06 décembre 2014

Jean-Luc Seigle

seigle

Jean-Luc Seigle était présent jeudi soir dernier au sein de ma médiathèque pour une lecture publique. Son titre, En vieillissant les hommes pleurent, a été choisi l'an passé par un groupe de lecteurs de Vendée parmi sept autres titres, comme coup de coeur de lecture, et l'auteur était donc invité cette année en résidence dans ma ville [clic ici pour plus de détails], sillonnant d'ailleurs aussi plus largement tout le département. Je participe cette année à ce comité de lecture, j'en suis très heureuse. Nous choisirons bientôt l'auteur invité l'an prochain.

La rencontre s'est terminée avec un dîner, et en groupe plus restreint, mais nous avons pu, au préalable, entendre Jean-Luc Seigle lire des passages de son roman, qui avait été également pour moi un coup de coeur [clic], et dans mon top 3 final de l'année 2013 [clic ici]. En vieillissant les hommes pleurent est un très beau roman, qui met au centre de son histoire principalement un homme taiseux, Albert. Nous sommes dans les années 60. La famille se réunira bientôt devant la télévision pour apercevoir le fils aîné, occupé ailleurs par la guerre d'Algérie, le plus jeune découvre la lecture, les intéractions entre la vie et les pages des livres, chacun évolue dans le creux d'une journée de grosse chaleur.

envieillissantleshommespleurent

Jean-Luc Seigle a bien expliqué comment lui est venue l'idée de son roman. Il est parti de ce passage de notre histoire commune, la défaite absurde sur la ligne Maginot, puis il a voulu tenter de donner voix au silence de certains hommes, ceux qui ont connu la guerre, et ceux aussi qui ont cumulé comme Albert plusieurs métiers pour subvenir aux besoins de leur famille, quand l'agriculture ne suffisait plus. Albert est le jour ouvrier chez Michelin, le soir un fermier qui cultive sa terre.

J'ai beaucoup aimé qu'il nous raconte lors de son intervention sa technique d'écriture, et ce principe sur lequel il se base, qu'à chaque seconde de notre vie nous soyons remplis de notre histoire. C'est ce qui donne évidemment beaucoup de densité à ses personnages. Et puis, Jean-Luc Seigle accorde énormément d'importance à ses incipits, dont il peut réécrire soixante fois la version. 

Un grand merci à lui en tous les cas pour sa grande disponibilité, son humour et sa simplicité ! J'ai réussi à lui glisser en dédicace combien j'avais aimé son roman. Jean-Luc Seigle était ravi d'être là, parmi nous, content de son expérience, et d'avoir rencontré au cours de sa semaine, lecteurs et collégiens (ou lycéens ?), ainsi que le plat pays de vendée.

Son prochain roman sortira en janvier, il s'intitulera Je vous écris dans le noir. Il retrace l'histoire de Pauline Dubuisson, étudiante en médecine, qui tue son ex-fiancé Félix Bailly. A 21 ans elle est jetée en prison et passe devant les Assises de Paris. Pauline est la seule femme contre laquelle le Ministère public requiert la peine de mort. 

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28 mai 2014

Laurence Tardieu... en vidéo

Je vous avais parlé [ici] de cette rencontre assez marquante auquelle j'avais assisté avec Laurence Tardieu le 11 avril dernier à La Roche sur Yon (85). Et il apparaît qu'une vidéo a été produite de sa rencontre du lendemain avec des lecteurs de Saint Jean de Monts (toujours en Vendée) ! Je suis heureuse de vous la proposer. N'hésitez pas à la regarder en son entier, vous comprendrez alors et mon émotion et quelle personne intéressante et sincère elle est. Quelques explications supplémentaires sur le site de Guénaël Boutouillet [par ici]

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25 mai 2014

Bric à brac du dimanche... avec du courage, une lecture, un liseur et deux Sophie

Un dimanche qui serait fait de [courage], de verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide, de jolies tasses et de bisous pour la fête des mères, et de tout un tas de marques d'amitiés touchantes (ils ou elles se reconnaîtront). Savoir qu'on a raté la visite de Thierry Beinstingel dans sa ville vendredi soir mais que quelqu'un d'autre en a été heureuse [Eve merci pour tout], alors savourer malgré tout cela comme si on y était allé aussi. Etre ravie des liens qui se tissent autour des livres. Croire encore et toujours que lire n'est plus un acte solitaire, qu'il se partage aujourd'hui, via le net surtout, et que c'est une chance. Ne pas penser que le corps lâche, ne pas penser qu'il lâchera encore, puisque c'est ainsi, qu'il faut l'accepter, regarder la vérité en face. Enfin, savourer avec hébétude et reconnaissance l'arrivée constante d'enveloppes joufflues dans sa boîte aux lettres et se dire que, malgré tout, oui, la vie est souvent bien plus intéressante que vaine. Ah, et puis, ne pas oublier d'aller voter aussi...

[Le site de Thierry Beinstingel Feuilles de route] J'aime absolument ses étonnements [clic].

leliseurdu6h27

Par ailleurs, comme promis à [une autre Sophie], je publie ses réflexions (que je partage) envoyées par mail autour de sa lecture du liseur de 6h27, le roman plein de fantaisie de Jean-Paul Didierlaurent dont nous avons fait une lecture commune... "J'ai bien aimé la lecture, facile et rapide. J'aime beaucoup cette idée de partage gratuit de lectures décousues et le fan club de vieilles dames est charmant ! J'ai apprécié aussi la description de la Zestor et des collègues attachants : Yvon, Giuessepe et sa folie (de récupérer des jambes par fragments, c'est drôle) finalement, ou insupportable. J'ai été touchée par l'idée de faire un travail que l'on exècre... L'histoire fleur bleue m'a fait sourire mais ce n'est pas, pour moi, le point fort du livre... Le récit de la trivialité quotidienne d'une dame pipi est amusante mais un peu appuyée, selon moi, (j'aime beaucoup l'idée du décompte de la faïence !)." [mon billet du 10 mai par ici] Merci Sophie !

Sinon, pendant ce temps, je suis plongée dans le dernier roman de Camille de Peretti (Petits arrangements avec nos coeurs), que je remercie d'ailleurs aussi pour son joli mot, sa dédicace et son envoi... Ce que j'aime tenir un ouvrage de chez Stock entre mes mains, qu'il soit bleu, vert, ou rouge comme celui-ci !! 

Et puis, toujours, deux poches de chez J'ai lu à gagner [par ici].

 

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12 avril 2014

L'Ecriture et la vie, Laurence Tardieu

lecritureetlavie

 "Ce qui s'est joué d'essentiel sur le plan du parcours d'écriture, une fois La Confusion des peines achevée, pourrait se formuler ainsi : maintenant que j'avais écrit ce texte, texte de libération, texte autobiographique, texte qui m'avait permis de re-naître en trouvant enfin ma voix, voix qui venait cette fois de mon corps entier et non plus seulement d'une partie de moi (il me semblait avoir "écrit à corps déployé"), maintenant que à l'issue de ce texte, j'avais trouvé ma liberté, en tant que femme mais aussi en tant qu'écrivain (puisque j'avais comme jamais jusque-là repoussé mes frontières, tordu la matière des mots pour en tirer un son qui soit le mien, précisément le mien), maintenant, donc, que soudain j'étais libre, où aller, et, d'ailleurs, pourquoi aller quelque part ?"

L'Ecriture et la vie est un journal de bord qui nous raconte une tentative de retour à l'écriture, le seul livre possible alors que la plume est sèche et le chemin perdu. Après avoir mis beaucoup d'elle dans La confusion des peines, et grandit avec ce titre, Laurence Tardieu a eu le sentiment que ses mots désormais sonnaient faux, étaient vains. Peu à peu, dans ce récit, elle s'aperçoit qu'au contraire une porte a été ouverte, déjà entrebâillée d'ailleurs avec Rêve d'amour, et que là est la nouvelle vérité de son écriture, ancrée plus que jamais dans le réel et la vie. En cela, elle sait suivre les traces d'autres grandes femmes écrivains comme Annie Ernaux, ou Camille Laurens. La voix de Jean-Marc Roberts, éditeur disparu de chez Stock, accompagne ce petit texte, en préface, et au fil du temps qui passe... Un coup de coeur évident !

Editions Des Busclats - 12€ - Janvier 2014

Comme je vous l'avais annoncé dans mon précédent billet, j'ai pu assister hier au soir à une rencontre avec Laurence Tardieu au sein de ma bibliothèque. L'écouter parler de son livre et de ses précédents écrits, expliquer ce qui s'était passé depuis le très fort La confusion des peines, a été pour moi la source d'une émotion assez inattendue. J'ai été très touchée, je pense, d'entendre à haute voix ce que j'avais lu, et compris d'elle, entre les lignes. Et puis, le chemin que Laurence Tardieu suit est tellement proche de celui que je voudrais avoir l'envergure de prendre (pfff). Je me suis présentée à elle lors de la dédicace (ce que je ne fais pratiquement jamais) et notre échange rapide m'a bouleversée (qu'elle connaisse apparemment ce blog m'a tellement surprise et troublée). Cette rencontre, dans son ensemble, était un moment que je n'oublierai pas et qui rajoute sa petite pierre aux autres moments vécus avec toutes ses femmes merveilleuses et pourtant si différentes... Emmanuelle Pagano, Brigitte Giraud, Jeanne BenameurCamille Laurens, Leonora Miano, etc...
Je souhaite à Laurence Tardieu un très beau et long nouveau chemin d'écriture, merci à elle !! Son prochain roman (récit ?) est presque terminé, j'ai hâte.

tardieu

(crédit photo Babélio.com)

D'autres lectures de L'Ecriture et la vie chez... Cathulu [clic] - Jack [clic] - Cuné [clic]

Tout Laurence Tardieu sur ce blog [clic ici]

 

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30 novembre 2013

Rencontre... Léonora Miano ~ Prix Fémina 2013

leonora miano culturebox

Hier au soir, j'étais toute heureuse de pouvoir me rendre finalement à cette rencontre organisée par ma médiathèque. Une éternité que je ne m'étais par rendue à ce genre de manifestation...

Léonora Miano est une auteure agréable à écouter. J'ai beaucoup aimé son détachement vis à vis du monde littéraire, et sa grande élégance verbale. Je ne l'ai pas encore lue, j'ai hâte à présent de mieux la connaître.

Elle nous a surtout parlé, vous vous en doutez, de son dernier livre La saison de l'ombre, qui vient de recevoir le Prix Femina 2013. Il ne faut pas oublier que ce titre a également obtenu le Grand prix du roman métis, qu'elle va d'ailleurs recevoir ces jours prochains à La Réunion.

Née en 1973 au Cameroun, cette écrivain est surtout connue pour sa trilogie se déroulant au Mboasu, pays imaginaire de l'Afrique Subsaharienne, composé donc de trois livres : L'intérieur de la nuit, Contours du jour qui vient (Goncourt des Lycéens en 2006) et Les aubes écarlates.

Je vais essayer de vous reproduire ci-dessous le peu que j'ai réussi à griffonner discrètement lors de cette soirée... où il a été essentiellement question de la trame de La saison de l'ombre...

Ce roman tente en effet de combler cette part manquante de l'histoire connue de la traite trans-atlantique. Léonora Miano a voulu raconter le vécu des populations sub-sahariennes qui ont vu leurs proches disparaître, ce choc immense de l'enlèvement et de la capture, et la collaboration des populations locales dans la traite négrière.
Pour elle, la naissance de l'intérêt pour cette face cachée et obscure de l'histoire, l'éveil de sa conscience, a eu lieu en CM2 alors qu'ils venaient en classe d'aborder le sujet, avec seulement un très court paragraphe dans un manuel et une illustration représentant un chef heureux de brandir des trophées de pacotille et derrière lui une colonne de captifs malheureux. 
Venant elle-même de la côte du Cameroun, elle s'est alors heurtée à tout un tas de questions sans réponses... Qui étaient ces chefs ? D'où venaient ces captifs que l'on précisait "venir de l'intérieur des terres" ? Toute sa scolarité s'est déroulée sans qu'elle obtienne des réponses à ses multiples questions, mis à part un silence gêné. 
Aujourd'hui, alors que les afro-américains peuvent passer des tests pour savoir d'où ils viennent, qu'elle était leur tribu d'origine, la parole semble s'ouvrir. Avec leurs visites sur le continent africain sont enfin venues quelques réponses... 
Il est évident que rien n'est aussi simple que l'on voudrait nous le laisser à penser. La "capture" a été perpétrée par des êtres eux-mêmes blessés, et qui ont rendu captifs d'autres populations qu'ils considéraient comme des étrangers.

Léonora Miano continue encore à se poser des questions aujourd'hui, à creuser avec intelligence et un profond respect pour les particularités de chacun, au delà des apparences. Elle s'intéresse par exemple aussi à l'art africain, mais pas à la manière occidentale, à l'usage réel et usuel que les populations pouvaient avoir de ces objets devant lesquels les occidentaux se contentent de s'extasier dans nos musées.

Je vais me plonger de mon côté bientôt dans La Saison de l'ombre et continuer de suivre, bien sûr, l'actualité de Léonora Miano...

Une très belle rencontre.

 

Je suis un peu en avance pour le challenge de Stephie... [clic ici]

MIANO

 

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12 février 2013

Aujourd'hui

... un peu en coup de vent, comme une parenthèse volée au temps, je suis allée rencontrer Frédérique Deghelt en dédicace dans ma librairie. J'en ai profité pour acheter La Grand mère de Jade, que je n'avais toujours pas lu (et oui). Pourtant, notre Insatiable lectrice en avait vanté largement les mérites [ici].
Il a été question entre nous des blogs, de La Vie d'une autre (le roman que j'ai lu) et de twitter, car la romancière y est très active... Je me demandais d'ailleurs comment elle trouvait le temps d'écrire et à quoi lui servait ce compte qu'elle alimente régulièrement de petites phrases et de quelques RT (@freddeghelt). Et bien, c'est en fait - et pour résumer très succintement notre conversation - une respiration qu'elle s'accorde entre ses moments d'écriture. J'ai hésité à emporter La Nonne et le brigand, que je lirai sans doute après... apparemment un film est en écriture.
Merci à elle pour sa gentillesse et sa disponibilité !

frederiquedeghelt

Son blog : http://www.frederiquedeghelt.com/

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26 mai 2012

Soirée exceptionnelle

jevoulaistedire... autour du roman de Louisa Young !!

Table ronde animée par Jean Lebrun, producteur de La Marche de l’Histoire sur France Inter, avec l'auteur du livre Louisa Young et le Pr Bernard Devauchelle, chef du service de chirurgie maxillo-faciale du CHU d’Amiens (Il a réalisé la première greffe partielle de visage.).

Seront également présents :
* Annette Becker - Historienne et professeur à l’université Paris Ouest Nanterre
et membre de l’Institut universitaire de France.

* Jérôme Kircher - Comédien ayant incarné le personnage de Bastoche dans
Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet.

La Fondation des « Gueules Cassées » et les Éditions Baker Street vous invitent à cette table ronde à l’occasion de la parution en France du best-seller anglais de Louisa Young, traduit de l’anglais par Françoise Jaouën.

Le mercredi 6 juin 2012 à 19 heures dans le Salon d’honneur de la Fondation des «Gueules Cassées».

Le comédien Jérôme Kircher lira des extraits du roman de Louisa Young.

Réservez votre place (sans prix d'entrée mais dans la limite des places disponibles) par mail à : contact@bakerstreet-editions.com 

Union des blessés de la face et de la tête / Fondation des « Gueules Cassées »
20, rue d’Aguesseau - 75008 Paris • Tél. : 01 44 51 52 00Métro : station Madeleine ou Concorde


Je ne pourrai malheureusement pas assister moi-même à cette table ronde - dont le sujet m'aurait bien plu - c'est un peu loin de chez moi... Je remercie les Editions Baker Street pour leur invitation et de me permettre de l'étendre à vous, chers lecteurs de ce blog. J'en profite pour vous recommander encore chaudement cette lecture [mon billet ici].

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04 mars 2012

Sophie Divry et La cote 400

J'ai assisté vendredi dernier à une rencontre avec Sophie Divry, auteure de La cote 400, au sein de ma bibliothèque... Il était intéressant d'entendre cette jeune femme profonde et intelligente - très différente de son personnage de roman - parler de sa démarche d'écriture, de ses doutes sur sa légitimité, avec cette voix un peu brusque et hachée que vous pouvez retrouver dans l'interview enregistrée au salon du livre de Paris (ci-dessous), assez représentative de la rencontre.
La cote 400 avait été prévue au départ pour le théâtre, voilà sans doute ce qui m'avait plu aussi dans ce texte.
Actuellement, Sophie Divry est en pleine écriture, j'ai hâte de la relire...

Il est à signaler que Sophie Divry est la seule auteure française des éditions Allusifs, petite maison d'édition de grande qualité, canadienne, qui se consacre surtout à la littérature étrangère.

http://www.lesallusifs.com/

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10 décembre 2011

Camille Laurens

camille laurensComme je vous l'annonçais discrètement en blog-it, j'ai assisté à une rencontre toute en douceur et en finesse hier au soir avec Camille Laurens au sein de ma bibliothèque municipale, conversation animée par Eric Pessan.

Il y a été question bien entendu de la polémique qui l'a mise il y a quelques temps sur le devant de la scène contre Marie Darrieussecq, de la rupture qui en a découlé avec son éditeur des débuts, POL, mais surtout d'écriture... Camille Laurens nous a expliqué combien elle est dans ses livres, sans y être, car pour elle ce sont toujours des romans qu'elle écrit, elle y tient. Il y a ce qu'elle dit, mais également tout ce qu'elle tait et cette part là est plus importante que ce que l'on croit. Car en effet, on l'accuse bien souvent de déballage, mais c'est ce que l'on reproche aussi plus largement à l'autoficition. Camille Laurens a une idée très forte de ce qu'est la littérature, celle du moi en particulier, elle a cité Leiris ou Hervé Guibert. Son passé de professeur de Lettre Modernes y est sans doute aussi pour quelque chose...

J'ai connu pour ma part l'écrivain via Dans ces bras-là qui m'avait beaucoup émue lors de ma période fac, et bien entendu par Philippe, qui m'avait encore plus touchée, évidemment. Difficile pour elle alors quelques années plus tard d'imaginer que l'on puisse faire de ce drame là un thème d'écriture à traiter. Mais bref, n'en parlons plus.

C'est une auteure dont j'aime la musique des mots et dont j'ai envie d'oublier la présence médiatique dont elle même a décidé de jouer, en sortant en novembre 2011 un livre intitulé Les fiancées du diable, enquête sur les femmes terrifiantes, elle qui semble avoir suscité malgré elle la peur sur un plateau de télévision (réflexion d'un autre invité). Cette remarque est à l'origine de ce livre d'art mettant en avant la femme dans ce qu'elle a de plus terrible, Romance nerveuse ayant par ailleurs permis d'exorciser le reste.

Lors de cette rencontre, le point librairie a été dévalisé, je n'ai donc pas pu acheter Romance nerveuse comme je l'espérais, mais je le lirai très certainement, plus tard... Les fiancées du diable, beaucoup plus cher (c'est ce que l'on appelle dans le métier de libraire Un beau livre), semble vraiment intéressant. A suivre... donc.

lesfiancéesdudiable  romancenerveuse

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18 mai 2011

Christophe Alline

Que se passe-t-il donc en ce moment chez la famille Antigone ?
En effet, ce blog vous avait habitué à plus de régularité dans les billets.
Et bien, et bien, si vous saviez... En fait et en bref, je m'occupe à fond de mon autre vie, celle matérielle, des tonnes de papier à remplir (entre autres un dossier Centre de loisirs énorme digne d'un projet sur dix ans, il sera à refaire dans son intégralité l'année prochaine, pfiou !!)... et je me promène, je lis peu, je lorgne sur ce soleil qui revient, je profite de ma famille.

Cet après-midi, nous étions tout de même au milieu des livres, à une rencontre d'illustrateur proposée par notre médiathèque. Christophe Alline se définit lui-même comme un fabricolleur d'images, il est édité chez Didier Jeunesse. J'avais en 1998 acheté Dans Paris pour un neveu, c'était son premier album édité. Aujourd'hui, nous avons craqué pour Elvis (2008) et La ToToMobile qui vient tout juste de sortir... Ce dernier titre reprend la célèbre comptine que nous chantions déjà enfant, vous voyez ? Le petit plus de tout ceci ? Des sculptures superbes et des originaux d'albums (des tableaux en relief que l'illustrateur prend ensuite en photo. Magnifiques !!) exposés depuis le 19 avril dans tout le réseau des médiathèques de ma ville... Christophe Alline manie l'art du recyclage avec brio et inventivité.

christophealline

 Un petit tour dans son univers en passant par là ... http://www.chris-delalune.com
(Sa page chez Didier Jeunesse)

 Le billet d'Emmyne sur Elvis

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