31 janvier 2008

Carson Mccullers (1917-1967)

"Un écrivain écrit parce qu'un besoin intérieur le pousse à transformer son expérience (souvent inconsciente) en quelque chose d'universel et de symbolique"

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12 janvier 2008

Le plus beau jour

le_plus_beau_jour S'il pouvait faire un temps à mettre un chien dehors

Si je pouvais avoir un coeur à fendre pierre

Si l'amour devenait plus lâche que la mort

Si nous étions des morts pour parler de la vie

Si nous étions heureux pour ne plus rien nous dire

Si nous étions vivants pour pouvoir nous aimer

Si le monde n'était pas fait pour le refaire

Si tu n'existais pas pour pouvoir t'inventer.

JEAN MALRIEU (1915-1977) Préface à l'Amour "Les Cahiers du Sud", 1953

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11 janvier 2008

Laurence Tardieu

"J'ai remplacé la possibilité de l'amour par la possibilité de l'écriture.

J'ai peur, aussi, mais c'est une autre peur : je sais que l'écriture ne m'abandonnera pas. J'ai même l'espoir fou qu'elle me comble.

Qu'elle comble des vides. Qu'elle comble l'enfance."

Extrait de Rêve d'amour de Laurence Tardieu

Et non, je n'ai pas encore lu ce livre, mais j'ai extraite cette phrase d'un article lu aujourd'hui [ici], qui m'a donné très envie de le lire.

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06 janvier 2008

Jean-Paul Toulet (Les contrerimes)

fireToute allégresse a son défaut

Et se brise elle-même.

Si vous voulez que je vous aime.

Ne riez pas trop haut.

C'est à voix basse qu'on enchante

Sous la cendre d'hiver

Ce coeur, pareil au feu couvert,

Qui se consume et chante.

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27 décembre 2007

Marcel Proust

"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature."

Le Temps retrouvé

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14 décembre 2007

De la lecture...

    ...par Jean Cocteau.

"Je ne sais ni lire ni écrire. Et quand la feuille du recensement me le demande, j'ai envie de répondre que non.

Qui sait écrire ? C'est se battre avec l'encre pour tâcher de se faire entendre.

Ou bien l'on soigne trop sa besogne ou bien on ne la soigne pas assez. Rarement on trouve l'entre-deux qui boîte avec grâce. Lire est une autre affaire. Je lis. Je crois lire. Chaque fois que je relis, je m'aperçois que je n'ai pas lu. C'est l'ennui d'une lettre. On y trouve ce qu'on y cherche. On s'en contente. On la range. Si on la retrouve, à la relire on en lit une autre que l'on avait pas lue.

Les livres nous jouent le même tour. S'ils ne correspondent pas à notre humeur présente nous ne les trouvons pas bons. S'ils nous dérangent nous en faisons la critique et cette critique s'y superpose, nous êmpêche de les lire loyalement.

Ce que le lecteur veut, c'est se lire. En lisant ce qu'il approuve, il pense qu'il pourrait l'avoir écrit. Il peut même en vouloir au livre de prendre sa place, de dire ce qu'il n'a pas su dire, et que selon lui il dirait mieux.

Plus un livre nous importe, plus mal nous le lisons. Notre substance s'y glisse et le pense à notre usage. C'est pourquoi si je veux lire et me convaincre que je sais lire, je lis des livres où ma substance ne pénètre pas."

Extrait de "La difficulté d'être", Jean Cocteau, Livre de Poche Biblio, 1993

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12 décembre 2007

Sur six fragments de Novalis (extrait), Bernard Delvaille

_toile VI - La poésie est le réel absolu. Ceci est le noyau de ma philosophie. D'autant plus poétique, d'autant plus vrai. NOVALIS

Ce caillou au bord de la mer, ce brin d'herbe que tu mords, autant de poèmes. Et ton corps est une ode livrée aux vents marins. Seul, le poème est réel : c'est-à-dire que j'ai créé en le nommant. Tu dis un mot et tu engendres le monde. Une étoile existe que si tu la murmures à mon oreille. Plus tu rêves, et plus la réalité apparaît.

(Tout Objet aimé est le Centre d'un Paradis, éd. Millas-Martin, 1958)

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