21 octobre 2013

Prix Wepler-Fondation La Poste 2013 - 16ème édition

Voici la liste des titres en lice pour ce prix dont j'affectionne en général les choix. L'année dernière, c'est Leslie Kaplan, avec Millefeuille qui l'avait emporté [mon billet].
Remise du Prix le 11 novembre à la brasserie Wepler.

Sylvie Aymard, C’est une occupation sans fin que d’être vivant, Grasset
Nicolas Bouyssi, Les rayons du soleil, P.O.L
Marcel Cohen, Sur la scène intérieure. Faits, Gallimard
Brigitte Giraud, Avoir un corps, Stock [ma lecture]
Emmanuelle Heidsieck, À l’aide ou Le rapport W, Inculte
Thierry Laget, Provinces, Atlas des amours fugaces, Arbre vengeur
Loïc Merle, L’esprit de l’ivresse, Actes Sud 
Céline Minard, Faillir être flingué, Rivages 
Philippe Rahmy, Béton armé, La Table ronde 
Tiphaine Samoyault, Bête de cirque, Seuil 
Marina de Van, Stéréoscopie, Allia 
Philippe Vasset, La conjuration, Fayard

Je note tous ces titres pour le plaisir de la découverte... 

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28 novembre 2012

Le prix Wepler Fondation La Poste 2012 a été attribué à Leslie Kaplan

millefeuille

... et à son Millefeuille. Je suis heureuse de l'apprendre, même si la nouvelle ne tombe sous mes yeux qu'aujourd'hui. J'avais aimé ce roman assez singulier. Pour mémoire vous retrouverez mon avis [ici].

Le Prix Wepler-Fondation La Poste se caractérise par son exigence littéraire. Chaque année son jury est renouvelé intégralement. Il est constitué de lecteurs et de professionnels qui explorent la création romanesque et soutiennent « des œuvres difficiles dont la visée n’est pas uniquement commerciale ». Conçu par Marie-Rose Guarniéri en 1998 - l’année où elle créait à Montmartre la librairie des Abbesses - le Prix porte le nom de ses deux mécènes. Il vient de fêter ses quinze ans. Vous trouverez toutes les informations concernant ce prix [par ici].

Pour mémoire, Emmanuelle Pagano l'avait reçu en 2008 pour Les Mains gamines et Olivia Rosenthal en 2007 pour On n'est pas là pour disparaitre...

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02 décembre 2009

Par effraction, Hélène Frappat

par_effraction"Dimanche 23 septembre 2004, dans une courte-allée du Marché aux Puces de la Porte de Clignancourt, vous avez acheté pour la somme totale de 40 euros un carton jauni portant la marque Franprix sur ses flancs.
Le propriétaire du stand [...] avait indiqué, sans plus de précision, que le lot contenait des films de famille. De retour chez vous, 17 rue des Deux Gares dans le dixième arrondissement, vous n'avez par ouvert le carton tout de suite.
Il est demeuré dans un coin de votre chambre, avec le reste de vos achats [...], jusqu'à cette soirée d'hiver où, sans savoir pourquoi, vous avez projeté les bobines en désordre sur le mur blanc de la chambre."

Par effraction, quelqu'un s'immisce dans l'intimité familiale d'une étrangère, une petite fille prénommée Aurore, qu'elle voit grandir au fil des images. Une vie inconnue se projette alors sur ses murs, une vie composée de fêtes familiales, de vacances et de jeux...
Par effraction, une jeune fille, A., s'insinue dans les pensées des autres, elle est télépathe, et ce don est un poids, une souffrance, un éloignement...
Par effraction, une autre jeune fille, Sabrina, pénètre tous les week-ends chez les parents de son amie, en l'absence de la famille. Elle organise chez eux des soirées, tente de s'inventer une vie plus riche, différente, une vie qui serait sienne...

Ce livre - au format minuscule - est un petit bijou dont il est pourtant bien difficile de parler... Nous avançons, par fragments, dans une histoire que l'on soupçonne être celle d'Aurore, petite fille télépathe encombrée par son don. Il y a ici une atmosphère, onirique, un peu nébuleuse, précieuse, faite de brouillard, de lacs où l'on se noie et de châteaux vides.
Il m'a fallu relire la fin, deux fois, pour en comprendre le sens, pour savoir si j'assistais à une renaissance, à un récit qui se mord la queue ou à une fin, tragique.
Hélène Frappat a une écriture magnifique, presque désuète, mais d'une dextérité remarquable qui nous amène sans faiblir au terme d'un voyage on ne peut plus troublant.

"Si tu n'entres pas dans ma chambre, je n'entrerai pas dans tes pensées" (quatrième de couverture)

bouton3 Note de lecture : 4.5/5

ISBN 978 2 84485 319 6 - 6.10€ - AOUT 2009

Hélène Frappat a reçu pour ce titre une mention spéciale du Prix Wepler-Fondation - La poste 2009.

D'autres lectures... pour Aurélie, ce livre est une "bulle secrète" et j'adore l'idée - Lily ( car c'est chez elle que j'avais noté ce titre) souligne les diverses interprétations possibles et l'ambiance onirique du roman ...

 

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09 mai 2009

Seize nouvelles

SEIZENOUVELLESCe recueil de "nouvelles", ou plutôt textes courts, a été édité à l'occasion des dix ans du Prix Wepler-Fondation la Poste, chez les éditions Thierry Magnier.
Lié a la création de la librairie des Abbesses à Paris, le "Prix Wepler-Fondation la Poste" vise à offrir à des auteurs contemporains une renaissance et une visibilité que l'instigatrice du projet considère comme figée par les autres prix littéraires.

Ce prix ne vous dit sans doute pas grand chose mais sachez que le dernier a été attribué à Emmanuelle Pagano pour Les mains gamines et qu'il y a du beau monde dans ce petit livre, tous primés un jour : Thierry Beinstingel, François Bon, Eric Chevillard, Florence Delaporte, Louise Desbrusses, Brigitte Giraud, Pavel Hak, Hélèna Marienské, Laurent Mauvignier, Marcel Moreau, Richard Morgiève, Yves pagès, Olivia Rosenthal, Alain Satgé, Vincent de Swarte, Antoine Volodine.

J'ai lu ce petit ouvrage coloré, et joliment illustré, avec curiosité et force a été de constater que les textes édités sont de qualité relativement inégales. Il ne faut pas s'attendre à y trouver "des nouvelles" à proprement parler mais plutôt des réponses à un défi, ou à une commande, celle d'une "recette secrète" à dévoiler. Chacun a donné sa version du thème, comme dans un atelier d'écriture. On peut les imaginer tous réunis autour d'une table... Les résultats sont souvent plutôt amusants. Une mention spéciale pour le texte d'Olivia Rosenthal que je vais reproduire ci-dessous, qui m'a beaucoup plu, et pour celui de Vincent de Swarte, intitulé "je suis mort", très fort en émotions.

"Recette pour ne pas

Pour ne pas, c'est très simple. Il suffit de. On peut s'en tenir là. Il faut se. Mais pas trop toutefois. Sinon, ça prêterait à. On pourrait être qualifié de. Si du moins on. Donc ne pas. Se réjouir. Ne pas. Courir. S'élancer. Ne pas briser. Garder sa place. Son calme. Etre furieux mais dans l'ordre. Ne pas. Faire de vague. Ne pas. Prendre le large. Ne pas. Rugir. Suffoquer. Ne pas attirer les regards. Ne pas bousculer. Ne se fier à personne. Sourire. Ne pas s'énerver. On pourrait être contraint de. Ne pas. rester uniforme. Seul. Très. Lisse. Très. Dur. Très opaque. Impénétrable. Absent. Ne pas s'adonner à. Ne pas désirer. On pourrait vous le. Ne pas. Ne pas s'exposer. Etre constant. D'une constance à toute épreuvve. Et presque sans limite. Presque. Mais toutefois ne pas. Etre poli. Ne pas. Donner prise. Ne pas. Penser. Parler. Eprouver. Ne pas posséder. Trop dangereux. Etre non violent. Ne pas. S'éloigner. Ne pas y croire. Ne pas. S'aventurer. Les autres en profiteraient pour. Ils s'accrocheraient à. Ils auraient raison de. Vous seriez foutu. Ne pas. Ne pas leur donner raison. Faire en sorte que. Ne pas. Etre là. Ne pas. Demander. Ne pas. Dire je voudrais. Dire je souhaiterais. Dire je préfèrerais. Dire je pourrais. Ne pas préférer. Ne pas souhaiter. Ne pas vouloir. Ne pas pouvoir. Ne pas manquer. Ne pas avoir. Ne pas espérer. N'être pour rien. Pour personne. Pas même pour soi. Ne pas."

ISBN 978 2 84420 705 0 - 13€ - 2008

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10 avril 2009

A ne pas manquer...

on_n_est_pas_l__pour_disparaitre...une sortie "poche" chez Folio, d'un de mes coups de coeur de 2007 !

La présentation du site Gallimard :

Olivia Rosenthal

ON N'EST PAS LÀ POUR DISPARAÎTRE

FOLIO 240 pages - 6,00 €

 

« Le 6 juillet 2004, Monsieur T. a poignardé sa femme de cinq coups de couteau. Quand, lors de son interrogatoire, on a demandé à Monsieur T. pourquoi il avait agi de la sorte, il a été incapable de répondre.
Comment vous appelez-vous ?
Pas moi.
Quel est votre prénom ?
Il ne m'appartient pas. »

On n'est pas là pour disparaître part du portrait d'un homme atteint de la maladie d'Alzheimer pour saisir sur le vif ce qu'est la perte de la mémoire, de la parole et de la raison. Avec ce septième livre optimiste et désespéré, Olivia Rosenthal confirme son talent et son inventivité langagière.

 

ISBN 9782070379859. Parution : 02-04-2009.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore une lecture disparue avec mon ancien blog...!
Mon avis : Dans ce livre-ci, Olivia Rosenthal part à la recherche d'une pensée en perdition, éloignée de tout chemin connu et de toute logique. J'en ai aimé l'écriture, la sonorité, et malgré tout le sujet - qui m'était peu connu auparavant. L'auteure y dévoile, un peu aussi, quelques fragments de vie personnelle... A découvrir !!

 

heart

Un article Sur remue.net, suite à l'obtention du prix Wepler - L'avis de Télérama - Des extraits sur l'excellent blog de "lignes de fuite" - Laure n'a pas accroché plus que cela - Lily pense en dire trop tellement...mais non, c'est bien - Un roman fort et dérangeant pour la bibliothèque du Dolmen - Gambadou l'avait lu aussi mais son billet a disparu avec son ancien blog, zut !

 

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