18 février 2012

L'envie, Sophie Fontanel

l'enviesophiefontanel"Une personne qui se délivre à l'univers devant elle. J'ai vu des gens à qui cela arrivait à 90 ans. Surtout si je repense à mes années de lycée, je constate que c'était en moi : derrière mon habitude d'obéir, j'avais la pulsion de m'enfuir. Le cours où je n'allais pas, la sève que ce cours séché faisait circuler en moi. C'est affreux de comparer la sexualité à la servitude d'une scolarité."

Lorsque l'on se tient trop longtemps éloigné de ce que notre corps souhaite pour lui-même, il est tout naturel de chercher à le préserver. C'est ce que fait Sophie dans cette histoire pudiquement intitulée "roman". Elle décide un jour d'arrêter toute activité sexuelle avec les hommes. Mais ce qui au départ fait rien moins qu'"un bien fou" s'avère très vite s'apparenter à une "excentricité" honteuse que l'on préfère taire...

De Sophie Fontanel, j'avais énormément aimé Grandir, lu en 2010. Il contait le cheminement d'une femme adulte confrontée à la dépendance d'une mère. J'ai donc pris mon temps pour ouvrir celui-ci, de peur d'être déçue, d'autant que sa sortie à déclenché de nombreux billets sur la blogosphère à l'époque, plus ou moins positifs d'ailleurs. 
Le propos y est effectivement différent, encore plus intime en ce qui concerne le sujet mais plus distant il me semble dans l'écriture. J'en ai aimé personnellement les premières pages, fluides et personnelles, le journal d'une remontée à la surface nécessaire, mais bien moins celles qui s'ensuivent et se contentent de dresser le portrait d'amis ou de proches.
J'aurais aimé ne pas perdre ainsi Sophie Fontanel de vue en cours de lecture... Voici cependant un témoignage courageux sur ce qui reste encore un tabou, l'abstinence sexuelle, quand pour notre société moderne l'absence de toute activité sexuelle épanouie rime encore avec l'image d'une vie tronquée.

Editions Robert Laffont - 17€ - Août 2011

Quelques lectures ... Clara,  Aifelle, Sylire, Keisha, StephieLiliba, Emmyne.  

Posté par LESECRITS à 10:23 - - Commentaires [21] - Rétroliens [0]
Tags :


04 février 2012

L'année de la pensée magique, Joan Didion

l'année de la pensée magique"Le mariage, ce n'est pas seulement le temps : c'est aussi, paradoxalement, le déni du temps. Pendant quarante ans, je me suis vue à travers le regard de John. Je n'ai pas vieilli. Cette année, pour la première fois depuis mes vingt-neuf ans, je me suis vue à travers le regard des autres [...]"

Ce livre est le témoignage d'un deuil réel. En 2003, alors que Joan Didion s'apprête à dîner avec son mari, celui-ci s'effondre, victime d'une crise cardiaque. Ils viennent de rentrer chez eux, après avoir rendu visite à l'hôpital à leur fille Quintana, elle-même plongée dans le coma. Joan Didion revient sur cette année étrange et difficile où il a fallu en même temps soutenir sa fille malade, intégrer cette vérité que la vie puisse changer ainsi à tout instant, qu'un être puisse seulement disparaître d'une seconde à l'autre, et se poser les questions essentielles que soulèvent de tels évènements. Tout d'abord celles de l'apitoiement. Et puis comment être seule ? Cesser de penser que le compagnon de toujours puisse revenir ? Comment reprendre le chemin de l'écriture ?

J'ai été très sensible à la manière précise, à la fois détachée et émouvante, de Joan Didion de revenir sur son expérience. Ces moments où elle plonge dans ce qu'elle appelle le vortex, flashs qui surviennent lorsqu'un objet ou un lieu ouvrent la porte aux souvenirs, sont frappants. Je crois que ce roman peut être d'une grande aide pour ceux qui traversent également un tel évènement, le décès d'un proche. L'auteure s'attarde en effet avec compassion et tendresse sur ce que les endeuillés éprouvent. Sans y être confronté, nous pensons réellement et en général, comme elle auparavant, que ce sont les premiers jours qui sont pénibles, qu'être à la hauteur est la réaction appropriée face à la mort, alors que la difficulté provient de l'absence infinie qui s'ensuit et de tout ce qui nous confrontera sans cesse à l'absence et à l'absurdité.

"Nous nous attendons peut-être, si la mort est soudaine, à ressentir un choc. Nous ne nous attendons pas à être littéralement fous, à être la cliente pas difficile  qui croit que son mari va bientôt revenir et avoir besoin de ses chaussures."

Editions du Livre de Poche - 6.50€ -2009

Un très grand livre pour Mango - Merci Cathulu !

Ce texte a été transformé par l'auteur elle-même en un monologue, incarné sur les scènes new-yorkaise et londonienne par Vanessa Redgrave. Et c'est, en France, Fanny Ardant, lors de sa création au théâtre de l'Atelier en novembre 2011, qui donne une nouvelle vie à ce récit. Une mise en scène de T. Klifa. Il semble cependant que cette pièce ne se joue plus à l'heure actuelle. [Un extrait intéressant de l'émission de Taddeï]

Posté par LESECRITS à 13:36 - - Commentaires [19] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
29 décembre 2011

Hester Lilly, Elizabeth Taylor

hesterlilly"La première chose que Muriel ressentit fut un soulagement railleur. Le nom - Hester Lilly - lui avait évoqué une fragilité souffreteuse, préraphaélite. [...] Dès qu'elle la vit, une confiance malavisée apaisa ses doutes. Les lettres que son mari échangeait avec cette jeune cousine ne paraissaient plus si coupables et torturantes ; cette correspondance filiale cessait d'être une menace."

Hester Lilly, devenue orpheline, est recueillie par son cousin, directeur d'école, Robert, et sa femme Muriel. Pour cette dernière, il est évident que la jeune-fille nourrit des sentiments à l'égard de son mari. Alors Muriel s'inquiète et fait régner dans la maison une ambiance lourde et méfiante. Hester Lilly, elle, provoque maladresses sur maladresses... Qui aura donc le dernier mot ?

Dans ce court roman, qui a bien plus le format d'une grosse nouvelle que d'un roman d'ailleurs, les personnages sont en déséquilibre émotionnel constant, et leur apparence est en contraste permanent avec leurs émotions intérieures. Voilà qui est propice au plaisir de lecture.
L'intrigue en est relativement classique - le summum étant la chute d'un petit objet de porcelaine fragile cristallisant les frustations de tous - mais l'écriture assez subtile pour retenir l'attention. Un délicat moment, des pages tournées plutôt vites, mais une couverture absolument pas adaptée au contenu (et utilisée pour Cette main qui a pris la mienne plus tard, et à l'envers, ce qui m'exaspère toujours un peu, je veux dire la réutilisation d'images semblables pour des romans différents, bon bref...).

Editions Rivages - 6€ - Mars 2009

Mango est restée dans une adhésion partielle mêlée d'admiration - Un régal pour Clarabel !

(Sinon, Clara met un clap de fin à son blog... A très très bientôt Clara !!)

Posté par LESECRITS à 15:00 - - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
Tags :
22 octobre 2011

Panier de fruits, Philippe Delerm

panierdefruits"[...] j'étais devenu un drogué du langage concentré."

Après avoir écrit un premier roman tout en subtilité, notre narrateur est pourtant bien fier d'avoir trouvé ce "Panier de fruits" que l'on retrouve encore aujourd'hui dans nos supermarchés. La publicité rapporte, c'est certain, et il faut bien vivre. De plus, la satisfaction peut s'avérer grande même si le succès reste toujours anonyme. "J'ai des millions de lecteurs" se vante-t-il.
Cependant, lorsque c'est l'obstination du mot qui rapporte qui prédomine, celui facile, éphémère, qui s'étend sur les trottoirs puis disparaît aussi vite qu'il est arrivé, où se loge l'orgueil de l'écrivan ?

Un jet littéraire, conçu par un Philippe Delerm ironique et réaliste. Une lecture qui amène un sourire déjà convaincu au coin des lèvres.

"Quelle unité dans tout cela ? Le sentiment d'avoir gagné pas mal d'argent chaque fois que je n'avais rien à dire, et d'en avoir presque perdu quand j'approchais d'un peu de vrai.
Du cynisme, oui, mais affadi par l'amour-propre. Après tout, je restais fier de ma fraise des bois, de l'opportunisme des mes calembours sportifs. Je n'avais pas encore écrit de quoi me mépriser tout à fait - en serais-je jamais capable ?"

Editions du Rocher - 5.18€ - 1998
(existe aussi en format Librio avec L'Envol - 2€)

Posté par LESECRITS à 09:49 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
Tags :
03 octobre 2011

Mes petites machines à vivre, Maryse Vaillant

"Il me fallait être sur mes gardes. Tout ce qui se déchaînait ou se figeait m'annonçait des catastrophes. Je devais toujours craindre le pire. Je devais retenir le ciel pour qu'il ne s'écroule pas et les ombres pour ne pas qu'elles m'envahissent, scruter la tombée de la nuit, épier le brouillard, garder un oeil sur les averses et les giboulées. Et, surtout, toujours savoir où était ma mère. Plus que tout je craignais de la voir surgir à mon côté, silencieuse et immense, bavarde et minuscule. Intrusive. Invasive. Elle avait les mille bras et les mille têtes de l'angoisse la plus insidieuse."

mespetitesmachines_vivre

Mes petites machines à vivre n'est pas un livre de recette ; il n'apprend pas à mieux vivre. Maryse Vaillant y raconte en fait son enfance près d'une mère source d'une angoisse profonde, ses débuts laborieux en tant qu'éducatrice et puis ce qu'elle est aujourd'hui, combien elle use encore de toutes ces astuces de défense personnelle dont elle aimerait tant se passer.
Elle tente d'expliquer, nous suivons le fil de ses réflexions, et nous nous tenons près d'elle sur ce point d'étape dont elle a fait un ouvrage.
J'aurais peut-être aimer y trouver des méthodes, plus de densité, mais je ne suis pas déçue de la trace que ce témoignage a laissé dans mon esprit, bien au contraire.

"Accepter de vivre sous l'emprise du passé, sans la maîtrise du présent, sans la peur de l'avenir. Lâcher la vigilance anxieuse, n'en éprouver ni tension ni pression. Débrancher le fil qui relie à tout ce qui fait mal, les amours, les enfants, les désirs et les peurs. Et rester avec soi-même sans craindre d'être trop seule ou en trop mauvaise compagnie."

 JC Lattès - 16€ - Mars 2011

Cathulu l'a lu aussi

Posté par LESECRITS à 19:12 - - Commentaires [13] - Rétroliens [0]
Tags :




21 août 2011

La Voie Marion, Jean-Philippe Mégnin

C'est où, la voie Marion ?

lavoiemarion

"Il est revenu, souvent.
Enfin entre deux courses, ou quand le temps était à la ramasse.
Il était content de pouvoir fouiner dans une vraie librairie, comme il disait ; où l'on trouvait autre chose que des livres de montagne. J'en avais, bien sûr, mais pas seulement, juste mes coups de coeur. Ce n'est pas parce qu'on est à Chamonix qu'on doit être un obsessionnel des récits de courses et des photos d'altitude. Moi, j'ai voulu que ce soit comme ça, dès mon arrivée. Mettre ma griffe. J'avais de tout, des classiques, des contemporains, des essais...
Il n'avait pas une grande culture littéraire, mais il était curieux. L'idéal pour moi."

Marion s'est installée à Chamonix, elle y tient une petite librairie qu'elle bichonne selon ses goûts. Pierre est guide de montagne et il courtise la jeune-femme avec insistance, achète des livres, l'entraine avec lui sur les plus beaux parcours. Ils s'aiment, se l'avouent, se marient. Et puis, l'impossibilité d'enfanter arrive, insidieuse, détruisant sur son passage l'harmonie heureuse...

Dans cette histoire, tous les ingrédients étaient là pour me plaire, moi qui rêve en ce moment d'un peu plus de nature, d'être entourée des miens, de mon ancien métier de libraire... un état d'esprit lié à cette fin d'été dont j'ai aimé certains moments passionnément, et dont j'ai surtout apprécié le calme... Alors, j'ai ressenti beaucoup d'affection pour ce petit roman qui semble au départ bien sage mais dont l'ambiance se durcit peu à peu. Ce n'est pas une "grande lecture" mais un livre qui m'a remis sur les rails car tout à coup tous les autres se sont mis à me tomber des mains. On adore comment Marion prend sur elle pour se dépasser à coups de piolets et suivre ainsi son amoureux dans la montagne, on ne comprend pas vraiment le temps qu'elle prend à lui céder et le temps qu'elle perd aussi à lui taire ses états-d'âme plus tard... mais peu importe.
La Voie Marion a fait mouche.

bouton3 Editons Le Dilettante - 15€ - Août 2010Mes_images40

De nombreux liens sur la page éditeur du livre

Je salue également la jolie couverture de Marilou Laure, qui participe largement à l'attraction.

Posté par LESECRITS à 19:44 - - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
Tags :
06 août 2011

L'invitation à la vie conjugale, Angela Huth

invitation_lavieconjugale"La vie de famille lui avait révélé les charmes de la solitude. De petits espaces innocents mais privés sont essentiels à la santé mentale des couples mariés, avait-elle très vite découvert, et elle s'arrangeait  pour que ces parties de sa vie soient tout aussi prioritaires que ses devoirs envers Martin et les enfants."

Comme Frances ne sait trop quoi faire de ses journées, et que son mari est occupé à élaborer des programmes informatiques élaborés, quand il ne passe pas ses nuits à observer les blaireaux de son jardin, le couple a décidé de donner à nouveau une soirée dans leurs propriété. Les invitations sont lancées depuis plusieurs mois. L'organisation minutieuse que cela implique distrait par ailleurs cette femme énergique et désoeuvrée du fait qu'elle ne pourra jamais reconquérir, Ralph, son premier amour. Car ce dernier est obsédé par Ursula, mère de famille et épouse heureuse en ménage.
Rachel, elle, se réfugie des heures dans son lit, pour oublier l'extérieur. Thomas, son mari, infidèle et maladroit n'en devine rien, tout pris qu'il est par son nouvel élan envers une peintre au talent intimidant.
Bill et Mary, eux, savourent la paix de la nature, tout en taisant au fond de leur coeur, les craintes que procure l'âge.
Ce petit monde hétéroclite va se retrouver, le temps d'un bal, une occasion toute trouvée pour redistribuer quelques cartes émotionnelles...

Si vous avez aimé le récit des femmes au foyer désespérées de Rachel Cusk, vous aimerez à coup sûr Angela Huth. Il y a encore ici une description fine des pensées et des gestes du quotidien, ainsi que de nos petites défaites intimes. J'ai particulièrement été touchée par Rachel, cette épouse effacée qui trouve un refuge inattendu dans le cocon de son lit et ce à l'insu de tous, et qui se complait dans ces moments volés... Sinon, on aimerait vieillir, comme vieillissent Mary et Rosie, mais enfin vous verrez, si vous ouvrez ce livre... qui reste au final assez optimiste, ouf tant mieux.
Une lecture agréable et lucide.

bouton3 Je voulais absolument partager avec vous la couverture si délicieusement kitch de mon exemplaire mais vous pouvez trouver ce roman en format poche chez...
Folio - 8.40€ - Mars 2000

Pour Annie, c'est "caustique et très british"Mes_images40

Extrait de ma PAL

Posté par LESECRITS à 17:44 - - Commentaires [10] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
30 juillet 2011

En juin et juillet dans vos Pals...

pal2il y avait toujours beaucoup de livres en attente, mais vous avez lu...

Véro - L'enfant multiple d'Andrée Chédid - une lecture plaisante, plutôt proche du conte, teintée d'un peu trop de bons sentiments à mon goût.
         La robe bleue de Michèle Desbordes - un très beau récit autour de Camille Claudel.
         Une partie du tout de Steve Toltz - un grand, gros, bon roman ! Enorme dans tous les sens du terme!
Kitty - Des maux pour le dire de Sylvain Mimoun Conte de fées pour moyennes personnes de Boris Vian -
La solitude des nombres premiers de Paola Giordano Faut-il manger les animaux de Jonathan Safran Foer - Persuasion de Jane Austen - Sigmund Freud de Tobie Nathan - Sans nom de Wilkie Collins - Le roman de l'été de Nicolas Fargues - Sang chaud nerfs d'acier - Boomerang de Tatiana de Rosnay - Dans mon ventre d'Olivier Démoulin - Morts en eaux troubles de Patricia Cornwell - Etat critique de Robin Cook - Le diable au corps de Raymond Radiguet - Le livre de Joe de Jonathan Tropper - Le chant des âmes de Frédérick Rapilly - Une odeur de gingembre de Oswald Wynd
Tiphanie - Chinoises de Xinra - un livre bouleversant !
              Un amour vintage d'Isabel Wolff - un coup de coeur.
              La route de Los Angeles de John Fante - une déception, c'est un style qui ne me correspond plus !
Enna - Black bazar de Alain Mabanckou - J'ai beaucoup aimé les personnages mais la construction était un peu confuse pour moi.
Georges - Les chutes de Joyce Carol Oates - un coup de coeur pour une romancière décidément géniale !
              Dans le scriptorium de Paul Auster - Un roman un peu déroutant mais intéressant sur le métier d'écrivain.
              Le jeu de l'ange de Zafon - un peu décevant après le génial "Ombre du vent" !
Anne - Depuis ta mort de Frank Andriat - voici une lecture jeunesse un peu trop lisse à mon goût.
          Tout ce que j'aimais de Siri Hustvedt - Un univers vraiment trop cérébral pour moi !!
Géraldine - Jours sans faim de Delphine de Vigan - un titre qui permet de "comprendre".
               Travail soigné de Pierre Lemaitre - Le dénouement m'a bluffé mais je me suis un peu ennuyée.
Enna - A traitor to memory (Mémoire infidèle) de Elizabeth George - Un gros polar avec beaucoup de psychologie. J'ai beaucoup aimé.
Liza Lou - J'ai épousé une ombre de William Irish - Un roman noir au suspense diabolique. Rien de mieux en été qu'un bon polar.
Sharon - Hiver arctique d'Arnaldur Indridason - une impression en demi-teinte.
             La conspiration de Whitechapel d'Anne Perry - un roman policier et historique prenant.
             Le troisième tome de L'autre de Pierre Bottero, intitulé La huitième porte - Comme les autres tomes, ce fut un coup de coeur.
L'or des chambres - Le canapé rouge de Michelle Lesbre - Un très beau texte que je recommande chaudement !
Estellecalim - La délicatesse de David Foenkinos - un livre qui donne envie d'essayer ses autres romans.
                  Le mec de la tombe d'à côté de Katarina Mazetti - Le style m'a dérangé.
Vilvirt - Le Mystère de la Maison Aranda de Jeronimo Tristante - une déception.

Quant à moi, j'ai lu L'agence et Le bateau du matin de Lorraine Fouchet et j'ai aimé ces lectures remplies de simplicité dépaysante et d'optimisme...

Voilà, le rendez-vous mensuel de l'Objectif Pal 2 s'arrête ici... J'ai pris un plaisir immense à vous retrouver tous les mois, à constater votre enthousiasme et votre bon esprit, très communicatif. J'ai ainsi pu réduire ma propre PAL de 12 livres, ce qui lui a fait un bien fou... même si elle a augmenté d'autant depuis, voir de plus !! Cependant, un renouvellement des lectures à venir est toujours agréable, et puis des trésors endormis se logeaient dedans... Quel plaisir par exemple d'avoir découvert ainsi Karine Reysset, le Arlington Park de Rachel Cusk ou bien encore l'Epouse hollandaise de Eric Mc Cormack !

Et vous, que retiendrez-vous de cette année Palesque ?

Vous l'aurez compris, il n'y aura pas d'Objectif Pal 3. Je dois vous avouer que j'ai hésité. Mais après un tel succès, énorme autant qu'inattendu, ce challenge, au tout départ personnel, devait laisser finalement sa place à d'autres... Pour autant, comme beaucoup d'entre vous me l'ont demandé, vous pouvez continuer d'utiliser le logo ci-dessous, avec grand plaisir !!

objectif_pal


Il me reste à vous dire merci !! 
Et mon blog continue sa route, bien entendu.
 

Posté par LESECRITS à 12:01 - Commentaires [71] - Rétroliens [0]
Tags :
25 juillet 2011

Objectif Pal de juin et juillet... L'agence, Lorraine Fouchet

Changer tout.

l_agence"Moi, tout ce que je sais faire, c'est déménager d'un pays à l'autre, m'adapter, aider John à créer un jardin, rencontrer de nouveaux amis, et élever mon chien. Ca me fait une belle jambe. Ce n'est pas un métier de changer de vie !"

Juliette vit à Paris, avec sa jeune soeur Alice, quinze ans - dont elle a la charge depuis que ses parents sont morts accidentellement. Son fils de dix ans Aurélien, reconnu depuis peu diabétique, partage également leur vie.
Un beau jour, Sarah, la meilleure amie d'enfance de la jeune femme, la contacte. Installée dans le Gers, elle suggère à Juliette de venir la voir. Le chômage survenant, Juliette décide finalement de s'y installer et de créer avec son amie une agence, "Changer tout". A elles deux, elles tentent d'aider des clients désireux de réaliser enfin leurs rêves...

Voici encore une fois, avec ce second petit roman de Lorraine Fouchet sorti de ma PAL, un joli moment de dépaysement... (Il va très bien aussi avec mon dernier voyage en Lozère) Car qui n' a jamais songé à "changer de vie" ? Surtout après des vacances réussies loin du tumulte opressant de la ville...  
Les personnages du roman ont décidé ici d'offrir aux rêveurs un projet "clé en main". Alors, bien entendu, on verrait bien cette histoire adaptée en téléfilm, les enchainements peu crédibles ont aussi un peu tendance à se multiplier, mais je suis bien loin d'avoir boudé mon plaisir. Quel bonheur que de goûter ainsi une bonne lampée d'optimisme. Avec humour et vitalité, l'auteure nous raconte le périple d'une reconversion, en butte tout d'abord à l'hostilité des villageois méfiants. Mais le bonheur étant contagieux, la petit tribu de Juliette n'aura de cesse de faire fleurir autour d'elle sourires et convivialité.
Une lecture qui goûte le bonheur dans les prés.

Editions J'ai Lu - 6.70€ - Août 2005objectif_pal_le_retour

Ce titre a reçu le Prix des maisons de la presse en 2003

Site de l'auteure  : http://www.lorrainefouchet.com                              Objectif Pal 12/12

Pour déposer son billet de juin et juillet       

Posté par LESECRITS à 21:31 - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
Tags :
20 juillet 2011

Objectif Pal de juin et juillet... Le bateau du matin, Lorraine Fouchet

le_bateau_du_matin"Tout le monde a rêvé un jour d'habiter sur une île. Elle en avait eu envie comme les autres, mais elle se croyait condamnée aux brumes de la capitale.
Si on lui avait raconté un an plus tôt ce qui allait se produire pendant ces deux semaines, elle ne l'aurait pas cru. Il y a des limites.
Si on lui avait décrit les protagonistes de cette aventure, convergeant de partout vers l'île en bateau, elle aurait franchement ri.
Si on lui avait parlé du coeur à l'envers, si on lui avait dit que le hasard n'existe pas, elle aurait haussé les épaules.
Et pourtant... "

Eva se réfugie à Groix suite à une dispute violente avec son père. Là-bas, elle apprend soudain le décès brutal de celui qui résume à lui seul sa famille. Aucun des deux n'a eu le temps de dire à l'autre combien il était désolé de cette fâcherie stupide. Découvrant que c'est un accident de la circulation, puis une négligence médicale qui sont à l'origine de la mort inexpliquée de cet homme dans la force de l'âge, la jeune-femme, éperdue de douleur et de culpabilité, décide de se venger. Elle ne se doute pas que celui qu'elle prend pour un chauffard, ou l'interne débordé par la canicule, n'auront de cesse de clamer auprès d'elle leur innocence...

Voici un petit roman idéal pour les vacances !! Si vous aimez la Bretagne, vous serez conquis. Lorraine Fouchet décrit avec force détails, précis, l'Ile de Groix, ses habitants et ses lieux privilégiés. Le style n'est pas ici ce sur quoi il est nécessaire de s'attarder - ce n'est pas forcément une écriture dont je suis d'ailleurs familière - mais l'auteure excelle à raconter, avec simplicité, une histoire d'été qui déroule sa trame un peu à la manière d'une intrigue policière... J'ai aussi aimé la galerie de portraits concoctée par la romancière qui nous permet de faire quelques allers et retours, en TGV, entre Paris et l'Océan.
Une lecture de PAL qui attendait sagement son moment... 

bouton3 Editions J'ai lu - 6.70€ - juillet 2006objectif_pal_le_retour

Ce livre a été acheté en famille en 2010

Pour déposer son billet de juin et juillet                                 Objectif Pal : 11/12

Posté par LESECRITS à 13:40 - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
Tags :


  1  2  3  4  5