30 mars 2009
J'ai donc fait salon...
...samedi dernier, en compagnie d'Anne, dans mon coin de Vendée.
J'y suis allée sans grandes idées préconçues, avec seulement, et c'est déjà beaucoup, la prévision du plaisir de la compagnie de notre insatiable lectrice, et puis l'attente de parler aussi avec une spécialiste d'Antigone (chacun ses obsessions ;o)), Aliette Armel, qui y dédicaçait ses derniers livres, des romans cette fois-ci... Et bien entendu, Maud était là.
Les auteurs avec lesquels nous avons discuté [mais où était donc rendue notre timidité, elle s'était belle et bien envolée] ont tous été charmants, causants et disponibles. Merci à eux !
Un petit diaporama des auteurs que nous avons croisé avec plaisir :
Aliette Armel
Maud Lethielleux
Annie Lemoine
Fabienne Juhel
... Richard Andrieux
mais aussi Sophie Avon et Benoït Broyart (auteur jeunesse).
Et j'en ai profité pour remplir ma PAL, qui n'en avait vraiment pas besoin. (Quelques regrets après coup, ne pas avoir succombé, comme Anne, aux "bois dormants" de Fabienne Juhel, très agréable à écouter parler de ses livres, et être passée à côté de Fanny Brucker "J'aimerais tant te retrouver", livre que j'avais pourtant noté...!!)
En somme, une journée très agréable !!
Edit de 20h30 : le billet d'Anne, en écho...;o)
24 mars 2009
Albane Gellé
Je suis de retour par ici aujourd'hui pour vous parler du moment de lecture déroulé avec Albane Gellé jeudi dernier dans ma ville...
J'ai peu de choses à en dire mais beaucoup à en penser. Que dire donc, sinon qu'elle est poète et que dans ses poèmes - ou textes courts - il y a du rythme, un rythme pas si simple, bourré d'ellipses, de surprises et de quotidien. Que dire, sinon que lors de sa lecture des extraits de son dernier texte Bougé(e) (paru aux éditions du Seuil, collection Déplacements, en février 2009), j'ai entendu des fragments de ce que j'aurais aimé écrire aussi bien, sur la difficulté de mêler l'écriture à la vie par exemple, et que cela m'a étrangement réconfortée.
Que vous dire, à part vous citer des extraits des livres achetés à l'occasion, édités chez Inventaire-Invention , et vous en laisser goûter les images, tout simplement ...
"Les mouvements d'ascenseur depuis vingt ans que ça dure, les coeurs à l'intérieur, est-ce qu'ils s'écoutent battre, au lieu de quel sale temps vraiment alors."
"Pour sa femme il dit maman, sans faire exprès, c'est depuis les enfants, tandis qu'au mur la jeune mariée est restée dans un cadre d'une vingtaine de centimètres."
"Elle crie contre sa mère, le chien et le facteur, n'appelle pas au secours, ne part pas en voyage, de toutes ses forces, un soir écrase sa cigarette sur l'interrupteur de l'escalier."
Quelques, Inventaire-Invention, 2004
"un homme ses mots restent bloqués dans sa bouche ça sort tout d'un seul coup et en désordre ça fait comme des cailloux qui tombent de la grêle quelque chose de dur devant on sait pas toujours comment recevoir on n'aime pas les grimaces en général et cet homme-là il panique pour presque rien c'est une grimace à lui tout seul"
"un homme sa mère lui téléphone tous les jours à midi pile il réinvente ses journées pour elle parce qu'il n'a rien de nouveau vraiment à dire c'est beaucoup pour lui tous les jours à midi ça encombre le reste de son temps alors on lui donne des médicaments"
Un bruit de verre en elle, Inventaire-Invention, 2002
Une biographie/bibliographie sur le site Poéizabo
16 mars 2009
Stage d'écriture (suiteetfin)
Allez, après une petite pause bien méritée, terminons en avec notre fil conducteur de la semaine précédente, toujours sur le thème des animaux.
Après nous avoir lu un extrait de Le Terrier de Kafka, Olivia Rosenthal nous a demandé de travailler sur cette question Où habitez-vous ?, en se mettant toujours dans la peau d'un animal...j'ai choisi, pour ma part, d'habiter une cabane à oiseaux.
"Cabane à oiseaux perchée sur une colline, mon abri est aussi un refuge, entouré d'autre refuges semblables, colonie d'habitations serrées les unes contre les autres. Je m'y sens bien. Je profite du jardin et des plantes qui l'entourent, du calme et de la lumière. Je sais qu'une fois glissé à l'intérieur, personne ne me voit. Mais moi, je vois tout. Mon abri est beau, coloré, fait de bois et de clous neufs. Il est élégant. C'est ce que j'aime aussi dans mon refuge, qu'on le regarde, qu'on le trouve beau, mais qu'il m'appartienne. J'aime qu'il sache me préserver, préserver ma nichée. De mon abri, parfois je m'envole, certaine d'y revenir, le plus souvent possible, sûre de le retrouver là, à sa place, parmi ses congénères."
© Les écrits d'Antigone - 2009
Un texte écrit dans le cadre d'un stage d'écriture animé par Olivia Rosenthal.
(photographie http://www.espritcabane.com/recup/maison-oiseaux.php)
Merci pour votre patience, votre gentillesse et vos lectures ! Comme vous l'avez sans doute remarqué, mes textes ont été de plus en plus courts...et de moins en moins inspirés, ouf tout cela n'était pas facile, je suis ressortie de cet atelier rincée !!
13 mars 2009
Stage d'écriture (suite4)
Aujourd'hui, avant dernier volet du fil déroulé depuis dimanche, relatant mon stage d'écriture en compagnie d'Olivia Rosenthal, sur le thème des animaux et des hommes...
Après avoir lu cette fois-ci un passage de l'Histoire Naturelle de Buffon, il s'agissait pour nous d'établir notre Autoportrait zoologique, en s'inspirant de l'humour et des méthodes d'écriture de ce naturaliste du XVIIIème siècle. Si j'avais été un animal...
Le résultat est à prendre bien entendu au second degré, et c'est toujours en vingt minutes :
"La petite tête ébouriffée de l'animal attire d'abord le regard. On s'étonne de ses plumes grises, de son bec inélégant, de son cou trop long et de son regard noir. Et puis, voici qu'il se met à se dandiner et que la gaucherie de son allure surprend. Comme si les pattes palmées qu'il remuait l'une après l'autre n'étaient pas les siennes, et qu'un peu joueur, il avait enfilé les bottes de son frère aîné.
Nul n'est capable d'imaginer alors, ainsi accoutré d'une telle démarche de guingois, la filiation qui le lie à cet autre animal, d'une élégance souveraine, d'un blanc immaculé, qu'il deviendra sans doute un jour, plus tard, une fois que ses plumes grises se seront envolées, et que glissant enfin sur une eau paisible et claire, il aura révélé une grâce, inimaginable sur la terre ferme."
© Les écrits d'Antigone - 2009
Un texte écrit dans le cadre d'un stage d'écriture animé par Olivia Rosenthal.
Suite et fin lundi prochain !
12 mars 2009
Stage d'écriture (suite3)
Allez, continuons notre petit jeu de piste...interrompu mardi.
Après avoir établi une liste d'animaux, écris un texte d'après cette énumération, sorti une phrase de son contexte pour écrire un extrait d'essai...nous avons lu un passage d'une réflexion de Derrida sur les animaux, les hommes et la pudeur.
Il s'agissait ensuite d'écrire, en vingt minutes chrono, un texte commençant par cette phrase : "L'animal me regarde".
Voici le résultat :
"L'animal me regarde, l'oeil fixe et les moustaches figées. Tout son corps est en attente, prêt à bondir. D'évidence, je l'ai dérangé. Ses muscles tremblent et attendent mon pas de plus, celui qui guidera son prochain mouvement.
Il me semble avoir entendu quelque part que regarder un chat dans les yeux gagnait sa confiance. Je plante avec conviction mon regard dans le jaune de ses pupilles. Mais pourquoi ai-je donc si peur ? Sans doute parce que l'animal me surplombe ainsi perché sur les tuiles du porche que je voulais franchir - s'il s'était tenu à terre, je l'aurais ignoré, comme je le fais d'ordinaire avec ses congénères - sans doute parce qu'une image terrible me traverse, celle d'un envol iréel fait de griffes et de poils, un envol qui trouverait forcément sa chute sur le sommet de mon crâne."
© Les écrits d'Antigone - 2009
Un texte écrit dans le cadre d'un stage d'écriture animé par Olivia Rosenthal.
A demain !
10 mars 2009
Stage d'écriture (suite2)
Vous vous souvenez de mes élucubrations d'hier ? Bien, voici donc la suite de l'exercice... Il s'agissait de piocher dans le résultat précédent de son voisin, une phrase, et d'écrire ensuite un texte de caractère scientifique ou mimant un essai de sciences humaines.
J'ai choisi la phrase de ma voisine "C'est si beau une libellule !" et je suis partie dans une forme rencontrée parfois lors de mes lectures, celle d'essais psychologiques et compte-rendus d'entretiens. Nous avions vingt minutes.
Le texte :
"C'est si beau une libellule ! C'est ce que disent les enfants en général. Ils grattent du bout de l'ongle le relief des ailes peintes sur l'album usé et finissent par lisser l'image du plat de la main, tout en levant les yeux vers moi. Ils ressortiront plus tard du cabinet des paillettes plein les doigts.
Louis est un cas à part. Son regard ne s'arrête sur rien, pas même sur sa mère qui, à chaque rendez-vous, esquisse un pas vers moi, hésite toujours à rentrer dans mon bureau et finit immanquablement par refermer la porte sans un bruit, dans un lumineux sourire. Elle patientera dans la salle d'attente, un tricot sur les genoux, nous laissant seuls l'enfant et moi, lui avec ses yeux qui ne regardent rien, et moi avec mon livre, mes lunettes carrées et ma libellule. Comme à chaque fois, je la lui présente, et comme à chaque fois, il l'ignore. Des tests ont été faits. Louis ne souffre ni de déficits mentaux neurologiques ni de déficits occulaires. Il est simplement ailleurs. Mon travail est d'aller le chercher là où il se trouve, de capter son attention, de le ramener parmi nous.
Ma libellule est mise de côté , dans toute sa beauté inutile et colorée. Je sors de mes tiroirs mon attirail habituel. Louis le connaît bien. Il sursaute parfois, à l'écoute de quelques bruits, mais juste après, juste un peu tard, comme s'il me faisait une faveur.
Je ne sais pas encore ce qu'il me cache, ni dans quel chemin il s'est perdu. Pour l'instant, nous en restons là. Je lui présente des objets, son regard traîne ailleurs et ne s'accroche à rien."
© Les écrits d'Antigone - 2009
Un texte écrit dans le cadre d'un stage d'écriture animé par Olivia Rosenthal.
La suite, jeudi !
09 mars 2009
Stage d'écriture (suite)
Hier, je vous parlais du stage d'écriture
auquel j'ai participé la semaine dernière...
Je vous présente aujourd'hui le résultat du premier exercice que nous avons fait ensemble. Il s'agissait de, très vite, sans réfléchir, établir une liste d'animaux... (mais pourquoi commençons nous tous par les animaux de la ferme ?) puis d'écrire dans l'ordre et pour chaque animal cité une phrase, en décidant ainsi, sous l'impulsion, d'en faire un texte, ou pas. Une porte ouverte à de drôles de phrases et à des expressions toutes faites entrées dans le langage commun. Une franche partie de rigolade aussi !!
Vous trouverez ci-dessous ce que j'en ai fait - nous avions très peu de temps - je vous préviens c'est du grand n'importe quoi ! Les autres textes ne seront pas du même acabit...
"Le chat pelote. Les chiens aboient. Les poules picorent tandis que les cochons paissent. Les chèvres broutent et les serpents sifflent...sur nos têtes. Dindons et coqs s'entremêlent. Les pintades font la fête aux canards. Les truies ruminent dans leur coin. Les singes grimpent et l'ours n'en fait qu'à sa tête. Les lions sont ce qu'ils sont. Les dindes aussi. Les arraignées tissent des toiles imaginaires que les pies défient. Tout est histoire de faisans, de scorpions ou peut-être de loups. Les renards piègent. Les rats tricotent. Les souris sourient. Il n'y a que ça à faire, disent les mouches. Les ânes sont là qui guettent. On ne sait jamais, et si les libellules annonçaient le printemps ? Tigres en furie, léopards en guinguette, les autruches font leurs autruches et les vaches s'indiffèrent. Coccinelle, où seras-tu lorsque l'hiver sera venu ? Des tortues plein les champs, les rhinocéros se marrent."
Chaque participant, malgré des listes très approchantes, a lu un résultat bien différent... La suite demain !
© Les écrits d'Antigone - 2009
Un texte écrit dans le cadre d'un stage d'écriture animé par Olivia Rosenthal.
08 mars 2009
Je vous en parle enfin
de ce fameux stage d'écriture ?!!
Cette fois-ci, le week-end dernier, nous étions donc en compagnie d'Olivia Rosenthal.
D'elle, je connaissais déjà "On n'est pas là pour disparaître" et une pièce auquelle j'avais assisté, interprêtée par Denis Lavant, "Des cochons et des hommes" (j'en parlais ici).
Nous sommes restés sur le thème des animaux tout au long du week-end, dans une quête d'écriture loin de nos idées toutes faites et loin de nos habitudes d'écriture aussi. Le but de tout cela, écrire autrement, par le biais de petits exercices et de textes courts produits en vingt minutes.
Mon bilan ? 
J'ai eu le sentiment de nager quelques heures dans un univers où les animaux ont pris le pouvoir...un monde inventé par Beatrix Potter à la sauce Kafka, Buffon ou Derrida. Je suis un peu difficile à comprendre sous ce biais là, j'en ai conscience, mais lorsque nous étions dedans, le mélange semblait tout à fait cohérent.
Nous avons beaucoup ri. La bonne humeur était de la partie. Olivia Rosenthal est très conviviale et agréable.
Mis à part cela, je me suis rendue compte de oh combien j'étais peu productive en vingt minutes, de oh combien c'était rapide et de oh combien parler d'animaux n'était pas si évident.
Après un débat houleux avec moi-même, j'ai décidé de vous livrer quelques extraits de mes productions cette semaine, malgré leur qualité littéraire très médiocre...car le fil conducteur que nous avons suivi peut vous intéresser et il n'est pas défendu de s'amuser un petit peu, non ?
(photo O.R. www.linternaute.com)
28 février 2009
Un week-end d'écriture...
d'Olivia Rosenthal.
Vous saurez tout dans quelques jours...
25 février 2009
Monologue
...les gosses là, ils croyaient que c'était rien...une blague...ils avaient tout fait pour piéger leur mère...même qu'ils auraient pas dû, c'était pas drôle...se cacher, comme ça...plusieurs nuits, dans le refuge, là-haut...faire croire qu'ils étaient perdus...morts peut-être...tout ça pour la faire blêmir de peur la pauvre femme, lui faire tourner ses sangs...tout ça parce qu'ils étaient furieux contre elle...tout ça parce qu'elle ne les lâchait pas...pas le droit de faire ci ou ça...le droit de rien...c'est pas comme ça qu'on élève de grands gaillards de quinze ans...mais elle ne le savait pas, la mère...que ça se retournerait contre elle un jour, cette manie de leur coller aux basques... toujours...de vouloir tout savoir...Et t'étais où ? Et pourquoi tu rentres si tard ? Et avec qui tu parlais, dis, tout à l'heure ? Et as-tu pensé à la nettoyer l'étable ?...et patati et patata...jamais en paix...à croire que le manque d'homme ça avait fini par la rendre hargneuse, la mère...ils ont eu marre, les gosses, de l'avoir sur leur dos tout le temps...ils se sont dit, on va lui faire une blague...sûrement...on va se cacher...ils pouvaient pas savoir...ils ont pas pu la voir courir dans la montagne, ses jupes dans les ronces, les pierres...se pencher au dessus des failles...mais moi je l'ai vu...on aurait dit une folle...vrai, une hystérique qu'elle était...ça a duré dix jours...elle mangeait plus, elle se lavait plus, elle courait dans la montagne, elle cherchait leur corps...sûr que si les gosses ils étaient rentrés deux jours avant, on aurait évité des drames...c'était pas drôle, cette idée, juste pour faire bouillir le sang de leur mère, de se cacher...quand on les a vu sur le chemin, avec leurs têtes de grands gamins pris en faute...y'en a certains qu'on eu envie de leur donner des calottes, aux gosses..des vrais...à leur démonter la tête...mais y'avait un truc de sûr aussi, c'est qu'à ce moment là, personne n'avait envie d'être à leur place...alors les mains, elles sont restées où elles étaient...la baffe, ils allaient l'avoir quand même, bientôt, et celle-ci elle allait leur faire mal...vraiment...bien plus que de ramener du sang dans leur cerveau de gamins sans cervelle...ils auraient pas dû les gosses...c'était pas drôle...
...pas plus drôle que la fois où l'autre gamine, là, elle a éparpillé son corps aux quatre coins du champ, coincé dans la machine de son père...pas drôle du tout...ces gosses, ils pensent à rien...ils pensent que la vie, ça s'arrête pas...pourtant, y'en a plein les journaux de leurs conneries...mais non...il faut qu'ils continuent de jouer avec...bon, la gamine elle savait pas lire...mais ça explique pas tout...on leur dit "il faut pas faire, mais écoute, écoute donc !" et ils font...juste le truc qu'on leur a dit de pas faire...et après, y'a plus qu'à leur répondre "j'te l'avais bien dit"...mais ça sert à quoi, ça...combien ils ont été à se casser une jambe, tiens, sur le gros rocher là-bas derrière, le rocher en forme de cheval...combien...allez, des dizaines ?...et ça les calme...quoi...un mois ?...oh, à peine...et après ils recommencent, et ils sont encore plus nombreux...et ça rigole, fort...je les entends d'ici...ça rigole...et paf...y'en a un autre qui tombe, un qui voulait montrer aux filles, j'suppose, qu'il sait sauter lui aussi, le plus loin possible...les gosses, ils croient pas que les jambes ça casse...c'est comme ça...ils sont tout neufs...enfin, si c'est juste une jambe, ça va...on en fait pas un drame, hein...mais y'en a un, une fois, c'est la tête qu'a cogné...les parents, ils ont voulu mettre un panneau après, près du rocher du cheval...un panneau avec des signes dessus...pour que les gosses, savez, qu'ils sachent lire ou pas, ils comprennent...le panneau, je sais pas...je ne l'ai jamais vu...pas sûr qu'il y soit.
© Les écrits d'Antigone - 2009
Un texte écrit dans le cadre d'un stage d'écriture animé par Emmanuelle Pagano, ou comment imaginer les dialogues du vieil Ukalo, personnage de sa nouvelle, Le guide automatique, publiée à la Librairie Olympique en 2008.





























