L'année de la pensée magique, Joan Didion
"Le mariage, ce n'est pas seulement le temps : c'est aussi, paradoxalement, le déni du temps. Pendant quarante ans, je me suis vue à travers le regard de John. Je n'ai pas vieilli. Cette année, pour la première fois depuis mes vingt-neuf ans, je me suis vue à travers le regard des autres [...]"
Ce livre est le témoignage d'un deuil réel. En 2003, alors que Joan Didion s'apprête à dîner avec son mari, celui-ci s'effondre, victime d'une crise cardiaque. Ils viennent de rentrer chez eux, après avoir rendu visite à l'hôpital à leur fille Quintana, elle-même plongée dans le coma. Joan Didion revient sur cette année étrange et difficile où il a fallu en même temps soutenir sa fille malade, intégrer cette vérité que la vie puisse changer ainsi à tout instant, qu'un être puisse seulement disparaître d'une seconde à l'autre, et se poser les questions essentielles que soulèvent de tels évènements. Tout d'abord celles de l'apitoiement. Et puis comment être seule ? Cesser de penser que le compagnon de toujours puisse revenir ? Comment reprendre le chemin de l'écriture ?
J'ai été très sensible à la manière précise, à la fois détachée et émouvante, de Joan Didion de revenir sur son expérience. Ces moments où elle plonge dans ce qu'elle appelle le vortex, flashs qui surviennent lorsqu'un objet ou un lieu ouvrent la porte aux souvenirs, sont frappants. Je crois que ce roman peut être d'une grande aide pour ceux qui traversent également un tel évènement, le décès d'un proche. L'auteure s'attarde en effet avec compassion et tendresse sur ce que les endeuillés éprouvent. Sans y être confronté, nous pensons réellement et en général, comme elle auparavant, que ce sont les premiers jours qui sont pénibles, qu'être à la hauteur est la réaction appropriée face à la mort, alors que la difficulté provient de l'absence infinie qui s'ensuit et de tout ce qui nous confrontera sans cesse à l'absence et à l'absurdité.
"Nous nous attendons peut-être, si la mort est soudaine, à ressentir un choc. Nous ne nous attendons pas à être littéralement fous, à être la cliente pas difficile qui croit que son mari va bientôt revenir et avoir besoin de ses chaussures."
Editions du Livre de Poche - 6.50€ -2009
Un très grand livre pour Mango - Merci Cathulu !
Ce texte a été transformé par l'auteur elle-même en un monologue, incarné sur les scènes new-yorkaise et londonienne par Vanessa Redgrave. Et c'est, en France, Fanny Ardant, lors de sa création au théâtre de l'Atelier en novembre 2011, qui donne une nouvelle vie à ce récit. Une mise en scène de T. Klifa. Il semble cependant que cette pièce ne se joue plus à l'heure actuelle. [Un extrait intéressant de l'émission de Taddeï]
Nos baisers sont des adieux, Nina Bouraoui
"Il lui avait fallu du temps avant de se sentir en sécurité auprès d'une femme. Elle venait des hommes comme l'on vient d'un pays."
Ce texte de Nina Bouraoui est un voyage dans les contrées subtiles et mouvantes du désir. Carnet de notes, journal intime, souvenirs, le temps s'emmêle et la chronologie, libre, décide du tableau qui sera donné au lecteur. A lui de deviner vers quelle destination on le dirige subtilement. Il y a Alger, Paris, l'Allemagne aussi, l'enfance et la maturité, la découverte et la confiance...
Des textes courts, parfois juste un paragraphe, où chaque impression, objet, réflexion, fait sens.
Voici une lecture que j'ai commencée avec prudence, n'ayant jamais rien lu de l'auteure auparavant. C'était une découverte, je n'étais pas certaine d'aimer... Et puis, après les premières pages, une fois compris le mécanisme, le fait qu'il fallait se laisser porter par le texte sans lutter, j'ai vraiment aimé. Nina Bouraoui livre une intimité de femme, aussi pudique qu'universelle. Et elle nous conte l'éveil au désir, ses mésaventures et ce qui fait la vie, l'amour.
L'inclination de la narratrice la porte vers les femmes mais chaque amoureux ou amoureuse saura se reconnaître dans l'évocation de ces émois là.
Une lecture où le fond est sublimé par la forme, car l'écriture est belle, surtout lorsqu'elle revient vers l'enfance.
"Je pensais au poids de mon corps sur la terre, puis aux autres corps qui marchaient en même temps que moi, à tous nos souffles, je pensais aux voix qui pouvaient se répondre, je pensais aux mains qui pouvaient se saisir et former un pont imaginaire entre les récifs et les côtes et puis je pensais à toutes les possibilités amoureuses, à toutes les histoires, [...] je pensais alors qu'il ne fallait pas avoir peur de l'inconnu parce qu'il ne fallait pas avoir peur de la vie, qu'elle était là comme un océan autour de moi, dans lequel je nageais pour rejoindre quelqu'un que je ne connaissais pas encore."
Editions J'ai Lu - 6.80€ - Janvier 2012
Une intéressante vidéo sur le site INA pour Un livre, un jour
La Petite fille de ses rêves, Donna LEON
Le commissaire Brunetti vient de perdre sa mère. Un ancien missionnaire, Antonin, vieil ami de son frère, lui a tenu compagnie dans ses derniers jours. Cependant, lorsque celui-ci vient trouver Brunetti à la questure pour lui demander d'enquêter sur un groupe spirituel douteux c'est vers lui que se tournent les doutes du commissaire. En parallèle, on retrouve une petite noyée dans un canal de Venise, des bijoux cachés dans ses vêtements. Des marques sur son corps montrent qu'elle est sans conteste tombée d'un toit.
J'ai eu l'occasion de regarder quelquefois, et toujours avec plaisir, les enquêtes vénitiennes du commissaire Brunetti, en version série télévisée allemande... Venise reste un décor fascinant et les personnages du téléfilm y ont souvent un humour fin et plaisant.
Dans le texte romanesque, la ville est brossée bien rapidement et les personnages aussi. Cependant, et heureusement, l'attrait de l'histoire reste fixée aux collègues proches de l'enquêteur, et au couple que forme le commissaire Brunetti et sa femme, et j'aime beaucoup leur manière de vivre l'un avec l'autre. J'ai été tenue par l'esprit du livre, par l'intrigue, mais suis restée au final un peu sur ma faim. Une lecture plutôt plaisante donc, mais parfois légère dans son contenu, à prendre comme l'occasion d'un voyage dans une des villes les plus fascinantes qui soient, au plus proche du réel.
"Nous ne sommes pas dans un de tes romans, où tout est expliqué au dernier chapitre, devant tous les protagonistes assis bien sagement dans la bibliothèque du château.
- Les livres que je lis ne sont pas comme ça ! protesta-t-elle, indignée.
- La vie non plus n'est pas comme ça", répondit Guido."
Editions Points - 7.20€ - Janvier 2012
Pour en savoir plus sur la série
La théorie du panda, Pascal Garnier
"Si l'existence n'est qu'un passe-temps, alors rien ne dit qu'il y aura un demain, tout comme on peut douter d'avoir vécu un hier. C'est un jour à tuer quelqu'un sans raison."
Gabriel débarque discrètement dans une petite ville de Bretagne grise et anonyme, qui ressemble à toutes celles de l'intérieur des terres, à n'importe où. La mer est loin, insoupçonnable. Il décide d'y rester un moment et s'installe à l'hôtel où Madeleine officie derrière son comptoir, cherche un lieu où dîner et rencontre José, s'attarde un peu et finit par en croiser du monde... Il faut dire qu'il se montre charmant et serviable cet homme parfait qui cuisine comme un chef, l'ami rêvé...
J'ai découvert Pascal Garnier avec Lune captive dans un oeil mort, que j'avais trouvé à l'époque aussi caustique que raffiné, savoureux, un régal. Puis, je n'avais pas réitéré. L'occasion m'a été donnée de lire ce titre-ci, j'ai alors sauté sur l'occasion. Dans La théorie du panda, l'ambiance est différente de ma précédente lecture, nous sommes loin du paradis pour retraités, cadre de l'autre roman. Ici, tout est gris, la ville et les gens, mais au creux de leurs vies scintille une petite flamme fragile, un potentiel magique de bonheur, que l'on rêve de préserver... Ah mais il est certain que comme dans tout roman noir qui se respecte le destin et la folie humaine en décideront bien autrement...
Une lecture qui s'avère finalement un peu décevante pour moi, en regard du souvenir que je conservais de l'auteur, et m'en voici toute surprise. Dotée pourtant d'une belle écriture, l'intrigue de La Théorie du panda n'a pas su me passionner... tant pis.
Editions Points - 6.50€ - janvier 2012
D'autres avis, beaucoup plus enthousiastes...
Un instant de lecture inouïe pour Clarabel - Les personnages qui hantent ce roman sont tous singuliers, comme le style, inimitable et rare, pour Sharon - Il y a dans les livres de Pascal Garnier un je-ne-sais-quoi qui plaît à chaque fois, pour Véro l'encreuse. -
L'homme inquiet, Henning Mankell
"Tout commence là, pensa-t-il. Tout commence par l'homme inquiet.
Il ne pouvait en être autrement."
C'est la dernière enquête du commissaire Wallander et celle-ci touche intimement sa vie privée, plus précisément celle de sa fille adorée Linda. En effet, le futur beau-père de la jeune-femme vient de disparaître et Louise, son épouse, est retrouvée morte peu de temps après. Kurt Wallander tente de percer le mystère qui tourne autour de cet ancien officier de marine et de la disparition étrange de sous-marins russes dans les eaux suédoises il y a bien longtemps...
J'ai découvert Henning Mankell via Les chaussures italiennes (catégorie roman) qui avait été un gros coup de coeur ! Je suis heureuse d'avoir récidivé avec L'homme inquiet car je suis également tombée sous le charme de cette version plus policière de l'auteur, celle que les habitués de polars connaissent principalement.
Alors bien entendu, j'ai commencé par la fin de la série, car Kurt Wallander sévit depuis quelques temps déjà - mais peu importe - car la compréhension a toujours été au rendez-vous. J'ai pu situer sans soucis chaque personnage, et je me suis laissée bercée par l'intrigue sans heurts ni tracas. Dans ce livre-ci, on prend son temps, les fils sont dénoués avec finesse et minutie, la vie quotidienne tient toute sa place et il est permis de réfléchir sur le sens de sa vie, ou du monde. Bref, j'adore !
Editions Points - 8€ - Sortie le 5 janvier 2012 - Coup de coeur ! ![]()
Lu en grand format par Kathel et Cathulu, entre autres...
Dans quel ordre lire les enquêtes de Kurt Wallander ? Voici la réponse : 1) Meurtriers sans visage - 2) Les Chiens de Riga - 3) La lionne blanche - 4) L'homme qui souriait - 5) Le Guerrier solitaire - 6) La cinquième femme - 7) Les Morts de la Saint-Jean - 8) La Muraille invisible - 9) Avant le gel - 10) L'Homme inquiet - mais chaque enquête peut se lire séparément.
Pour élire le prochain Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points, vous pouvez poser votre candidature sur www.meilleurpolar.com et ce jusqu'au 15 mars 2012. Des frissons en perspective.
Des corps en silence, Valentine Goby
"Les rideaux assortis aux coussins. Elle aurait dit ça en premier, avec une tendresse atroce, si on lui avait demandé ce qui n'allait pas entre elle et Alex : les rideaux assortis aux coussins."
Deux femmes, à un siècle de distance, assistent au terme de l'amour. L'une cherche encore à séduire celui qui part, qui était pour elle l'amant absolu, sans lui son corps n'est plus rien, sans son regard elle n'existe plus. La seconde a décidé la rupture, armée de sa fille de cinq ans elle erre sur la parvis de La Défense, comment aimer encore Alex alors qu'il est devenu pour elle un petit garçon et un étranger ?
Dans Des corps en silence l'écriture de Valentine Goby reste sensuelle et forte, telle que j'en conservais le souvenir depuis mes lectures de L'Echappée ou de Qui touche à mon corps je le tue. Cependant, l'attrait en est resté là pour cette fois. Les histoires racontées ne m'ont pas séduites et le parallèle recherché entre deux femmes que tout semble opposer ne m'a pas convaincue, trop artificiel sans doute... Petite déception, donc, mais ce n'est que partie remise.
Editions Folio - 4.60€ - Septembre 2011
Clarabel est du même avis - L'avis d'Anne (des mots et des notes) dont c'était le première découverte de l'auteure
La Noce d'Anna, Natacha Appanah
"Aujourd'hui, 21 avril, je marie ma fille, je laisserai de côté mes pensées de vieille folle, je serai comme elle aime que je sois : digne, bien coiffée, bien maquillée, souriante, prête à des conversations que je suivrai avec un enthousiasme feint et qui ne me laisseront aucun souvenir, parée pour butiner d'invité en invitée, mère parfaite que je serai aujourd'hui."
C'est la journée d'Anna, elle se marie. Sonia a quarante deux ans et elle voit s'envoler ainsi sa fille, et les années passées auprès d'elle. Affluent un à un les souvenirs de sa naissance, de son enfance et de ce duo qu'elles ont formé tellement longtemps l'une près de l'autre, si différentes mais proches. En ce jour de noce, Mathew, l'homme que Sonia a tellement aimé, le père d'Anna, manque.
C'est la journée d'Anna mais Sonia retrouve aussi au fil de ses pensées la femme qu'elle a été et celle qu'elle souhaite continuer à être, écrivaine, solitaire, rêveuse et peut-être à nouveau amoureuse...
Voici un très beau petit roman, très émouvant et subtil, délicat, un presque coup de coeur pour moi ! J'ai vu aux travers des yeux de Sonia combien la vie ne peut attendre et combien il y avait d'émotion à marier ses enfants... Et puis, il y a ce chemin qui ne s'arrête pas auprès d'eux non plus, qui continue au-delà... et tout cela, cet ensemble, est rempli d'un vibrant espoir. Un bien agréable moment de lecture !
Editions Folio - 5.70€ - Mai 2009 - Merci ma bibli !!
Un coup de coeur pour Sylire - Clarabel a tout bonnement adoré - Une découverte magnifique pour Laure - Anne s'est retrouvée en osmose avec le personnage
Les enfants de la veuve, Paula Fox
"Laura lança un sourire radieux à sa fille, et elles étaient alors si près l'une de l'autre que, derrière les lèvres pleines de sa mère, Clara distingua non seulement ses grandes dents légèrement jaunes, mais la salive qui tremblotait sur sa langue. Cette vision intime du corps maternel la stupéfia à tel point qu'elle en oublia une seconde de qui Laura riait."
Laura et Desmond ont décidé de réunir leur proches avant leur départ pour l'Afrique. C'est une tradition, avant chaque départ, ils les réunissent. Il y a là le tendre frère de Laura et excentrique homosexuel Carlos, Peter l'ami éditeur et Clara, la fille de Laura. Le temps d'une soirée, chaque personnalité se jauge et évite de se dévoiler, parlant de tout et de rien, riant sans raison, cherchant le sujet de conversation qui vexera le moins Laura, comme toujours promue reine de la soirée. Desmond se saoule lentement, Laura pérore, Carlos a hâte de partir, Peter est amer et Clara est pleine de terreur... Plane sur l'assistance réunie l'ombre culpabilisante d'Alma, la mère et grand-mère, la veuve, logée dans une maison de retraite dans laquelle elle devient peu à peu un fantôme. Demain, c'est promis, ils lui rendront visite, demain.
J'ai beaucoup aimé ce roman qui exploite avec talent l'art de la confrontation familiale. En 24 heures et à peine trois lieux, on en apprend énormément sur ce qui lient ces gens réunis ici artificiellement. Rancoeurs et jalousies ont la part belle et c'est tant mieux, car on s'en amuse, on attend l'explosion, l'accident, le mot de trop, la faille qui déchirera tous les faux-semblants.
Une lecture qui a la dimension d'un classique et dont la qualité évidente m'a bluffée.
Parions que ce n'est pas ma dernière lecture de Paula Fox.
Editions Folio - 6.20€ - Avril 2011 - Merci ma bibli !!
Un billet tentateur chez Enfin Livre
Encore une belle journée, Annie Saumont
"Ca commence comme d'habitude. On croit que le soleil qui vient de se lever ne se couchera plus. Va monter va tourner, se fixer au sud et n'en plus bouger, énorme et féroce. On enfile les vêtements propres qu'on trouve par miracle posés sur la commode. A la cuisine on boit un verre de lait."
J'avais conservé un souvenir assez ébloui de Gammes, lu en 2009, voilà pourquoi le nom d'Annie Saumont m'a sauté aux yeux dernièrement alors que je furetais dans les nouveautés poches. (Les croissants du dimanche sont eux toujours notés sur ma liste de lecture d'ailleurs, longue comme dix bras...)
Cependant, Encore une belle journée, recueil de 14 nouvelles, n'a pas été la rencontre attendue. Annie Saumont maîtrise l'art de la nouvelle, c'est un fait, mais le mystère qui entoure chaque court récit (pour mieux en préserver la chute, sans doute) n'a souvent été pour moi qu'un long brouillard que la dernière phrase (la chute, donc) n'a pas véritablement à chaque fois éclairci. Quel dommage, car l'écriture d'Annie Saumont est très belle, intelligente, fine et perspicace, pleine de promesses...
J'ai pour autant beaucoup aimé quelques pépites comme Tais-toi ou Pourquoi t'es jamais venu ? qui ne relèvent malheureusement pas l'ensemble à elles seules.
Allez, malgré cette légère déception, je n'en resterai sans doute pas là avec cette auteure, j'ai repéré quelques autres titres en bibliothèque.
Editions Pocket - 5.10€ - Juillet 2011
J'ai trouvé un billet sur "Encres vagabondes" qui précise que la plupart des nouvelles présentes dans ce recueil sont des reprises provenant de recueils aujourd'hui introuvables. Il semble que j'ai curieusement préféré les inédites. [Le lien]
Un soupçon légitime, Stefan Zweig
"Pour ma part, j'en suis tout à fait certaine, le meurtrier c'est lui - mais il me manque la preuve ultime, irréfutable."
Betsy et son mari ont découvert un petit coin de paradis et s'y sont installés. Puis, des voisins sont arrivés, John Limpley et sa femme. Lui est jovial et bruyant, elle est douce et un peu mélancolique. Betsy a un jour la bonne idée de leur parler d'un petit chiot qui, le pense-t-elle, égaierait peut-être les journées solitaires de la jeune-femme. En effet, l'enfant tant attendu tarde à faire son apparition...
Voici un très court roman (nouvelle) au fil bien cruel et encore une fois magistral signé Stefan Zweig. Je dois avouer qu'il m'a fait véritablement froid dans le dos. On peut trouver sa strucutre conventionnelle ou sa fin attendue mais son intrigue a fonctionné avec moi.
L'édition de poche est augmentée d'une version originale (en allemand) qui m'a semblée elle un peu superflue, et d'une biographie de l'auteur écrite par Isabelle Hausser assez intéressante.
Un poche pour les adeptes, en somme.
Edition du Livre de Poche - 5.50€ - Janvier 2011
Pour Karine, ce n'est pas le meilleur - Emmyne a été moins touchée par celui-ci - Annie a adoré

















