamotte ne navigue pas que dans un esprit de compétition mais aussi pour venir en aide à des enfants malades. Pour opérer un enfant du coeur, la Fond'actions initiatives coeurs a besoin de 12000 €. Chaque clic sur leur site facebook rapporte 1 €. On peut aussi s'inscrire à leur Newsletter. Le but est de réunir les fonds nécessaires à l'opération de 5 enfants souffrant de grave malformation du coeur.
A l'heure où j'écris ils en sont à un peu plus de 19200 € au compteur, ce qui signifie qu'un enfant pourra d'ores et déjà être opéré.
Le clic est bien entendu gratuit et pour le faire il s'agit simplement de cliquer sur l'image ci-dessous, via ce lien (http://www.initiatives-coeur.fr/), ou directement sur leur compte FB (http://www.facebook.com/initiativescoeur). Merci.

initiatives coeur

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08 novembre 2012

Déluge, Henry Bauchau

déluge"Pendant des jours, des semaines, des mois, nous peignons à côté de Florian, non pas avec ses mains d'or, mais avec ses yeux d'aigle ou d'ange, le déluge, notre planète et sa courte histoire."

Florence s'est installée dans le sud de la France pour raisons de santé. Elle rencontre là-bas, et de manière fortuite, en se promenant sur le port, un peintre dénommé Florian, un peu fou et talentueux, qui s'empresse habituellement de brûler ses toiles dès qu'elles sont terminées. Etrangement, ces deux êtres que tout sépare s'attachent l'un à l'autre. Florian a besoin de l'attention de Florence, et cette dernière a le sentiment qu'elle peut guérir à le cotoyer. Le duo sera vite rejoint par un groupe d'amis qui accompagneront le peintre dans l'élaboration de sa plus grande toile...

Honnêtement - autant le dire tout de go - j'ai préféré lire le Antigone d'Henry Bauchau, ou ses autres titres mythologiques, tellement plus forts, que ce titre là (mais je suis forcément partisane, il faut croire qu'avec lui je suis restée bloquée en mode Oedipe & Co). 
Le fait qu'il soit question de peinture dans ce roman m'a pourtant beaucoup plu. Henry Bauchau excelle à nous conter l'ivresse de la création. Cette oeuvre que le petit groupe construit peu à peu paraît bien extraordinaire, et même assez iréelle, mais son élaboration hypnotise. Elle ressemble à la manière traditionnelle qu'ont certaines couturières de créer un patchwork, scènes de vie par scènes de vie. Et puis, il est question finalement d'un mythe, celui de Noé, et à ce jeu là je suis souvent facilement conquise...
C'est une lecture où l'amitié paraît aisée et la vie meilleure, et où les sentiments sont bons. Pourquoi s'en priver ?

Editions Babel - 7.70€ - 2 Novembre 2012 - Pioché en grand format en bibli !

Un beau billet sur Enfinlivre

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07 novembre 2012

Laisse tomber les filles

Grande fille aime beaucoup cette version moderne, kitsch et sucrée... sans connaître l'originale. Et c'est vrai, c'est pas si mal !
 
 
Pendant ce temps, côté lectures, je termine Déluge de Henry Bauchau que je préfère indubitablement en mode mythologique mais le thème m'intéresse beaucoup.
Ensuite, j'ouvrirai très certainement Se retenir aux brindilles de Sébastien Fritsch  (en librairie depuis le 6 novembre) parce que dans l'actualité littéraire de cette semaine il n'y a pas que le Goncourt. ;)
 
 

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06 novembre 2012

Entendez-vous

colere

Résonner
Le grondement sourd de la colère
Elle arrive
C'est un troupeau de bisons
Le sol résonne déjà de sa prochaine apparition

Vos cris ont réveillé
Le monstre
Ecorché la plaie toujours vive
Facilité son retour

Vous regrettez
L'inconscience
Le bruit de vos pas
Le frôlement de pensée qui vous a fait douter

Trop tard
Vous préparez vos munitions

© Les écrits d'Antigone - 2012

Allez, un petit poème sur la colère... alors que je suis pourtant toute apaisée ce soir.
J'avais envie de l'appeler Duel, après avoir regardé Rango avec mon fils mais commencer en titre par le commencement c'est bien aussi.
Je n'écris plus tellement de textes sur ce blog, n'est-ce pas ?

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04 novembre 2012

Des vies d'oiseaux, Véronique Ovaldé

desviesdoiseaux"Le bonheur privé ordonnait et conférait du sens à sa vie, Paloma était son seul système de repères et sa balise, elle se rendait compte du danger de cette unique lorgnette, et elle en ressentait une étrange douleur amoureuse (une sorte de chagrin qui opresse la poitrine, mais un chagrin délicieux parce que exclusif, un chagrin qui vous dit combien vous êtes vivante et combien ce que vous aimez vous est précieux) [...]."

Le lieutenant Taïbo est appelé sur les lieux d'étranges cambriolages.
Tels de dignes héritiers de Boucles d'Or, des jeunes gens semblent squatter les villas de la région pendant l'absence des propriétaires, se contentant d'occuper leurs lits et de vider leurs réserves de nourriture. Mais rien n'est dérobé.
Vida, une des victimes de ces occupations clandestines, comprend très vite qu'il s'agit de sa fille Paloma et de son jeune amant Adolfo. A la recherche de la vérité, et d'une part d'elle-même oubliée, elle se rendra vers les recoins dissimulés de son enfance, à Irigoy, loin de la vie figée qu'elle mène depuis son mariage avec le brillant Gustavo...

Voici un joli roman de Véronique Ovaldé. Les premières lignes de cette lecture m'ont plutôt étonnées, me donnant le sentiment d'être entrée de plein fouet dans une intrigue policière. Et puis non. Parce que Véronique Ovaldé ne peut se contenter de poursuivre les principes d'un genre, nous voici ensuite propulsés dans le quotidien d'une desperate housewife qui se morfond depuis que sa fille adolescente a quitté le nid. Pour enfin se laisser bercer par une fable qui donne à l'amour un A majuscule, aventureux et imprudent.
"Si tu voulais des garanties, ma douce, il fallait acheter un toaster"

Une lecture vivifiante et lumineuse. J'ai beaucoup aimé.

Editions de l'Olivier - 19.30€ - Août 2011

Quelques avis parmi vos nombreuses lectures ... Un roman ovaldien pour Amanda "Même si Des vies d'oiseaux manque - un peu - de contenu, il n'en reste pas moins un joli conte où les mots ont la part belle et les images continuent de flotter bien après la dernière page tournée." - C'est un coup de coeur pour Liliba qui a adoré - Tout simplement beau pour Clara - Theoma est plus mitigée mais n'a pas résisté au charme de l'écriture - Pour Cathulu, on ne peut qu'être fasciné par ce roman chatoyant - Une petite déception pour Gambadou -

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02 novembre 2012

Un super fauteuil de lecture

fauteuilbibliobookslovers

Trouvé sur le merveilleux site Book lovers never go to bed alone.

Et puis en ce moment, je lis... Des vies d'oiseaux de Véronique Ovaldé, sur ma Pal depuis la rentrée 2011, il était temps que je l'ouvre.

Posté par LESECRITS à 21:48 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
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