06 août 2012

Refaire le monde, Julia Glass

Refairelemonde"D'accord, j'étais une idiote, le type même de l'idiote romantique et complètement aveugle, c'est ça ? J'ai bien appris la leçon comme toutes les jeunes mariées, et ne me dites pas que je n'aurais jamais dû épouser cet homme, docteur Glazier. Mais maintenant, c'est comme si la seule perspective que j'avais était celle d'un monde sombre et désespéré, un monde sans compliment, sans soutien - sans soutien émotionnel -, un monde de mais ceci, mais non, pas ça. La perspective de voir tous mes espoirs balayés dans la boue. La perspective d'une fosse dans la terre. Voilà ce que j'éprouve, là, en ce moment."

Greenie est pâtissière à Greenwich Village. Elle vit de sa passion tandis que son mari, Alan, perd peu à peu ses clients, il est psychologue. Ils logent avec leur jeune fils Georges dans un tout petit appartement dont l'étroitesse est de plus en plus le théâtre de disputes et de frustrations vaines.
Un appel du gouverneur du Nouveau-Mexique va peut-être tout changer. Greenie est sollicitée pour un poste de cuisinière, un honneur auquel elle décide de répondre positivement provoquant ainsi la colère de son mari et leur éloignement géographique pour au moins une année.
Autour de ce couple déchiré gravitent des amis, des proches, des inconnus que les évènements vont accidentellement rapprocher ou éloigner.

J'ai hésité à mettre un coup de coeur à ce titre, car son écriture est loin d'être d'une qualité renversante. Cependant, j'avais envie de tirer mon chapeau à cette histoire prenante et longue qui fouille les détails des sentiments et des émotions avec un scalpel sans concessions assez bluffant. Ce roman choral plutôt épais - encore un pavé - m'a littéralement captivée. Il dresse le portrait d'une génération de quadragénaires en quête de sens et d'amour qui s'épuisent à se perdre. Tout à coup, New-York semble n'être devenu pour le lecteur qu'un village, et Julia Glass permet à ses personnages de se tromper de chemin et de recommencer mieux.
Une lecture bienveillante... et un exemplaire, garni de grains de sable, qui a voyagé et connu plusieurs sacs.
Une bonne pioche de bouquinerie. Presque un coup de coeur !!
Je relirai très certainement Julia Glass.

Editions J'ai Lu - 9.50€ - Février 2011

Réconfortant pour Cathulu  !! 

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22 juillet 2012

Sur la plage de Chesil, Ian McEwan

surlaplagedechesil"Elle mesurait [...] à quel point sa conduite était pitoyable. Pour survivre, pour échapper à un moment horrible, elle était obligée de faire monter les enchères, de passer à l'étape suivante en donnant, bien malgré elle, l'impression qu'elle mourait d'impatience. Le dénouement ne pourrait pas être différé indéfiniment. Il se rapprochait d'autant plus qu'elle se précipitait vers lui tête baissée."

Deux jeunes mariés se retrouvent, le soir de leur mariage, dans une chambre d'hôtel, au bord de la plage de Chesil. Ils sont venus passer là leur lune de miel. Mais nous sommes dans l'Angleterre de 1962, et ces deux-là ont attendu ce moment précis pour passer à l'acte et accéder à plus d'intimité. Edward est impatient, intimidé et fougueux, Florence effrayée et tendue...

Dans ce drame rythmé et minutieusement analysé, la vie se joue à un mot ou un geste de trop, ou de moins. Entre présent et incursions vers le passé, le récit monte petit à petit vers ce moment fatidique et cruel qui décidera de tout. Plus nous connaissons Edward et Florence moins nous comprenons pourquoi ils ne se parlent pas plus, victimes sans doute de leurs histoires personnelles et de leur éducation.
Même si les deux personnages de ce livre peuvent sembler par moments agaçants avec leurs hésitations prudes, il est évident que ce roman est de bonne qualité, doté d'un petit côté précieux et daté qui a son charme.

Editons Folio - 6.50€ - Janvier 2010

Amanda avait aimé - Dasola est déçue - C'est un coup de coeur pour Canel -  Un vrai régal pour Clara, son billet vous mènera vers d'autres liens...

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09 mai 2012

Anne Morrow Lindbergh

annemorrowlindbergh-large"Une île, des rochers sauvages ne vous isolent pas de ceux que vous aimez. C'est dans les régions sauvages de l'esprit et dans les déserts du coeur que l'on se sent perdu, étranger. Quand on est étranger à soi-même, on l'est également à autrui. Si l'on n'est plus capable de se trouver soi-même, on ne peut espérer rejoindre les autres. Que de fois, à la ville, entre amis, j'ai senti qu'un désert s'étendait entre moi et l'autre ! [...] On ne peut communiquer avec ses semblables qu'à la condition d'être soi-même relié à son propre centre vital. Et, pour moi, c'est dans la solitude que je retrouve le mieux cette source intérieure."

Extrait de Solitude face à la mer (édité chez Pocket en 2003 et épuisé depuis... dommage !). Ce texte a été publié pour la première fois en 1955.

Sur une île sur laquelle elle s'est retirée pour quelques temps, Anne Morrow Lindbergh, épouse du célèbre aviateur, goûte à la solitude et s'adonne à la contemplation des coquillages. Mère de cinq enfants, elle a par ailleurs une vie bien remplie.

Malgré ses quelques traits un peu datés, Solitude face à la mer est un très beau texte d'introspection et de méditation. L'écrivain pose un regard sur la femme américaine d'alors et forte des préceptes de Virginia Woolf (Une chambre à soi) lui souhaite du temps pour elle, pour la solitude et pour l'échange, une vie simple pour garder conscience de sa vie, de l'espace pour restituer aux choses leurs valeur et leur beauté.

"Les vagues font écho derrière moi. Patience, foi, ouverture du coeur et de l'esprit, simplicité, solitude, intermittence, voilà ce que la mer enseigne. Mais il y a d'autres plages à explorer, d'autres coquillages à trouver. Ceci n'est qu'un commencement."

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20 avril 2012

La Fille de son père, Anne Berest

lafilledesonpere"A se frotter les unes contre les autres, pendant toutes ces années d'enfance, nos peaux s'étaient épaissies, créant entre nous des callosités difformes. Notre épiderme s'était durci, nous rendant râpeuses les unes aux autres, comme de mauvaises langues."

Trois jeunes femmes rousses et leur père fêtent un anniversaire, celui d'Irène, l'aînée. Catherine, la deuxième femme d'Albert, n'est jamais très à l'aise dans ce genre de circonstances et les filles de son mari ne font rien pour arranger les choses. Soudain, une colère éclate et des mots sont dits, qu'on ne peut plus ravaler. Le doute s'insinue. Et si, comme cette femme l'a crié, leur mère décédée avait aimé un autre homme ? Et si, une des trois soeurs n'était finalement pas la fille de leur père ?

J'ai beaucoup aimé ce petit roman très bien écrit et très bien construit qui s'est lu en une journée. Il ne contient pas de pirouette finale, lui, mais une fin qui se dépose avec la douceur des ailes d'un papillon.
Les relations entre les membres de cette famille sont intéressantes, faites de reproches, d'amour, d'éloignement et de fidélité. La vie n'épargne pas cette seconde fille discrète qui se trouve être aussi la narratrice du récit, la mort rode autour d'elle, mais elle sait avec légèreté écouter sa petite voix intérieure et puiser du bonheur dans le brouhaha que produit sa bruyante famille.
Une lecture charmante et un bon premier roman. Une auteure à suivre.

Editions Points - 6€ - Août 2011

Mon avis détonne un peu de celui des autres blogueuses qui l'ont lu, et qui l'ont trouvé en général convenu et pas assez consistant : Clara est restée sur sa faim - Chaplum est réservée - Liliba est un peu déçue  - Un roman lu d'une traite aussi pour Laure - Trop maigre pour Mango !

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05 mars 2012

L'étrange disparition d'Esme Lennox, Maggie O'Farrell

l'étrangedisparition"Le début se situe peut-être plus tôt, avant le bal, avant que les deux jeunes filles aient revêtu leurs nouveaux atours, avant qu'on ait allumé les bougies et parsemé du sable sur le parquet, bien avant l'année dont elles fêtent la fin. Qui sait ? Quoi qu'il en soit, les choses se terminent devant une fenêtre grillagée dont les carrées font deux ongles de pouce de côté, très exactement."

Nous sommes à Edimbourg, de nos jours, et Iris navigue entre le magasin de vêtements anciens qu'elle gère, un amant marié et un presque frère, Alex, dont elle se sent un peu trop proche. Un jour, le téléphone sonne, et elle apprend coup sur coup l'existence d'une grand tante inconnue et le fardeau qui lui est assigné de s'occuper désormais de son sort. L'asile où la vieille femme était recluse depuis soixante ans va en effet fermer ses portes...

Dans ce roman de Maggie O'Farrell, il est beaucoup question de mémoire et de démence, la grand-mère d'Iris, Kitty, est d'ailleurs atteinte de la maladie d'Alzheimer. Mais j'y ai trouvé également une critique très fine et acerbe des bons usages qui brimaient la société de l'époque pendant laquelle Esme était enfant, et de leurs déviences. Le personnage moderne et libre d'Iris est horrifiée de constater ce que pouvaient être les critères d'internement un siècle plus tôt (adultère, frivolité, fugues...) et à quel point les femmes en étaient victimes.
Voici un livre essentiellement féminin donc, poétique et cruel, dont j'ai véritablement apprécié l'acidité, même si il ne restera pas mon préféré de l'auteure. J'avais eu un plus grand coup de coeur pour Cette main qui a pris la mienne (2011) ou Quand tu es partie.
Je l'ai pour autant lu avec une grande avidité, pressée de savoir pourquoi Esme avait été internée et quel secret dissimulait depuis tout ce temps sa soeur Kitty, enfermée depuis quelques années elle dans une maladie implacable.

Editions 10/18 - 8.10€ - Novembre 2009 - Merci ma bibli !!

Parmi vos nombreuses lectures, quelques avis... Anne, l'insatiable lectrice -  Aifelle - Cathulu - Elfique -KarineClara.

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26 février 2012

Le garçon dans la lune, Kate O'Riordan

legarçondanslalune"Se demander si cela révélait trop de choses ou s'il fallait en révéler davantage et, dans ce cas, si on risquait de le regretter. Toutes ces suppositions se faisaient en silence, tandis que l'eau bouillait, qu'on posait les tasses sur les soucoupes avec un petit tintement. Julia était stupéfaite. Vingt ans à essayer d'apprendre aux gens à parler, alors que tout ce qui se disait dans les conversations se trouvait dans les silences."

Un drame est survenu dans la vie de Julia et Brian, un drame fait de culpabilité et de ressentiment violent. Leur fils, Sam, sept ans, a fait une chute mortelle. Brian est coupable de l'avoir mis en danger, de ne pas avoir su le retenir, Julia n'en peut plus de douleur. Comment continuer à s'aimer après cela, à vivre ? Déjà que leur couple ne savait plus très bien où il en était auparavant. Chacun doit s'éloigner l'un de l'autre pour apaiser ses souffrances. Julia part à la recherche de son fils auprès de son beau-père, taciturne et fier, tyrannique, Jeremiah. Brian, seul dans une maison qu'il doit se résoudre à vendre, cherche son fils en accrochant des photos partout.
Mais la terreur présente n'est que l'écho d'un évènement plus ancien qu'il faudra regarder en face pour enfin espérer renaître...

heart Voici le troisième roman que je lis de l'auteure (Pierres de Mémoire, Un autre amour). On retrouvera ici encore une fois ces thèmes qui semblent lui être chers, ceux de la famille, des secrets qui enferment et peinent, de la nature aussi, omniprésente, ici l'Irlande. Personne n'est parfait dans les romans de Kate O'Riordan, tout le monde a quelque chose à se reprocher. Violence et culpabilité sont au programme. Mais l'amour est là aussi, fort et imparfait, proche du réel.
Ah, ce roman m'a cueillie comme une débutante, les larmes ont coulé, fait assez rare pour le signaler. Il a sans doute quelques défauts ce texte, j'en suis même certaine en y repensant (allez quelques longueurs peut-être), mais je l'ai réellement beaucoup aimé. Emotion garantie.

Folio - 7.30€ - Juin 2009 - Merci ma bibli !!

Vous êtes nombreuses à avoir déjà lu ce titre, Cathulu ayant fait voyager son exemplaire à l'époque de sa sortie en grand format. Son billet et celui de Cuné se sont malheureusement perdus dans les limbes du net, mais j'ai pu retrouver d'autres lectures...
Amanda, Laure, Choco, Lily, Anne, ElfeClara

04 décembre 2011

Tout passe, Bernard Comment

tout passe"Que reste-t-il d'une vie ? Qu'est-ce qui, une fois éliminés les parce que quoique donc en effet néanmoins, reste d'une vie ? De la subtile tessiture d'une vie ? Très peu de choses. Quelques moments forts, trois, quatre, cinq. Vingt peut-être, dans les existences trépidantes. On vit, au jour le jour, dans l'exagération des petits évènements, j'ai fait ceci, pas fait cela, et telle démarche à entreprendre, et du retard à rattraper, des urgences à résoudre, des engagements à honorer, mais au décompte final, rien ou si peu de toutes ces années, et même décennies, qui restera."

Dans les nouvelles de Tout passe, le temps s'est arrêté, et le passé n'est plus qu'un agrégat d'évènements parfois indécents souvent révolus qui n'ont pas prise sur un présent aujourd'hui vide de sens. Les personnages de Bernard Comment sont plus ou moins âgés, ont eu des enfants, des amours, la passion du livre, ou connu le succès, mais peu importe... à l'heure où l'auteur écrit ces lignes qui cloueront pour toujours leur destin plus rien ne compte que l'état de flottement dans lequel ils se retrouvent.

Voici un livre dont j'attendais beaucoup, j'aime les nouvelles, et puis il a eu un prix ayant déjà récompensé des auteurs aimés. Pourtant, malgré ses qualités littéraires évidentes, je dois avouer qu'il m'a au final un peu déçue. J'en ai apprécié l'écriture, très fine, mais moins cette ambiance déprimante, sombre et fataliste, qui parcourt les divers petits récits. De plus, et même si il est agréable que pour une fois une nouvelle ne présente pas sa chute en dernière phrase de façon systématique, quelques indices supplémentaires à l'intrigue m'auraient parfois permis de simplement comprendre... loin du dénouement obscur et esquivé qui nous est souvent présenté. Zut et flûte. Vous y trouverez cependant, pour les adeptes, de bien jolies ambiances glauques et solitaires, et des rideaux démodés tirés sur des meurtres silencieux.

Christian Bourgeois éditeur - 13€ - Avril 2011 - Merci ma bibli !!

(Prix Goncourt de la nouvelle 2011)

Une tentation contractée sur le blog de Enfin livre 

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01 décembre 2011

La Noce d'Anna, Natacha Appanah

lanoced'anna"Aujourd'hui, 21 avril, je marie ma fille, je laisserai de côté mes pensées de vieille folle, je serai comme elle aime que je sois : digne, bien coiffée, bien maquillée, souriante, prête à des conversations que je suivrai avec un enthousiasme feint et qui ne me laisseront aucun souvenir, parée pour butiner d'invité en invitée, mère parfaite que je serai aujourd'hui."

C'est la journée d'Anna, elle se marie. Sonia a quarante deux ans et elle voit s'envoler ainsi sa fille, et les années passées auprès d'elle. Affluent un à un les souvenirs de sa naissance, de son enfance et de ce duo qu'elles ont formé tellement longtemps l'une près de l'autre, si différentes mais proches. En ce jour de noce, Mathew, l'homme que Sonia a tellement aimé, le père d'Anna, manque.
C'est la journée d'Anna mais Sonia retrouve aussi au fil de ses pensées la femme qu'elle a été et celle qu'elle souhaite continuer à être, écrivaine, solitaire, rêveuse et peut-être à nouveau amoureuse...

Voici un très beau petit roman, très émouvant et subtil, délicat, un presque coup de coeur pour moi ! J'ai vu aux travers des yeux de Sonia combien la vie ne peut attendre et combien il y avait d'émotion à marier ses enfants... Et puis, il y a ce chemin qui ne s'arrête pas auprès d'eux non plus, qui continue au-delà... et tout cela, cet ensemble, est rempli d'un vibrant espoir. Un bien agréable moment de lecture !

Editions Folio - 5.70€ - Mai 2009 - Merci ma bibli !!

Un coup de coeur pour Sylire - Clarabel a tout bonnement adoré Une découverte magnifique pour Laure - Anne s'est retrouvée en osmose avec le personnage  

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20 novembre 2011

Les enfants de la veuve, Paula Fox

lesenfantsdelaveuve"Laura lança un sourire radieux à sa fille, et elles étaient alors si près l'une de l'autre que, derrière les lèvres pleines de sa mère, Clara distingua non seulement ses grandes dents légèrement jaunes, mais la salive qui tremblotait sur sa langue. Cette vision intime du corps maternel la stupéfia à tel point qu'elle en oublia une seconde de qui Laura riait."

Laura et Desmond ont décidé de réunir leur proches avant leur départ pour l'Afrique. C'est une tradition, avant chaque départ, ils les réunissent. Il y a là le tendre frère de Laura et excentrique homosexuel Carlos, Peter l'ami éditeur et Clara, la fille de Laura. Le temps d'une soirée, chaque personnalité se jauge et évite de se dévoiler, parlant de tout et de rien, riant sans raison, cherchant le sujet de conversation qui vexera le moins Laura, comme toujours promue reine de la soirée. Desmond se saoule lentement, Laura pérore, Carlos a hâte de partir, Peter est amer et Clara est pleine de terreur... Plane sur l'assistance réunie l'ombre culpabilisante d'Alma, la mère et grand-mère, la veuve, logée dans une maison de retraite dans laquelle elle devient peu à peu un fantôme. Demain, c'est promis, ils lui rendront visite, demain.

J'ai beaucoup aimé ce roman qui exploite avec talent l'art de la confrontation familiale. En 24 heures et à peine trois lieux, on en apprend énormément sur ce qui lient ces gens réunis ici artificiellement. Rancoeurs et jalousies ont la part belle et c'est tant mieux, car on s'en amuse, on attend l'explosion, l'accident, le mot de trop, la faille qui déchirera tous les faux-semblants.  
Une lecture qui a la dimension d'un classique et dont la qualité évidente m'a bluffée.
Parions que ce n'est pas ma dernière lecture de Paula Fox.

Editions Folio - 6.20€ - Avril 2011 - Merci ma bibli !!

Un billet tentateur chez Enfin Livre

29 octobre 2011

Hello monsieur Hulot !

... de David Merveille.

Ca a le charme désuet de l'enfance, la nôtre, un peu moins la leur... C'est si joli, espiègle, ça se lit sans rien savoir de Tati, et d'ailleurs peu importe... Les enfants se questionnent sur ce drôle d'objet que l'homme au parapluie tient avec sa bouche ; ils n'ont jamais vu personne en fumer. On se dit aujourd'hui que l'image peut sembler inconvenante effectivement pour notre monde moderne si vite choqué, déplacée, alors qu'elle n'appartient en fait qu'au passé. C'est sorti l'année dernière. Je viens tout juste de l'emprunter. Merci ma bibli !

hellomonsieurhulot

hellomonsieurhulot2

     hellomonsieurhulot1    

hellomonsieurhulot3   Editions du Rouergue - 15€ - Octobre 2010

Une histoire "sans paroles" découverte chez Clarabel - Vu également dans les jardins d'Hélène