03 juillet 2017

Lux, Maud Mayeras

lux

Tu n'es pas une grande lectrice de thrillers... mais tu aimes en ouvrir de temps en temps, pour changer. Celui-ci t'attendait depuis un petit moment déjà dans ta PAL urgente (hum !) avec sa couverture intrigante et son titre mystérieux... Il était donc grand temps de plonger dans ses pages... Antoine débarque à Ceduna, dans les terres arides du sud de l'Australie un beau jour de 2016. Vingt ans auparavant, c'était avec sa mère malade qu'il avait atterri sur les lieux, venant de France. Un drame avait alors eu lieu pendant son court séjour, son ami Hunter avait été assassiné, presque sous ses yeux par son père, choqué de les avoir trouvés tous les deux à moitié nus dans la chambre de son ami. Sa mère était morte quelques jours plus tard, et le jeune homme alors rapatrié en France. Antoine est revenu pour se venger, pour tuer les époux Redshaw. Mais rien ne va se dérouler réellement comme prévu, un tsunami dévaste la région, et la réalité s'avère bien plus complexe qu'Antoine le croyait... Le voilà effectivement à un moment donné, en route, au coeur des terres australiennes, pour une Réserve secrète, accompagné d'un jeune militaire déserteur, d'un vieil aborigène un peu fou, et en quête de la soeur de Hunter, Lark... Et toi lectrice, tu as trouvé à ce roman quelques maladresses ou plutôt quelques manques de fluidité qui ont gêné ta lecture, au départ, puis tu as été embarquée, intriguée, décontenancée. Au final tu as été plutôt heureuse d'avoir ouvert ce livre, qui a le mérite de ne pas s'enfoncer dans la facilité. Avec Lux, on frôle sans cesse la fin du monde, et Maud Mayeras a le talent de nous montrer à la fois la complexité des sentiments humains, et nos fragilités. Et il y a des scènes d'une très grande force visuelle.

Editions Anne Carrière - octobre 2016

Lu aussi par Plume de Cajou

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24 mars 2017

Choucroute maudite, Rita Falk

choucroutemaudite

Tout ça parce que Monsieur Antigone a autrefois fait un voyage en cargo, tu as une affection particulière pour les conteneurs... ce qui t'a conduit tout naturellement à choisir ce titre parmi les productions de Mirobole éditions. Et tu conçois très bien la bizarrerie du cheminement... Il s'avère que leurs couvertures sont vraiment très chouettes, et qu'un corps est écrasé sous ce fameux conteneur (si si approchez vous un peu de l'écran, il y a un bras qui dépasse... vous le voyez ?). Mais où sommes nous réellement dans ce roman ? En Allemagne, et plus précisément dans une petite bourgade appelée Niederkaltenkirchen. Rien que ça. Viré de son ancien poste pour désordre, Franz Eberhofer vit ici, dans son village natal, avec sa grand-mère et son père. Policier, il patrouille mollement, fait des promenades avec son chien Louis II, termine invariablement ses journées avec une bière et ses amis dans le café du coin. Tout est calme, jusqu'à ce qu'il rencontre cette belle femme et son petit chien ridicule en promenant le sien, et que lui paraissent étranges les décès successifs de la famille Neuhofer... Un des fils Neuhofer vient justement de se faire écraser par un conteneur... Tout le monde a cru à un accident. Franz est bien seul à mener son enquête, et guère aidé par la lourdeur administrative et l'apathie générale... Pourquoi ne pas prendre les choses telles qu'elles sont et laisser les morts tranquilles ? Mais les indices pleuvent malgré lui... Et toi tu as bien ri dès les premières pages avec ce roman policier qui ne se prend pas du tout au sérieux, goûtant les scènes cocasses, les personnages hauts en couleur, les petits diminutifs affublés à tous, la naïveté attachante d'un Franz, candide maladroit. 

Editions Mirobole - Mars 2017

Pour découvrir le catalogue original de Mirobole éditions, c'est par ici [clic]

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22 février 2016

Le Dernier message d'Eva, Pierrick Gazaignes

lederniermessagedeva "La nuit descend sur la ville, enfermant dans ses nuances bleu pétrole les sommets des immeubles, le faîte des arbres, les toits des maisons. Sous cette apparente immobilité, les lampadaires de l'éclairage public semblent diffuser leur lumière artificielle sur des espèces dont la nuit excite l'activité : les macs, les putes, les dealers, mais aussi les flics..."

Ils sont une petite équipe de gardiens de la paix soudés, Angel, Joana, Bro et H. Et grâce à eux, Angel se remet doucement du décès de sa femme. Mais un soir, lors d'une opération de routine, on l'amène près du corps d'une jeune fille qui gît au fond d'une cave de cité. S'éveille alors en Angel l'envie de mener l'enquête, et de - si il le faut - se mettre en danger pour ce décès classé bien trop rapidement dans la case overdose. Il imagine sa fille Elaine à la place de cette gamine, jetée là comme un déchet. Le corps a manifestement été roué de coups et violenté. De plus, un bas était coincé dans la gorge de la victime. D'autres corps voient le jour ici et là, montrant les mêmes caractéristiques, mais Angel ne se doute pas qu'il recherche bien plus qu'un tueur en série, que c'est toute la ville qui est en réalité corrompue.

Quoi de mieux que de se plonger dans un bon polar bien glauque pour se remettre sur le chemin de la lecture ? Le Dernier message d'Eva a rempli de ce côté là brillamment son office. Voici en effet, un roman policier assez traditionnel, contenant tous les ingrédients que l'on aime, un vieil inspecteur (gardien de la paix), un peu solitaire, bourru et alcoolique, doté pour autant d'une fille aussi jolie et fraiche qu'aimante, des prostitués, quelques scènes de torture, des méchants très méchants, et des flics corrompus et lâches. Et j'ai apprécié cette lecture malgré quelques bémols, des passages plus ou moins clairs, un style parlé parfois très prononcé, une lenteur certaine dans la mise en place de l'action en début de lecture. Pierrick Gazaignes semble pour autant avoir un certain talent pour camper des personnages et créer une atmosphère. Il s'agit ici de son deuxième roman. A suivre.

Editions Philippe Rey - 18€ - Octobre 2015

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28 décembre 2014

Une si jolie petite fille, Gitta Sereny

unesijoliepetitefille

 "Au cours des sept mois d'entretiens et, au total, deux années qu'aura duré l'élaboration de ce livre, pas un seul jour n'a passé sans que je pense aux familles des deux petits garçons, qui auraient aujourd'hui 34 et 33 ans. Pas un seul jour non plus où je me suis demandé si ce livre devait exister : pour ceux qui l'éditeraient, pour ceux qui le liraient, pour Mary elle-même, que j'ai, avec beaucoup de difficulté et de façon extrêmement douloureuse, extraite de sa vie quotidienne, pour les familles de ses victimes et pour la sienne, par-dessus tout pour son enfant qui est maintenant toute sa vie."

En 1968, à Newcastle, deux petits garçons de 3 et 4 ans sont assassinés par deux fillettes, Norma et Mary. Cette dernière, âgée de 11 ans, est reconnue essentiellement coupable lors du procès, et Norma libérée. Mary est jugée comme une adulte, sans que son passé ne soit étudié, les éventuels sévices subis par cette enfant notés. Son attitude passible, son intelligence, la font passer pour un être démoniaque auprès de la cour, et de la presse. La petite fille est emprisonnée à l'issue de son jugement qui a conclu à la perpétuité. Gitta Sereny était présente lors de ce procès et est restée étonnée par la violence des sentiments qui pesaient sur Mary. Quelques années plus tard, en 1974, elle sort un ouvrage essayant d'apporter un éclairage plus large sur l'affaire, en abordant notamment la prime enfance traumatisante de Mary, Meurtrière à 11 ans. Trente ans plus tard, alors que Mary tente de vivre une vie ordinaire, suite à sa sortie de prison, Gitta Sereny la convainc de participer à une série d'entretiens. La vie de Mary Bell défile, des deux drames au récit de sa captivité. Peu à peu, démêlant le vrai du faux, une vérité émerge...

Cet ouvrage a été à la fois dérangeant et absolument passionnant à lire car il tente de répondre à des questions d'actualité sur le jugement des enfants, leur part de responsabilité (un enfant de 11 ans peut-il être jugé comme un adulte ?), mais aussi sur une rédemption possible. La Mary Bell adulte est désespérée par les actes qu'elle a commis, et porte avec une grande douleur sa culpabilité et le traumatisme de son enfance. Gitta Sereny pointe du doigt les défaillances du système de l'époque qui n'a pas su prendre en charge cette petite fille visiblement malade et en souffrance, et qui vivait auprès d'une mère hautement toxique ayant à plusieurs reprises essayé de se débarrasser de la fillette. Une enquête complète et admirablement rédigée qui apporte, et entraîne avec elle de multiples réflexions.

Editions Plein Jour - 23€ - 11 septembre 2014

 

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27 juillet 2014

Le Verrou, Laetitia Kermel

leverrou

 "L'énigme est la suivante : la femme tente-t-elle de se soustraire à l'étreinte de l'homme qui, d'une main l'emprisonne, et de l'autre vient de pousser le verrou ? Ou retient-elle l'amant qui, sitôt l'acte consommé, s'apprête à tirer le verrou pour la quitter ?"

Chancelle est une tatoueuse reconnue. Orpheline, jeune-fille libérée, elle vit à Marseille, avec sa grand mère dans une vieille demeure regorgeant de reliques, l'Ousteau. Sa vie bascule lorsqu'elle accepte de rencontrer un homme, désirant se faire tatouer dans le dos la reproduction du célèvre tableau de Fragonard, Le Verrou, dont les deux femmes possèdent depuis toujours une gravure authentique. Les drames s'enchaînent, la grand-mère décède dans l'incendie de leur maison, la gravure disparaît, puis un vieux professeur est torturé à mort. Il est rapidement évident que Chancelle est poursuivie, qu'elle détient à son insu des informations brûlantes qu'une société secrète nommée Le Cabinet Blanc convoite. Elle ne sait pas qu'en tentant de comprendre les clés d'une énigme ancienne, datant du règne de Louis XV, et de sa liaison avec La comtesse du Barry, elle remonte également le fil de sa propre histoire... A Berlin, Hans s'inquiète.

Ce qui m'a amené à lire ce roman est la perspective d'en savoir un peu plus sur l'art, le tatouage et l'histoire, tout en me distrayant avec un thriller captivant. Comment ne pas être séduite par ce mélange original ? Et Le pari est gagné, j'ai appris beaucoup avec ce livre sur la tatouage, Fragonard (sa vie et son oeuvre), et l'histoire avec un grand H. De plus, malgré quelques ajustements en début de lecture (parfois certaines premières pages me résistent), je me suis peu à peu laissée embarquée dans une intrigue haletante qui ne ménage pas ses effets. Le roman est très documenté, les digressions historiques et artistiques sont passionnantes. Il est intéressant de comprendre par exemple combien le milieu libertin a eu ses entrées à la cour, ou comment la comtesse du Barry a vécu son ascension. Et puis, il faut dire que j'aime particulièrement que l'on m'explique le sens caché des tableaux. Chancelle, et son amoureux allemand Hans, deviennent par ailleurs très vite des personnages attachants. Un opus réussi donc, qu'il serait intéressant de lire, ou de re-lire, près des lieux emblématiques de Paris (Le Louvre, Versailles, etc...).

Editions Fragances - 17€ - Mai 2014

Lu également par Monsieur Antigone, conquis

 

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12 février 2014

Du Sang sur Abbey Road, William Shaw

 

dusangsurabbeyroad

"Breen se demanda s'il aurait le temps d'aller chez le coiffeur avant samedi soir. Quoique... en y repensant, ce ne serait peut-être pas une mauvaise idée de se laisser un peu pousser les cheveux."

Dans le Londres des années 60, quartier Abbey Road, une jeune-fille est retrouvée morte dans un coin de rue, sous un matelas. Elle est complètement nue, et la première difficulté est de savoir qui elle est. Breen est chargé de l'affaire. Et pourtant, il est mal vu dans son service, surtout depuis qu'il a laissé tomber un de ses collègues lors d'une échauffourée. Et puis, il vient de perdre son père. Mais on lui adjoint quand même une jeune inspectrice stagiaire,Tozer, pour l'assister. L'enquête emmènera tout d'abord le duo vers le studio où enregistrent parfois les Beatles, à deux pas du lieu de meurtre. Et si la victime était une de leurs fans ? 

Du sang sur Abbey Road est un roman policier très séduisant. Les premières pages sont en effet pleines de vivacité, et le rythme ne faiblit pas au cours de la lecture. Le duo Breen/Tozer fonctionne bien. De plus, il est plutôt excitant de s'imaginer croiser un des Beatles au détour d'une page et de connaître mieux cette époque. Dommage, peut-être que l'intrigue soit peu originale - bien que ferrant intelligemment le lecteur, et que les dialogues soient parfois incompréhensibles. Allez, malgré mes quelques bémols, je n'ai tout de même pas boudé mon plaisir avec cette lecture légère et à l'ambiance pop.

Editions Les Escales - 21.90€ - 23 janvier 2014

Val est contente de l'avoir lu  - La lecture de Keisha

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05 janvier 2014

La 37ème heure, Jodi Compton

LA 37e HEURE - e-book (2) "Dans l'entrée, le crochet auquel Shiloh suspendait ses clés était vide. Sa veste de tous les jours avait disparu, elle aussi. Il avait joué la carte de la prudence et était parti sans m'attendre.
Sans laisser de mot."

Alors que Sarah Pribek regagne sa maison de Minneapolis, après un séjour chez une amie, elle découvre que son mari, Shiloh, ne l'a pas attendue pour partir au centre de formation du FBI en Virginie où il doit passer quelques semaines. Suite à un appel du centre, elle se rend compte qu'il n'est en fait jamais arrivé, et Sarah, inspecteur à la brigade des personnes disparues, mène tout de suite son enquête. Elle sait d'expérience qu'après trente-six heures d'absence, les chances de retrouver quelqu'un sont quasiment nulles. Elle questionne son entourage proche, ses voisins, les rares amis de son mari et se tourne enfin vers la famille de ce dernier, avec laquelle il n'a pas eu de contact depuis des années...

La 37ème heure répond avec brio aux exigences du genre auquel il appartient. C'est un véritable page turner, qui sait également conduire son lecteur vers de fausses pistes et le laisser piaffer d'impatience quand il le faut à l'aide de quelques flash back intrigants. La sympathie du lecteur pour l'inspecteur Sarah Pribek lui est immédiatement acquise, et ce dès les premières lignes, grâce à une action héroïque. Il n'est ensuite pas difficile de frémir à ses côtés pour Shiloh son mari, et de se demander avec elle, au final, qui elle vient réellement d'épouser.
Un e-book haletant lu avec déléctation sur ma liseuse, une très bonne surprise de lecture, qui pêche peut-être cependant par la taille un peu réduite de ses caractères.

Les Jeux sont faits, la deuxième enquête de l'inspecteur, vient également de sortir en format e-book.

Editions des 2 terres - 6.99 € - Format e-book - Octobre 2013

[toutes les infos sur le site de l'éditeur] - Poussif pour Laure

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15 septembre 2013

La prime, Janet Evanovich

laprime

J'ai passé mon week-end en compagnie de Stéphanie Plum... Et quoi de mieux, n'est-ce pas, lorsque l'on ne ressemble plus qu'à une vieille bouée dégonflée échouée sur un canapé que de s'alléger le cerveau (pourtant déjà bien amoché) avec les aventures rocambolesques d'une apprentie chasseuse de primes ?

Dans les premières pages de ce premier volet, intitulé sobrement La prime, Stéphanie Plum n'a plus de job, presque plus de meubles, et terriblement besoin d'argent. Alors elle saute sur la proposition ironique de son cousin Vinnie de l'engager dans son agence de cautionnement. L'idée lui vient de ses parents chez qui elle ne manque pas - ou presque - un dîner. La prime est tentante, et la proie une ancienne connaissance, avec qui la jeune femme ne serait d'ailleurs pas fâchée de régler quelques comptes. Joe Morelli a abusé de sa naïveté lorsqu'elle était plus jeune et Stéphanie en conserve aujourd'hui un souvenir gênant. 
Armée de sa seule pugnacité, la trentenaire aux abois, va vite se rendre compte que traquer les hors-la-loi est un véritable et dangereux métier. Heureusement, la chance lui sourit et quelques alliés, dont un inattendu, viendront veiller sur ses maladresses de débutante...

"Tout bien considéré, je ne m'en tirais pas si mal que ça. J'étais sur cette affaire depuis moins de quarante-huit heures et j'avais déjà retrouvé l'homme à deux reprises. Bon, d'accord, je n'avais pas été foutue de le capturer, mais je me formais sur le tas. On ne pouvait pas demander à un étudiant en première année d'ingénierie de bâtir le pont du siècle."


Lire Janet Evanovich était pour moi une expérience inédite, et il s'avère que j'ai beaucoup aimé parcourir ce petit poche dont j'avais si souvent entendu parler. Il va sans dire qu'assiter aux déboires des autres est infiniment réconfortant. La galerie de portraits est haute en couleurs et l'énergie de Stéphanie Plum complètement attendrissante. Le ton alerte de l'écriture fait le reste.
Une lecture sans "prise de tête", pour les dimanches pluvieux, à consommer sans modération.

Editions Pocket - 3.50€ - Juin 2013 - Merci B. !

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05 septembre 2013

Les joyaux du Paradis, Donna Leon

lesjoyauxduparadis"[...] l'espoir de tomber sur des partitions intéressantes avait contribué, au moins en partie, à lui faire renoncer à son poste à Manchester : on lui donnait ici une possibilité pour laquelle tout bon musicologue offrait son bras droit. Deux malles qu'on pouvait espérer remplies des papiers d'un musicien de l'époque baroque, célèbre en son temps..."

Caterina Pellegrini est musicologue, et en poste à Manchester, lorsqu'elle obtient cette proposition inespérée de pouvoir travailler à Venise et d'ainsi retourner pour au moins quelques mois dans sa ville. Deux cousins ont récupéré les malles d'un glorieux ancêtre et se disputent son trésor supposé. Caterina est engagée en tant qu'experte multilingue et doit éclairer les deux hommes sur les volontés testamentaires du grand Agostino Steffani, compositeur baroque du XVIIème siècle.
Ayant répondu précipitamment à l'annonce de la "Fondazione Musicale Italo-Tedesco", elle reste à son arrivée surprise par ses conditions de travail, les motivations des pseudo-héritiers, de leur avocat, et découvre que la vie d'Agostino Steffani contient des méandres plus tortueux qu'elle ne se l'imaginait. Tout en compulsant les archives à sa disposition, elle se prend de passion pour sa recherche, mais ira sans doute un peu trop loin...

Je suis une spectatrice assez assidue des tribulations de l'inspecteur Brunetti à la télévision, autre personnage créé par Donna LEON, son plus célèbre, et dont j'ai pu lire aussi les aventures romanesques en version livre. J'aime particulièrement les images de cette Venise réaliste, souvent cachée, que l'auteure y laisse voir, ainsi que le cynisme affectif avec lequel elle brosse toujours les moeurs de ses habitants.
Pour ce titre, Donna LEON s'est associée avec Cécilia Bartoli, cantatrice italienne et amie de longue date de l'auteure. Toutes les deux étaient décidées à remettre à l'honneur celui qu'elles considèrent comme un génie de la musique baroque. Le roman grand format et le disque Mission sont d'ailleurs sortis simultanément dans le monde entier.
Pour tout vous dire, j'ai beaucoup aimé m'immerger encore une fois dans la Venise de Donna LEON, même si ici son intrigue met du temps à déployer ses ailes et qu'il faut aimer en remuer du papier en général dans sa propre vie, et avec le personnage, pour apprécier au mieux le résultat de ses recherches. Cependant, Les Joyaux du paradis s'avèrent au final un roman passionnant, riche historiquement. Il m'a donné furieusement envie de continuer à lire Donna LEON... Elle sait indubitablement apporter à ses intrigues une touche humaine irrésistible et attachante.

Editions Points - 7.60€ - 5 septembre 2013

 La lecture audio a été en demi-teinte pour Sylire - Les avis sont partagés sur Babélio

 

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19 mai 2013

Ne lâche pas ma main, Michel Bussi

nelachepasmamain"Cette île est une terrasse posée sur le rebord du monde pour observer l'avenir du genre humain. A l'ombre, en tongs, un verre de punch à la main."

Un couple de métropolitains coule des vacances tranquilles sur l'île de la réunion, dans un hôtel tout confort. Un après-midi, on signale la disparition de la femme. Son mari donne l'alerte puis est très rapidement soupçonné de l'avoir tuée. La capitaine envoyée sur les lieux trouve la chambre dans un désordre indescriptible, des traces de sang sont visibles. Les différents témoignages et preuves s'accumulent contre l'évident coupable. L'affaire aurait pu être résolue rapidement, puisque Martial Bellion semble coopérer sans problèmes, mais tout se corse lorsqu'il prend la fuite avec sa petite fille de six ans...

Voici un thriller rythmé qui, sans être un chef d'oeuvre du genre, a tout de même réussi à me tenir en haleine avec assez de brio pour que je tire mon chapeau à l'auteur. Je l'ai en réalité dévoré en à peine deux jours alors que j'avais bien autre chose à faire, et surtout du sommeil à récupérer.
La traque de Martial Bellion et de sa petite Josapha est assez réussie. Nous visitons une Réunion réaliste, métissée, aux paysages grandioses mais aux pièges mystérieux que seul un connaisseur de l'île peut sans doute comprendre et utiliser ainsi dans une intrigue.
Ne lâche pas ma main me paraît une très bonne lecture de vacances (je n'oserais dire de plage avec le temps qu'il fait en ce moment) à déguster au bord de la piscine un oeil rivé sur ses enfants qui barbotent dans l'eau !

Editions Presse de la cité - 21€ - Mars 2013

Vous trouverez l'avis des membres du jury Grand Public par ici [clic] - Saxaoul l'a beaucoup apprécié - Il a manqué quelque chose à Stephie -

Ce livre est en compétition pour le prix-relay-logo (clic sur le logo pour plus de détails) et a été retenu pour la sélection de mai : http://prixrelay.com - La page facebook - @PrixRelay 

 

savethedate Proclamation des résultats du Prix Relay le 20 juin à 18h.

 

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